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Confinement : l’OMS met en garde

Chère lectrice, cher lecteur,

Dans la confusion générale au sujet du Covid, il faut rappeler que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ne recommande le confinement que comme solution de dernier recours :

« Le seul cas où nous pensons qu’un confinement est justifié, c’est pour permettre de gagner du temps pour vous réorganiser, vous regrouper, rééquilibrer vos ressources, protéger vos travailleurs de la santé qui sont épuisés, mais dans l’ensemble, nous préférons ne pas le faire », a déclaré le Dr David Nabarro, un des six envoyés spéciaux de l’OMS pour le Covid-19 [1].

Le Dr David Nabarro a exhorté les dirigeants du monde entier à cesser d’utiliser le confinement comme principale méthode de contrôle contre la propagation du virus.

Les ruines, faillites, destructions massives d’entreprises, d’emplois, vies humaines, investissements, provoqués par le confinement aboutissent à tuer beaucoup plus de personnes qu’à en sauver, estime-t-il.

Les pays riches qui confinent ne se contentent pas de se ruiner et de détruire des millions d’emplois sur leur territoire.

Ils détruisent encore plus d’emplois et ruinent des millions de personnes dans les pays pauvres. Car, en cas de confinement, nous cessons de commercer avec toutes sortes de gens qui dépendent de cela pour survivre au quotidien.

Doublement de la pauvreté mondiale, en un an !

Le Dr David Nabarro évoque un doublement de la pauvreté mondiale, en un an, à cause des mesures de confinement.

C’est la plus grande catastrophe qui ne soit jamais arrivée dans l’histoire :

«  Il suffit de voir ce qui est arrivé aux petits exploitants agricoles dans le monde entier (…). Regardez ce qu’il advient des niveaux de pauvreté. Il semble que nous pourrions bien voir la pauvreté mondiale doubler d’ici l’année prochaine. Il semble que nous pourrions bien avoir au minimum un doublement de la malnutrition infantile parce que les enfants ne reçoivent pas de repas à l’école et que leurs parents, dans les familles pauvres, ne peuvent pas se le permettre  », explique David Nabarro.
«  Il s’agit en fait d’une terrible catastrophe mondiale épouvantable  », a-t-il déclaré. «  Et nous lançons donc un appel à tous les dirigeants du monde: Cessez utiliser le confinement comme votre principale méthode de contrôle, développez de meilleurs systèmes pour le faire, ensemble et apprenez les uns des autres, mais rappelez-vous que les confinements ont une seule conséquence que vous ne devez jamais négliger qui est de rendre les pauvres beaucoup plus pauvres ».

L’égoïsme des pays riches

Mais ses appels doivent bien être complètement ignorés dans les pays riches.

Chez nous, on n’a que faire des pauvres, qu’ils se trouvent sur notre sol ou dans les autres pays.

La Suisse n’a pas hésité à dépenser près de 18 milliards d’euros contre le Covid durant la première vague, ce qui représente la somme hallucinante de 10 millions d’euros par décès  (il y a eu environ 1800 morts du Covid dans le pays ).

Mais la France, pays pourtant moins riche à la base, a fait encore plus fort : la facture de la première vague a été évaluée à 500 milliards par Emmanuel Macron, soit 15 millions d’euros par décès (30 000 décès).[2] Même pour ces pays très développés, il s’agit d’un coût colossal. Il va peser de façon dramatique sur les classes laborieuses et les jeunes générations qui vont devoir assumer cela dans les années qui viennent, sans compter toutes les dépenses supplémentaires engagées avec les nouvelles mesures qui vont être prises prochainement.

La presse annonce pourtant un « bain de sang » social dans nos pays. Ce bain de sang, n’ayons aucun doute à ce sujet, se traduira bel et bien par des restrictions de soin dramatiques qui vont faire des morts en grande quantité dans les années à venir, tant la richesse nationale est en train de fondre, accélérant notre pays dans la voie de la paupérisation. Il est donc absolument faux de prétendre que l’on est en train de sacrifier l’économie pour sauver des vies, comme on le lit partout dans la presse.

C’est l’inverse, exactement : sacrifier l’économie, c’est provoquer des souffrances et des morts en grand nombre dans un système de santé déjà en déficit avant la crise, mais qui sera en ruine dans quelques mois et années parce qu’il n’y aura tout simplement plus de quoi le financer correctement. Et il en ira de même pour l’éducation, la culture et, plus grave encore, l’environnement car nous n’aurons plus l’argent pour financer les urgentes mesures de protection de la nature, qui sont extrêmement coûteuses.

