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Une incroyable vidéo circule sur Internet.

Deux étudiants farceurs se sont rendus dans un grand salon professionnel consacré à l’alimentation bio.

Ils ont fait déguster aux experts des nuggets, des hamburgers, des croquettes de poisson et des salades, en racontant qu’il s’agissait d’une « réinterprétation des classiques McDonald’s avec des produits frais, biologiques, de fabrication artisanale », etc.

Résultat : une avalanche de compliments et un enthousiasme débordant.

Pire encore, des professionnels de la gastronomie, du goût, des textures, goûtent leurs produits et déclarent qu’ils ont une complexité exceptionnelle de saveurs, que les tomates sont incroyablement sucrées, que la viande est juteuse et parfaitement cuite, etc.

Problème : il s’agissait de simples produits McDonald’s, achetés quelques minutes plus tôt au McDrive du coin !

Nos deux étudiants avaient rempli leurs sacs de sport de menus Big Mac et autres. Puis, ils les avaient savamment découpés, arrangés sur des plateaux, piqués dans des cure-dents (comme dans les dégustations).

Vous pouvez voir la vidéo en cliquant ci-dessous. Attention : elle a été réalisée en Hollande, et les sous-titres sont en anglais (je n’ai pas trouvé de sous-titres français). Elle a été vue plus de 6 millions de fois !

https://www.youtube.com/watch?v=4Qa6QXBxxWw

Moralité : d’une part, bien sûr, se méfier des imposteurs du « Big Bio », qui valent à peine mieux que ceux de « Big Pharma ».

Mais aussi : cette vidéo est une saine piqûre pour rappeler que manger biologique est d’abord un moyen de protéger l’environnement, même si on se fait aussi du bien.

Le bio, c’est d’abord un cadeau pour l’environnement

Pourquoi « d’abord un cadeau pour l’environnement » ?

Parce que si, par ailleurs, nous faisons des choix qui abîment inutilement l’environnement, tous nos achats de nourriture bio ne compenseront pas tout le tort que nous aurons fait à la nature.

Ainsi, par exemple :

  • lorsque nous prenons l’avion pour partir en vacances à des milliers de kilomètres, alors qu’il nous reste tant de choses tout aussi intéressantes à découvrir dans notre propre région ;
  • lorsque nous augmentons notre chauffage de 2 ou 3 °C, alors qu’il suffirait d’ajouter des sous-vêtements chauds, un pull, des pantoufles confortables et, éventuellement, un bonnet sur la tête (oui, je sais, ça paraît ridicule, mais nous perdons 30 % de notre chaleur par la tête ! C’est pourquoi tout le monde portait des chapeaux autrefois, et des bonnets de nuit ; cela faisait moins d’émissions de CO2 que le chauffage central) ;
  • lorsque nous faisons carboniser notre nourriture, détruisant ainsi sa qualité nutritive et produisant des émanations toxiques, alors qu’elle aurait été meilleure au goût et meilleure pour la santé crue ou cuite à basse température ;
  • lorsque nous optons une nouvelle fois pour une pièce de bœuf, plutôt que pour une bonne soupe de légumes et d’herbes sauvages, un bon plat de lentilles, de choux marinés, de poireau-vinaigrette à l’huile d’olive, ou une robuste tourte aux blettes, qui nous auraient bien plus fait plaisir et changés du quotidien ;
  • lorsque nous allumons notre moteur diesel pour faire un kilomètre alors qu’il fait beau temps et qu’une promenade à pied nous aurait fait tant de bien, qu’elle nous aurait donné l’occasion d’observer tant de choses en chemin, et peut-être permis de faire des rencontres…

Nous faisons évidemment un tort bien plus grand à la planète que ce que nous croyons compenser en achetant quelques amandes bio.

Manger bio ne doit pas être un prétexte

Tout cela pour dire que manger bio ne doit jamais nous servir de prétexte pour faire les mauvais choix dans les autres domaines. L’un ne compensera jamais l’autre.

La bonne conscience ne s’achète pas si facilement.

