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Le psyllium s’achète sous forme de poudre ou de flocons en magasin bio ou en pharmacie sous le nom de Métamucil, Regulan, Serutan.

Vous en prenez 5 g avec un grand verre d’eau, trois fois par jour, et au bout de deux ou trois jours, vos problèmes de constipation sont résolus : les selles dures deviennent souples, les blocages se dissolvent.

Fini le désespoir sur la cuvette, et immense soulagement quand on souffre d’hémorroïdes et de fissures anales qui redoublent le supplice de l’expulsion des morceaux gros et durs !

Le secret derrière le psyllium

Le psyllium n’est pas un médicament, ni même un complément alimentaire.

C’est une plante (que l’on appelle aussi « plantain des Indes »). Plus exactement, ce sont les graines de cette plante, qui ne se digèrent pas.

Mais ces graines ont dans leur enveloppe une substance végétale extraordinaire appelée « mucilage ».

Le mucilage est une sorte de fibre qui se gonfle au contact de l’eau, formant un gel. Ce gel va se mêler aux aliments en digestion et les rendre plus souples, et aussi les pousser dans les intestins.

Il existe du psyllium noir et du psyllium blond, mais ils ont les mêmes effets puisque tous deux doivent leur vertu au mucilage qui est dans leur enveloppe et qui est le même.

Que des effets secondaires positifs

Le mucilage du psyllium forme un gel protecteur sur la paroi de l’estomac et des intestins : il n’est donc pas irritant, bien au contraire. Il soigne les maladies inflammatoires de l’intestin : syndrome du côlon irritable, diverticulite, ulcère duodénal.

Il ne provoque pas de ballonnements ni de flatulences, contrairement aux fibres, comme le son, recommandées contre la constipation, et il est plus efficace.

Il n’a aucun effet stimulant sur l’intestin, ce qui évite les ennuyeux phénomènes d’accoutumance des laxatifs pharmaceutiques ou des tisanes de séné et de bourdaine qui, absorbées trop souvent, désactivent les mécanismes naturels de mouvements intestinaux (appelés « péristaltisme » en langage médical) et donc aggravent la constipation à long terme. Le mucilage de psyllium est cependant moins puissant à court terme, en cas de constipation extrême.

Il n’y a pas de risque de surdosage. Contre la constipation, on peut aller jusqu’à trois cuillères à soupe par jour, à condition de boire beaucoup d’eau en même temps. Au pire, si vous avalez une énorme quantité de psyllium, puis que vous buvez ensuite des litres d’eau, cela va gonfler et vous faire mal au ventre. Mais il n’y a pas de danger d’intoxication.

Il a aussi de nombreux autres avantages pour la santé : il réduit l’appétit, aidant les personnes en surpoids à maigrir. Il soigne la diarrhée : cela peut paraître contre-intuitif pour un laxatif, mais c’est qu’il absorbe les excès de liquide dans les intestins. Il est donc plutôt « régulateur du transit » que véritable laxatif.

De plus, il diminue l’index glycémique des repas, c’est-à-dire qu’il ralentit la vitesse à laquelle le glucose passe dans le sang, ce qui est intéressant pour les personnes diabétiques. Au bout de six mois de consommation, il fait baisser la pression sanguine des personnes hypertendues.

Pourquoi on n’en parle pas plus ?

Eh bien si, justement, on en parle beaucoup ! Si vous cherchez sur Internet des solutions naturelles à la constipation, le psyllium est la première solution qui sort. Et si vous faites une recherche en anglais à partir du terme « psyllium husk » (« tégument de psyllium », la partie riche en mucilage), ce sont des dizaines de milliers d’articles que vous obtiendrez.

La revue Nature [1], l’American Journal of Clinical Nutrition [2], l’American Journal of Gastroenterology [3] et tant d’autres revues scientifiques publient régulièrement des articles sur le psyllium.

Et ce n’est pas nouveau : le psyllium est connu pour être la solution contre la constipation depuis le Xe siècle avant Jésus-Christ, chez les Égyptiens, et depuis lors il n’a jamais cessé d’être employé dans les civilisations méditerranéennes.

Ce qui est étonnant, c’est qu’il y ait encore des personnes qui, après tout ce temps, continuent à souffrir sur la cuvette de leurs toilettes sans avoir préalablement pris du psyllium.

Le coût

Le kilogramme de psyllium se monnaye 40 euros le kilo. Un peu plus, un peu moins, selon les endroits.

Si, après avoir essayé, vous devenez fou de psyllium, le site psyllium.fr propose de vous en envoyer par sacs de 25 kg !

