Pages

Subscribe:

santé nature innovation

Présence et silence : vos meilleures armes pour réconforter

Chère lectrice, cher lecteur,

Suite à mes lettres sur le Tao et sur Saint-Georges, qui évoquaient le combat contre la maladie, et ce qu’on peut essayer d’en tirer de positif, une fidèle lectrice a réagi vivement :

« Vous écrivez qu’on progresse grâce aux épreuves ; mais que faire face à une maladie dégénérative qui finit forcément mal ?? Où est le « progrès » quand on perd chaque jour un peu plus de ses moyens ?? »

C’est en effet l’ultime défi.

Face à la tragédie absolue, qui est la certitude de la souffrance et de la mort, il vaut souvent mieux ne rien dire du tout.

Savoir se taire

Le silence face à la douleur, c’est ce qu’enseigne l’histoire de Job, dans l’Ancien Testament.

Job est un homme riche, en bonne santé et heureux. Mais soudain, il perd tout et tombe gravement malade. « Job se grattait ses ulcères avec des tessons de bouteille, et les chiens venaient lécher ses plaies… », est-il écrit.

À l’annonce de ses malheurs accourent ses trois amis.

Quand ils le voient, ils déchirent leurs vêtements, se couvrent la tête de cendres, s’assoient à côté de lui, et se mettent à pleurer. Ils ne diront rien, pendant trois jours et trois nuits, ce qui est la façon la plus profonde d’exprimer leur compassion.

Danger des « bons conseils »

Les choses se gâtent cependant quand ils prennent la parole pour « conseiller » Job.

  • L’un d’eux lui explique qu’il a dû faire quelque chose de mal, pour mériter une telle punition.
  • L’autre essaye de le réconforter en minimisant les problèmes.
  • Le troisième lui promet, contre toute évidence, que bientôt cela ira mieux

Job, à juste titre, s’énerve. Il sait qu’il n’a rien fait pour mériter ça. Il sait que ses malheurs sont terribles, qu’il est cruel de les sous-estimer, et aberrant de lui promettre qu’il va s’en sortir alors que tout indique le contraire !

Donner de bons conseils aux personnes qui sont dans le malheur est rarement une bonne idée.

On fait cela pour aider. Mais cela peut facilement donner l’impression qu’on se croit supérieur. « À ta place, voici ce que je ferais… »

On s’efforce de trouver la solution que l’autre n’a pas trouvée. Mais la personne qui nous écoute peut facilement comprendre : « Si j’étais à ta place, je m’en sortirais mieux que toi… » et se sentir encore plus seule et désespérée.

« Comme cela doit être dur pour toi… »

S’il faut dire quelque chose, les meilleurs mots à prononcer sont sans doute « Comme cela doit être dur pour toi », « Comme tu dois souffrir », « Quel terrible malheur tu rencontres », « Comme je suis triste de cette situation et comme j’aimerais, moi aussi, que cela aille mieux… ».

On peut aussi faire des gestes comme tenir la main, regarder avec bienveillance, sourire, serrer dans ses bras, appliquer des compresses, humecter les lèvres, offrir quelque chose ou même, quand les conditions le permettent, prodiguer un bon massage. Tout ce qui montre qu’on est là, et que ce que vit l’autre personne est important pour nous. Tout ce qui est un don gratuit qui montre à la personne qu’elle n’est pas seule.

Mais reste la question de l’espoir, si nécessaire pour vivre. Qu’est-il permis d’espérer, quand la maladie ne laisse aucun espoir de guérison ?

Osons dire, même si c’est dur, qu’il nous reste malgré tout la possibilité de continuer à chercher la paix là où elle se trouve, à savoir dans la pureté de notre cœur, qui est le seul domaine où nous puissions décider, indépendamment des contraintes physiques qui nous entourent, de choisir notre chemin.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

The post Face à la maladie incurable appeared first on Santé Nature Innovation.



from Santé Nature Innovation https://ift.tt/2M4ArL4

santé nature innovation

Ce symbole vous aide à affronter la maladie

Chère lectrice, cher lecteur,

Vous connaissez, bien sûr, le signe du Tao (Image ci dessus).

