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Être capable d’éprouver de l’empathie pour les autres est un atout dans la vie

Cher lecteur, chère lectrice,

L’empathie est cette capacité à vous mettre à la place des gens, comprendre leurs sentiments et leur point de vue.

L’empathie va parfois très loin car elle vous permet de ressentir physiquement les douleurs des autres.

Cela peut paraître un problème. Mais nous allons voir que l’empathie est une force.

Les personnes qui manquent d’empathie ne sont pas seulement désagréables à fréquenter. Elles ont aussi, sans le savoir, un handicap.

Lisez la suite pour comprendre votre capacité d’empathie, et apprendre à l’augmenter si vous en manquez.

Nos étonnants « neurones miroirs »

Nous sommes capables d’éprouver de l’empathie parce que nous avons dans le cerveau des « neurones miroirs ».

Comme leur nom l’indique, ces neurones réagissent en miroir aux émotions exprimées par les autres.

Grâce à ces neurones, les émotions des autres se reproduisent en nous. Cela nous permet de ressentir nous-mêmes l’effet de ces émotions, et ainsi de mieux les comprendre, mieux nous mettre dans la peau des autres.

Les personnes narcissiques ou excessivement égoïstes manquent de neurones miroirs.

Si vous n’avez aucun neurone miroir, vous êtes incapable de vous mettre à la place des autres. Vous ne vous souciez pas d’eux, de leurs sentiments, ni de ce que votre comportement risque de déclencher. C’est ce qu’on appelle en psychiatrie la « psychopathie ».

Les « psychopathes » sont ces personnages capables de faire le mal autour d’eux, de faire souffrir leurs victimes sans que cela ne déclenche en eux aucun sentiment pénible.

Normalement, vous ne pouvez voir une personne souffrir sans éprouver vous-même de la détresse. Mais les psychopathes sont indifférents aux douleurs des autres. On a vu certains psychopathes se faire de bons repas et s’amuser franchement devant une comédie télévisée à côté de leur victime torturée et gémissant de douleur.

Ils n’éprouvent pas de pitié.

En revanche, l’empathie est une vraie force pour celui qui est capable de la ressentir.

Pourquoi l’empathie est une force

En effet, les personnes très empathiques ont toutes sortes d’avantages sur les autres.

Elles sont notamment :

  • capables de prévoir plus précisément les actions et les réactions des autres, et font donc moins d’erreur, de faux pas ;
  • Elles ont plus de facilité à résoudre les conflits, privés ou professionnels ; elles sont donc moins embourbées dans les problèmes relationnels ;
  • Elles saisissent plus facilement les « signaux faibles » envoyés par leur entourage, en communication non-verbale ; elles comprennent mieux et plus vite ce qu’on attend d’elles ;
  • Elles persuadent plus facilement les autres de leur point de vue ;
  • En entreprise, elles comprennent mieux les besoins des clients et prennent l’avantage sur leurs concurrents ;
  • Elles sont capables de mieux motiver les autres ; c’est la fameuse qualité de « leadership » si prisée actuellement dans les milieux professionnels mais tout autant dans les activités culturelles, associatives, sportives, politiques…
  • Elles évaluent mieux la façon dont leurs paroles et leurs actions sont perçues par les autres et évitent ainsi les erreurs de communication et les quiproquos ;
  • Elles comprennent mieux le monde qui les entoure parce qu’elles ne sont pas prisonnières de leur propre point de vue ; elles sont capables de voir les choses sous des angles différents, ce qui leur donne une vision plus riche, plus complète et donc plus juste.

L’empathie ressentie comme faiblesse : une erreur courante

Le problème d’éprouver de l’empathie est que vous devenez plus vulnérable.

Souvent, les personnes très empathiques se considèrent elles-mêmes comme « faibles », voire « idiotes ».

En effet, leur tendance à se mettre à la place des autres peut les conduire, parfois, à être exploitées. Certains vont s’apercevoir de leur capacité à se mettre à leur place et vont en abuser.

Abuser de leur spontanéité à aider ; abuser de leur réticence à prêter aux autres de mauvais sentiments qu’elles sont incapables d’éprouver elles-mêmes.

Ces abus, souvent répétés, les conduisent à faire la douloureuse expérience d’avoir été bernées, leur donnant l’impression d’être « trop naïves », voire « débiles ».

Moyennant quoi elles oublient les avantages pratiques considérables, listés plus haut, d’être capable d’éprouver de l’empathie.

L’empathie, une qualité essentielle en médecine

Les dentistes et les médecins qui éprouvent de l’empathie sont beaucoup plus appréciés de leurs patients, qui reconnaissent et recherchent énormément cette qualité.

Ils ont plus de succès et, surtout, une vie professionnelle plus agréable avec des patients plus reconnaissants.

L’empathie est reconnue comme une qualité déterminante chez les adolescents pour leurs chances de réussite future :

« Les adolescents empathiques sont plus motivés et réussissent de façon intentionnelle dans leurs études non parce qu’ils cherchent à avoir de bonnes notes, mais parce qu’ils sont authentiquement intéressés par leur sujet.

