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Vos gencives sont pleines de vaisseaux sanguins, et votre bouche pleine de bactéries.

Si vous abîmez vos gencives, même légèrement, des bactéries entreront continuellement dans votre sang. Elles iront ensuite n’importe où, déclenchant une inflammation dans tout votre corps.

L’inflammation est en principe une bonne chose. Elle permet de réparer les tissus abîmés.

Mais elle est néfaste quand elle est permanente. Elle abîme les vaisseaux sanguins, notamment ceux qui irriguent le cœur. Elle provoque de l’athérosclérose, un durcissement des artères qui élève le risque d’infarctus et d’AVC parce que le sang peine à s’y écouler.

Les études montrent que les bactéries impliquées dans les parodontites (maladies où des poches de pus se forment dans les gencives) sont capables de migrer jusqu’au cœur : par exemple, le Streptococcus sanguis, impliqué dans les AVC [1].

Certaines études montrent que plus vous avez de bactéries dans vos gencives abîmées, plus vos artères carotides sont épaisses. Les artères carotides sont celles qui longent le cou et conduisent le sang au cerveau. Si elles sont trop épaisses, le sang peine à monter à la tête. C’est aussi un facteur d’AVC.

Nous allons donc voir comment soigner ses gencives et sa bouche. Mais avant cela, précisons qu’une bouche saine comporte bien d’autres avantages que de protéger contre les accidents cardio-vasculaires.

Gencives gonflées et mauvaise haleine

Les conseils que je vais vous donner permettent de réduire le risque d’accident cardio-vasculaire, mais aussi :

  • d’avoir un joli sourire. Les gencives rouges et gonflées, possiblement sanguinolentes, sont un signe de mauvaise santé, et elles ne sont pas esthétiques ;
  • ce problème, qu’on appelle la gingivite (inflammation des gencives), est toujours lié à un problème de plaque dentaire, inesthétique elle aussi, et cause importante de mauvaise haleine, elle-même source de problèmes relationnels.

La gingivite est très fréquente : les trois quarts des personnes de 35 à 45 ans en souffrent.

Origine de la plaque dentaire

Photo : https://ift.tt/2CwlOPD

La plaque dentaire, responsable de la gingivite, se compose de bactéries et de petites particules d’aliments dont elles se nourrissent.

Chaque jour, de nouvelles bactéries et résidus viennent s’ajouter et former ce dépôt blanchâtre appelé « plaque dentaire » (image ci-dessus).

Il s’accumule à la base des dents, le long des gencives, mais aussi entre les dents là où on ne le voit pas.

Si ce dépôt n’est pas éliminé par un brossage efficace et l’utilisation d’un jet dentaire, il durcit et se transforme alors en tartre.

Le tartre est une couche calcaire très dure, sous laquelle continuent de proliférer les bactéries, qui forment les caries et attaquent les tissus paradontaux (voir plus loin sur la parodontite).

Le brossage des dents, efficace contre la plaque dentaire, ne l’est pas contre le tartre. Seul votre dentiste pourra l’éliminer grâce à un détartrage.

Ce qui se passe si vous ne faites rien

La gingivite, non traitée, est repoussante.

Mais elle est aussi la cause première de parodontite.

La parodontite est vraiment un problème affreux. Nous avons dit ci-dessus que des poches de pus se formaient dans la gencive. Mais il faut savoir que ces infections détruisent les racines des dents et jusqu’à l’os lui-même où les dents sont fixées.

Les dents se déchaussent, tombent, c’est une catastrophe. Malheureusement, 10 à 20 % de la population souffrent, consciemment ou non, de parodontite, parce que cest indolore.

Bizarrement, la parodontite est provoquée par des causes évidentes comme le tabagisme, le manque d’hygiène ou le diabète (l’excès de glucose dans le sang abîme tous les petits vaisseaux sanguins, donc les gencives), mais aussi par le stress et, en particulier, les chocs émotionnels.

Le stress prédispose même à la forme la plus aiguë de la maladie : la parodontite nécrosante aiguë. Les personnes ayant connu de gros traumatismes affectifs ont particulièrement intérêt à demander à un dentiste de vérifier l’état de leurs gencives et à bien prendre soin de leur bouche.