Nous redécouvrirons certains problèmes que connaissent tous les pays pauvres actuellement, où l’environnement est massacré, étant le cadet des soucis des dirigeants comme de la population qui n’ont tout simplement pas les moyens de pouvoir s’inquiéter de l’avenir :

Scènes courantes dans le pays pauvres, qui n’ont souvent pas les ressources financières nécessaires même au traitement des ordures, et encore moins à l’application de normes environnementales.

Des millions d’enfants vont mourir

Le Covid ne tue pas les jeunes directement ; par contre, des millions d’enfants sont déjà frappés par les mesures anti-Covid.

Le Dr Nabarro estime en effet que les mesures contre le Covid sont en train de provoquer au minimum un doublement de la malnutrition des enfants dans le monde.

Dans les pays riches, quelques millions – ou même milliards – en moins, n’impliquent pas encore, directement, de cadavres dans les rues.

C’est autre chose dans les pays pauvres. Selon la Banque Mondiale,  700 millions de personnes dans le monde vivent avec moins de 2 dollars par jour. Une baisse même minime de revenu n’entraîne pas alors de «simples» difficultés passagères: c’est la différence entre la vie et la mort !!

Mort de malnutrition, mort d’épuisement, mort d’infections qui auraient pu être soignées pour quelques euros. C’est le triste sort qui attend de dizaines de millions d’enfants, qui pour la plupart ne seront pas évoqués, ni même décomptés au journal de 20 heures.

Mais peu importe.

Nos experts s’en moquent – et pour cause : ils ne risquent rien personnellement

Chez nous, les spécialistes, les experts, les professeurs, les épidémiologistes, se bousculent au portillon pour appeler au reconfinement.

Sans complexes.

Avec la douce certitude d’être des héros de la nation, il faut remercier, décorer, pour avoir sauvé des vies.

Qu’ont-ils à perdre à réclamer des mesures fortes, des moyens supplémentaires ?

Rien.

Strictement rien.

Il ne peut que gagner de la célébrité, des promotions, des budgets supplémentaires.

Tous vivent bien au chaud dans les bureaux des hôpitaux publics (pas auprès des malades !), les universités, les instituts de recherche financière par l’État. Les plans sociaux, les licenciements, les faillites, les bons de rationnement, et a fortiori la famine, n’existent dans leur univers que sous forme de vagues concepts qui n’existent que dans des livres, et qui n’arrivent qu’aux autres.

Ils peuvent, en toute sécurité, avec des airs compatissants, tirer la «sonnette d’alarme». Inciter à des mesures radicales dont les conséquences négatives ne frapperont, justement, que «les autres». Eux ne risquent pas de perdre leur emploi !

Et une fois la crise terminée, ils s’attribueront uniquement, bien sûr, le mérite des décès évités. Les dommages collatéraux, ce sera aux autres de gérer.

Quant à la logique qui consiste à estimer que faire gagner quelques années à un Occidental justifie de faire mourir un enfant dans un pays pauvre, ne cherchez pas, il n’y en a pas.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

PS : le Dr Nabarro n’est pas le seul scientifique à s’opposer au confinement. Près de 35 000 scientifiques et praticiens de médecine ou de santé publique ont signé la Déclaration de Great Barrington qui stipule que « les politiques actuelles de confinement produisent des effets dévastateurs sur la santé publique à court et à long terme ».

Parmi les premiers signataires associés au Dr Martin Kulldorff, professeur de médecine à l’université de Harvard, biostatisticien et épidémiologiste spécialisé dans la détection et la surveillance des épidémies de maladies infectieuses et dans l’évaluation de la sécurité des vaccins ; le Dr Sunetra Gupta, professeur à l’université d’Oxford, épidémiologiste spécialisée dans l’immunologie, le développement de vaccins et la modélisation mathématique des maladies infectieuses et le Dr Jay Bhattacharya, professeur de l’université de Stanford, médecin, épidémiologiste, économiste de la santé et expert en politique de santé publique, spécialisé dans les maladies infectieuses et les populations vulnérables.

Je vous invite à lire cette déclaration en français ici : https://ift.tt/3jubeJX

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Décapitation : ce que nous pouvons faire

 

Nous avons tous subi un nouveau traumatisme grave, avec l’abominable affaire du professeur décapité.

Cela vient à peine quelques jours après nouvel attentat près de Charlie-Hebdo, et l’horrible assassinat de Victorine Dartois.

L’impact de ces crimes sur notre mental, nos vies, ne doit pas être sous-estimé.

Confrontés à une telle violence, nous fabriquons des substances toxiques dans nos estomacs, nos rates, nos vésicules biliaires, notre sang.

Avec la menace montante, s’accélèrent les mécanismes de l’hypertension, des problèmes cardiaques, des ulcères. Et je ne parle pas du dégoût, de la rage, de la rancœur qui montent et qui plombent le moral déjà bien entamé par l’atmosphère ambiante.