Ses significations sont multiples et très profondes. Mais commençons par celle qui nous concerne directement : la santé et la maladie.

La partie blanche est la santé, la partie noire, la maladie.

Le point noir dans la partie blanche indique que, même si votre santé est excellente, vous avez toujours, quelque part, un petit problème. « Dans la vie, il y a toujours un os » est l’expression qui correspond en français.

Cela peut paraître un peu pessimiste, mais regardons maintenant le point blanc dans la partie noire.

Cette fois, c’est l’inverse : même si la maladie paraît totale, la situation désespérée, il existe toujours un espoir. « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », dit-on chez nous. « Tous les nuages noirs ont leur frange d’or » est une autre expression qui dit la même chose.

Le signe du Tao doit être vu comme un symbole dynamique : le point blanc a vocation à s’étendre, le point noir également, et donc les deux parties à s’inverser. Cela représente nos vies, qui alternent entre plénitude et maladie, mais sans jamais atteindre le blanc ni le noir total.

Rien de très extraordinaire jusque-là, me direz-vous.

Vous avez raison.

Mais attendez la suite :

Là où ça devient intéressant

Cette histoire de « rien n’est complètement blanc, rien n’est complètement noir » n’est pas le message principal du signe du Tao.

Avant tout, il faut regarder la ligne sinueuse qui traverse le cercle, à la frontière entre le blanc et le noir.

Cette ligne représente le chemin de votre vie.

Tao, ou plus exactement dao 道, signifie, en effet, « la voie » ou « le chemin ».

Et c’est là que ça devient intéressant.

La découverte du signe du Tao est une des plus grandes percées jamais réalisées par l’Homme pour comprendre comment mener une vie réussie.

Il nous enseigne que le chemin d’une vie réussie passe juste à la limite entre la sérénité, la santé idéale (partie blanche) et le chaos (partie noire).

En effet, quelqu’un qui traverserait toute sa vie en restant bien confortablement installé dans la partie blanche, qui serait constamment en bonne santé, en paix, dans la sérénité, et donc n’affronterait aucune épreuve, ne peut incarner l’idéal de l’Homme.

Trop tranquille, la vie en lui s’étiolerait. Il n’accumulerait ni expérience, ni sagesse, ni force. La vie a besoin d’être soumise à un certain niveau de tensions, d’épreuves, pour être intéressante. Il n’y a pas de héros sans épopée. Pas d’Hercule sans les « 12 travaux ». Pas d’Ulysse sans tempêtes, pas de Jésus sans crucifixion.

Réciproquement, celui qui passerait toute sa vie dans le chaos, la maladie totale (partie noire), serait tellement accablé de souffrance et de malheurs qu’il ne pourrait construire quoi que ce soit.

Il faut parvenir à mettre à distance la maladie ou le handicap. Ils ne doivent pas représenter toute notre vie, notre seule et unique préoccupation. C’est l’épreuve que nous devons franchir pour quitter la zone noire et rejoindre le chemin sinueux, riche de progrès et d’enseignements, qui se trouve à la limite entre le blanc et le noir, et qui nous permet d’avancer dans la vie.

La force des symboles

Autrefois, les gens ne lisaient pas, ne philosophaient pas, n’analysaient pas les choses comme nous le faisons aujourd’hui.

Symboles et récits sont la façon naturelle pour l’être humain de connaître et de comprendre les choses. C’est pour cela qu’on raconte des histoires aux enfants.

Le signe du Tao, donc, a permis d’enseigner une sagesse très profonde à des millions d’hommes durant les millénaires de la civilisation chinoise.

Pour mes fidèles lecteurs qui ont lu ma récente lettre sur saint Georges et le Dragon, c’est la même idée qui s’exprime.

Saint Georges s’ennuie, en réalité, dans sa forteresse. Il s’étiole. Le calme absolu d’une vie trop bien réglée ne lui convient pas. Mais il ne doit pas non plus être emporté par le Dragon dans sa caverne sombre, où il disparaîtrait. Là où saint Georges est à sa place, vit, « s’éclate » même – diraient les jeunes –, c’est dans son combat victorieux contre le Dragon.

C’est cela qui va lui valoir la belle princesse et le trésor.

