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Coronavirus : Jean-Marc reste calme pendant que le monde devient fou

 

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés” (La Fontaine, « Les animaux malades de la peste »)

Connaissez-vous l’histoire suivante ?

Nous sommes en Allemagne, en 1830. Un professeur de l’Université de Heidelberg a mis au point un nouveau microscope qui lui permet d’observer un microbe jusque là inconnu.

Avec ses étudiants, il passe dans toutes les maisons de la ville et recherche le microbe chez les habitants qui toussent, crachent, ont de la fièvre et des maux-de-tête.

Chaque jour, il découvre de nouveaux porteurs de son microbe, ce qui augmente la liste des personnes infectées. Et chaque jour, meurent certains de ces patients, ce qui augmente la liste des décédés.

Globalement, le nombre de décès n’augmente pas, ni ne diminue par rapport à d’habitude. Mais lorsque la nouvelle de cette découverte paraît dans la gazette locale, la panique s’empare de la population.

Chacun se met à trembler. Le bourgmestre fait interdire la circulation dans la ville. Des chimistes proposent de diffuser dans les rues de puissants antiseptiques. Les entreprises ferment, les hôpitaux sont réquisitionnés pour interner les porteurs du microbe. Les hospices de charité ferment, par crainte des contagions. Au bout de quelques semaines, on compte déjà des dizaines de commerces, artisans, maraîchers, ruinés. Des centaines de personnes isolées de force souffrent de faim et de privation de soins, privées des secours habituels prodigués par la communauté.

La situation deviendra de pire en pire. Jusqu’à ce que des confrères du professeur interviennent et expliquent qu’il n’existe aucun lien entre la présence de ce microbe dans l’organisme et les décès, causés par d’autres problèmes de santé.

Ce microbe était en fait un simple lactobacillus présent naturellement chez tous les êtres humains, et absolument inoffensif.

Le professeur décédé dans l’Oise n’est pas mort du coronavirus

Le professeur de 60 ans décédé à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière est mort d’une embolie pulmonaire massive.

Il était par ailleurs porteur du coronavirus.

Rien ne permet d’affirmer un lien entre le coronavirus et l’embolie (l’embolie est provoquée par un caillot de sang qui bloque une artère).

Mais si vous lisez dans la presse : “L’homme porteur du coronavirus est mort”, il est naturel et logique que vous pensiez que le coronavirus est la cause du décès.

Partout dans le monde, on confond les personnes qui meurent alors qu’elles sont infectées par le coronavirus, et les personnes qui meurent à cause du coronavirus.

C’est un problème inévitable en médecine, et pas seulement dans les pays peu avancés car la cause exacte d’un décès est toujours compliquée à établir quand il s’agit d’une infection, surtout avec des problèmes respiratoires.

Dès le début de l’épidémie, le professeur Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, où est décédé le premier Français qui souffrait du coronavirus, avait expliqué :

“ Si deux personnes porteuses du coronavirus sont décédées en France, le Covid-19 n’est pas le seul responsable. Un patient est décédé d’une autre pathologie même s’il était infecté. En Italie, les patients qui décèdent sont souvent des personnes âgées ou atteints de comorbidité, des cancers etc… C’est un peu comme la grippe, c’est une maladie qui touche des personnes fragiles. » [1]

L’épidémie se termine en Chine

Depuis 30 jours, l’épidémie recule en Chine. Aujourd’hui, on annonce le “retour à la normale”. [2]

Il y avait 300 morts par jour début février. Le 25 février, la Chine a enregistré 54 morts. Le 26 février, il y a eu 29 morts [3]. Le 9 mars, il y a eu 17 morts et seulement 26 nouvelles contaminations.

Certains mettent en doute les statistiques des Autorités chinoises, et ont d’excellentes raisons de le faire.

Mais n’ayant aucun moyen de vérifier ce qui se passe, on peut tout aussi gratuitement affirmer qu’il y a des millions de morts cachés par le gouvernement, ou au contraire qu’il n’y a aucun mort et que le coronavirus n’est qu’un prétexte inventé pour liquider des opposants.

En l’absence de raison de croire à l’une ou à l’autre de ces théories, j’ai fait le choix de m’en tenir aux chiffres officiels, sans me faire d’illusion sur leur exactitude.

Des chiffres fous, qui font tourner les têtes

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, on recense environ 4000 morts.

Sur cette même période de deux mois, environ 9 millions de personnes sont mortes dans le monde de causes variées. Chaque jour meurent 150 000 personnes, la plupart à cause d’accidents cardiaques, de maladies respiratoires autres que le coronavirus, d’Alzheimer, de cancer des poumons et des bronches, de diabète, de diarrhée.

Depuis que l’épidémie est devenue “mondiale”, on recense environ 100 morts par jour.

Les effets du coronavirus sur la mortalité globale sont donc insignifiants à ce jour.