Comment stopper cela ? Comment empêcher aussi la fabrication de cancers à force de frustrations et de mauvais sentiments face à notre époque qui déraille ??

Je vais tenter une modeste réponse. Comme d’habitude, elle n’engage que moi.

Trois réactions dans la population

 

Dans la population, j’ai observé grosso modo trois types de réactions :

Les uns disent :

  • « Mais c’est horrible, à la fin !! Il n’y aura bientôt plus de liberté d’expression en France ; les professeurs n’auront plus le droit de rien dire dans les classes. Il faut arrêter ces terroristes, les expulser !« 

Les autres disent :

  • « Y en a marre de ces gens racistes qui insultent l’islam. S’ils étaient plus respectueux des autres, on n’en serait pas là. Tout le monde devrait pouvoir pratiquer sa religion en étant respecté !! »

D’autres enfin disent :

  • « C’est la faute d’Internet et des réseaux sociaux qui véhiculent la haine. Il faut lutter contre toutes les formes d’extrémisme et d’intégrisme en sanctionnant Facebook, Twitter, Google et autres plateformes. »
Le Président Macron, le Ministre de l’Intérieur Darmanin, promettent plus de « fermeté ».

Nous verrons si cela change quoi que ce soit.

Les mesures prises lors des précédents attentats de masse, au Bataclan et à Nice, n’ont en tout cas pas évité ces nouveaux massacres.

Je ne crois pas à leurs promesses de « plus jamais ça »

 

De mon côté, je ne me fais aucune illusion : le sang va continuer à couler.

Nous sommes mille fois trop avancés vers le chaos pour que les administrations françaises (ministère de l’Intérieur, Justice, Armée…) puissent stopper d’un coup le phénomène. La preuve, il suffit d’un couteau et d’un téléphone mobile, ou d’une simple voiture pour foncer dans la foule. On ne peut pas interdire tous les couteaux, toutes les voitures (et camions), tous les téléphones, ni déporter toutes les personnes susceptibles de vouloir commettre un attentat.

Pour compliquer les choses, les attentats sont de plus en plus souvent commis par des personnes déstructurées (comme il y en a des millions), qui se lèvent un matin, lisent une information qui les fait « disjoncter », rentrent chez elles prendre un couteau de cuisine, un tournevis ou une hachoir, et sortent dans la rue tuer le premier venu. Comme le « jeune » qui a décapité Samuel Paty, qui n’était même pas fiché S ni repéré par les services de renseignement.

Je suis pessimiste ?

Oui, pour ce qui concerne l’espoir de sortir de la folie de notre époque.

Mais je suis très optimiste en ce qui concerne la façon dont chacun peut, à son niveau, mener une bonne vie, une belle vie, malgré tout ce qui se passe autour :

Prendre sur soi toute la responsabilité

 

J’ai souvent vécu des situations douloureuses. J’ai été confronté à l’injustice. Chaque fois, je me suis aperçu que me concentrer sur mes responsabilités, mes actions, mes paroles, mes erreurs, faisait infiniment plus de bien que de ruminer sans fin sur la culpabilité des autres, accabler les “coupables” réels ou supposés.

Ce n’est pas moi, d’ailleurs, qui ai inventé cette méthode.

Des personnes qui ont connu des vies infiniment plus dures que la mienne, comme Viktor Frankl ou Alexandre Soljenitsyne dans les camps de la mort, ont témoigné que, aussi horrible que puisse être la situation, vous pouvez toujours l’empirer. En refusant les responsabilités, en rejetant toutes les fautes sur les autres, en vous présentant comme innocent, « pur », victime, donc légitime pour utiliser tous les moyens pour essayer de s’en sortir soi-même au détriment des autres, toujours considérés a priori comme plus coupables que soi-même.

Dans les situations d’injustice, il est toujours plus efficace de remettre en cause mon comportement. De toutes façons, chercher à contraindre les autres de changer ne fonctionne simplement pas. Les critiquer, leur faire des reproches, ne fait que les renforcer. Cela empire les choses.

Cette voie a été explorée de façon approfondie par l’écrivain russe Fiodor Dostoïevski, dans “Les frères Karamazov”. Ce livre compte un chapitre merveilleux intitulé “Biographie du starets Zosime”. J’en recommande vivement la lecture. Il s’agit d’un maître spirituel qui, à la veille de sa mort, raconte sa vie, et comment il a découvert cette voie vers la sérénité absolue.

Au 20e siècle, le philosophe Emmanuel Lévinas a structuré cette pensée, mais c’est beaucoup plus dur à lire.