J’ai bien ri en imaginant l’énorme sac éventré dans un coin de la cuisine… J’imagine la famille nombreuse de constipés se bourrant de psyllium à chaque repas, finissant par ne plus manger que ça…

Origine botanique du psyllium

Pour mes lecteurs – que j’espère nombreux – qui s’intéressent à la botanique, il est intéressant de savoir que le psyllium est une sorte de plantain originaire d’Inde et d’Iran.

Si vous connaissez le plantain qui pousse sur nos pelouses, vous avez déjà remarqué les graines minuscules accrochées à sa fleur. Eh bien, c’est cela : il faut cinq cents de ces graines pour faire un gramme. Comme elles sont noires, elles ressemblent de loin à des puces, d’où le nom de psyllium, issu du grec psyllia qui signifie « puce ».

Anecdote sur la constipation

Les psychologues auront certainement une explication plus ou moins culpabilisante pour moi, mais il se trouve que tous mes enfants ont eu, autour de leurs trois ans, d’inquiétants problèmes de constipation, restant bloqués jusqu’à sept jours de suite.

On pourrait croire que c’est un problème secondaire : détrompez-vous.

C’est eux qui ont mal au ventre et au derrière. Mais c’est vous, les parents, qui souffrez !

Pour les premiers, nous n’utilisions pas encore le psyllium, et je me souviens en frémissant de ces moments d’attente insoutenable.

Rien n’est plus contagieux que les angoisses liées à la constipation. L’enfant gémit, il se couche en disant : « Caca sort pas », « Caca bloqué », et en prenant une mine déconfite. Mais en tant que parents, cela vous provoque un malaise bien pire que si c’était vous-même qui étiez concerné.

Vous lui donnez du jus d’orange, de pomme, de poire, de pruneau. Vous essayez la salade, les épinards, le son. Vous le gavez d’eau d’Hépar, supposée faciliter le transit grâce à sa richesse en magnésium : rien.

Vous vous impatientez, vous implorez le Ciel pour que, enfin, ça sorte. Vous essayez les massages, vous commencez à envisager les lavements à l’eau bouillie, à l’huile d’olive, à la glycérine. Cela devient une obsession. Tant que l’enfant ne s’est pas soulagé, vous devenez incapable de profiter de la vie, de vous réjouir du soleil qui brille et des oiseaux qui chantent. Vous vous rendez compte que ce n’est pas raisonnable, que le petit, au fond, ne se porte pas si mal, mais vous n’y pouvez rien ! La tension, l’agressivité, montent. Chaque fois que vous croisez votre conjoint, vous lui posez la question, plein d’espoir : « Alors ? C’est sorti ? Toujours pas ??! »

J’ai d’ailleurs lu cet éloquent témoignage de boubou3724 sur le forum Auféminin, intitulé « Constipation grave, urgence ! ». Je confirme, c’est exactement ça :

« Salut, j’allais commencer à demander à ma fille de 25 mois de devenir petit à petit propre et je n’en ai pas eu besoin. Je n’ose même plus lui parler de ça, car elle est constipée grave. Elle l’a toujours été depuis sa naissance, mais là, on bat tous les records.

Elle passe 4 ou 5 jours sans faire et là, brutalement, elle hurle pour sortir pas grand-chose.

Alors, j’ai essayé plein de choses qui marchaient avant mais là plus rien. Hépar, suppo à la glycérine mais qu’elle ne veut plus du tout que je mette.

Un lavement prescrit par le médecin qu’elle m’interdit de mettre, sinon je me prends coups de pied, etc.

Duphalac, ça marche le 1er jour et c’est tout.

Sachet Forlax sans résultat.

Gulmik pour épaissir les biberons même si je ne comprends pas pourquoi.

Sirop Débridat.

Jus de pruneaux, mais je pense que ça lui donne des gaz c’est tout mais pour elle, c’est pire, elle pleure.

Madame ne veut pas de pruneaux en morceaux ni en compote.

Partout où on va, j’ai honte. Elle s’arrête, elle ne veut pas qu’on la regarde et là dit « caca, bobo caca ».

J’ai tout essayé et mon mari est en déplacement en ce moment pendant 1 mois alors je vis jour et nuit avec ses cris, caca, bobo… J’EN PEUX PLUS ! Eh oui, elle se réveille la nuit de douleur… Si vous avez des astuces, je veux bien ……………….  »

Eh bien oui, le psyllium ! C’est ce que nous avons pratiqué avec nos enfants, qui s’en sont portés comme des charmes.

Précautions avec le psyllium

Sur la boîte de Métamucil, il est indiqué que le produit est réservé aux enfants à partir de six ans. En réalité, il n’y a pas de danger à le donner à des bébés dans leur biberon, en petite quantité (moins d’une demi-cuillère à café) mais jusqu’à trois fois par jour.