 

Ils surmontent plus facilement leurs échecs parce qu’ils ne mettent pas autant d’ego que les autres dans leur travail. »

Vous pouvez apprendre à éprouver plus d’empathie

Le manque d’empathie est la cause de nombreux conflits. Vous ne pouvez pas augmenter le nombre de vos neurones miroirs mais vous pouvez faire un effort pour :

  • Ecouter ce que vous disent les autres, sans chercher trop vite à partager vos propres expériences passionnantes ; en clair : éviter de couper la parole. Un bon exercice est de faire comme les Américains, mais aussi les Suisses : ne jamais commencer à parler sans avoir attendu deux ou trois secondes après que votre interlocuteur ait terminé sa phrase ;
  • Lorsque vous écoutez quelqu’un, intéressez-vous à ce qu’il vous dit, mais essayez aussi de comprendre pourquoi il vous dit cela. Qu’est-ce qui le motive à venir vous parler ? Se pourrait-il que, derrière ses paroles, il cherche à vous faire passer un autre message ? Nous avons un nombre incroyable de messages « codés » que nous utilisons spontanément. Par exemple : « Tiens, il est déjà midi » signifie en général « J’ai faim, ne voudrais-tu pas manger ? » Ou alors : « J’aime beaucoup votre coiffure, votre parfum » est un appel évident.
  • En cas de désaccord qui se prolonge avec un membre de la famille, un ami, un collège : essayez d’imaginer toutes les bonnes raisons que l’autre peut avoir de faire, dire ou penser ce qu’il fait, dit ou pense. Partez du principe qu’il a raison, que vous auriez fait exactement la même chose à sa place, et peut-être même auriez-vous agi de façon plus vive encore ;
  • Lisez des romans et du théâtre : la littérature est le moyen le plus direct et rapide de vivre des expériences complexes que la vraie vie met parfois du temps à vous donner. Les enfants et les jeunes sont obligés, via l’école, à lire et apprennent ainsi à connaître la psychologie des hommes bien au-delà de ce qu’ils peuvent vivre dans le cadre de leur famille et de leurs camarades de classe. Il n’y a pas de raison de stopper cet apprentissage à la fin des études. Continuer à beaucoup lire toute sa vie permet de développer grandement l’empathie.
  • Observez et réfléchissez : éteignez votre téléphone. Au lieu d’écouter la radio ou de consulter votre smartphone dans les transports, regardez les gens autour de vous et imaginez qui ils peuvent être, ce qu’ils pourraient être en train de penser et ressentir, et où ils sont en train d’aller. Sont-ils frustrés ? Heureux ? Sont-ils d’ici ou en voyage ? Ont-ils eu une bonne journée ? Essayez de vous intéresser et de partager leurs préoccupations.

Il s’agit de bonnes habitudes à prendre, qui développent votre psychologie et vos compétences relationnelles.

Bouder : un moyen d’exploiter l’empathie des autres

Grâce, ou à cause de l’empathie, nous pouvons nuire à notre entourage simplement en exprimant notre insatisfaction.

C’est ce que les enfants apprennent très vite à faire en… boudant.

Il leur suffit de montrer un visage fermé, mécontent, et leurs parents ne peuvent s’empêcher de ressentir eux aussi de la mauvaise humeur, ce qui est très désagréable pour eux.

Ce sont leurs neurones miroirs qui fonctionnent en produisant chez eux un sentiment d’insatisfaction, simplement parce qu’ils voient l’enfant (ou l’adulte !) insatisfait.

C’est extraordinaire :

Vous pouvez ainsi gâcher le plaisir de tout un groupe qui s’amuse, simplement en affichant une mine maussade.

Le sentiment est tellement fort qu’une ou plusieurs personnes du groupe vont probablement s’interrompre pour venir vous trouver. Elles prendront le temps qu’il faudra pour tenter de régler votre problème. Le but ? Tout faire pour vous faire retrouver le sourire, notamment afin que le reste du groupe puisse… recommencer à s’amuser.

Bouder est une stratégie particulièrement déloyale et pénible pour faire pression ! C’est pourquoi on apprend aux enfants à ne pas bouder, et les adultes savent qu’il est impoli de faire la tête en public.

L’empathie pour guérir

Je vous avais parlé au début du mois d’août de cette belle étude expliquant que le simple fait de tenir la main d’un conjoint qui souffre réduit la douleur.

De même, on sait que les personnes qui se savent aimées et accompagnées guérissent plus vite. Leur convalescence est plus rapide après une intervention.

Ces effets sont d’autant plus forts que les proches sont capables d’exprimer, et d’éprouver, de l’empathie.

Avec les enfants, aussi, nous avons tous fait l’expérience : Justine est tombée, elle s’est couronnée le genou et hurle de douleur. Son papa accourt et la saisit dans ses bras en poussant des cris lui-aussi : « Ah, oh, que ça doit faire mal, aïe aïe aïe, mais Justine pourquoi as-tu couru si vite, tu dois faire attention !!! »

Et plus papa crie, plus il manifeste qu’il souffre de voir Justine souffrir, plus Justine, elle, se calme, et cesse de pleurer.