De même, dans nos vies, et face à la maladie, le « chemin » se trouve là où nous décidons de nous prendre en main et de lutter, enfin, sérieusement, contre les maux qui nous menacent.

C’est, si j’ose dire, ce que vous faites quand vous lisez un de nos dossiers et que, courageusement, vous passez à l’action ! Vous êtes alors de retour sur la ligne sinueuse du Tao, le chemin de la vie qui vous permet d’avancer !

À votre santé !

JM Dupuis

P.-S. : Pour mes lecteurs que cela intéresse, je remets une illustration de saint Georges ci-dessous et un rappel de la symbolique santé/maladie.

La vie de saint Georges ne se passe pas dans le calme ennuyeux d’un château isolé (santé parfaite).

Il ne se laisse pas non plus dévorer par le Dragon (maladie).

Il trouve le bonheur, le sens de sa vie, dans ce subtil équilibre où il a un pied dans le chaos, le combat (les problèmes de santé), mais où l’autre est déjà dans la paix, le bonheur auprès de sa princesse (la guérison).

Ayant mené ce combat victorieux, saint Georges, fier chevalier à l’armure étincelante, chevauchant un magnifique cheval blanc, incarnera aux yeux de tous l’héroïsme, l’aventure, la gloire.

Le combat est exaltant. On sent qu’il y met le meilleur de lui-même, qu’il déploie toutes ses forces. Les angoisses, le temps, n’existent plus. Il est dans l’action bien orientée, celle qui tend non à détruire mais à rétablir la paix, le calme, l’ordre et, dans notre cas, la santé.

The post Le Tao vous aide dans l’épreuve appeared first on Santé Nature Innovation.



from Santé Nature Innovation https://ift.tt/2LXJFsk

santé nature innovation

A lire si vous vous réveillez à 3h du matin

Le foie est cet organe bizarre. Il est :

  • central dans la médecine traditionnelle chinoise (le Foie est l’organe le plus important car il gère l’énergie et la répartit harmonieusement dans l’organisme)
  • central dans la mythologie occidentale : Prométhée, l’homme qui osa voler le feu à Jupiter pour le donner aux hommes, est condamné à se faire dévorer le foie par un aigle, supplice affreux car chaque jour son foie repousse et l’aigle recommence ;
  • central en naturopathie, qui rappelle que le foie est notre premier « émonctoire » (organe filtre contre l’encrassement) ;
  • central pour notre santé, car c’est lui qui filtre, purifie et détoxifie le sang, fonction encore plus importante quand vous respirez des polluants et prenez des médicaments.

Pourtant, le foie est le grand oublié de la médecine. On n’en parle que lorsqu’il est malade (cirrhose, hépatite, cancer), qu’il faut le couper ou le greffer.

Autrefois pourtant, les gens prenaient soin de leur foie activement, et pas seulement lorsqu’ils avaient mangé trop de chocolat (ce qui n’arrivait guère, le cacao étant une denrée de luxe).

Vous réveillez-vous à 3 heures du matin ?

Quand le foie sature, par un trop plein de toxines et de déchets, apparaissent la fatigue, un teint gris et terne, une digestion difficile…

Mais le réveil nocturne au beau milieu de la nuit est le symptôme par excellence d’un foie saturé.

En effet, le corps suit un rythme biologique d’environ 24 heures (cycle circadien) pendant lesquelles l’énergie circule d’un organe à un autre.

Entre 23 h et 1 h du matin, l’énergie domine dans la vésicule biliaire. Elle passe ensuite dans le foie où elle agit jusqu’aux alentours de 3 h. Un réveil nocturne répété dans cette tranche horaire traduit le plus souvent un engorgement du foie.

Plutôt que de recourir à des somnifères qui n’apporteraient qu’une réponse symptomatique, ces insomnies vous annoncent qu’il est temps de faire un drainage hépatique.

Qu’est-ce que le drainage hépatique ?

Le drainage hépatique est la détoxification du foie par une cure de plantes médicinales et de produits naturels adaptés (par exemple, la sève ou eau de bouleau).

Toutes les plantes amères sont réputées pour stimuler le foie : pissenlit, chicorée, endive, concombre et melon amer.