Soins de la bouche

Je vais commencer par le soin le plus évident que constitue le brossage des dents.

Cependant, je vous invite à ne pas vous arrêter là dans votre lecture et à prendre connaissance également des nombreuses mesures que vous pouvez prendre dans votre mode de vie et votre alimentation pour protéger vos gencives.

Brossage de dents

Les dentistes ont recommandé jusqu’à récemment de se brosser les dents trois fois par jour, pendant trois minutes.

C’est trop : il faut se brosser les dents deux fois, une fois le matin et une fois le soir, pendant deux minutes. Faire plus abîme l’émail dentaire et n’améliore pas l’hygiène. De nouvelles données scientifiques ont montré que la plaque dentaire responsable des caries dentaires se formait plus lentement que ce que l’on pensait, en une douzaine d’heures. Les recommandations ont donc changé en septembre 2013 [2].

En revanche, il est important de se brosser les dents méthodiquement.

Avec une brosse souple, passer trois fois sur chaque groupe de dents. L’objectif est d’ôter les débris alimentaires insérés entre les dents et la gencive. Il faut donc brosser de la gencive (côté rouge) vers la dent (côté blanc). Ce geste est plus facile et plus efficace en faisant des mouvements arrondis ou circulaires. C’est ce qu’on appelle le brossage « en rouleau ».

Vous devez le faire pour chaque groupe de dents de chaque côté : coté langue et côté lèvres. Jamais de mouvements de va-et-vient, sauf pour brosser la partie supérieure des molaires et prémolaires.

Éviter de se brosser les dents dans les trente minutes après avoir mangé, surtout des aliments sucrés et/ou acides, car le brossage emportera alors plus facilement l’émail de vos dents qui est rendu plus mou et poreux.

Mais les soins des dents ne doivent pas s’arrêter au brossage. On veillera le soir à se passer du fil dentaire ou, mieux, un jet dentaire entre les dents, car la brosse ne lave absolument pas ces interstices.

Fil dentaire contre jet dentaire

Voici la méthode pour bien passer le fil dentaire.

Prendre un fil de 30 à 40 cm et enrouler chaque extrémité entre les index des deux mains.

Appliquer le fil à l’interstice entre les dents pour le faire passer dans la cavité à la base des deux dents (nos dents se touchent en leur sommet mais pas à leur base, car elles sont plus étroites près de la racine). Après avoir placé le fil dentaire entre les dents, il faut racler soigneusement le côté de chaque dent, et retirer la matière blanche et souvent malodorante qui s’y trouve (plaque). Le fil dentaire ne sert donc pas seulement à enlever les restes de nourriture coincés entre les dents. Ne pas oublier de faire la face de la dernière molaire tout au fond.

Le fait de saigner, quand on se passe du fil dentaire, est le signe que les gencives sont trop fragiles, parce qu’abîmées par les bactéries. Il n’est pas normal qu’un simple « coup de fil » blesse les gencives, pas plus que vous ne pouvez vous blesser la main en appuyant dessus avec du fil dentaire. Les gencives saines sont résistantes. Vous vous en apercevez, d’ailleurs, en observant vos gencives là où elles ne sont pas cachées par les dents : il n’est pas si facile de les faire saigner. Saigner montre paradoxalement que vous avez particulièrement besoin de vous passer du fil dentaire. Si vous vous passez du fil dentaire quotidiennement, les saignements s’arrêtent après quelques jours.

Dans le cas où les gencives sont très infectées, si vous passez du fil dentaire chaque jour, les saignements pourront durer jusqu’à 21 jours. Si les saignements continuent au-delà, c’est que du tartre s’est installé sous la gencive, que le fil dentaire ne peut pas enlever (il ne supprime que la plaque dentaire, donc la matière molle). Seul un détartrage fait par un dentiste ou un hygiéniste résoudra le problème. À noter qu’il est normal que le fil passe sous la gencive sur 3 mm, celle-ci n’étant pas collée à la dent. Ce sont précisément les bactéries installées à cet endroit qui abîment la gencive et qui la font saigner.

Beaucoup de personnes préfèrent pour cette raison le jet dentaire, dont beaucoup de dentistes pensent, en outre, qu’il est plus efficace et plus sain que le fil dentaire.