L’empathie de son papa l’a guérie.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Les conseils d’un maître cénobite pour suivre un régime

Chère lectrice, cher lecteur,

Cassien était un maître spirituel spécialiste du jeûne et des privations de nourriture. Il vécut en Provence au 4e siècle.

Fondateur de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, c’est lui qui enseignait aux moines comment se priver de nourriture. C’est ce qu’on appellerait aujourd’hui la « restriction alimentaire ».

Il faut réaliser que les moines de l’époque vivaient dans une austérité inimaginable aujourd’hui. Cassien s’était formé auprès des « cénobites » des déserts de Palestine et d’Egypte.

Les cénobites étaient des moines qui se nourrissaient d’insectes, de miel sauvage quand ils en trouvaient. Ils buvaient à peine, malgré la chaleur, et s’infligeaient des privations extrêmes, qu’ils jugeaient nécessaires à leur perfectionnement spirituel.

En lisant sur Internet un article au sujet de la « diète très chrétienne » de Cassien [1], je me suis aperçu que ses conseils sont plus que jamais d’actualité pour résister à la malbouffe. C’est aussi une méthode qui me parait réaliste pour organiser une transition crédible vers un mode de vie sain.

Conseil n°1 : le régime doit varier selon la santé

Cassien commence par expliquer que chacun doit tenir compte de sa santé :

« L’énergie de la volonté ne suffit pas, il faut aussi que la santé le permette. Voici la tradition à sujet : le moment du repas, la quantité et la qualité des aliments doivent varier selon la santé, l’âge ou le sexe. »

Ce premier conseil tient de l’évidence.

Les régimes modernes qui conseillent un certain nombre de calories, ou certains aliments uniquement, mais sans tenir compte de votre sexe, votre âge et votre état de santé, ne sont pas sérieux.

Conseil n°2 : tout le monde ne peut pas jeûner, même une seule journée

Cassien précise que les régimes très restrictifs ne sont pas réalistes pour tout le monde :

« Tous ne peuvent pas jeûner une semaine entière, ni même deux ou trois jours. Beaucoup, à cause de leurs infirmités ou de leur vieillesse, ne sauraient sans souffrir attendre, pour manger, le coucher du soleil ; tous ne peuvent se contenter de quelques légumes à l’eau, de quelques plantes sans assaisonnement ou de pain sec. »

Fuyez, donc, les recommandations qui vous paraissent irréalistes et intenables dans votre cas particulier.

Conseil n°3 : Cesser de manger avant d’être pleinement rassasié

Cassien prône la modération. Il faut cesser de manger avant d’être pleinement rassasié.

Il met particulièrement en garde contre l’excès de pain, qu’il considère plus dangereux que l’alcool.

Ce précepte, qui va à l’encontre des recommandations actuelles des Autorités de Santé, sont conformes aux conclusions les plus récentes de la recherche en nutrition.

Le pain est une « bombe à sucre ». Il est très riche en glucides rapidement assimilés, apporte beaucoup de calories vides, tandis que le vin, riche en polyphénols antioxydants, est protecteur pour les artères :

« Quels que soient les aliments qu’on prenne, leur abondance est toujours un principe d’impureté (…). Il n’y a pas que l’excès du vin qui enivre ; tout autre abus dans les repas trouble la vue de l’âme et lui fait perdre le bonheur de la contemplation. Ce n’est pas le vin, mais le pain qui fut la cause des crimes et de la ruine de Sodome. (…) La règle est de prendre ce qui suffit pour vivre, et non pas tout ce que demande notre appétit»

Il faut savoir que Sodome est une ville de Mésopotamie qui, selon la Bible, fut détruite par la colère divine à cause de ses péchés. Or, la Mésopotamie est le berceau de l’agriculture : c’est là que les premières cultures de céréales à grande échelle apparurent. C’est donc là que les hommes, pour la première fois, se mirent à manger du pain en grande quantité.

Il est très intéressant, pour ne pas dire stupéfiant, que Cassien, tout comme nos modernes spécialistes du régime paléo qui mettent en garde contre le danger des céréales et du gluten, écrive que c’est le pain qui fut la cause profonde de la décadence. Dans la vision traditionnelle, décadence physique et décadences morales vont de pair, ce qui explique cette étonnante remarque.

Conseil n°4 : Erreur à éviter à la fin d’un jeûne

Il est bon de jeûner, mais il y a une grave erreur à éviter : se goinfrer à la fin.

En effet, cela déclenche un cycle où l’on va manger plus que de raison (ce qu’il appelle le « vice de gourmandise »).

Si l’on n’est pas capable de résister à cette tentation, mieux vaut manger un petit peu régulièrement que de jeûner trop longtemps :

« Ceux qui mangent trop après des jeûnes rigoureux, se laissent aller plus facilement au vice de gourmandise. Il vaudrait mieux prendre, tous les jours, un repas raisonnable que de jeûner longuement et avec excès. Une abstinence exagérée, non seulement affaiblit notre esprit, mais nous rend incapables de prier par l’épuisement de notre corps. »

Conseil n°5 : rien entre les repas !

Selon Cassien, vous ne gagnerez votre combat intérieur contre les excès alimentaires que si vous résistez à votre frigidaire, à votre placard aux biscuits. En particulier, surtout ne jamais se lever la nuit pour manger !