116 000 personnes ont attrapé le coronavirus mais 65 000 sont déjà guéries.  Le nombre de personnes actuellement malades est de 47 000 environ, dont 41 000 qui n’ont que des symptômes bénins (nez qui coule, petite fièvre). [4]

Ce sont là les chiffres qui rassurent.

Les bizarreries des experts

D’un autre côté, on se demande si les chiffres donnés par les experts sont fiables.

Je trouve pour ma part extrêmement étonnant que tant de politiciens soient touchés, tels les sept députés français ainsi que le ministre de la Culture Franck Riesler.

En Italie, c’est un des chefs de la coalition au pouvoir qui est malade.

En Iran, c’est un des vice-présidents du pays, le ministre de la Santé, 23 députés et plusieurs hauts-fonctionnaires qui font partie des 7000 personnes infectées !

Comment expliquer une telle épidémie parmi les politiciens, à part par le fait qu’ils bénéficient des tests refusés au reste de la population ?

Incompréhensibles également sont les disparités d’un pays à l’autre. Savez-vous qu’il y a à peu près autant de cas de coronavirus (7500) en Italie et en Corée du Sud, mais qu’il y a dix fois plus de morts en Italie qu’en Corée (500 contre 50) ?

Pire, il y aurait 650 malades de plus en Italie en situation “critique”, alors qu’il n’y en aurait plus que 45 en Corée, annonçant la fin de l’épidémie là-bas mais des centaines de morts supplémentaires en Italie. Qui peut expliquer cela ?

Est-ce la même maladie ? Compte-t-on les malades de la même façon ?

Ces questions ne paraissent pas préoccuper nos journalistes.

Ne regardez pas les statistiques générales de mortalité

Les statistiques générales de mortalité du coronavirus n’ont aucun sens.

Tout dépend de votre état de santé et de votre âge au départ.

Pour les personnes jeunes et en bonne santé, les symptômes du coronavirus se limitent en général à de la toux, de la fièvre pendant trois ou quatre jours, des difficultés à respirer, puis cela passe.

En revanche, si vous avez plus de 70 ans et que vous souffrez d’hypertension, de diabète, d’obésité, d’asthme, de maladie cardiaque, de problèmes aux poumons ou aux reins, ou d’un système immunitaire affaibli, c’est une autre histoire. Vous avez beaucoup plus de risque de mourir, et c’est aussi le cas pour les gros fumeurs et les personnes aux poumons abîmés par la pollution (ce qui était le cas à Wuhan en Chine).

Il est important alors de vous faire diagnostiquer le plus vite possible si vous avez des symptômes (toux, fièvre). Le traitement inclura de vous mettre sous oxygène pour vous aider à mieux respirer, ou même sur un ventilateur si vos poumons arrêtent de fonctionner.

Les personnes âgées doivent veiller plus que les autres à se protéger de la contagion, ce qui suppose de se tenir à l’écart des gens, ne pas serrer les mains, ne pas porter les mains au visage et sur les muqueuses, se laver les mains régulièrement et les désinfecter avec une solution hydroalcoolique.

Ne pas sombrer dans la panique, toutefois. Pour les personnes affaiblies par l’âge ou la maladie, il est toujours plus embêtant d’attraper des infections supplémentaires. Le coronavirus n’a en cela rien de particulier.

Des raisons de rester d’un calme olympien

Pour l’instant, seule une personne sur 10 000 environ est porteuse du coronavirus en Europe.

En Chine, les Autorités ont laissé le virus se développer à grande échelle avant de reconnaître son existence et de prendre des mesures. Les résultats, alors, se sont fait sentir en quelques semaines.

Si la maladie s’est révélée là-bas bien moins grave qu’annoncé, pourquoi faudrait-il craindre qu’elle soit terrifiante dans d’autres pays bien mieux préparés, où tous les services de santé sont en alerte et où on décompte, heure par heure, les nouveaux cas ?

On sait que le virus perd en virulence au fur et à mesure qu’il circule. Dans des pays qui traitent le mal à la racine, il n’y a aucune raison pour l’instant de craindre une contagion massive.

Fausse information sur la quercétine contre le coronavirus

Nos amis du Canada ont peut-être entendu la déclaration du Dr Michel Chrétien, de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, et de son collaborateur Majambu Mbikaye, au sujet de la quercétine.

Ils ont déclaré à la radio que “la clé” contre le coronavirus pourrait être la quercétine, un pigment très répandu que l’on trouve dans le gingko, le millepertuis, le câpre, l’oignon, le raisin, les petits fruits rouges et noirs, le brocoli et les agrumes.

Cette déclaration a déclenché une ruée sur la quercétine, sur la base de la réputation de ce médecin endocrinologue (spécialiste des hormones) âgé de 84 ans.

Il n’existe toutefois aucune indication, aucune expérience connue, aucune donnée clinique, permettant de supposer que la quercétine serait efficace contre le coronavirus, ni d’ailleurs aucun autre virus ni même le simple rhume. À noter que la quercétine n’est pas utilisée en phytothérapie traditionnelle (médecine par les plantes).