Il est important de les consommer régulièrement. En cas de crise, on se tournera cependant vers des plantes médicinales à l’action spécifique puissante sur le foie.

Le desmodium est la plus remarquable.

C’est une plante des côtes ouest de l’Afrique, qui s’enroule autour des palmiers ou des cacaoyers. Elle fut introduite en France dans les années 1970 par le docteur Pierre Tubéry qui avait observé au Cameroun des guérisseurs qui l’employaient contre les hépatites (inflammation du foie). Ils la rapportèrent en France pour l’étudier sur des personnes souffrant d’hépatite aigüe et s’aperçurent que leur taux de transaminases baissait significativement et, dans plus de deux tiers des cas, leur état clinique s’améliorait de manière rapide et visible : les symptômes (jaunisse, perte d’appétit, fatigue) disparaissaient en 1 à 2 semaines.

Le desmodium est donc devenu très populaire en Europe. Victime de son succès, cette plante se fait malheureusement de plus en plus rare dans la nature et il devient difficile de trouver du desmodium sauvage de qualité. De nombreux herboristes sont obligées de la retirer de leur catalogue.

Vient ensuite l’artichaut, très célèbre également comme stimulateur de bile. On parle d’effet « cholérétique » (qui stimule la bile). La bile est la substance jaune-verte fabriquée par le foie à partir de tous les déchets qu’il ramasse. Plus vous produisez de bile, plus vous vous détoxiquez, du moins en théorie. L’artichaut n’est bien sûr pas en voie de disparition et c’est un légume excellent à déguster surtout en été. Si vous trouvez de tout petits artichauts bien tendres (appelés poivrade), vous pouvez les couper en fine lamelle et les manger crus en salade.

Ma plante favorite pour le foie

C’est évidemment le chardon-Marie. Il s’agit pour le coup d’une plante que l’on trouve chez nous en abondance, bien qu’elle soit originaire d’Egypte. C’est ce chardon dont les feuilles sont striées de blanc : la légende rapporte que la vierge Marie, fuyant l’Egypte justement, laissa tomber sur ce chardon une goutte de son lait. Ce lait miraculeux donna à la feuille du chardon à la fois ses stries blanches et ses vertus médicinales. C’est de là que vient la curiosité grammaticale de ce mot composé avec une majuscule après le tiret : Marie est un prénom.

Aujourd’hui, les chercheurs ont analysé le chardon-Marie et identifié la présence d’un principe actif appelé la silymarine, qui est surtout concentrée dans les graines. La silymarine favorise le fonctionnement des cellules et les protège des dommages provoqués par les toxines naturelles ou chimiques. Elle est capable de régénérer les tissus abîmés du foie, notamment par l’alcool, le venin les champignons).

En injection, la silymarine sert d’ailleurs à traiter les intoxications à l’amanite, un champignon vénéneux qui peut être mortel. Plus communément, on l’utilise en cas de dyspepsie, c’est-à-dire de digestion difficile.

Il existe un médicament pour le foie appelé Legalon®, qui est un extrait normalisé de silymarine.

Pour les troubles du foie (jaunisse, calculs biliaires, hépatite, cirrhose), on préconise la prise d’extrait normalisé du chardon-Marie (70 % à 80 % de silymarine) à raison de 140 mg à 210 mg, 3 fois par jour. Ce traitement doit toutefois être pris en complément du traitement médical classique. En usage quotidien, elle freine le développement de la cirrhose.

Voilà : plantes amères, artichaut, desmodium, et chardon-Marie, vous connaissez les plantes qui font du bien à votre foie. Les premières sont à consommer régulièrement, deux ou trois fois par semaine si possible. Le desmodium et le chardon-Marie se prennent sous forme d’extrait lorsque vous ressentez les symptômes de troubles digestifs liés à un possible engorgement de votre foie.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

The post Si votre foie est en danger, votre corps vous enverra ces 4 signes appeared first on Santé Nature Innovation.



from Santé Nature Innovation https://ift.tt/2LGyJ5M

santé nature innovation

Ou que le malheur menace de vous emporter

Chère lectrice, cher lecteur,

« Allô, Béatrice, mauvaise nouvelle, j’ai un cancer… »

Quand la maladie vous tombe dessus, le pire n’est pas la souffrance, mais l’incertitude qui s’abat sur nous :

« C’est grave, docteur ? Ai-je des chances de m’en sortir ?? » Vos doigts tremblent, votre gorge est nouée, vous angoissez en attendant la réponse.