« Le religieux qui désire livrer ces combats intérieurs doit d’abord s’imposer pour règle de ne pas se laisser aller au plaisir de boire et de manger, et de ne jamais rien prendre hors le réfectoire, avant ou après l’heure des repas de la communauté. Qu’il garde la même règle pour le temps destiné au sommeil. »

Conseil n°6 : Eviter de manger trop tôt, trop, et la « gourmet attitude »

Cassien recommande de fixer une heure stricte pour les repas, et de s’interdire de manger avant qu’elle n’ait sonné. De même à table éviter de manger trop et de mettre de la nourriture trop délicieuse, à laquelle il sera plus difficile de résister :

« Il y a trois sortes de gourmandises (à éviter). La première nous fait devancer l’heure du repas fixée par la règle ; la seconde nous fait manger avec excès toute sorte de nourriture ; la troisième nous fait rechercher des mets plus délicats et plus nourrissants. »

Conseil n°7 : Il ne faut pas exagérer

Il fait remarquer avec humour que ceux qui se privent le plus ne sont pas forcément à montrer en exemple :

« Nous avons remarqué, au contraire, que ceux qui dépassent la règle et se privent de pain pour ne manger que des fruits et des légumes, n’étaient pas les religieux les plus recommandables, et n’avaient pas reçu le don de science et de discrétion. »

Conclusion

Voici une icône représentant Cassien. Son visage est rigoureux mais bon. Son regard est franc mais doux, plein de bienveillance… et d’intelligence :

Le moine Cassien, qui vécut au 4e siècle, fut un des plus grands spécialistes de la restriction alimentaire dans la tradition spirituelle chrétienne.

Cette bienveillance et cette intelligence sont indispensables quand on se met sur le chemin du changement.

Réciproquement, osons reconnaître que nous, Occidentaux pressés du 21e siècle, sommes peu raisonnables, et cela peut expliquer nos difficultés à simplement réduire notre consommation de sucreries (je ne parle même pas évidemment de nous faire moines dans le désert !).

Le sociologue français Jean Baudrillard faisait remarquer dans son célèbre livre, « La société de consommation » (1970), que nous sommes à une époque qui adore torturer notre corps, surtout depuis qu’il a été faussement libéré.

Nous sommes soumis en permanence à des slogans, des images pour provoquer en nous le désir de nous conformer à certains modèles de beauté. Ces désirs étant aussi irrépressibles qu’irréalistes, les gens n’hésitent plus à s’infliger des régimes punitifs, à porter des accoutrements absurdes, voire à passer sur la table d’opération, pour se rapprocher de ces modèles, de façon bien sûr illusoire.

A nous de garder notre raison, notre modération, pour trouver le chemin de la santé en vivant sainement, et non pas en succombant nous aussi à la folie.

La sagesse des Anciens nous apporte un précieux secours.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Sources de cet article :

[1] http://ift.tt/2k8S5nq

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Citron + eau + vinaigre de cidre + cannelle

Cher lecteur, chère lectrice,

Parmi les croyances irrationnelles qui nous habitent, nous Occidentaux, reste profondément enraciné le mythe du remède miracle, de « l’élixir de vie » capable de nous rendre jeunesse, santé, beauté, bonheur.

Nous savons que cela va contre la logique.

Mais, au plus profond de nous-mêmes, nous gardons l’espoir insensé d’une fiole qui contiendrait un remède fabriqué par quelque druide détenteur de secrets enfouis depuis la nuit des temps.

Est-ce à cause des souvenirs de Blanche-Neige, et de la Reine maléfique ? De la scène des trois sorcières dans McBeth ? Ou plus prosaïquement de la potion de la magicienne dans Les Visiteurs ou celle d’Obélix ?

En tout cas, le résultat est là : des millions d’euros dépensés chaque jour pour des produits illusoires censés contenir des plantes, des pseudo-vitamines, des mélanges improbables de poudres, présentés dans des récipients aux formes, couleurs et appellations fantaisistes qui n’ont pour effet que d’enrichir ceux qui les vendent…

Au mieux, ces produits fabriqués industriellement ont un léger effet placebo.

Au pire, ils nuisent à votre santé, déséquilibrent vos hormones, annihilent des fonctions vitales.

Car la vérité est que les meilleurs secrets de santé sont à rechercher autour de vous, dans votre assiette, votre environnement et votre vie de tous les jours. Prendre du recul et se souvenir des gestes simples de nos prédécesseurs, qui se fortifiaient avec des produits bruts, simples, non transformés ou transformés au minimum.

Le miel chargé de pollen de la ruche sauvage, le vinaigre de cidre non pasteurisé des pommes de plein champ, la racine brûlante du raifort ou l’amertume détoxifiante du pissenlit au printemps…

Ce qui me donne l’occasion de vous révéler ma recette du sirop « miracle » de la famille Dupuis :

Sirop de vinaigre de cidre, miel et cannelle

Confidence : mon « sirop » personnel préféré, je le fais avec le raifort de mon jardin. Il détoxifie et purifie tout mais il est si brûlant et violent que je n’en parlerai pas ici.