Le seul danger du psyllium pour les enfants serait qu’ils s’étouffent avec la poudre. Ne pas laisser, donc, la boîte à leur portée. Il faut aussi veiller à leur donner le psyllium déjà mélangé dans un liquide et à les faire beaucoup boire car, sinon, l’effet sera inverse : le psyllium absorbera l’eau dans le bol alimentaire et le rendra plus dur.

Enfin, ne pas oublier que la constipation n’est tout de même pas un état normal : l’enfant peut avoir une maladie plus grave. Consulter absolument un médecin en cas de sang dans les selles, de fièvre, de nausée ou de vomissement, ou de selles très noires – signe possible d’un saignement intestinal. L’enfant peut aussi avoir un fécalome, c’est-à-dire un gros bouchon d’excréments qui ne peut sortir et bloque le transit. Il faut là aussi vérifier avec un médecin pour l’extraire, et ne surtout pas prendre de psyllium qui ferait gonfler l’estomac et l’intestin et donc accroître la douleur.

Ces précautions valent aussi pour l’adulte.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

Sources :

[1] http://ift.tt/2nyXMKU

[2] An unfermented gel component of psyllium seed husk promotes laxation as a lubricant in humans

[3] Efficacy and safety of traditional medical therapies for chronic constipation: systematic review

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Une étude menée par l’université d’Édimbourg, la plus longue jamais réalisée sur le caractère humain, a montré que notre personnalité à 77 ans navait pratiquement plus rien à voir avec celle que nous avions à 14 ans [1].

Cette étude a commencé en 1947 et les participants ont été recontactés soixante-trois ans plus tard, en 2016.

Les chercheurs ont étudié six pans de la personnalité : la confiance en soi, l’égalité d’humeur, la persévérance, l’originalité, le désir de réussir, l’intégrité.

Ils n’ont retrouvé aucun lien entre ce qui avait été constaté par des observateurs extérieurs en 1947 et en 2016, sauf une légère tendance concernant l’égalité d’humeur. Pour le reste, ces aspects de la personnalité des gens avaient totalement changé.

La personne que vous étiez à l’adolescence n’a donc que très peu d’influence sur celle que vous allez devenir plus tard !

Message d’espoir

Cela est un immense message d’espoir lancé à l’humanité.

En effet, l’adolescent le plus timide, mélancolique, renfermé, a tout autant de chances de devenir une personnalité extravertie, joyeuse, ouverte et appréciée qu’un autre.

Il faut le dire à nos jeunes. Qu’ils ne se laissent pas impressionner par l’image parfois négative que leur renvoie le miroir à l’âge difficile de 14 ans. Ce n’est pas cela qui définira leur avenir.

Les plus paresseux peuvent devenir les plus entreprenants. Les plus peureux peuvent devenir les plus courageux. Les plus tristes peuvent devenir les plus heureux.

De même, d’un point de vue global, concernant l’avenir de la société, cela change tout.

Cela veut dire qu’on ne peut pas prédire ce que sera le monde de demain en observant les adolescents d’aujourd’hui.

Que reste-t-il de ce que nous étions ?

Comme moi, vous avez certainement eu un choc la première fois que vous avez vu la photo de votre père sur son permis de conduire : « Quoi, Papa, c’est toi ça ? »

Et ne parlons pas de la photo du mariage de nos grands-parents. Celle des miens était suspendue religieusement dans leur salon. Mais, dans nos yeux d’enfants, ces jeunes en noir et blanc, non, ça ne pouvait pas être Papi et Mamie… La photo datait sans doute de l’époque de Napoléon. Ou de Louis XIV. Peut-être même de Jules César !

Aujourd’hui, c’est mon tour. J’ai l’impression d’avoir gardé à peu près le même visage depuis mes vingt ans, quelques rides en plus, quelques cheveux en moins. Mais ce n’est pas du tout l’avis de mes enfants, qui explosent de rire quand ils voient mes photos de jeunesse.

Au niveau cellulaire, il faut savoir que nos cellules, dans tous nos organes sauf le cerveau, se renouvellent constamment.

Les cellules qui revêtent la paroi de l’intestin ne durent qu’environ cinq jours. Les cellules de la peau sont entièrement recyclées environ toutes les deux semaines. Les globules rouges vivent 4 mois. Les cellules du foie se renouvellent tous les 300 à 500 jours. Les cellules du squelette vivent un peu plus de 10 ans, et celles des muscles des côtes 15,1 ans en moyenne.

Ainsi, notre corps à 77 ans a été intégralement renouvelé plusieurs fois depuis notre adolescence ! Nous ne sommes pratiquement plus du tout le même !