Personnellement, je trouve trop compliqué et coûteux d’avoir une machine électrique, qui plus est, fragile (j’en ai acheté plusieurs qui toutes se sont cassées), et c’est la raison pour laquelle je préfère le fil dentaire, aisément transportable.

Dentifrice naturel

Le sujet des dentifrices maison est si vaste que je ne peux le traiter ici en détail. Je le ferai lors d’une prochaine lettre. En attendant, vous pouvez vous reporter à un site Internet très bien documenté sur la question [3].

Mais en deux mots, les dentifrices commerciaux contiennent de nombreuses substances non recommandables, comme le fluor et le dioxyde de titane.

Vous gagnerez à faire votre propre dentifrice naturel avec de l’argile blanche, du bicarbonate de soude et les huiles essentielles dont vous préférez le parfum. L’huile essentielle de Tea tree, également appelée Melaleuca, est un classique des dentifrices naturels : en plus de traiter la gingivite, les aphtes, les abcès et la mauvaise haleine, elle permet d’assainir la bouche et les dents. Vous pouvez aussi trouver d’excellents dentifrices en magasin diététique : la liste des ingrédients doit être la plus courte et la plus compréhensible possible.

Vous pouvez aussi l’utiliser pour des bains de bouche en diluant quelques gouttes dans un demi-verre d’eau. En revanche, éviter les bains de bouche antibactériens : efficaces sur le coup, ils perturbent les équilibres bactériens et laissent proliférer les bactéries pathogènes et malodorantes, aggravant les problèmes à long terme.

Autres soins pour la bouche

Lutter contre les bactéries n’est cependant pas la seule chose à faire pour avoir une bouche saine, ni même sans doute la plus importante.

Ce que vous mettez dans votre bouche est encore plus capital.

Les personnes qui ont les gencives en mauvais état ont souvent un mode de vie malsain.

Fumeuses, trop sédentaires, consommatrices de sucreries, d’alcool et de malbouffe.

Elles manquent de vitamines (le scorbut, la maladie du manque de vitamine C, se manifeste par les gencives qui gonflent).

Les aliments les plus recommandés pour conserver des gencives saines et de belles dents sont les légumes crus, en particulier ceux à feuilles vertes comme les épinards, la blette, la laitue, la roquette, et, parmi les fruits, la pomme.

Il est intéressant de terminer son repas par une pomme, que l’on mâchera soigneusement. Cela provoque une bonne salivation qui permet de lutter contre l’acidité dans la bouche et inhibe l’activité bactérienne des Streptococcus mutans, responsables des caries. La pomme est très légèrement abrasive et n’adhère pas aux dents. Elle fait un léger nettoyage et masse aussi les gencives, ce qui est bon contre les gingivites.

À noter l’intérêt de ce « sucre » si spécial qu’est le xylitol, dont j’ai souvent parlé [4]. C’est un sucre que nous ne digérons pas, qui ne fait donc pas augmenter la glycémie (sucre dans le sang) et qui, au contraire, nourrit la flore intestinale. Dans la bouche, il décolle les bactéries qui sont contre les dents. C’est pourquoi de nombreux chewing-gums sans sucre en contiennent. C’est un des rares « bonbons industriels » que je recommande. Attention toutefois, car le xylitol est rapidement laxatif.

J’ai parlé aussi à d’autres occasions des bains de bouche à l’huile, qui sont un nouveau moyen de plus en plus répandu de prendre soin de ses dents [5]. J’écris « nouveau », mais ce n’est nouveau que chez nous, la pratique en étant ancestrale dans la culture ayurvédique d’Inde. Ces bains de bouche à l’huile vierge de noix de coco, par exemple, nettoient les dents et la bouche en profondeur, évacuent les toxines. Ils sont particulièrement recommandés en cas d’infections buccales, de problèmes de gencive, de plaque dentaire, de dents jaunes ou affaiblies.