Retrouver une marge de manœuvre

 

Emmanuel Lévinas explique que prendre sur soi, malgré tout le mal qui se déchaîne autour de soi, c’est un moyen de retrouver sa liberté. On découvre qu’on a une marge de manœuvre. On sort de la victimisation qui paralyse. On arrête de s’épuiser à maudire les “méchants” qui, de toutes façons, ressurgissent toujours sous une forme ou sous une autre.

Bien sûr, notre réflexe naturel est de dire : “C’est pas ma faute !!

Cela paraît évident : si j’habite à l’autre bout de la France (ou du monde). Si je ne suis d’aucune manière moi-même intégriste, raciste, ou extrémiste ; si je n’ai jamais appelé à la haine de personne sur Internet, ni fait des caricatures… Alors je suis forcément innocent, non coupable !!

Et bien, justement, est-ce si sûr ?

La théorie des “six poignées de main”, de Frigyes Karinthy

 

Je vous ai déjà parlé de la théorie des “six poignées de main” de l’écrivain hongrois Frigyes Karinthy.

Selon cette théorie, qui date de 1929, nous ne sommes séparés du reste de l’humanité que par six personnes.

Chacun de nous connaît mille personnes, qui en connaissent chacune mille autres, qui en connaissent chacune mille autre ; en six étapes, vous touchez ainsi n’importe quelle personne au monde, y compris le Président des Etats-Unis ou n’importe quel Aborigène d’Australie !

Cela veut dire que n’importe quel acte que nous voyons autour de nous a peut-être pour origine une chose que nous avons faite nous-même.

L’effet papillon

 

Lorsqu’il nous arrive un malheur, il est toujours imprudent de déclarer que “nous n’y sommes pour rien”.

Qu’en savons-nous, au fond ?

A cause de l’effet papillon, chacune de nos paroles peut toucher quelqu’un qui, à son tour, touchera une autre personne, etc. Si bien que nous n’avons strictement aucun moyen de savoir ce qui adviendra de chacune de nos paroles ou de nos actes, bons ou mauvais.

Il est théoriquement possible qu’une mauvaise action commise à l’école maternelle, il y a cinquante ans, ait donné le mauvais exemple à un camarade, qui s’en est souvenu des années plus tard pour justifier tel méfait, qui aura à son tour blessé telle personne, pour la faire basculer dans quelque chose de plus grave, et ainsi de suite.

Un jour, nous croisons une personne qui nous fait mal. C’est, apparemment, “sans raison”, ou du moins sans rapport visible et évident avec nous et notre passé.

Nous ne sommes pas assez intelligents, renseignés, lucides, pour mesurer l’impact réel de nos actions, dans l’espace et dans le temps.

Cela invite à faire extrêmement attention à tout ce que nous disons, et faisons.

La fameuse “goutte d’eau qui a fait déborder le vase”

 

Voir les choses ainsi permet d’adopter une attitude nouvelle face aux malheurs de la vie.

Cela permet d’adopter une attitude plus apaisante, plus constructive, puisque quoiqu’il arrive, nous pouvons estimer que nous avons bel et bien participé, ne serait-ce que d’une façon infime, au malheur qui nous frappe. Se considérer comme responsable de la fameuse “goutte d’eau qui a fait déborder le vase”, ce qui veut dire que nous avons le pouvoir, en changeant de comportement d’améliorer les choses.

Ainsi nous pouvons toujours réagir positivement.

Qui ne peut trouver aucun domaine dans sa vie, où il puisse investir du temps et de l’énergie pour mieux faire, ou moins nuire ? Afin que le monde devienne plus supportable et moins injuste pour lui-même, et donc aussi pour les autres ?

Une stratégie avec des résultats certains

 

Cette stratégie a l’avantage d’apporter des résultats certains, puisque mes actions dépendent entièrement de moi.

Je n’ai pas besoin de convaincre qui que ce soit d’autre, qu’il soit journaliste, préfet, député ou ministre, pour prendre des mesures !

Aucun délai, aucune attente, ni contrariété ! Je peux commencer tout de suite, dès maintenant ! Je n’ai besoin de négocier avec personne, si ce n’est avec moi-même. Je fixe librement les objectifs, les récompenses que je m’accorde.

Un point du vue qui énerve

 

Je sais que ce point de vue énerve. Qu’il est frustrant. Que l’on voudrait tous avoir une “grande solution” pour stopper la violence, la souffrance, dans le monde. En finir avec les terroristes maintenant et tout de suite, grâce à des “mesures fortes” (contre la liberté d’expression, contre le blasphème, ou contre les réseaux sociaux, selon les opinions politiques).