Il n’existe pas de traitement naturel contre le coronavirus, ni préventif ni curatif

Le coronavirus étant une maladie infectieuse sans traitement connu à ce jour, c’est votre système immunitaire qui devra faire le travail si jamais vous deviez être infecté.

Il n’existe pas de “traitement naturel” contre le coronavirus, ni de moyens de le prévenir.

Les médecines naturelles sont fondées sur les traditions, l’expérience. Je ne vois pas comment des thérapeutes pourraient déjà connaître le traitement d’une maladie sur laquelle on n’a aucun recul, et qu’ils n’ont jamais eu à traiter.

Voici donc ma liste de mesures classiques, pour renforcer le système immunitaire :

  • vérifiez votre statut en vitamine D (idéalement vous devez avoir plus de 65 ng/mL). Dans tous les pays d’Europe actuellement, il fait trop froid, et le soleil est trop bas pour pouvoir fabriquer naturellement de la vitamine D, essentielle pour le système immunitaire. Une supplémentation de 1500 UI à 4000 UI par jour est recommandée;
  • Mangez des probiotiques (aliments fermentés non pasteurisés) pour votre flore intestinale qui est un des principaux sièges de l’immunité ;
  • Buvez des bouillons faits à partir d’os riches en acides aminés et en moëlle (à la source des globules blancs) ;
  • Mangez des fruits et légumes frais riches en vitamine C ;
  • Prenez des tisanes d’échinacées, ces grandes fleurs utilisées par les Indiens d’Amérique contre les infections des voies respiratoires (et les morsures de serpent, mais c’est un autre sujet) ;
  • Buvez du jus de citron chaud avec du miel, de la cannelle – et un “schluck” de rhum.
  • Prenez de la propolis, pure, à mâcher, ou alors en gouttes (400 mg chaque matin). La propolis réduit les symptômes des maladies hivernales type angine, sinusite, grippe.
  • Les huiles essentielles de thym et d’origan (deux gouttes dans une cuillerée de miel) dégagent les voies respiratoires. Vous pouvez aussi mettre sur la poitrine ou sur les poignets deux gouttes d’huile essentielle de ravintsara ou de Tea Tree.
  • Faites du sport au grand air, en choisissant des activités qui donnent de fortes accélérations cardiaques. N’oubliez pas que le muscle, en cas de maladie, sert de réserve au système immunitaire pour lutter contre les microbes.
  • Dormez, d’un sommeil de qualité ;
  • Attaquez-vous aux problèmes qui vous pourrissent la vie, vous causent du stress, du mal-être, et vous rendent plus vulnérables aux maladies (pour cela, lisez régulièrement mes lettres, en particulier celles que je publie le dimanche matin et qui s’attaquent aux plus graves sources d’anxiété dans notre société malade).

Ces mesures vous permettront de suivre l’épidémie avec plus de recul.

Enfin, je vous recommande de ne PAS trop écouter les informations à la radio et à la télévision. Elles sont trop déprimantes et, surtout, trop fausses, pour ne pas dire folles.

On entend trop de chiffres et d’annonces incohérentes, excessives. A force de désorganiser les hôpitaux, les circuits de soin, et les circuits d’approvisionnement, on risque de provoquer plus de souffrances et de décès.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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« On est trop nombreux de toute façon »

 

Propos atroces entendus tandis que je buvais un café au comptoir :

– “Bah, le coronavirus ! On est trop nombreux de toute façon. Il nous faut une bonne épidémie pour nettoyer tout ça ! ”

Cela m’a fait sourire, et frissonner à la fois.

Ce ne sont pas forcément “les autres” qui seront touchés

Sourire, parce que l’épidémie de coronavirus ne sera pas la catastrophe annoncée par les médias.

Frissonner, parce que cette phrase prononcée sur un ton de badinage, est d’une incroyable violence. Je me suis dit que les gens oubliaient à une vitesse incroyable l’horreur des grandes épidémies.

Bien sûr, on imagine toujours que ce sont “les autres”, qui vont mourir : les Chinois, les Africains, les Coréens, les Italiens, éventuellement des voisins.

Mais pas soi-même ; pas ses propres enfants !

Population : regardez les choses en face

Il est vrai qu’on entend régulièrement des démographes expliquer que la Terre ne peut supporter qu’un milliard d’êtres humains, contre bientôt 8 milliards.

Mais pour “nettoyer tout ça” comme disait mon charmant voisin, le coronavirus ne marchera pas.

Il faudrait éliminer 7 milliards de personnes. C’est bien plus que la pire maladie de tous les temps, la peste bubonique, qui ne tuait “que” 60 % des personnes infectées. Le coronavirus, lui, ne tue “que” une personne malade sur 50.

Imaginez une maladie qui emporterait 7 personnes sur 8, à l’échelle mondiale.

Ce serait un peu comme tirer à la courte-paille, avec une chance sur huit seulement de rester vivant.