Pendant ce temps-là, en vous, c’est la tempête. Vos plans d’avenir s’effondrent, vous perdez toute visibilité sur votre vie. Vos habitudes, vos rendez-vous, vos projets : tout doit être annulé ou, du moins, réorganisé. Vous perdez vos repères.

La maladie grave est comme l’accident sur la route des vacances

C’est comme l’accident de voiture sur la route des vacances.

Les valises, le pique-nique, les réservations, les visites et les excursions : tout était prévu. Dans votre tête, vous aviez une image claire des semaines à venir, faites de découvertes, de repos, d’activités, de soleil…

Et soudain, vous voici ceinturé sur une civière, votre voiture en miettes au bord de la route, peut-être même votre conjoint gravement blessé ou déjà décédé.

Vous n’avez plus de prise sur votre vie, tout n’est que chaos à l’intérieur de vous et autour de vous. Vous ne savez pas si vous allez « plonger » définitivement, mourir peut-être, ou si vous avez encore un avenir.

À la rigueur, vous oubliez la souffrance causée par les blessures ou la maladie. Ce qui vous trouble le plus, c’est l’incertitude.

Redécouvrir la sagesse de nos ancêtres

Nos ancêtres, aussi loin que l’on puisse remonter dans le Temps, avaient compris cela.

Au lieu de parler en termes scientifiques ou psychologiques, ils racontaient des histoires pour s’aider à affronter les épreuves, leur donner un sens, et s’en sortir.

Quand la maladie ou le malheur les frappaient, ils invoquaient le combat de saint Georges contre le Dragon, une des images les plus populaires de la civilisation ancienne européenne :

L’histoire de saint Georges nous paraît incompréhensible, et sans grand intérêt.

Pour nous, ce chevalier qui transperce le dragon avec sa lance, n’a aucun sens. Nous imaginons que c’est une légende, une superstition, une mythologie, qui ne nous concerne pas.

En réalité, je suis convaincu qu’il s’agit d’une façon extrêmement profonde de représenter le défi de la maladie. C’est une image qui peut très concrètement nous aider, tous autant que nous sommes, en 2018, à affronter nos épreuves.

Cela vous semble fumeux ? C’est normal.

Une explication s’impose.

Commençons par ouvrir les yeux

Commençons par ouvrir les yeux.

Que voyons-nous sur les représentations du chevalier saint Georges ?

Saint Georges sur son cheval, le Dragon, mais aussi :

  • une grotte obscure, près du Dragon ;
  • une princesse ;
  • une forteresse dans le lointain.

Vous retrouvez toujours ces éléments dans les différentes représentations comme celle ci-dessous :

La forteresse représente notre vie habituelle, au calme et en sécurité.

La forteresse est entourée de murs, qui représentent toutes les protections que nous avons érigées autour de nous, et qui nous sont nécessaires pour mener notre existence tranquillement, à notre idée : les murs de notre maison qui nous protègent des intempéries et des voleurs, nos économies, notre contrat de travail, notre contrat de mariage, notre corps lui-même avec ses « défenses immunitaires »… Tout cela constitue un ensemble stable qui nous permet de vivre paisiblement.

Cependant, la forteresse n’existe pas toute seule. Elle est dans la Nature, représentée par le paysage qui l’entoure. Et, dans ce paysage agréable, il y a une grotte obscure. Car, en effet, la Nature cache en son sein des menaces pour nous. Nous ne savons pas quand, nous ne savons pas quoi. Mais nous savons qu’il y a une part d’inconnu et de danger que nous ne pouvons pas contrôler, et qui peut surgir des coins sombres.

L’Homme servait autrefois de pâture aux grands reptiles

Dans la chaîne alimentaire, l’Homme servait autrefois de nourriture aux grands reptiles.