Les personnes qui s’efforcent de vivre sobrement, d’éviter les déplacements inutiles et les gaspillages en tout genre, n’ont de leçon à recevoir de personne, même si leurs moyens financiers ne leur permettent pas par ailleurs de manger bio.

Si ça se trouve, avec leur petit budget, elles contribuent bien plus à la sauvegarde de la planète qu’un millionnaire qui achète tout bio mais circule dans tous les sens et consomme à tout-va.

Surtout si les produits « bio » qu’il mange arrivent par avion d’Asie, d’Amérique latine, d’Afrique, de Roumanie ou d’Espagne, principaux fournisseurs de denrées bio sur le sol français !

À votre santé !



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Ueli Steck est un alpiniste suisse.

Il s’est rendu célèbre en 2004 en escaladant l’Excalibur en Suisse sans assurance.

Ueli Steck, ici en pleine action, est champion du monde d’escalade sans assurance.

Son secret ? Un énorme entraînement bien sûr, mais aussi un terrible manque de confiance en lui-même.

En 2014, il a d’ailleurs dû tout arrêter, victime d’une dépression.

Il est habité par une telle crainte d’échouer que cela le pousse à s’entraîner encore et encore. C’est ainsi qu’il arrive toujours surpréparé aux épreuves !

Il transforme ses doutes en énergie positive.

Au point que, le jour du défi, il est tellement prêt qu’il éprouve – enfin ! – un sentiment de calme et d’assurance qui lui permet de réussir les plus grands exploits.

« Je suis une personne qui manque beaucoup de confiance en soi » (Ueli Steck).

L’immense pouvoir de l’esprit

Votre plus grand ennemi quand vous êtes seul sur un tel mur de pierre, avec 400 mètres de vide sous les pieds, c’est la peur.

Vous ne pouvez pas vous permettre d’avoir peur.

Si à un moment donné, même une fraction de seconde, vous commencez à douter de vous-même, c’est la chute… et la mort.

Si vous vous dites soudain : « Aïe, aïe, aïe, que va-t-il m’arriver, je risque de glisser », c’est déjà trop tard.

Il faut donc un calme intérieur, une concentration et une assurance absolues, durant toute l’ascension.

Une assurance que beaucoup d’entre nous aimeraient avoir dans leur vie, alors que les défis que nous affrontons sont loin d’être aussi dangereux…

« Je me vois grimper sur la paroi comme si j’étais dans un hélicoptère »

Ueli Steck raconte qu’il est tellement concentré pendant ses ascensions en solitaire que sa conscience sort de lui-même.

Il se voit sur la paroi comme s’il s’observait d’un hélicoptère, à plusieurs mètres de distance.

Cela rappelle de façon troublante les « expériences de mort imminente », où des personnes observent les chirurgiens qui s’activent autour de leur propre corps en état de mort cérébrale.

« Cela me donne un très fort sentiment de sécurité », explique Ueli Steck. « Mon “moi” qui grimpe est moins sous pression, car il doit uniquement suivre les indications que je lui donne de l’extérieur. »

Le jour de l’ascension, il explique être comme dans un autre monde, dans un état d’hyperacuité mentale où plus rien n’existe autour de lui, sauf le prochain pas, la prochaine prise.

Cet état d’hyperconcentration lui permet de franchir des difficultés extraordinaires.

Une fois l’escalade terminée, ce n’est que peu à peu qu’il abandonne son état d’hyperconcentration. Il reste plusieurs jours incapable de parler à qui que ce soit, y compris aux membres de sa famille.

Sa préparation

Avant de grimper sans assurance, il escalade cinq fois la paroi avec une corde.

Cela lui permet d’apprendre par cœur toutes les prises, tous les enchaînements délicats.

Le but est de parvenir à grimper avec la certitude absolue de passer sans glisser, y compris là où les prises sont si petites qu’on ne peut que gratter le pied contre le rocher pour se pousser vers le haut.