L’humanité toute entière devrait participer à ce tirage au sort morbide :

Tout le monde y compris les femmes, les nourrissons, les handicapés, les vieillards, les politiciens, les professeurs, les pacifistes, les extrémistes, les capitalistes, les écologistes, les gens honnêtes et les délinquants.

Zinedine Zidane, Greta Thunberg, Shakira, Cyril Hanouna, Jean-Marc Dupuis, Bernard Henri-Lévy, Emmanuel Macron et Jean-Marie Le Pen, personne ne serait dispensé de tirage au sort…

Et il faut faire la même chose dans tous les pays du monde !

Pas seulement dans les grandes villes. Aussi dans toutes les campagnes, les montagnes, les forêts, les déserts (car il y a toujours quelqu’un qui se cache, dans le désert), les îles du Pacifique, la banquise.

Ferez-vous partie des “heureux élus” ?

Sept personnes sur huit éliminées par la maladie, à l’échelle mondiale, cela fera un sacré tas de cadavres…

Cela laisse peu de chance d’être parmi les survivants.

Feriez-vous partie des “heureux élus” ?

Et d’ailleurs, à ce stade, on peut se demander s’il serait heureux ou malheureux d’échapper au carnage.

Si c’est pour être en deuil de tous ses amis, toute sa famille, et pratiquement tout son peuple…

“Oui, mais la Nature pourra reprendre ses droits !”

Ceci est vrai. La Nature pourra reprendre ses droits.

Ceci dit, que ce soit maintenant, ou un peu plus tard, cela va forcément arriver…

Il paraît que, si l’Homme disparaissait, en 3 millions d’années il ne resterait plus la moindre trace de son passage sur Terre. Pas même une centrale nucléaire par ci par là.

Trois millions d’années, cela paraît beaucoup. Mais pour les homards, qui sont au fond des océans depuis 300 millions d’années, c’est à peine une parenthèse dans leur épopée !

Ils vivaient déjà à une époque où les arbres n’existaient pas.

La première espèce de pin est apparue il y a 150 millions d’années, rendez-vous compte.

Dans mon jardin déjà, il suffit que je m’absente quinze jours à la belle saison et c’est déjà “la jungle” quand nous revenons.

Bref, la Nature… est tranquille.

Elle sait qu’elle aura le dernier mot.

Elle attend, tranquillement, son heure.

Elle ne doute pas une seconde qu’elle a tout en main pour retrouver toute sa force et toute sa sauvagerie, dès que nous aurons disparu.

Je ne sais pas si elle a une conscience, mais si elle en a une, elle doit bien rire en nous voyant nous inquiéter, nous affairer.

Non, c’est pour nous que nous devons faire des efforts pour soigner le monde qui nous entoure (et notamment les personnes qui nous entourent).

Faire en sorte que notre monde devienne un peu plus vivable. Un peu plus beau. Un peu moins bruyant. Un peu, ou beaucoup moins pollué. Découvrir les secrets de santé qui rendent la vie longue et heureuse…

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Ce que Lino Ventura penserait d’Internet

 

Internet est une machine à apporter, sur nos écrans, tout ce qui se fait de plus absurde, grotesque, stupide, vulgaire, dans le monde.

Les c***s, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît”, disait Lino Ventura, dans les Tontons flingueurs (https://www.youtube.com/watch?v=CMzgMva5ekk)

Oui, mais ce sont eux, justement, qui ont le plus de chance de devenir des célébrités mondiales sur Youtube !

Nous en avons eu un bel exemple avec Benjamin Grivaux, candidat à la Mairie de Paris.

(J’ouvre une parenthèse : à mes lecteurs qui se demandent comment un être humain doté d’un cerveau peut agir de façon aussi contraire à son propre intérêt, voir l’histoire de la grenouille et du scorpion ; instructive pour comprendre pourquoi chacun de nous fait des bêtises sur le plan de sa propre alimentation et de sa propre santé).

Les pires folies sont devenues notre quotidien

Avec Internet, nous passons en continu d’une aberration à l’autre : comportements absurdes, attentats insensés, élections désastreuses, blagues graveleuses, acrobaties ou accidents consternants, catastrophes en tout genre, c’est le concours permanent d’hystérie.

Surtout, Internet donne une prime énorme à ceux qui osent dire et faire n’importe quoi.

Ainsi, si vous décidez de devenir plombier ou de planter des laitues, vous pouvez poster la nouvelle sur Facebook, elle ne risque pas de faire le tour du monde.

Mais si vous décidez d’épouser un hippopotame et que vous lancez des démarches pour faire reconnaître par l’Etat civil que vous êtes vous-même un phacochère, vous avez bonne chance de faire un tabac planétaire sur Youtube, pour peu que vous paraissiez sincère, et que vous publiiez un appel émouvant filmé sur votre smartphone.

Les personnes normales finissent par se sentir “ratées”

Or, les gens extravagants sont, à l’échelle de l’humanité, assez nombreux pour fournir un flux continu d’âneries accablantes sur les réseaux sociaux, qui sont des autoroutes qui conduisent toutes les pires stupidités droit dans nos cerveaux.