Le charbon actif est un excellent remède pour blanchir et nettoyer nos dents, ainsi que pour prévenir les maladies de la bouche. La pratique nous vient également des Indiens, réputés pour la blancheur de leurs dents. Il faut, bien sûr, du charbon végétal issu d’une filière biologique. Vous pouvez vous en procurer dans des herboristeries ou des magasins de produits naturels. Il suffit de bien se brosser les dents avec cette poudre pendant deux minutes. Malgré sa couleur noire, après vous être bien rincé la bouche, vos dents seront plus propres et plus blanches.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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…Ou la description de cette merveilleuse apatite « plaqué eau » fabriquée par un orfèvre Divin, bien au-dessus de nos techniques de plaqué or… A /INTRODUCTION En lien avec les articles précédents (nos os composés d’eaux), nous allons resituer topographiquement...

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Usage médical du perce-neige, de la bile de vache, et autres remèdes anciens

Voici cinq remèdes anciens qui marchent encore aujourd’hui :

  • le perce-neige est un ancien remède populaire en Bulgarie contre les problèmes nerveux. En 2001, on a découvert que c’était dû à sa richesse en galantamine, qui est utilisée aujourd’hui dans les médicaments contre Alzheimer [1];
  • la bile de vache est mentionnée dans le Bald’s Leechbook, un livre de remèdes anglo-saxon vieux de 1 000 ans, pour traiter les infections des yeux lorsqu’elle est mélangée à de l’oignon, de l’ail et du vin. Aujourd’hui, les scientifiques qui ont recréé cette décoction se sont aperçus qu’elle tuait les staphylocoques dorés résistants à la méthicilline plus vite que n’importe quel antibiotique moderne [2];
  • l’écorce de saule est utilisée en Chine depuis -500 Av. J-C contre les fièvres ;
  • l’asclépiade était connue depuis sans doute des milliers d’années par les Indiens d’Amérique contre les verrues ;
  • les sangsues, utilisée depuis des siècles en Europe, permettent encore aujourd’hui de compenser les surcharges de fer dans le sang (en particulier l’hémochromatose).

Mes fidèles lecteurs connaissent bien d’autres remèdes traditionnels pour fortifier, détoxifier, calmer les inflammations, les douleurs, les remontées acides, les insomnies, l’anxiété, l’appétit…

La question que nous nous posons tous est donc : pourquoi cette hostilités des Autorités de Santé et des médias contre les remèdes naturels ??

Les médias biaisés en faveur des médicaments

Il est vrai qu’il suffit de recevoir une ordonnance pour traiter une petite infection avec des antibiotiques pour éprouver, souvent, un sentiment intense de gratitude :

« Comment nos ancêtres faisaient-ils sans la médecine moderne ?? »

Ni les médias, ni les autorités de santé, ni le lobby médical ne font quoi que ce soit, bien au contraire, pour nuancer : « Vous risquez les infections, les maladies, la mort !! Faites très attention ! Surtout, ne faites rien sans en parler d’abord à votre médecin. Prenez bien vos médicaments. Pas d’initiative, surtout, vous pourriez prendre des risques. Méfiez-vous des compléments alimentaires et des médecines naturelles… »

Du moment que vous êtes vacciné, tout va bien. Si vous devenez gravement handicapé sans aucune raison apparente au lendemain de votre vaccination, ne cherchez pas : cela ne peut pas être le vaccin. C’est forcément un hasard. C’est une maladie « idiopathique », un terme d’apparence savante qui veut, en fait, dire « sans cause identifiée ».

En revanche, ils ne ratent pas une occasion d’égratigner les approches naturelles. Actuellement, ils sont à la manœuvre pour :

  • dénigrer [4] et dérembourser [5] l’homéopathie ;
  • faire courir des fake news (fausses informations) sur la spiruline, faussement accusée d’être contaminée [6];
  • éliminer les traitements naturels de l’arthrose (glucosamine et chondroïtine) en frappant les patients au portefeuille, bien que ces produits aient des effets positifs chez 80 % de ceux qui en souffrent [7];
  • jeter le doute sur la mélatonine, qui a pourtant fait la preuve de sa totale innocuité [8].

Les migrants sans accès au système médical seraient, en moyenne, en meilleure santé

J’ai souri en lisant un article de presse qui s’étonne que les migrants qui arrivent aux Etats-Unis soient en meilleure santé que la population locale, « bien qu’ils aillent moins souvent chez le médecin [3] », précise-le journaliste.