Photo réalisée pendant l’ascension d’Excalibur. Les prises sont parfois si petites qu’il faut gratter des pieds contre la paroi pour parvenir à monter, sans certitude qu’ils adhèrent. Sans assurance, il faut se sentir absolument sûr de ne pas tomber…

Pour cela, il se concentre pendant plusieurs semaines avant l’ascension pour visualiser mentalement le moindre de ses gestes. Il ne parle plus à personne, ne lit plus rien, n’écoute plus rien.

Résistance à la douleur

Ce qui est intéressant aussi, c’est que cette force mentale hors du commun lui permet de résister à la douleur, ce qui lui a sauvé la vie.

En mai 2007, il escalade seul la face sud de l’Annapurna (Himalaya), à 6 000 mètres d’altitude, lorsqu’une pierre heurte son casque.

Il lâche prise et fait une chute de 400 mètres dans le vide (plus que la hauteur de la tour Eiffel) !

Lorsqu’il se réveille, sa tête est enfoncée dans la neige. Son corps tremble comme une feuille, et il éprouve une peur épouvantable. Il est désorienté et se sent incapable même de se relever.

Au prix d’un effort surhumain, il parvient à allumer sa radio de secours et à lancer un SOS. Mais la brume s’est abattue et il réalise qu’on ne le retrouvera pas.

La douleur est telle qu’il pense que son corps ne va pas résister, qu’il va s’évanouir à nouveau et mourir de froid. Il a l’impression d’avoir beaucoup d’os fracturés, mais sans pouvoir identifier si c’est le dos, le cou ou le crâne.

Dans un effort suprême, il parvient à se redresser et à prendre la direction du camp où sont ses compagnons. Mais en franchissant un pont de neige au-dessus d’une crevasse, il sent qu’il passe à travers. Une seconde plus tard, ses deux jambes pendent dans le vide. « Ça y est, je suis mort », pense-t-il. Mais il parvient au dernier moment à s’accrocher à l’autre bord de la crevasse et à se hisser, jusqu’à se retrouver couché dans la neige, tout tremblant, désespéré, convaincu qu’il va mourir.

Mais une nouvelle fois, il se remet debout. Il s’aperçoit alors que son cerveau doit être touché, car il ne parvient plus à se maintenir en équilibre. Comme ivre, il avance en titubant, ou à quatre pattes, pendant cinq heures.

Lorsqu’il arrive finalement au camp, ses compagnons le récupèrent et constatent qu’il est couvert de contusions, avec une grave commotion cérébrale.

Mais il est sauvé.

Moralité

Évidemment, Ueli Steck est un sportif d’une trempe exceptionnelle.

On ne peut raisonnablement espérer lui arriver à la cheville, que ce soit pour ses performances sportives ou pour sa résistance psychologique.

Néanmoins, son exemple peut nous aider à :

  • transformer nos faiblesses en avantages. Si nous doutons de nous, au travail, dans nos études, le sport ou ailleurs, cela peut devenir un moteur formidable pour nous motiver et réussir. Bien des personnes très douées mais trop sûres d’elles-mêmes ont échoué parce que, précisément, elles n’avaient pas assez ressenti l’urgence de se préparer ;
  • trouver l’énergie pour accomplir l’impossible. Face à un défi, on se sent facilement faible et désarmé. Mais notre corps et notre esprit ont des capacités que nous ne soupçonnons pas, et qui vont bien au-delà de ce qu’on imagine. Une capacité à se redresser, repartir et, éventuellement, réussir. C’est ainsi qu’un an après son accident, Ueli Steck était de retour et a réussi, cette fois, l’ascension de la face sud de l’Annapurna. Il se croyait mort, eh bien non ;
  • mobiliser la force de notre esprit. Nous, Occidentaux, avons perdu l’habitude de nous concentrer. Nous ne savons plus méditer. Nous ignorons, pour la plupart d’entre nous, les expériences incroyables que vivent les yogi et autres grands mystiques capables de voyager spirituellement et de résister à la douleur, à la soif, à la faim, par la force de notre esprit. Ueli Steck se sert de cette force pour se voir lui-même sur la paroi, pour pouvoir se donner des instructions et ainsi franchir des difficultés supplémentaires. Sans aller jusqu’à ce niveau de maîtrise, redécouvrons, par des exercices de méditation, la force incroyable de notre esprit pour prendre le contrôle de nos émotions et de nos vies.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