La personne normale, sans histoire, finit par se sentir isolée, exclue du succès et de la célébrité, et au fond un peu “ratée”.

Moi je m’habille normalement, je travaille, je bricole, je joue au Scrabble… je suis donc un “nobody”, je ne serai jamais un héros sur Youtube, je suis un nul, un raté…

Devenir célèbre, pour le meilleur et pour le pire

On ne compte plus les adolescents, les quidams, qui ont un jour publié une photo, une vidéo, un message, sans se douter de ce qui allait se produire, et qui sont devenus ainsi du jour au lendemain des célébrités mondiales, et souvent pas dans le bon sens.

Nouveau héros de la Nation ou, au contraire, ennemi à abattre.

C’est le phénomène “Mila” ou Julie Graziani. Tout le monde est déjà en train de les oublier mais elles ont leur vie définitivement fracassée, jusqu’à leur mort, à cause d’une phrase de deux secondes qui a circulé sur Internet.

Comment mes lettres sur la santé se sont mises à circuler sur Internet, et à échapper à mon contrôle

Moi-même, c’est un peu ce qui m’est arrivé en 2010, quand j’ai commencé à publier mes messages sur la santé.

A l’époque, je n’écrivais qu’à quelques personnes de mon entourage proche et connu : amis, quelques cousins, collègues, mon parrain, une voisine…

C’était la pré-histoire de Santé Nature Innovation. Une époque, au fond, où tout était simple.

J’avais toujours eu l’habitude d’écrire des lettres. La “petite” différence, était que c’était des courriers électroniques. Des emails qui peuvent donc se transférer très facilement, d’un carnet d’adresse à l’autre.

Et voilà que, suite à un message devenu “viral”, des dizaines de milliers de personnes que je ne connaissais pas ont commencé à me lire, du jour au lendemain.

Mais moi, je ne m’y attendais pas. Je n’étais pas préparé.

Et je ne sais toujours pas d’ailleurs, aujourd’hui, quel a été l’impact de mes messages. Sur qui ? Qui les a reçus ? Qui les a aimés ? Qui les a détestés ??

Globalement, ont-ils apporté aux gens plus de choses positives ? Ou négatives ?

Je ne le saurais jamais. (Vous pouvez toutefois témoigner au bas de cet article de vos bonnes et mauvaises expériences en rapport avec Santé Nature Innovation, nous y verrons ainsi un peu plus clair sur les résultats réels de mon travail, toutes ces années).

Aucun moyen de mesurer les conséquences sur le monde réel

En tant que rédacteur, je sais très bien que les messages que j’envoie peuvent aider des gens, mais aussi être mal comprismal interprétés, mal appliqués, contenir des ambigüités voire des erreurs (je ne suis qu’un être humain !!) .

Imaginez l’angoisse !

J’ai du apprendre à faire extrêmement attention à ce que j’écrivais.

J’ai redécouvert le sens des proverbes anciens comme “La parole est d’argent, mais le silence est d’or”. Ou encore “Avant de parler, tourne ta langue sept fois dans ta bouche”.

Mais ça n’évite pas tous les problèmes.

Que doit ressentir Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook ??

Et je n’ose même pas penser à ce que doivent ressentir les gens qui ont créé des sociétés un million de fois plus grandes quecSanté Nature Innovation, comme Facebook, Google, Amazon, Wikipédia et autres…

C’est vraiment l’histoire de Frankenstein, la créature qui prend vie, et échappe à son créateur.

Facebook compte plus d’inscrits que le plus grand pays du monde, et même que la plus grande religion du monde !

Quel impact sont-ils en train d’avoir ?? Sont-ils en train d’aider les gens, en les rapprochant, ou au contraire de créer des communautés divisées qui se haïssent comme jamais ??

Sont-ils en train de nous apporter plus de liberté, ou au contraire de transformer le monde en prison planétaire, où plus aucune vie privée ne sera possible ?

Les gens mettent tellement d’informations sur Facebook et sur Internet… Et tout est enregistré, à jamais, sur des mémoires informatiques. Chaque parole, action, clic, est consigné pour l’éternité…
Que se serait-il passé si Vichy, les Allemands ou les Soviétiques avaient eu accès aux comptes Facebook de tous les citoyens de leurs pays ?
Tout cela restera-t-il éternellement sans conséquences ?

Que se serait-il passé en Allemagne dans les années 30 s’il y avait eu Facebook et que le gouvernement à Berlin avait pu exiger d’avoir accès au compte de tout le monde pour savoir ce que chacun pensait, ce qu’il avait lu, qui était ses amis, où ils se trouvaient ??

De combien cela aurait-il facilité le “travail” des SS et de la Gestapo ? Et en Russie ? Et au Cambodge ?