Non, aujourd’hui, je parle d’une recette familiale, pour le petits comme pour les grands…

Très simple à faire et composé uniquement d’ingrédients faciles à trouver, ce « tonique » agit à tous les niveaux de l’organisme. Il soulage de la constipation, réduit l’inflammation, soutient les reins, est bon pour le cœur, prévient et combat les infections urinaires, protège des attaque bactériennes, fongiques et virales, et protège contre le rhume.

La clé de son efficacité est toutefois de n’utiliser que des ingrédients de première qualité :

  • véritable cannelle de ceylan (qui est jaune, et composée de plusieurs minces écorces enroulées ensemble, qui s’effritent à la main) ; elle doit de plus être biologique, de façon à ne contenir aucune trace de métaux lourds ;
  • miel cru, biologique de préférence. Miel « bio » signifie simplement que les abeilles n’ont pas pollinisé des fleurs et plantes ayant été traitées par des pesticides, des herbicides ni d’autres produits nocifs. « Cru » veut dire que le miel n’a pas été pasteurisé, ce qui préserve les enzymes actifs ;
  • et bien sûr le véritable vinaigre de cidre doit être non-pasteurisé et biologique. Il contient les bactéries qui ensemencent la flore intestinale et stimulent le système immunitaire. Les pommes biologiques ne contiennent pas de pesticides, de métaux lourds ni de toxines.

La préparation est simplissime : mélanger vigoureusement 500 ml de vinaigre et 250 g de miel, puis ajoutez deux cuillères à café de cannelle finement moulue.

Placez dans une bouteille hermétique que vous conserverez au réfrigérateur.

Chaque matin et chaque soir, prendre deux cuillères à soupe de ce sirop fortifiant.

Eau chaude, citron et vinaigre de cidre

Mais voici une autre recette, très simple également, qui permet d’alterner avec la précédente.

C’est une concoction que vous pouvez faire en quelques secondes si vous avez les ingrédients sous la main (une concoction est une décoction de plusieurs éléments ; une décoction est une préparation végétale par dissolution dans l’eau chaude).

En buvant un verre tous les matins, juste après vous être réveillé et avant d’avoir mis quoi que ce soit d’autre dans votre estomac, vous expulserez les toxines de votre foie et stimulerez vos enzymes digestives pour une meilleure assimilation de vos aliments toute la journée.

Tout ce dont vous avez besoin est de l’eau minérale ou filtrée, du vinaigre de cidre (cru et bio encore une fois) et un demi-citron bio.

C’est aussi simple que ça.

Encore une fois, la qualité des ingrédients est essentielle. De l’eau de source en bouteille de verre si possible, ou de l’eau filtré par osmose inverse. Le vinaigre de cidre doit être cru, bio et de préférence non-filtré. Cela veut dire qu’il est un peu trouble et contient de la mère de vinaigre, les bactéries et levures qui transforment l’alcool en vinaigre.

Le citron doit être bio car il est imbibé de pesticides dans l’agriculture conventionnelle.

Remplissez un verre d’eau chaude, pressez votre demi-citron et versez une bonne cuillère à café de vinaigre de cidre. Buvez par petites gorgées, l’effet est quasi-miraculeux.

A votre santé !

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Réduire votre stress oxydatif peut vous faire gagner des années de vie en bonne santé


Chère lectrice, cher lecteur,

Souvent quand je parle de « stress oxydatif », et comment le contrer par la détoxification, je vois les yeux de mes interlocuteurs se perdre dans le vague.

Ce qui est compréhensible.

C’est un sujet qui paraît compliqué.

Mais une métaphore simple permet de décrire le processus.

Si vous comparez votre corps à une machine, vos cellules sont les pièces qui lui permettent de fonctionner.

Le stress oxydatif est semblable à la rouille qui s’installe autour de ces pièces, en l’occurrence sur la membrane cellulaire.

Et comme avec les machines, si vous avez de la rouille, vous avez intérêt à l’enlever avant que ça n’empire.

C’est là qu’entre en scène le WD-40 :

C’est ce produit qui nettoie la rouille qui s’est déjà formée et qui protège le métal contre la corrosion future.

Et il se trouve que la nature a sa propre version du WD-40. Elle s’appelle le glutathion. C’est ce qui aide les cellules à se débarrasser des dégâts produits par l’oxydation, et à l’empêcher de se former à l’avenir.

Ceci est très important. Si vous n’empêchez pas votre corps de rouiller, vous pouvez vous attendre à des problèmes en chaîne.

Comprenez bien que cette « rouille », cette « oxydation », est le problème qui explique que :

  • avec l’âge, vos organes ralentissent, et font moins bien leur travail ; votre cœur, vos reins, votre cerveau mais aussi tous vos autres organes sont touchés ;
  • des signes extérieurs de vieillissement apparaissent : rides sur la peau, vue et ouïe qui baissent…
  • globalement, votre risque de maladie augmente, et ce de plus en plus vite ;
  • le nombre d’années qui vous restent à vivre diminue. La mort approche.

Le glutathion est tellement efficace pour détoxifier qu’il a acquis un titre spécial parmi les experts de la santé naturelle, qui s’y réfèrent comme à « la mère de tous les antioxydants ».