Une récente étude de l’université de Drexel aux USA souligne en effet qu’ils ont « moins d’asthme, d’hypertension et de maladies cardiovasculaires » que la population locale, qui pourtant dépense des fortunes en médicaments, bêta-bloqueurs, statines, cortisone et autres…

Ce contresens scientifique m’a semblé particulièrement savoureux. Les chercheurs partent du principe que plus vous allez chez le médecin, meilleure sera votre santé. Et sans doute adhère-t-il à cette autre proposition : les médicaments sont bons pour la santé ; plus vous en prenez, mieux vous vous porterez.

L’explication de ce « mystère » paraît pourtant assez évident. Les migrants qui arrivent aux Etats-Unis, après un voyage long, pénible et dangereux, sont par définition énergiques. Ils ne seraient pas arrivés sans une santé robuste au départ. Ce sont en majorité des hommes jeunes qui ont connu des conditions de vie difficiles et austères, donc peu exposés aux maladies de « surcharge » qui affectent massivement les Américains.

On peut prévoir en revanche sans risque de se tromper que cet avantage des nouveaux venus ne durera pas. Après leur longue marche pour arriver d’Amérique latine, nul doute que deux ou trois décennies de fast-food, de Coca Cola et de médicaments auront raison de leur robuste métabolisme…

À moins, bien sûr, qu’ils ne se tournent vers la santé naturelle !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Bien réagir à une mauvaise nouvelle

– « C’est grave, Docteur ?? »

Avez-vous remarqué comme les médecins sont gênés quand on leur pose cette question ?

Il faut se mettre à leur place. Ils ne peuvent pas répondre à cette question. Car la réponse dépend de nous !

Quels sont vos projets, pourquoi avez-vous besoin d’être en bonne santé ??

La gravité d’une maladie dépend de votre vie.

Quels sont vos projets ? Quel est votre état de santé par ailleurs ? En quoi cette maladie sera-t-elle un obstacle pour vous ? Que devez-vous faire ? Qu’aviez-vous prévu de faire ??

Parce que vous êtes la seule personne à pouvoir répondre à ces questions, il n’y a que vous qui puissiez savoir si ce qu’on vous annonce est grave ou pas.

Exemple : vous arrivez dans son cabinet avec une profonde coupure au doigt. « Est-ce grave ? »

Non, pour la plupart des gens. On désinfecte, on referme, on met un pansement, et on attend que ça cicatrise.

Mais si vous êtes pianiste, violoncelliste, horloger ou électronicien, oui, cela peut-être très grave. Perdre de la sensibilité dans un de vos doigts peut signifier la fin de votre carrière, et une douloureuse reconversion professionnelle.

De même pour une foulure à la cheville, peu importante pour la plupart d’entre nous, dramatique pour le champion de ski.

Dans « L’aile ou la cuisse », Louis de Funès perd l’odorat. C’est une catastrophe pour lui et son entreprise, éditrice du célèbre « Guide Duchemin » de la gastronomie !

Se faire aider pour juger de la situation

Le médecin vous dit en quoi consiste la maladie, et le pronostic. C’est une donnée essentielle du problème, mais ce n’est pas tout le problème.

Le principal reste pour vous de réfléchir à savoir quel en sera l’impact dans votre vie, sans minimiser (risque de déni) mais sans exagérer non plus (risque de panique).

C’est en réfléchissant et en parlant avec un conjoint, un ami fidèle, éventuellement un psychothérapeute, que vous verrez clair et que vous saurez si ce qui vous arrive est grave, ou non.

Cela vaut même pour les maladies les plus graves : tout dépend de vos projets, de votre vision de la vie.

Peut-on être « soulagé » d’avoir une tumeur au cerveau ??

On se souvient du bon Dr David Servan-Schreiber. À 29 ans, alors que tout lui réussissait, il fut diagnostiqué d’une tumeur au cerveau.

Incroyable mais vrai, cette nouvelle fut plutôt un soulagement pour lui, a-t-il raconté.

Pourquoi soulagé ? Parce que, expliquait-il, il ressentait depuis l’enfance une insupportable pression de sa famille pour « réussir ».