Et qu’en est-il des actuelles dictatures en Chine, par exemple, et dans les autres régimes autoritaires ? Savez-vous que le gouvernement indien vient de passer une loi qui lui donne accès, sans la moindre restriction, à tous les comptes ouverts sur les réseaux sociaux ? [1]

Les dirigeants indiens sont-ils tous des enfants de chœur ? Et, si oui, quelle garantie y a-t-il que ceux qui seront au pouvoir demain, et qui auront accès eux-aussi à toutes les opinions, faits et gestes de toute la population de leur pays, ne seront pas tentés d’en abuser pour régler certains comptes ?

Qu’en est-il dans nos pays aujourd’hui ?

Qu’en est-il, d’ailleurs, de nos propres pays ? Au nom de la lutte contre le terrorisme, la grande criminalité et la fraude fiscale, nos dirigeants s’arrogent chaque année de nouveaux “droits” à venir contrôler ce qui se passe sur les réseaux sociaux.

Avons-nous de bonnes raisons de penser que cet accès aura toujours lieu à bon escient ? Que jamais il ne se reproduira de dérives politiques, conduisant certaines personnes pas très bien intentionnées au pouvoir, qui pourraient se servir de tout cela pour des motifs discutables (comme par exemple de repérer et persécuter des gêneurs) ?

Et ne nous faisons aucune illusion : les gens qui ont inventé Google, Facebook, les sites Internet, Wikipédia et autre, ne maîtrisent, pas plus que vous ou moi, les conséquences que leurs inventions sont en train d’avoir.

Il n’y a qu’à voir leurs visages… Ils ont beau prendre des poses, être conseillés par d’habiles experts en communication, se gratter la gorge et prendre des airs rassurants, comme s’ils savaient où ils vont, la vérité est qu’ils n’ont pas la moindre idée, ni la moindre maîtrise, sur ce que leurs inventions sont en train de causer collectivement à l’humanité…

De haut en bas, et de gauche à droite : Mark Zuckerberg (Facebook), Jeff Bezos (Amazon), Tim Cook (Apple), Elon Musk (Paypal, Tesla), Bill Gates (Microsoft), Larry Page et Sergueï Brin (Google). Derrière les sourires et les mines de circonstances, ces personnes n’ont plus aucune maîtrise sur les conséquences de leurs inventions sur l’avenir de l’humanité.

Mais bon, personne ne nous demande notre avis de toute façon.

Donc, pas d’autre choix que d’attendre pour observer ce qui va se produire. Tâchons juste de garder un peu de distance, et de sens de l’humour. Car cela va certainement s’avérer nécessaire, et probablement bien plus vite qu’on ne peut l’imaginer, et le souhaiter.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Cette plante africaine bien connue mériterait de se trouver aussi dans les armoires à pharmacie européennes

 

En 1989, le zoologue spécialiste des grands singes, Michael A. Huffman, observe des chimpanzés mangeant dans la nature des feuilles de vernonie pour traiter leurs infections parasitaires. [1]

La vernonie était, en Afrique tropicale, bien connue par les êtres humains pour ses vertus médicinales.

Mais quelle surprise de découvrir que les singes les connaissaient eux aussi !

Une des plantes africaines les plus appréciées

La vernonie est très appréciée par les Camerounais, Béninois, Gabonais et Nigérians pour faire des soupes, des boulettes cuites avec de la viande.

Au Cameroun, ses feuilles hachées et blanchies sont préparées pour une spécialité locale, le Ndolé avec des arachides, de la viande ou des crevettes. Plante amère, elle est aussi employée à la place du houblon pour une bière locale.

Chaque pays africain a ses propres remèdes avec la vernonie. Elle est parfois mangée, macérée, souvent utilisée séchée pour des décoctions, pour lutter contre les vers intestinaux, la fièvre, la diarrhée, la dysenterie,

Au Nigéria, on se sert des feuilles pour appliquer sur les plaies, comme on le ferait avec la teinture d’iode.

Les extraits de racine sont utilisés contre le paludisme et les maladies gastro-intestinales.

Vertus médicinales de la vernonie

Une étude publiée dans le Nigerian Journal of Physiological Sciences en 2005 témoigne d’une amélioration des taux de triglycérides et de la glycémie chez des rats diabétiques, grâce à une simple infusion de vernonie. [2]

En Occident, la vernonie fait l’objet de recherches contre :

  • le cancer : amélioration de la sensibilité à la chimiothérapie et inhibition des cellules cancéreuses. L’efficacité du parthénolide, un actif présent dans la vernonie, s’est révélé efficace dans les études in vitro (éprouvettes) et in vivo (chez des animaux de laboratoires) pour augmenter l’efficacité de la chimiothérapie dans le traitement du cancer du sein métastasé. [3]
  • la migraine : les lactones sesquiterpéniques présents dans la vernonie ont des effets préventifs contre la migraine.
  • les propriétés anti-parasitaires ;
  • le traitement antipaludique.

Où trouver de la vernonie ?

En Europe, on trouve parfois la vernonie dans les marchés ethniques.