Le glutathion joue un rôle dans pratiquement toutes les réactions détoxifiantes du corps. Il aide à neutraliser et éliminer les toxines des conservateurs chimiques, des pesticides agricoles, des métaux lourds, de l’alcool, et des médicaments.

En plus de réguler la détoxification dans les milliers de milliards de cellules de l’organisme, le glutathion est d’une importance vitale pour le fonctionnement du foie. Ceci est essentiel, dans la mesure où le foie est le premier organe de détoxification.

En tant qu’armure contre le stress et les toxines de la vie quotidienne, le glutathion est une ligne de défense essentielle contre le vieillissement. Mais, comme la plupart des bonnes choses, son niveau décline avec l’âge. Ce qui prépare une large palette de problèmes de santé liés à l’âge.

Pourquoi tout le monde ne prend-il pas alors du glutathion sous forme de complément alimentaire ?

Eh bien, malheureusement, ce n’est pas aussi simple.

 

Aller à la racine de la production de glutathion

Jusqu’à présent, il n’y avait aucun bon moyen d’augmenter le niveau de glutathion dans l’organisme. Lorsque vous le prenez par la bouche, même sous la forme liposomale, avec un bon niveau d’absorption, le corps ne sait pas comment s’en servir. Il ne sait pas comment l’assimiler et l’intégrer à la membrane cellulaire.

C’est pourquoi les thérapeutes et médecins spécialisés dans les approches naturelles proposent souvent le glutathion en intraveineuse. Ce mode d’administration est plus efficace, mais il n’est pas accessible à tous, ni facile à pratiquer sur le long terme.

Je recommande donc à mes lecteurs, depuis des années, d’aller à la racine de la production de glutathion dans leur corps, et d’agir à ce niveau pour optimiser les conditions. Plutôt que de prendre du glutathion sous forme de compléments nutritionnels, je recommande de stimuler la capacité du corps à produire son propre glutathion, et à le retenir dans l’organisme une fois produit.

Pour cela, je recommande de prendre un précurseur du glutathion appelé N-acétyl-cystéine (NAC), autrement dit la substance à partir de laquelle le corps produit le glutathion. C’est un dérivé d’un acide aminé, la cystéine, naturellement présente dans l’alimentation.

Le N-acétyl-cystéine est vendue sans ordonnance pour faciliter l’évacuation du mucus en cas de bronchite. Il est aussi utilisé à haute dose en médecine conventionnelle comme détoxifiant d’urgence, en cas d’ingestion de poison par exemple.

Une étude publiée dans la revue Redox Biology a montré que le NAC pouvait aider à évacuer les toxines au jour le jour, maintenir les niveaux de glutathion et prévenir le déclin métabolique lié à l’âge et à l’oxydation des cellules.

Cette approche est bien connue des passionnés de santé naturelle.

Mais il existe un autre moyen d’augmenter votre niveau de glutathion : il s’agit d’une souche de probiotiques appelée Lactobacillus fermentum.

Le Lactobacillus fermentum est un probiotique qui fabrique du glutathion, qui extrait le glutathion de son environnement et qui recycle le glutathion oxydé, par une opération appelée « réduction » par les chimistes.

Il intervient à de nombreux autres niveaux contre l’oxydation :

 

  • Il produit du manganèse superoxyde dismutase (Mn-SOD) un antioxydant qui protège spécifiquement les mitochondries contre les radicaux libres (les mitochondries sont les petites usines électriques qui alimentent nos cellules en énergie ; sans elles, pas de vie possible mais elles sont très vulnérables à l’oxydation)
  • Il régénère les autres antioxydants, comme la vitamine C, la vitamine E et la co-enzyme Q10
  • Il stimule la détoxification des cellules et du foie
  • Il exerce une activité antibactérienne contre les différentes souches de bactéries nuisibles
  • Il réduit l’inflammation au niveau local ou systémique.

Le lactobacillus fermentum est utilisé en médecine conventionnelle en traitement d’appoint de la diarrhée, et il est vendu en pharmacie sous l’appellation Lactéol 340 mg.

A votre santé !

JM Dupuis

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Chère lectrice, cher lecteur,

Le directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) a déclaré mardi dernier (19 septembre 2017) :

« La résistance antimicrobienne est une urgence de santé mondiale qui va sérieusement compromettre les progrès de la médecine moderne»

« Sans investissements supplémentaires dans la recherche et le développement, nous allons revenir de force aux temps où les gens craignaient les infections communes et risquaient leur vie lors des petites opérations chirurgicales»

Nous y sommes :

Ce n’est plus un titre de magazine à sensation ; ce n’est pas une affiche de film de science-fiction ; ce n’est même pas un titre de la grande presse qui cherche à faire du chiffre en affolant les populations…

C’est officiel, et c’est au sommet des priorités de l’organisme qui veille au niveau mondial à la santé de l’humanité : c’est la fin, toute proche, des antibiotiques.

Une motivation dix fois plus forte

Pour nous tous, c’est une motivation dix fois plus forte à adopter d’urgence un mode de vie sain.