Mais l’expérience millénaire a montré que le monde ne marchait pas comme ça. La répression à grande échelle a toujours des effets décevants. On tape, on tape, on tape, on tue même parfois, et parfois à grande échelle. Mais ça ne fait que renforcer la révolte, stimuler les terroristes et les kamikazes.

On voit ça depuis toujours, de la Rome Antique jusqu’à l’actuelle Afghanistan ou même à la France d’aujourd’hui ! Qu’ont fait toutes les lois qui existent déjà sur Internet pour interdire les appels à la violence ? Qui a constaté le moindre apaisement dans les esprits ??

Sur le long terme, le seul moyen d’instaurer plus de paix, d’amitié, de bienveillance, est de persuader les gens d’arrêter de regarder “la paille” dans l’œil du voisin, pour plutôt se concentrer sur “la poutre” qui est dans le sien.

C’est pénible. C’est long. C’est tellement plus pratique, confortable, agréable, de s’en prendre aux autres, de critiquer les “méchants”, les “salauds”, plutôt que de se reconnaître soi-même comme un méchant, un salaud.

C’est pourquoi cette solution, pourtant connue et promue depuis des millénaires par les Sages, est si peu mise en avant.

L’approche qui m’a permis d’arrêter de me passer la rate au court-bouillon

 

Mais en ce qui me concerne, je le répète, c’est la seule solution à laquelle je crois vraiment. C’est ainsi que j’ai pu arrêter de me “passer la rate au court-bouillon”,

En tout cas, j’ai un meilleur sommeil, meilleur appétit, plus d’énergie, de force physique et mentale. Je suis sûr que j’ai amélioré mon système cardiovasculaire et reculé la menace du cancer.

J’ai progressé dans les domaines qui sont importants pour moi (alpinisme, piano, jardin, éducation des mes enfants, meilleure alimentation et connaissance de la santé et des plantes…).

Ma méthode n’arrêtera pas le terrorisme ? Oui, je sais, naturellement. C’est pourquoi je laisse le soin aux Ministres, Parlementaires, aux Juges et aux Forces de l’ordre de proposer d’autres solutions.

Pourvu qu’elles fonctionnent.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Obsession du gluten

 

Le marchand de glace près de chez moi affiche désormais en grand que ses glaces sont “sans gluten”. Mon supermarché vend de la “bière sans gluten”.

Sans gluten” est devenu un argument commercial omniprésent. Cela peut paraître être une ne obsession un peu farfelue à notre époque, alors que personne n’en parlait avant.

Mais ne vous y trompez pas.

Le gluten, c’est sérieux !!

 

La maladie cœliaque et l’intolérance au gluten sont de très graves problèmes. Elles imposent des contraintes alimentaires considérables à ceux qui en souffrent.

Il est normal que les personnes concernées redoutent le moindre contact avec le gluten, et fassent tout leur possible pour lui échapper.

En prenant en compte le nombre d’aliments qui contiennent du gluten ou des traces de gluten, supprimer totalement le gluten de son alimentation est un défi de tous les jours.

De nombreuses marques de produits alimentaires se sont donc mises à fabriquer des produits garantis sans gluten, et c’est une bonne chose.

Comprendre le gluten

 

Pourtant, ce qui me frappe, d’un point de vue scientifique, c’est que la plupart des gens ne savent pas exactement ce qu’est le gluten, ni comment il fonctionne dans notre nourriture.

Voici de quoi il s’agit-il exactement :

Le gluten est une substance très spéciale qui rend les pâtes élastiques, et leur permet de gonfler.

 

 

Mais attention : il n’y a pas de gluten dans la farine de blé, ni dans l’eau, avant de les mélanger !!

  • Comment est-ce possible ?
  • Comment le gluten apparaît-il dans la pâte, tel un lapin sortant du chapeau d’un magicien ??

Pour comprendre, il faut réfléchir à partir de la composition chimique du gluten.

Le gluten apparaît quand la farine est mélangée avec de l’eau

 

Mais attention : il n’y a pas de gluten dans la farine de blé, ni dans l’eau, avant de les mélanger !!

  • Comment est-ce possible ?
  • Comment le gluten apparaît-il dans la pâte, tel un lapin sortant du chapeau d’un magicien ??

Pour comprendre, il faut réfléchir à partir de la composition chimique du gluten.

Le gluten apparaît quand la farine est mélangée avec de l’eau

 

Le gluten est, au plan chimique, une protéine complexe faite à partir de deux protéines présentes dans la farine de blé. Ces molécules sont appelées la gliadine et la gluténine.

A noter que ces molécules sont aussi présentes dans les farines de seigle, d’avoine, d’orge et des différentes espèces de blé appelées en langage technique “triticum”. Vous pouvez vous en souvenir avec le mot SABOT : Seigle, Avoine, Blé, Orge, Triticum. Mais nous verrons plus loin pourquoi c’est dans le blé qu’il y a les plus de gluten.