Le problème est qu’elle n’est pas toujours bien identifiée sur le plan botanique. Les appellations varient selon les origines et les dialectes locaux : on l’appelle Grawa en amharique, Ewuro en yoruba, Etidot en Ibibio, onugbu en igbo, Ityuna en tiv, Oriwo en édo, chusar-doki en haoussa, Mululuza en luganda, labwori en acholi et olusia en luo (pour mes lecteurs qui connaissent les dialectes africains).

La preuve que l’herboristerie a encore quelques progrès à faire pour se décloisonner et livrer ses trésors équitablement à travers le monde. Mais on progresse !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Pour aider ceux qui en ont besoin à se remettre en route

 

Suite à ma lettre sur les 7 fléaux qui s’abattent actuellement sur notre monde, j’ai reçu de nombreuses questions angoissées.

– “Que faire ?” ; “Qu’allons-nous devenir ?” ; “Faut-il paniquer ?

Vous connaissez ma théorie :

Il est important d’être conscient des problèmes. Mais les personnes qui sont le plus en danger sont :

  • Celles qui, traumatisées par les mauvaises nouvelles qui s’accumulent sentent leur envie d’agir les quitter.
  • Celles qui pensent que la situation est tellement grave qu’il n’est plus possible d’espérer.
  • Celles qui font des cauchemars sur les images de massacres d’animaux, d’incendie de forêt, de pollution, d’ordures qui s’amoncellent, de plastiques qui envahissent la chaîne alimentaire, d’accident chimique ou nucléaire, etc.

En effet, vient un moment où les mauvaises nouvelles cessent de stimuler. Elles détruisent.

On se prend la tête à deux mains, on s’assoit, on pleure. On baisse les bras.

Mon message d’aujourd’hui a pour objectif d’aider ceux qui en ont besoin – et qui le souhaitent – à se remettre en route.

La vie a toujours été une catastrophe

Rappelons-nous avant tout que la vie est, et a toujours été, une catastrophe.

L’être humain est programmé pour angoisser (c’est notre principal moteur pour agir et parer aux dangers). Mais il est aussi programmé pour, en principe, ne pas se laisser miner par les mauvaises nouvelles au point de s’effondrer.

S’il ne trouve plus aucun repos ni sérénité : il y a malaise.

Il faut réagir.

Je vous propose donc d’envisager la crise actuelle sous un angle positif. Voir l’effondrement écologique comme, au fond, une bonne nouvelle, qui peut nous permettre de rebondir.

1) “on ne pourrait plus circuler en voiture !

Bon.

Serait-ce un drame ? Combien de voitures circulent sur nos routes pour de mauvaises raisons actuellement ?

Ce flot de milliards de voitures allant et venant dans tous les sens est-il une condition indispensable de la survie de l’humanité ?

Combien de voitures sont-elles actuellement en train de rouler parce que le conducteur aime se promener en voiture ? Il aurait des tas d’autres solutions, comme rester chez lui ou prendre le vélo ou le train, mais il aime faire de la voiture. Parce qu’il a son petit confort (sa radio, son téléphone, pas de collègue pour l’agacer…), parce qu’il se sent bien, il aime la sensation de se déplacer sans effort, même s’il n’a besoin d’aller nulle part.

Il invente donc un prétexte pour prendre sa voiture. Soit disant, il doit “faire une course”. En réalité, il s’ennuie. Il a décidé d’aller passer l’après-midi dans un centre commercial.

Il roule pour passer le temps ; pour éviter de faire ses devoirs, son travail, son jardin, son bricolage, lire un livre, se promener, rendre service à un voisin, s’occuper de ses enfants ou de ses vieux parents… Bref, il roule pour éviter de faire des choses utiles et constructives.

Si le carburant coûtait 20 fois plus cher, je suis certain que cela n’aurait aucune conséquence grave.

Un très grand nombre de déplacements en voiture (ou bus) inutiles, et en fait nuisibles, seraient supprimés.

Cela ne nous empêcherait pas de prendre une ambulance pour aller à l’hôpital, ou de transporter des matériaux importants. Il n’y aurait donc rien de dramatique.

2) “on ne pourrait plus prendre l’avion !

La belle affaire.

Soyons réaliste : la plupart des trajets en avion pourraient (devraient) être supprimés de toute façon.

Cela n’aurait que des avantages sur le bien-être de l’humanité.

Combien de lieux paradisiaques menacés par le tourisme de masse, seraient ainsi sauvegardés ? Combien de pollution, y compris sonore, serait-elle évitée ?

Mieux encore :

Combien d’énervements liés à des avions en retard, à des bagages perdus, à des correspondances ratées, à des voisins indélicats, à des files d’attente et des contrôles de sécurité tatillons et humiliants, seraient-ainsi éliminés ?

L’humanité n’y gagnerait-elle pas ?

3) “on ne pourrait plus chauffer les maisons !

Et alors ?

Nous avons pris l’habitude, dans les années 70, de pouvoir nous promener en T-shirt, voir en slip, en plein hiver, dans nos intérieurs.

Mais c’est une mode récente et ruineuse quand on y pense.