P.-S. : Voici un reportage intéressant de 50 min réalisé par la télévision suisse : Ueli Steck, le coureur des sommets. Il est en accès libre ici : http://ift.tt/2ewzgHt



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Le Dr Erika Bradshaw est un des meilleurs médecins du monde en médecine intégrative (qui conjugue médecine conventionnelle et médecines alternatives).

Voici une interview où elle répond du tac au tac aux questions pour conserver des os solides, parue dans le mensuel Independent Healing.

Je vous l’ai traduite en français.

Question : Souvent, une fracture de la hanche ou du col du fémur annonce le début de la fin pour les personnes âgées. Que faire quand on est encore jeune pour garder des os solides à un âge avancé ?

Dr Bradshaw : D’abord, il est très important de vous assurer que votre digestion fonctionne bien. Tout commence dans le tube digestif. L’acidité du corps (pH) est aussi un facteur crucial pour la solidité des os. Il faut un régime alimentaire alcalinisant (le contraire d’acidifiant).

Manger trop de viande d’élevage, de produits laitiers et de sucres peut obliger le corps à pomper dans ses réserves de minéraux pour compenser le pH. Cela conduit à une déminéralisation des os et à l’ostéoporose.

Ensuite, il faut commencer jeune les exercices sportifs qui exercent une pression sur les os et ne jamais arrêter. Car les os s’entretiennent comme les muscles : plus vous les sollicitez (poussez dessus), plus ils se renforcent. À l’inverse, un os qui n’est pas soumis à des chocs et à des pressions fortes se met à fondre et se fragilise.

Enfin, maintenez toute votre vie un bon niveau de vitamine D (40 à 65 ng/mL). Dans nos pays tempérés, c’est impossible sans prendre un supplément de vitamine D tout l’hiver, du mois d’octobre au mois de mai, et même l’été pour les personnes qui s’exposent peu au soleil. Au moins 1 500 UI par jour, mais vous pouvez, en toute sécurité, monter jusqu’à 4 000 UI par jour.

Question : Est-il possible de compenser une mauvaise hérédité d’os fragiles ?

Dr Bradshaw : Plus votre peau et vos yeux sont clairs, plus vous risquez de faire de l’ostéoporose. Mais ce que vous mangez et l’exercice physique sont ce qu’il y a de plus important.

Question : Quels sont les meilleurs aliments pour les os ?

Dr Bradshaw : Le bouillon d’os à moelle ou de carcasse de poulet, le chou frisé, les épinards, les sardines en boîte avec les arêtes.

Question : Que pensez-vous du lait ?

Dr Bradshaw : Les produits laitiers sont très acidifiants. Trop de protéines de lait peut être mauvais pour le squelette.

Question : Quels sont les meilleurs exercices sportifs pour le squelette ?

Dr Bradshaw : Soulever des poids (musculation), mais aussi l’aérobic, le tai-chi et la marche rapide nordique (avec des bâtons).

Question : Les compléments de calcium sont aujourd’hui controversés. Quelle est votre position ?

Dr Bradshaw : Il vaut toujours mieux obtenir son calcium de sa nourriture. Il est mieux assimilé. La prise de calcium sous forme de compléments alimentaires a été associée à une hausse du risque cardiaque.

Le conseil que je vous donne (par Jean-Marc Dupuis)

Merci au Dr Bradshaw pour ces réponses courtes et éclairantes. En effet, une étude du British Medical Journal parue en 2012, qui a porté sur 36 000 femmes ménopausées, a montré une hausse de 86 % du risque d’attaque cardiaque chez les femmes qui prenaient du calcium sous forme de complément alimentaire [1] !

Ce risque augmente encore chez celles qui ne prennent pas de vitamine D en supplémentation.