Lorsque les farines sont hydratées et pétries, les deux protéines (gliadines et gluténines) s’hydratent, s’étendent, et se collent l’une à l’autre. Elles créent entre elles des “ponts disulfure”.

Ce sont ces ponts qui, en se multipliant aboutissent à la formation de gluten comme dans le schéma ci-dessous :

 

 

Comme le savent tous les amateurs de pain, de pâtisseries et viennoiseries, pour faire une bonne pâte bien élastique qui se met en boule, qui gonfle, mais qui est assez solide pour tenir et garder sa forme sans crever lorsqu’elle monte, il faut beaucoup de gluten.

Tandis que la farine blanche contient des quantités élevées et à peu près équivalentes de gliadine et de gluténine, les deux molécules à la base du gluten, les farines faites d’autres céréales en ont moins, ou ont des quantités inégales des deux. Cela provoque une limite structurelle à la formation du gluten, et explique que ces pâtes lèvent moins bien et fassent des pâtisseries moins gonflées et donc croustillantes.

La farine de maïs, par exemple, a de grandes quantités de gliadine mais peu de gluténine, le seigle a peu de gluténine et l’avoine très peu de gliadine. C’est pourquoi il est très difficile de fabriquer un pain sans gluten, et de lui donner une texture agréable. Vous pouvez en revanche plus facilement faire des cakes ou des madeleines sans gluten, puisque ces pâtes sont précisément appréciées pour leur capacité à s’émietter.

De nombreux aliments sont, ou devraient être, naturellement “sans gluten”

 

De nombreux aliments sont ou devraient être naturellement “sans gluten”. Si vous n’ajoutez pas d’additif dans vos glaces, si donc elles sont faites à partir de jus de fruit, de crème, de lait et de sucre, d’œufs, de gélatine, il n’y a pas de gluten.

Les aliments à base de riz ou farine de riz sont naturellement “sans gluten”. Les frites, les chips, le lait, le chocolat sont naturellement sans gluten également.

Il existe toutefois des exceptions : les Rice Krispies “sans gluten” sont en effet différents des Rice Krispies originaux, qui contenaient du gluten sous la forme d’extraits de malt.

Pour les personnes sensibles au gluten, ces produits sont une nécessité. Chasser le gluten de leur alimentation est indispensable. Et pour les personnes qui n’ont pas ces problèmes, il est utile de connaître le mystère qui se cache derrière le croustillant de leur pain, pâte à pizza, le fondant de la brioche et les spaghetti, oreillettes et linguine bien “élastiques” dans l’assiette.

En effet, notre alimentation aujourd’hui est beaucoup plus riche en gluten qu’avant. Les blés modernes sont sélectionnés pour leur haute teneur en gluten, et les fabricants alimentaires ajoutent de plus en plus de gluten dans les aliments pour les rendre plus attirants aux consommateurs.

C’est pour cela que la sensibilité au gluten se développe, et que le gluten devient, peu à peu, une préoccupation générale de santé publique.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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La nouvelle pornographie

 

Dans les journaux, les films, la pornographie est considérée comme un domaine “à part” parce que :

  • ce sont des images, ou des bruits, qui “collent” dans le cerveau. Après y avoir été exposé, vous ne pouvez pas décider de penser à autre chose ; tous les détails sont là, comme gravés dans votre tête, aussi précisément que si vous les aviez encore sous les yeux (à la différence d’une poésie ou d’une leçon d’histoire ou de maths, ce qui est bien dommage !) ;

 

  • Vous perdez ainsi le contrôle de votre espace intérieur. Chez les enfants, en particulier, la vue d’une seule image peut les habiter pendant des années, y compris la nuit dans leurs rêves (ou plutôt leurs cauchemars), mais les adultes y sont tout aussi sensibles ;

 

  • Cette obsession pousse la personne à vouloir regarder à nouveau, comme si elle luttait contre une forme d’incrédulité. En retournant voir, elle cherche toujours à voir un peu plus, un peu plus loin. Loin d’apaiser la curiosité, chaque révélation supplémentaire est comme de l’essence que vous jetez sur un incendie. Cela provoque un très puissant phénomène d’addiction.

 

Longtemps, la pornographie a été réservée au domaine du sexe.

Mais aujourd’hui, les médias ont appris à faire de la pornographie avec d’autres sujets. Et jamais ils n’ont déployé autant de savoir-faire qu’avec… le coronavirus.

Le porno du coronavirus

 

Car il n’y a pas que les images de sexe qui collent dans la tête.