C’est pourquoi le danger est représenté par le Dragon. Dans la vie moderne, nous ne craignons plus d’être dévorés par un serpent, mais nous restons menacés par de nombreux « serpents » tapis dans l’ombre : c’est l’accident, la maladie, le licenciement, l’incendie, la tromperie d’un conjoint que l’on croyait fidèle, la trahison d’un ami. C’est la mauvaise nouvelle.

Nous les redoutons sourdement en permanence, mais ils ne se concrétisent qu’occasionnellement : c’est alors que surgit de la grotte le Dragon. Il crache des flammes, il représente le chaos qui cherche à s’emparer de nous et à nous attirer dans son monde souterrain, littéralement l’enfer sur terre.

Ne pas rester aveugle et passif quand surgit la menace

Si nous laissons le Dragon en liberté, il fera des ravages.

Il s’approchera de la forteresse et dévorera ses habitants, d’autant plus facilement qu’il a des ailes. Même les plus hauts remparts ne sont pas un obstacle pour lui.

C’est ce qui se passe lorsque nous restons aveugles et passifs face à nos problèmes. Cela nous attire, à coup sûr, des problèmes plus graves.

Mais nous pouvons aussi partir à l’attaque du dragon, et le plus tôt sera le mieux. L’idéal est de le tuer dès qu’il sort de sa grotte.

Affronter la maladie en face

Sur l’image, vous remarquez que la visière du casque de Saint-Georges est relevée, son visage apparent : il montre sa face découverte au Dragon, ce qui lui permet de mieux le voir, et donc d’enfoncer sa lance plus précisément dans son cœur pour s’en débarrasser, d’un geste qui paraît, au fond, facile.

Cela symbolise la possibilité qui nous est donnée d’ouvrir les yeux, de regarder nos défis en face. Si nous affrontons l’ennemi à visage découvert, nous avons plus de chances de gagner.

Lorsque nous sommes malades, mieux vaut en prendre conscience et nous soigner, même si cela peut faire peur de mettre des mots aussi terribles que « tumeur maligne », « sclérose en plaques », « diabète » ou « Parkinson » sur nos symptômes. Un nombre incroyable de personnes renoncent à aller se faire diagnostiquer par peur qu’on leur trouve quelque chose de grave !

C’est la pire chose que l’on puisse faire quand on est malade.

Mais attendez, la symbolique continue, et elle est encourageante et positive.

Conquérir la princesse et le trésor caché par le Dragon

Le Dragon – c’est bien connu – cache dans son antre un coffre rempli d’or. Et il retient prisonnière une belle princesse. Cela signifie que les personnes qui osent affronter la réalité s’attirent la richesse et le bien absolu qu’est l’Amour.

Le message est clair pour nous.

Lorsque surgit le Dragon dans nos vies, surgit aussi la possibilité pour nous de gagner quelque chose de plus précieux que ce que notre vie présente nous offrait. Une fois le combat mené, il nous sera donné la chance d’entrer dans une vie nouvelle, en laissant derrière nous les choses qui nous retenaient en arrière. Le combat est occasion de purification.

Un symbole de la vraie vie active, engagée, qui nous plaît

La forteresse dans le lointain est, d’une certaine façon, ennuyeuse.

La vraie vie aventureuse, qui nous plaît, a lieu sur le beau cheval blanc, avec l’armure étincelante du beau chevalier saint Georges et la belle princesse aux cheveux d’or.

Cela signifie que nous ne vivons et ne progressons réellement que dans l’épreuve.

Mais encore faut-il que nous mobilisions toutes nos forces pour combattre le Mal. Car le dragon voudrait bien nous désarçonner. Il emporterait alors notre dépouille dans les souterrains du désespoir… Et c’est cela qu’il faut éviter !

Cette représentation de saint Georges et du Dragon me paraît donc comme tout sauf une légende dépassée et archaïque.

Depuis des centaines d’années, elle symbolise les épreuves que tous les êtres humains doivent affronter. Et cela est valable aujourd’hui comme ça l’était hier, et je dirai même plus : elle est encore plus valable aujourd’hui qu’hier. En effet, il est de plus en plus fréquent que les gens affrontent leurs épreuves dans la solitude, l’anonymat, sans le soutien d’une communauté de vie (famille, village, communauté religieuse…) pour les entourer et les soutenir.