Autrefois, on mettait un gros pull en laine, des chaussettes épaisses dans des chaussons, un bonnet de nuit…

On allait couper du bois pour se réchauffer, ce qui évitait de devoir payer un abonnement dans un club de gym.

On se rassemblait autour d’une seule source de chaleur et de lumière : le foyer, le poêle. Cela comportait bien des avantages en terme de convivialité et de transmission entre les membres de la famille. On blaguait, on jouait, on riait… On se préparait gentiment à dormir, ce qui explique aussi que les gens dormaient beaucoup mieux, avaient meilleur moral, et étaient plus faciles à vivre.

Dans les chambres, avec une très grosse couette, on dort magnifiquement par grand froid. Et on avait, bien sûr, toutes sortes d’excellentes techniques pour se réchauffer, sous la couette ! On avait plus le temps de s’amuser !

4) “L’économie s’effondrerait

Si c’est pour avoir moins de gadgets, jouets en plastique, accessoires inutiles, et revenir à des objets qui durent, en bois et en métal, des vêtements de qualité qu’on rapièce plutôt que de la mode bon marché, ce sera encore une fois un gain pour l’humanité.

La caisse à outil reprendrait son importance. Les jeunes devraient apprendre à faire usage de leurs dix doigts (plutôt que de leur pouce uniquement sur l’écran de leur smartphone).

Un très grand nombre d’activités économiques n’ont aucun sens et pourraient être supprimées sans conséquence grave pour l’humanité : l’industrie de la télé, du divertissement, les parcs d’attraction, la “culture” officielle laide et absurde, une grande partie de l’informatique, de la fausse médecine, des transports qui font du bruit et polluent, le secteur bancaire.

Ce dernier, rappelons-le, pourrait d’ores et déjà être remplacé intégralement grâce à la technologie du blockchain (comme le Bitcoin). Autant de gratte-ciels, d’institutions dans les centre-villes, de jets privés et centres de conférence de luxe qui pourraient être supprimés du jour au lendemain, avec uniquement des économies à la clé pour l’humanité qui s’en porterait beaucoup mieux.

5) “On n’aurait plus de nourriture ; on mourrait de faim !

Tiens, justement, je l’aime bien celle là.

Rien ne serait meilleur pour la santé et le moral des gens (et leur sens des réalités), qu’ils redécouvrent le problème réel – et le plaisir réel – de produire de la nourriture.

Pour qu’ils cessent de gaspiller ; de s’empoisonner ; pour qu’ils cessent de s’imaginer qu’ils peuvent manger de bons produits en achetant les yeux fermés au supermarché de la nourriture qui sort d’usine.

Qu’ils cessent aussi d’imaginer qu’ils peuvent manger bio bon marché.

Non, désolé, produire un bon poireau, une bonne fraise, un bon chou, un bon pain, un bon poulet, une bonne vache bio, c’est un travail énorme et pénible.

Il faut se lever tôt, se coucher tard, et travailler dur entre temps.

Cela coûte cher, en huile de coude, et en temps. Désherber, enlever les limaces une à une sur les salades, arroser, récolter, nettoyer… Mais quel plaisir, dans l’assiette, et comme ce serait meilleur pour la santé !

Là encore, on économiserait des milliards en frais de santé causés par notre mode de vie et notre alimentation actuels.

6) “On n’aurait plus de médicaments !

Je n’y crois pas.

Il est bien possible qu’on n’ait plus les budgets pour droguer une grosse partie de la population à coup d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, et autres médicaments inutiles comme les pilules contre le cholestérol, l’ostéoporose, le reflux, l’hypertension…

Mais les quelques médicaments vraiment utiles, je vous garantis que nous trouverions les moyens de nous en procurer, avec parcimonie, quand nécessaire.

7) “On n’aurait plus de télé, de jeux vidéos, ni de nouvelles séries

Sans commentaire.

Conclusion

Tout ça pour dire que la situation est grave… mais pas désespérée.

Ami lecteur, surtout, résistez à la tentation du renoncement, du désespoir.

L’urgence climatique est réelle. Mais rien ne dit que la vie sera tellement pire, demain.

De plus, n’oublions pas que nos moyens pour construire sont aussi puissants que ceux que nous avons pour détruire.

Nous ne sommes pas encore dans une situation pire que nos ancêtres préhistoriques, qui se couchaient chaque soir en entendant les fauves gronder autour d’eux dans la pénombre, et siffler des serpents qui cherchaient à dévorer leurs petits.

Pour nous, la fin n’est pas aussi imminente.

Oui, nous avons cette étrange capacité à angoisser, mais dans toutes les situations, des hommes ont toujours su, malgré tout, garder la tête haute, faire face.

Il est vrai que nous avons un sacré pain sur la planche pour préserver et reconstruire tout ce que nous avons – et sommes en train d’abîmer.

Mais, si nous nous retroussons les manches chacun à notre échelle, il reste parfaitement possible que, au bout du compte, nos petits enfants soient beaucoup plus heureux que nous, et vivent dans un monde meilleur (avec moins de voitures et sans télévision).

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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