Car c’est ainsi qu’on se dote du meilleur système immunitaire (défenses naturelles). C’est ainsi qu’on devient capable de résister aux infections. Et les antibiotiques ne sont plus aussi indispensables.

Cette stratégie d’augmentation de nos défenses immunitaires passe par :

  • Le sport qui procure une musculature développée, dans laquelle le système immunitaire peut venir puiser des protéines, nécessaires à la fabrication d’anticorps en cas d’infection ;
  • Le sport améliore aussi la circulation sanguine : c’est par le sang que les cellules immunitaires (globules blancs, macrophages…) arrivent sur les lieux de l’infection. Une bonne circulation facilite le combat ;
  • Une flore intestinale propre, équilibrée, sans prolifération de bactéries pathogènes (sources de maladies) ; c’est dans notre côlon (gros intestin) que logent 80 % de notre système immunitaire. Un intestin en bonne santé, sans petits trous (intestin poreux), empêche les bactéries dangereuses de passer dans notre sang et de nous infecter ;
  • Un bon taux de vitamine D, essentiel au système immunitaire (45 à 60 ng/mL) ;
  • Dormir assez, le repos permettant au corps de « faire son ménage » ;
  • Aux changements de saison, cures de détox et, si possible, jeûne de 5 jours pour purifier les émonctoires (organes filtrants qui éliminent les déchets : foie, reins, poumons, intestins, peau) ;
  • Une alimentation saine ; on évitera les sucres et farines blanches raffinées associées à de graisses saturées (charcuteries, beurre, fromage, viande), chips, biscuits d’apéritifs, pizza surgelées et malbouffe en général ; pour bien fonctionner le système immunitaire a besoin d’apports réguliers d’aliments riches en vitamines et nutriments essentiels. On prendra quotidiennement un bon multivitamines. Ce n’est pas un hasard si les plus grandes épidémies ont frappé les populations victimes de famine et disette, comme la grande peste au moment de la Guerre de Cent-Ans, ou la Grippe Espagnole après la Première Guerre mondiale : la dénutrition est la porte ouverte aux infections ;
  • Eviter le tabac, les toxines, métaux lourds, perturbateurs endocriniens et polluants qui dérèglent le système immunitaire ; parmi les perturbateurs endocriniens je signale la pilule contraceptive et les contraceptions hormonales en général ;
  • Veiller à l’hygiène corporelle : se laver les mains au savon et à l’eau chaude plusieurs fois par jour, bien sûr, mais également comme on l’apprenait autrefois, aérer maison, literie, chaque matin, éviter de porter les doigts à la bouche, dans les nez, les oreilles, ou au contact de toute muqueuse.
  • Surveiller d’éventuels déficits en zinc, sélénium, fer, cuivre, acide folique, vitamines A, B6, C et E, dont le système immunitaire a besoin pour fonctionner.

Je m’arrête là pour l’instant mais je pourrais continuer sur plusieurs pages la liste des trucs pour réduire votre risque d’infection. Je vous en donne d’autres ci-dessous loin.

Mais avant cela, permettez-moi de rappeler l’origine de cette crise.

80 % des antibiotiques utilisés… dans les élevages industriels (chiffres USA)

Si les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques, la faute incombe certes à l’abus d’antibiotiques chez les êtres humains. Mais à l’échelle mondiale, la crise vient surtout de l’usage massif des antibiotiques dans les élevages industriels.

80 % des antibiotiques consommés aux Etats-Unis concernent les animaux, pas les hommes. [1]

Confinés par milliers dans des bâtiments clos, les animaux sont victimes de contagions qu’il faut combattre en permanence. De plus, beaucoup d’éleveurs stimulent la croissance des animaux par de faibles doses d’antibiotiques ajoutées à leur nourriture.

S’il n’est pas dangereux de manger de la viande d’un animal ayant pris des antibiotiques, il faut avoir conscience que les bactéries animales qui ont acquis une résistance peuvent transmettre leur immunité à d’autres bactéries présentes chez l’être humain.

Pourquoi on ne trouvera pas, ou peu, de nouveaux antibiotiques

Les antibiotiques sont d’origine naturelle :

Ce sont des substances fabriquées par certains champignons microscopiques, pour se défendre contre les attaques bactériennes dans leur milieu naturel. Après la découverte du premier antibiotique dans un champignon appelé « pénicillium », dans les années 30, tous les champignons connus ont été méthodiquement étudiés par les laboratoires pharmaceutiques.

C’est ainsi que, dans les années 50 à 70, de nouveaux antibiotiques apparaissaient chaque année, enrichissant constamment « l’arsenal » à disposition des médecins, qui devinrent capables de traiter la plupart des infections.

Mais la source s’est épuisée. Tous les champignons et levures connus ont été étudiés. Certes, on en découvre parfois de nouveau mais il en faut des milliers pour trouver un nouvel antibiotique qui soit à la fois efficace et non toxique pour l’homme.