Même sa grande carrière de psychiatre à Philadelphie (USA) était considérée comme « normale » dans une famille qui ne comptait que des personnes exceptionnelles.

Malade, il a enfin pu se permettre de quitter ce rôle qu’il n’avait pas choisi. Il a pu explorer de nouvelles voies, accomplir ses rêves, en dehors des ambitions démesurées que son père, ses oncles, avaient mises sur lui !!

C’est d’ailleurs à partir de là qu’il a commencé à faire les plus grandes découvertes de sa vie, celles qui nous ont marquées : cohérence cardiaque, EMDR, méditation, thérapie par la lumière (simulateur d’aube), sommeil, exercice, alimentation bio, oméga-3, antioxydants, etc. En 2003, il réunissait la somme de ses expériences dans ses livres « Anticancer » puis « Guérir », qui ont changé la vie de millions de personnes.

David Servan-Schreiber résistera plus de vingt ans à la maladie qui, selon ses médecins, devait le tuer en quelques mois !

Chaque destin est différent, et nous ne contrôlons pas l’essentiel

Attention, je ne dis pas que nous soyons tous capables de réagir comme David Servan-Schreiber, ni même qu’il faille s’efforcer de l’imiter.

Nous ne décidons pas ce qui se passe dans notre tête ni dans notre cœur, quand une mauvaise nouvelle nous tombe dessus.

Nous ne pouvons même pas savoir à l’avance comment nous réagirons.

Nous constatons, c’est tout.

David Servan-Schreiber ne savait certainement pas à l’avance qu’il allait être soulagé d’avoir une tumeur au cerveau, ni que c’est cela qui allait révéler en lui cette personne exceptionnelle que nous avons connue…

Pour chacun de nous, c’est la même chose. Nous allons peut-être bien réagir, ou peut-être pas.

L’occasion de se poser, enfin, les bonnes questions

Dans beaucoup de cas, la maladie est grave… On n’y trouve rien de positif. Une simple gastro, quand vous avez des enfants scolarisés, un travail, du ménage et des courses à faire, sème la pagaille dans la vie. Un cancer, une SLA (sclérose latérale amyotrophique), et c’est le sol qui se dérobe sous nos pieds.

Néanmoins, dans presque tous les cas, la maladie sera l’occasion de nous poser, enfin, les bonnes questions. Puisque le temps m’est désormais compté, que vais-je faire ? Comment ne plus perdre de temps ? Comment arrêter de faire des choses qui me nuisent, et nuisent aux autres, et comment faire les choses qui sont importantes.

Cette « reconversion » forcée est souvent vécue comme un moment décisif qui n’est pas uniquement négatif. Les médecins expérimentés le savent. Ils l’observent chez les malades qui font enfin ce qu’il fallait pour se réconcilier, mettre de l’ordre dans leur vie, poser des actes qui n’avaient que trop traîné. Leur maladie leur a fait prendre conscience de la valeur du temps, et de la nécessité d’agir.

C’est ainsi qu’ils peuvent voir, dans leur métier souvent confronté à la douleur et à la souffrance, un bon aspect des choses. Et garder l’espérance car dans la vie, « Même le plus noir nuage a toujours sa frange d’or ».

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Ginkgo : l’arbre de la circulation sanguine

Le ginkgo est un arbre médicinal. De ses feuilles, on extrait des substances qui fluidifient le sang, augmentent le diamètre des vaisseaux sanguins (effet vasodilatateur) et permettent donc de mieux irriguer les organes, en particulier le cerveau et les extrémités [1].

Ces substances s’appellent les flavones glycosides et les terpènes lactones, mais il est inutile de retenir ces noms barbares.

Les extraits de ginkgo sont le remède naturel le plus utilisé en Allemagne par les personnes âgées. Ils ont des effets positifs pour :

  • la démence sénile et les problèmes de mémoire, souvent dus à une baisse de l’irrigation du cerveau. En 2011, une nouvelle étude a confirmé l’effet bénéfique du ginkgo sur la mémoire chez 188 sujets sains âgés de 45 à 56 ans [2], [3] ;
  • les acouphènes d’origine vasculaire (manque de sang dans le tympan) [4] ;
  • les problèmes de vision : le ginkgo diminue les symptômes de la rétinopathie [5] et du glaucome [6], [7] ;
  • les douleurs ou faiblesses musculaires soudaines dans les jambes provoquées par des problèmes artériels (en langage médical, « claudication intermittente »). Le gingko augmente le nombre de pas que peuvent faire les personnes touchées par cette maladie [8].