Tout aussi fascinantes, obsédantes, peuvent être les images de violence, c’est bien connu, mais aussi certaines images des hôpitaux, en particulier les salles d’opération ou de… réanimation.

Si la télévision montre des images d’une personne en danger de mort sur une civière, branchée à des tuyaux de perfusion, entourée de personnes en combinaison anti-contagion, vous ne pouvez pas vous empêcher de regarder – et de vous en souvenir.

 

Il y a comme un “programme” qui se met en route dans votre tête et qui vous dit : “ – Attention, danger ! Tu as intérêt à regarder et à bien écouter pour qu’il ne t’arrive pas la même chose !! ”

C’est votre instinct de survie qui se met en route. Cela se passe dans votre “cerveau reptilien”, la partie la plus archaïque du cerveau, sur laquelle vous n’avez aucun contrôle car c’est le domaine du réflexe (et non de la pensée).

Vous n’avez aucun contrôle sur votre réaction

 

Encore plus fort :

Si, à ce moment là, une voix d’autorité comme celle d’un médecin, un expert, un haut responsable politique, vous explique que vous êtes concerné, ou pourriez l’être de façon imminente, il est impossible pour vous de reprendre tranquillement votre partie de cartes, votre jardinage, votre travail, comme si de rien n’était.

Vous n’êtes plus en contrôle de ce qui se passe en vous.

Forcément, votre instinct de survie va vous pousser à demander, exiger, plus de détails.

  • Quand ? Comment ? Pourquoi ? Combien de temps ? Et le masque ? Et le vaccin ? Et les médicaments ? Et la chloroquine ? Et les séquelles ? Et les signes avant-coureur ? Et le risque d’y passer ? D’être intubé ? Qui ? Où ? Quelles tendances ? Où circule le virus ? Où sont les « clusters »… Etc., etc.”

 

Or, ce qui se passe en vous est bien plus grave qu’il n’y paraît. Car chaque détail supplémentaire vient occuper une case de plus dans votre cerveau, jusqu’à l’invasion de vos facultés, comme des pissenlits qui envahissent une pelouse.

C’est exactement ce que font les médias actuellement avec le coronavirus.

Sans avoir l’air d’y toucher, ils exploitent précisément tous les mécanismes de la pornographie, qui aboutit elle aussi à une invasion du cerveau de la personne. A force d’entendre parler du matin au soir du Covid, nous ne pouvons plus penser à autre chose de façon suivie, et négligeons de plus en plus nos tâches quotidiennes.

Peu à peu, la vie se transforme, s’oriente de façon exclusive autour de la recherche de ces informations.

Toute la société frappée

 

Le phénomène du coronavirus me paraît pire encore que la pornographie “classique”, car toute la société est absorbée par le phénomène.

Même ceux qui “n’y croient pas”, ceux qui estiment que cette maladie n’est au fond pas plus grave que le cancer ou le diabète, sont touchés. Ils passent aujourd’hui un temps et une énergie considérables à chercher des informations sur le coronavirus pour contrer la version dominante. Qu’ils le veuillent ou non, ils sont obligés de démentir ce que disent les autres, chercher des informations alternatives, ce qui revient au bout du compte exactement au même résultat : négliger, partiellement ou totalement, leurs activités habituelles.

Cette addiction généralisée se fait au plus grand profit des médias, et des réseaux sociaux, qui ont gagné une importance considérable depuis le début de l’épidémie. Il n’y a qu’à voir leurs cours de bourse, qui ont explosé depuis le début de la pandémie.

Inutile de vous dire qu’il est absolument urgent… de lutter.

Comment lutter contre la pornographie médiatique

 

La première étape de la lutte est de comprendre.

Comprendre que les médias se font une concurrence acharnée pour accaparer votre espace mental. Chaque petite part d’espace a une valeur monétaire, qu’ils revendent à prix d’or aux publicitaires.

« Notre boulot, c’est de vendre à Coca-Cola du temps de cerveau humain disponible », disait ainsi en 2004 Patrick Le Lay, alors président-directeur général de TF1.

Chaque fois que vous accordez votre attention à une émission, un article, vous faites un cadeau au journaliste.

Que vous le vouliez ou non, ce qu’il dit, affirme, prétend, raconte, va vous habiter. Même si vous n’êtes “pas d’accord”, votre cerveau va être mobilisé pour mobiliser les arguments contre.

Et les médias sont devenus incroyablement forts pour utiliser les expressions, formules, musiques, effets sonores, images, qui s’impriment le mieux dans votre cerveau reptilien. Nous ne luttons pas à armes égales.

Comme pour la pornographie sexuelle, la seule véritable solution est de ne pas commencer à regarder. Ou même encore plus fort, comme l’alcool pour les alcooliques : ne pas aller dans les endroits où l’on risque de vous en proposer.