Le combat est donc encore plus rude. La tentation de se laisser emporter par le Dragon, dans le gouffre, encore plus grande.

Lorsque la maladie arrive, que nos repères disparaissent, lorsque nos plans d’avenir s’effondrent en poussière, nous avons bien deux voies qui s’ouvrent devant nous :

  • la première est celle du désespoir, de l’« à quoi bon ? », de l’effondrement, du renoncement à vivre, à espérer ; c’est la voie des ténèbres. Le dragon nous emporte dans la grotte, et là se trouve le véritable enfer ;
  • la seconde est celle de la lumière : prendre l’épreuve comme une occasion de se laisser transformer, dans le bon sens ; de se débarrasser de nos démons, de nos mauvaises attaches, de nos mauvais penchants. Reconstruire notre avenir avec les éléments de nos vie que nous choisissons librement ; laisser derrière nous les mauvais aspects de notre vie, pour ne garder que les meilleurs.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

The post Quand la maladie vous frappe appeared first on Santé Nature Innovation.



from Santé Nature Innovation https://ift.tt/2va7kP6

santé nature innovation

Vitamine D : Il vous reste 3 mois pour faire vos réserves de soleil

Chère lectrice, cher lecteur,

C’est le moment ou jamais de faire le plein de vitamine D. Pour cela, n’écoutez surtout pas les conseils de certains dermatologues alarmistes qui voudraient vous priver complètement de soleil.

Votre corps a besoin de prendre le soleil, en particulier au moment où ses rayons sont les plus forts.

S’exposer quelques minutes, entre midi et 16 heures : 10 min de chaque côté, au début, si votre peau n’a plus vu le soleil depuis longtemps ; puis augmenter très progressivement le temps d’exposition sans jamais atteindre le coup de soleil. Arrêtez-vous dès que vos doigts laissent une marque blanche sur votre peau quand vous appuyez dessus.

Ce conseil doit vous surprendre, car partout on vous dit de faire l’inverse : surtout ne pas s’exposer aux heures les plus chaudes de la journée.

Mais c’est une méconnaissance du problème.

C’est, en été, entre 12 et 16 heures que les rayons du soleil frappent la peau avec la puissance nécessaire à la fabrication de la vitamine D active.

La vitamine D est une substance indispensable, impliquée dans la biologie de toutes vos cellules, de tous vos tissus et organes et, en particulier, de toutes vos cellules immunitaires.

Ne mettez de la crème solaire que si vous êtes obligé de vous exposer plus longtemps que 15 min, au départ. Mais préférez, si possible, les solutions alternatives pour vous protéger du soleil :

  • des vêtements longs, mais amples et légers (lin ou coton écru), chapeau de paille à large bord, et rester autant que possible à l’ombre ;
  • un bronzage naturel et progressif qui vous permettra de rester plus longtemps exposé sans être brûlé.

La crème solaire, en effet, pourrait avoir un effet de perturbateur endocrinien. Selon une étude de l’université de Zurich [1] effectuée sur des bébés rats, certains ingrédients contenus dans les filtres solaires – entre autres, le 4-MBC et le 3-BC – agiraient comme des hormones (œstrogènes) une fois appliqués sur la peau.

Quel niveau de vitamine D viser ?

Les autorités de santé considèrent que 20 ng/mL de vitamine D circulante sont suffisants.

En fait, de nombreuses études montrent que ce n’est qu’à partir de 40 ng/mL que vous entrez dans la « zone de confort » où la vitamine D a un réel effet protecteur contre les maladies. Et ce n’est qu’à 60 ng/mL que vous bénéficiez à plein de tous les bienfaits de la vitamine D.

Par exemple, pour obtenir un effet préventif contre les maladies cardiovasculaires, le diabète et les maladies du poumon, 30 ng/mL est le minimum absolu.

Quelle quantité de vitamine D devez-vous prendre ?

Pour la plupart d’entre nous, obtenir un tel niveau de vitamine D par la simple exposition au soleil est utopique.