Toutes ces maladies, en effet, sont liées à des problèmes d’irrigation sanguine.

Le ginkgo peut aussi être employé en complément des médicaments pour le traitement de l’anxiété et de la dépression légère [9].

Ce qu’il ne faut pas attendre du ginkgo

Les extraits de ginkgo sont très antioxydants. L’arbre n’a aucun prédateur, ni maladie, ni parasite, et vit 2500 ans.

Il existait déjà avant les dinosaures. Aucune catastrophe naturelle ne l’a éradiqué (mais il s’en est fallu d’un cheveu lors de la dernière glaciation). C’est pour cela qu’on le plante en centre-ville : la pollution ne lui fait pas peur !!

Cette résistance digne d’un hoplite et sa richesse en antioxydants ont beaucoup fait rêver dans les milieux des médecines naturelles.

« Et si le ginkgo était l’arbre de la longévité éternelle ? Et s’il guérisssait les maladies cardiaques ? Le cancer ? L’impuissance masculine ?? »

J’aimerais vous répondre que oui et certaines personnes assurent avoir connu des guérisons étonnantes avec le ginkgo.

Mais, côté preuves matérielles, c’est pauvre. Non que les études aient manqué. Mais en dehors des maladies documentées ci-dessus, aucun effet probant.

Méfiez-vous des simples feuilles de ginkgo broyées

Un problème se pose aux consommateurs de ginkgo : la mauvaise qualité des produits disponibles sur le marché.

Beaucoup d’extraits de ginkgo vendus dans le commerce ne sont que de pâles copies de ceux utilisés au cours des études : ils sont généralement normalisés en flavones glycosides, mais pas en terpéno-lactones.

Les pires sont les teintures, les extraits non normalisés et les capsules ou comprimés contenant uniquement des feuilles séchées de ginkgo. Elles ne peuvent fournir de dosages thérapeutiques équivalant aux extraits normalisés à 50:1 (1 g d’extrait = 50 g de feuilles).

Veillez à n’acheter que des extraits de ginkgo contenant le « EGb 761 ». Il s’agit d’un extrait dont la teneur en actif est garantie.

Commencez par 60 mg par jour pour éviter les maux de tête, puis augmentez les doses si tout va bien, jusqu’à 240 mg par jour, en deux ou trois prises. Ce n’est pas un médicament, vous ne ressentirez donc pas d’effets immédiats. Les améliorations apparaissent progressivement, à partir de 2 ou 3 mois.

Des milliers d’écus d’or dans mon jardin

Pour la petite histoire, le nom complet du ginkgo est Ginkgo « biloba », parce que ses feuilles ont deux lobes (« bi-lobes »).

Mais son appellation chez nous est « l’arbre aux quarante écus ». C’est le prix, en effet, que dut payer le premier botaniste français qui en acheta cinq plants, M. de Pétigny. Ce nom évoque l’extraordinaire beauté des feuilles du ginkgo, qui prennent une couleur de vieil or à l’automne.

Un ginkgo vit dans mon jardin et, chaque année en cette saison, il nous fait un cadeau digne d’un roi : comme une cascade de milliers d’écus ! C’est ce qui m’a rappelé de vous en parler.

Bien sûr, je ne mange pas les feuilles, ni ne fais de tisane insipide. En prévention des infections d’automne, je prends des tisanes de thym, sureau, coquelicot, sarriette mauve et copeaux de cannelle, à parts égales. Si le rhume ou la gastro se déclarent, ce sera l’huile essentielle d’origan. Le gingko n’intervient pas là-dedans.

Très évocateur aussi, le ginkgo est l’arbre qui nous rappelle que la vie sera toujours plus forte que la mort. Au printemps 1946, les seuls arbres qui reverdirent à Hiroshima près de l’épicentre de la bombe furent les six ginkgos qui avaient pourtant été calcinés huit mois plus tôt (6 août 1945).

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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