Comme je l’ai souvent expliqué, le problème du calcium est que vous n’êtes pas maître de l’endroit où il va se déposer. Il peut se loger dans vos os, ce qui est bien. Il peut aussi se déposer dans vos tissus mous, en particulier les artères, provoquant une calcification responsable de la hausse du risque d’accident cardiaque.

Il peut aussi former des cailloux dans les reins (calculs rénaux), provoquant les horribles coliques néphrétiques dont je vous ai récemment parlé.

Le « joker » que je recommande est la vitamine K2-MK7, qui a cette vertu extraordinaire de diriger le calcium vers le bon endroit (dans les os).

Attention : la vitamine K (ou K2-MK7) ne permet pas de contrebalancer les effets nocifs d’une supplémentation en calcium. Elle permet, en revanche, un métabolisme normal du calcium, sous réserve qu’on en mange aussi en quantité normale.

Pour nous résumer : évitez les compléments alimentaires de calcium et les produits laitiers, soignez vos apports de calcium en buvant de l’eau minérale et en mangeant beaucoup de légumes verts et légumes feuilles.

Pour la complémentation nutritionnelle en vitamine D3 et vitamine K2-MK7, je vous conseille celles de Cell’Innov parce que c’est le bon dosage avec un bon rapport qualité/prix.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



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Dans un des passages les plus dramatiques de l’Ancien Testament, le roi David surprend Bethsabée, la femme d’un de ses généraux, se baignant nue dans une fontaine.

Ébloui, il entreprend de la séduire. Il y parvient. Mais Bethsabée tombe enceinte, tandis que son mari est à la guerre !

David sait qu’il va être découvert. Il fait tuer son général sur le champ de bataille, pour s’en débarrasser.

Il ne fut cependant pas débarrassé de sa mauvaise conscience.

Selon les textes, il se tourna alors « vers l’Éternel » et lui demanda de le « purifier avec l’hysope ».

« Purifie-moi avec l’hysope »

Or l’hysope est une plante, et pas n’importe laquelle.

C’est une plante médicinale extrêmement puissante, utilisée dans l’Antiquité et au Moyen Âge en Europe.

Jusque dans les années soixante, dans toutes les églises du monde, les prêtres commençaient les offices en aspergeant les fidèles d’eau bénite purificatrice, tandis que ceux-ci répétaient en boucle :

« Asperge-moi, Seigneur, avec l’hysope et je serai pur, plus blanc que neige… »

 

L’hysope redécouverte

Ces rites ont pratiquement disparu aujourd’hui.

Mais l’hysope, elle, existe toujours.

Elle a toujours les mêmes vertus qu’à l’époque du roi David.

L’hysope fait partie des « simples », ces plantes que l’on cultive dans les jardins de plantes médicinales. Elles tiennent ce nom du fait qu’elles peuvent, à elles seules, guérir, par opposition aux potions, mélanges et autres mixtures.

Elle produit une huile essentielle très puissante, entre autres.

Les Romains s’en servaient contre la peste et comme désinfectant pour les petites plaies.

C’est une plante qui mesure 60 centimètres et qui a une tige « poilue » avec des petites feuilles pointues et des fleurs bleues, violettes et blanches.

Elle est considérée comme l’une des huiles essentielles antivirales les plus puissantes, parce qu’elle contient presque tous les types de composés chimiques présents dans les huiles essentielles.

Utilisation de l’huile essentielle d’hysope

L’huile essentielle d’hysope est aujourd’hui utilisée pour traiter les problèmes liés aux systèmes respiratoire et digestif. Elle peut aussi servir à soulager les douleurs articulaires, les douleurs dentaires et les douleurs au tympan.

Elle contribue à réguler la tension artérielle et a un effet calmant contre l’anxiété.

Ses principaux composants sont les monoterpènes (cis-pinocamphone, trans-pinocamphone et bêta-pinène) et les sesquiterpènes (germacrène et élémol).

En aromathérapie, les pinènes et les monoterpènes fonctionnent comme décongestionnants et sont souvent utilisés pour fluidifier le mucus dans les membranes du système respiratoire.