Depuis les années 80, le nombre de nouveaux antibiotiques se comptent sur les doigts de la main. Plus de 80 % des « nouveaux » antibiotiques actuellement en cours de développement ne sont en fait que des formes légèrement modifiées d’antibiotiques existants, qui n’ont pas d’intérêt thérapeutique supplémentaire. [2]

Pendant ce temps, les antibiotiques « historiques » perdent de leur efficacité. Certains deviennent inutilisables, parce que leurs effets indésirables deviennent supérieurs à leur action anti-bactérienne. C’est le cas par exemple de la streptomycine, le premier antibiotique qui permit de vaincre la tuberculose en 1947, dont on s’est aperçu qu’il rendait aveugle et sourd, détruisant les nerfs optiques et l’oreille interne.

Autres approches pour améliorer votre résistance aux infections

Je vous avais promis d’autres approches pour améliorer votre résistance aux infections.

Les voici :

Beaucoup sont de simple bon sens, comme le fait de boire de l’eau non contaminée ou de se méfier des viandes porteuses de germes (porc mal cuit par exemple).

D’autres ne s’inventent pas : il y a les souches de probiotiques qui renforcent l’immunité dans le côlon, les huiles essentielles aux effets antibiotiques, la liste des plantes, tisanes, décoctions, hydrolats anti-infectieux, antibactériens et antibiotiques. Il faut se référer pour cela à une bonne encyclopédie de phytothérapie, ou vous faire une culture des plantes grâce à un bon journal comme Plantes & Bien-Être.

Mes plus fidèles lecteurs se souviennent de ces photos incroyables que j’avais publiées il y a quelques années sur des plaies énormes, ulcérées, résistant à tout traitement, dont seuls venaient à bout des cataplasmes d’argile, d’huile d’olive et de cire d’abeille. [3]

Il y a aussi tous les produits de la ruche (miel, propolis, pollens), les élixirs de plantes, plus ou moins efficaces, qui ont parfois des effets supérieurs aux antibiotiques.

Dans la littérature médicale, on trouve des considérations sur le stress chronique comme facteur probable de l’affaiblissements du système immunitaire :

Au départ, le stress déclenche une poussée d’adrénaline et d’autres hormones qui stimulent l’organisme. Mais s’il dure trop longtemps, le corps épuise ses ressources, entraînant une déperdition d’éléments biochimiques (potassium, magnésium, acides aminés, vitamines B) et des désordres métaboliques (excès de sucre, de cholestérol et d’acides gras dans le sang) qui le rendent plus vulnérable. Il est démontré que les personnes stressées souffrent plus souvent de rhume, une des infections les plus banales. [4]

Réduire votre niveau de stress, éventuellement en déménageant, en changeant de métier ou en réorganisant complètement votre vie, vous rendra plus résistant aux maladies.

Situation préoccupante

Peu de personnes en 2017 peuvent se représenter ce que signifiait la vie sans antibiotiques autrefois.

Vous aviez un homme de 20 ans bien portant, énergique, plein de projet. Puis un matin, une éraflure superficielle. Un staphylocoque (une sorte de bactérie) s’installait, se multipliait.

Bientôt l’éraflure devenait jaune, croûteuse, purulente. Après s’être largement étendue, des foyers d’infection, avec des cloques, apparaissaient un peu partout ailleurs sur son corps.

Quelques semaines plus tard, après une fièvre puis une septicémie (sang inondé de microbes), le pauvre jeune homme décédait et rejoignait le cimetière.

C’est la terrible réalité.

Nous avons eu l’expérience cet été encore avec notre petit Thomas, qui a neuf ans maintenant. En escaladant un rocher de granit, à la plage, il s’est fait une petite plaie sur le ventre.

Lavé vigoureusement à l’eau chaude et au savon par mes soins, la plaie semblait propre et nous n’y avons plus pensé. Une jolie croute se forma, annonciatrice d’une cicatrisation rapide.

Mais Thomas retourna dans l’eau, joua dans le sable, perdit la croûte. La plaie se mit à suinter.

Bientôt, exactement comme dans le scénario décrit plus haut, elle se mit à rougir, s’étendre, boursoufler. Le staphylocoque doré s’était installé. Bientôt la plaie faisait 10 cm de diamètre, partiellement recouverte d’une croûte jaune.

Nous avons absolument tout essayé, y compris les huiles essentielles et le fameux cataplasme argile/cire d’abeille/huile d’olive. Rien n’a fonctionné. En désespoir de cause, nous n’eûmes d’autre choix que de lui administrer par voie orale de la méticilline (antibiotique) et, en application sur la peau, après avoir retiré les croûte pour qu’elle puisse mieux pénétrer, la fameuse pommade Fucidine qui s’emploie pour toutes les infections cutanées à staphylocoques.

En quelques heures, l’infection avait disparu, une belle peau lisse, quoique rouge, s’était reconstituée, et Thomas (et ses parents) avaient retrouvé le sourire.

Les antibiotiques, c’est pas automatique, mais dans certains cas on est vraiment content de les avoir.

A votre santé !

JM Dupuis

NB : pour mes lecteurs qui auraient un doute, Thomas a bien sûr reçu sa cure de probiotiques pour ré-ensemencer sa flore !!

Sources de cette lettre :

[1] http://ift.tt/2txBQRM
[2] http://ift.tt/2w6NKCy
[3] http://ift.tt/2xoknQd

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