Nous vivons dans des zones où le climat ne le permet pas. Les jours où les bains de soleil sont possibles sont l’exception plutôt que la règle. Et même quand les conditions atmosphériques sont réunies, nous avons des obligations et des contraintes qui nous empêchent de sortir la chaise longue et de nous mettre à paresser en maillot de bain.

Mes fidèles lecteurs savent que j’ai longtemps recommandé 1 500 UI (unités internationales) de vitamine D3 par jour, sous forme de complément nutritionnel naturel (huile biologique).

Mais j’écris aussi régulièrement que l’on peut sans danger en prendre 5 000 UI par jour, voire même 10 000.

Comment s’y retrouver ? Et pourquoi ces apparentes contradictions ?

C’est que le taux d’absorption de la vitamine D fluctue d’un facteur de 1 à 6 d’une personne à l’autre. La couleur de la peau, l’âge, l’état de santé, ont de grosses influences.

De plus, le lieu d’habitation et, surtout, le mode de vie ont un impact énorme : les personnes qui se trouvent souvent à l’extérieur, exposées au soleil du sud, ont a priori beaucoup moins besoin de vitamine D que celles qui s’y exposent peu.

La peau sombre bloque la fabrication de vitamine D. Les personnes à peau très claire en produisent beaucoup plus vite que les autres. On pense même que la peau claire des peuples du Nord est une adaptation au manque de soleil, qui leur permet de fabriquer de la vitamine D beaucoup plus vite que les peuples à peau mate ou sombre.

Donc, plus vous êtes bronzé, plus vous devrez vous exposer longtemps.

Une récente étude publiée dans Anticancer Research a conclu qu’il faudrait que tout le monde prenne 9 600 UI de vitamine D par jour pour que 97,5 % de la population atteigne les 40 ng/mL, dont nous avons vu plus haut que c’était un niveau raisonnable, mais pas encore optimal !

Le meilleur conseil que je puisse vous donner, c’est de faire mesurer une fois par an votre taux de vitamine D dans le sang, et d’ajuster votre dose quotidienne en fonction. Plus vous êtes éloigné des 60 ng/mL, plus vous devez en prendre quotidiennement, et ce jusqu’à 10 000 UI par jour.

Et le cancer ??

Les coups de soleil à répétition augmentent le risque de cancer de la peau, mais pas des autres cancers.

Ce n’est donc pas le soleil en lui-même qui donne le cancer. D’ailleurs, la vitamine D3 produite par la peau sous l’effet du soleil diminue le risque de plusieurs cancers, notamment le cancer colorectal et le cancer du sein.

Rappelons que le cancer de la peau est un cancer très particulier, qui se présente sous deux formes : les carcinomes et les mélanomes.

Les carcinomes représentent 90 % des cas de cancer de la peau et ne sont pratiquement jamais mortels. Seuls les carcinomes « spinocellulaires », qui constituent 20 % des cas de carcinomes, peuvent être mortels, pour 1 % d’entre eux.

C’est le mélanome qui est dangereux, en particulier le mélanome malin. Toutefois, même ce cancer de la peau-là n’est pas mortel s’il est pris en charge assez tôt. Ne sont mortels, finalement, que les cancers de la peau « mélanome malin » non traités et qu’on laisse évoluer trop longtemps.

En France, cela représente 1 800 décès par an. Cela en fait un des cancers les moins mortels (il est à la 16e place sur la liste).

Or, pour l’éviter, de trop nombreuses personnes se cachent du soleil, alors que le soleil est anticancer pour plusieurs autres types de cancers beaucoup plus fréquents.

Le soleil est également bon pour le moral (évidemment !). Il encourage les gens à sortir, et donc à se rencontrer, à s’aimer, à profiter de la vie…

Présenter aux gens le soleil comme un danger est donc un attentat contre le plaisir de vivre. Alors, cette année, évitez les coups de soleil, surtout parce que c’est désagréable et que ça fait mal, mais surtout n’évitez pas le soleil !

À votre santé !

JM Dupuis

The post Visez un taux sanguin de vitamine D de 60 ng/mL appeared first on Santé Nature Innovation.



from Santé Nature Innovation https://ift.tt/2LLf5SR