Usages de l’huile essentielle d’hysope

L’huile essentielle d’hysope exerce une action antibactérienne et antifongique (contre les champignons) contre certaines souches d’organismes pathogènes (qui provoquent des maladies).

Une étude a constaté une forte activité antimicrobienne contre le staphylocoque doré, l’Escherichia coli, le Candida albicans et le staphylocoque pyogène [1].

Elle a aussi montré une puissante activité contre le virus de l’herpès [2].

L’huile essentielle d’hysope peut également être utilisée pour combattre :

  • les problèmes de peau liés à l’âge, comme les rides et la peau distendue ;
  • les crampes, spasmes musculaires et douleurs abdominales aiguës ;
  • les rhumatismes, l’arthrose, la goutte et les inflammations articulaires ;
  • la perte d’appétit, les maux d’estomac, les indigestions et les flatulences ;
  • l’hypotension (tension artérielle trop basse) ;
  • les cycles menstruels irréguliers et la ménopause ;
  • les problèmes respiratoires comme le rhume, la toux et la grippe.

Comment appliquer l’huile essentielle d’hysope

L’huile essentielle d’hysope peut être utilisée de nombreuses façons. Elle peut être appliquée sur la peau ou inhalée avec un diffuseur à huiles essentielles.

Voici des indications précises pour vous en servir :

  • pour soulager la fatigue, le stress, et contribuer à atténuer tous les types de douleurs : ajoutez deux gouttes d’HE (huile essentielle) d’hysope dans votre bain chaud. Cela vous aidera aussi à dormir, si besoin est ;
  • diminuer les douleurs en huile de massage : mettez trois gouttes d’huile essentielle d’hysope dans 3 ml d’huile de massage (huile d’amande douce par exemple, huile vierge de noix de coco), et massez la zone douloureuse. Frottez ce mélange sur votre estomac pour soulager l’inconfort intestinal provoqué par l’indigestion et les gaz ;
  • en cas de fièvre : mettez deux gouttes d’HE d’hysope dans 1 ml d’huile de noix de coco et massez la plante des pieds ;
  • pour les voies respiratoires encombrées : utilisez l’HE d’hysope en inhalation, ou appliquez deux gouttes mélangées à 1 ml d’huile de massage sur votre poitrine pour un effet expectorant ;
  • cicatrisation et prévention des cicatrices : ajoutez deux gouttes d’HE d’hysope à votre crème ou lotion et appliquez sur la plaie.

Mesures de sécurité

Certains composants de l’hysope comme le pinocamphone sont agressifs et peuvent provoquer des allergies. Pour déterminer si vous avez une hypersensibilité à l’hysope, appliquez d’abord une goutte sur une zone affectée et surveillez l’apparition d’un effet indésirable.

Utilisez-la toujours diluée dans une autre huile (amande, olive, noix de coco, noyau d’abricot).

Ne pas utiliser chez les épileptiques. Prudence chez les enfants et les femmes enceintes. D’une façon générale, les huiles essentielles sont des produits actifs à employer avec précaution, de préférence après consultation d’un aromathérapeute.

Plus au sujet du roi David

Pour la petite histoire, le chant dans lequel le roi David parle de l’hysope est resté très célèbre.

Le roi David, qui était juif, l’a prononcé en hébreu. Mais en traduction latine, il commence par « Miserere mei… », un texte mis en musique à la Renaissance par le compositeur italien Gregorio Allegri et que vous avez certainement déjà entendu.

Si vous ne vous en souvenez pas, tapez sur Google : « Miserere d’Allegri ».

Vous tomberez sur des milliers d’enregistrements. C’est l’œuvre la plus connue de la musique baroque, notamment parce que le chanteur doit pousser un cri déchirant au moment du « Aie pitié de moi » (Miserere mei !). La note semble vraiment traverser l’espace pour monter jusqu’aux cieux.

Vous pouvez l’entendre, interprété par la chorale d’Oxford en cliquant ici :

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



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