Ce n’est pas un manque de courage, ni un manque de force de caractère.

C’est au contraire une saine compréhension de la façon dont nous sommes faits. Il y a des tentations auxquelles nous ne pouvons pas résister, parce que nous avons des instincts qui sont beaucoup plus puissants que notre simple volonté. Le seul moyen de ne pas succomber est de ne pas nous y confronter.

C’est pourquoi il est indispensable d’avoir autre chose à faire et à penser, de plus pressant, de plus important.

Bâtir une forteresse intérieure

 

On ne résiste bien que si l’on a une forteresse intérieure, c’est-à-dire si notre vie est déjà remplie par d’autres activités dont nous apprécions la valeur, et que nous sommes prêts à défendre coûte que coûte. Il faut donc avoir des activités et des projets qui sont vraiment importants pour nous et que nous défendrons de toutes nos forces contre ceux qui voudront nous en détourner.

Car au fond, à la fin de la vie, la seule chose qui nous restera et dont nous pourrons nous réjouir, ce sera ce que nous aurons bâti, créé, défendu, maintenu, vécu, transmis.

Et pour cela, il est rare, très rare, d’avoir besoin de lire un article de journal ou regarder une émission de télévision. Ce sont les livres, les discussions entre amis, les travaux manuels, les arts, les sciences, les recherches approfondies sur le passé, les cultures, les savoirs anciens, la sagesse éternelle, qui nourrissent, structurent, protègent.

Ce n’est pas le dernier flash-info, le nouveau scandale, la nouvelle star, ou la grande “réforme” ou le dernier point de vue de je-ne-sais-quel commentateur, journaliste ou politicien, ni le dernier décompte sur le coronavirus.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Guerre de l’information [nouveau bulletin]

 

Voici mon bulletin (à peu près) bimensuel qui fait le point sur les morts du Covid.

Vous pourrez voir les courbes réelles des décès dans les principaux pays européens qui nous concernent.

On constate partout une réapparition des décès : plusieurs décès dans les petits pays, plusieurs dizaines chaque jour dans les grands pays.

Ces chiffres ne suivent pas pour l’instant l’évolution de la première vague : comme vous le verrez, il n’y pas de flambée comparable aux mois de mars-avril.

La première fois, l’apparition des premiers morts avait rapidement été suivie (en quelques jours) d’une augmentation spectaculaire des décès : plusieurs centaines puis plusieurs milliers !!

Rien de tel cette fois-ci.

Cela fait maintenant huit semaines qu’on compte des milliers ou des dizaines de milliers de contaminations chaque jour, mais le nombre de décès n’explose pas.

Cela tient au fait :

  • qu’on connaît mieux le Covid et qu’on le soigne mieux ;
  • que les infections touchent une immense majorité de personnes en bonne santé ;
  • que le virus est probablement moins virulent (dangereux) qu’aux mois de mars et avril.

Ce qui me choque le plus

Beaucoup de choses me choquent dans la façon dont les médias et les pouvoirs publics communiquent autour du Covid.

Mais ce qui me paraît le plus malsain, et anxiogène, est de continuer à comptabiliser le nombre de morts depuis le début de l’épidémie.

Dans la mesure où il y a des variations énormes, et que 90 % des morts dans nos pays ont eu lieu en mars-avril, il me semblerait plus parlant – et honnête – de parler du nombre de morts par mois, ou par trimestre. Pas de reprendre quotidiennement les chiffres totaux. Après avoir longuement cherché sur Google, je n’ai trouvé aucun site d’information indiquant de façon claire le nombre de morts du Covid depuis la fin de la première vague. Aucun journaliste, à ma connaissance, n’a fait ce travail, pourtant simplissime.

Cela révèle à mon sens d’une forme de manipulation.

Imaginez que l’on ne remette jamais les compteurs à zéro, pour les accidents de la route, le cancer, ou la vieillesse par exemple. Savez-vous qu’il y a eu 65 millions de morts de la route depuis 1970 ? Si l’on donnait ce chiffre à chaque fois qu’on parle d’accident, cela ferait dresser les cheveux sur la tête [1].

Mais passons maintenant à la publication de nos graphiques habituels, en date du vendredi 16 octobre 2020 au matin.

Je rappelle que “Daily New Deaths” signifie “nombre de nouveaux décès par jour”.

Voici la France :

Voici l’Italie :

Voici l’Espagne :

 

Voici la Belgique :

 

 

Voici l’Allemagne :

 

Voici la Suisse :

 

Et voici la Suède (qui n’avait pas confiné) :

 

A votre santé !

 

Jean-Marc Dupuis

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