Toutefois, comme les cellules du cerveau ne se renouvellent pas ou beaucoup moins, j’imaginais que ma personnalité n’avait pas changé. J’apprends maintenant que c’était une illusion également.

C’est incontestable : je suis moi… et je ne suis plus du tout moi. Je suis totalement un autre par rapport à celui que j’étais à 20 ans. Quel choc ! Et quelle drôle d’aventure que la vie !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

PS : si vous ne l’avez pas encore reçu, je vous recommande vivement la lecture du livre « Longévité : ce que la science permet d’espérer » du Dr Jean-Paul Curtay.

Ce livre de 193 pages vous dévoile les connaissances scientifiques actuelles les plus poussées sur l’allongement de l’espérance de vie.

C’est une mini-encyclopédie dans laquelle vous retrouvez toutes les explications, les définitions, les mécanismes pour comprendre pourquoi et comment vous pouvez accroître votre longévité.

Vous y découvrez des ressorts biologiques dont l’immense majorité des gens n’ont pas même idée, et cela peut être aussi simple que de modifier le contenu de votre assiette.

Vous y trouverez :

  • Page 11 et suivantes : des témoignages de « supercentenaires » : Jiroemon Kimura (116 ans), Jeanne Calment (122 ans), Luigi Cornaro (102 ans), qui expliquent les choix de vie et les choix alimentaires qui leur ont permis de vivre si longtemps ;
  • Page 22 et suivantes : les conclusions des études sur les animaux qui vivent très longtemps, notamment ceux qui ont cette étonnante capacité à ressusciter, dont je vous ai parlé plus haut ;
  • Page 32 : comment utiliser des substances naturelles, le resvératrol, la quercétine et la curcumine, pour déclencher un processus d’autophagie (autodigestion) de nos protéines endommagées. Il s’agit d’un mécanisme de défense essentiel que l’on retrouve dans les processus de rajeunissement ou d’allongement de la durée de vie chez de nombreux organismes ;
  • Page 33 et suivantes : tout sur les réparations d’ADN et les télomères ;
  • Page 37 : lutter contre les maladies dégénératives des artères, du cœur, des articulations, des nerfs et du cerveau ;
  • Page 53 et suivantes : les moyens dont on dispose aujourd’hui pour ralentir le vieillissement : détoxification, restriction calorique, multiplication des mitochondries par activation SIRT 1/resvératrol, arginine, les supplémentations en magnésium, coenzyme Q10 et phyto-œstrogènes ;
  • Page 65 : les aliments et nutriments qui réparent l’ADN ;
  • Page 68 : les effets de l’astragaloside pour stimuler la télomérase ;
  • Page 75 : les nutriments de la longévité (NAD, vitamine PP, glutathion, sirtuines, tryptophane, méthionine, glutamine…) ;
  • Page 88 : la vitamine E contre les maladies dégénératives ;
  • Page 98 : intérêt de la supplémentation en zinc pour l’activation des gènes, la transcription de l’ADN et ARN, la stabilité de l’ADN et l’épigénétique ;
  • Page 105 : le lycopène, la lutéine, les polyphénols, la N-acétyl-carnitine, l’acide alpha-lipoïque, la chondroïtine sulfate contre les maladies inflammatoires (dont l’arthrose, le psoriasis et la maladie d’Alzheimer) ;
  • Page 126 : découverte du « village des centenaires » d’Acciaroli, au sud de Naples ;
  • Page 129 : l’alimentation anti-inflammatoire qui permet d’avancer plus loin en âge et avec le sourire ;
  • Page 131 : les « bonnes drogues » à consommer sans modération quand on vieillit, et qui permettent de se passer du sucre, de l’alcool et du tabac ;
  • Page 138 : comment pratiquer la « cohérence cardiaque » et méditer pour mieux gérer son stress et optimiser son sommeil ;
  • Page 139 et suivantes : une revue détaillée des nutriments qui ont une influence sur la longévité de l’homme ;
  • Page 142 et suivantes : les complémentations nutritionnelles particulières, adaptées aux personnes stressées, malades, vivant en environnement pollué (grandes villes), souffrant de début de maladies dégénératives ;
  • Page 147 : comment connaître l’intensité de votre vieillissement moléculaire ;
  • Page 160 : l’intérêt de la chélation pour vous purifier des métaux lourds et polluants qui s’accumulent dans les tissus (surtout les tissus adipeux ou graisseux) avec l’âge ;
  • etc.

Toutes les études scientifiques importantes sur la longévité sont répertoriées, et vous disposez d’un glossaire vous indiquant la définition de tous les mots techniques et compliqués liés à la médecine anti-âge.

Vous avez à l’intérieur des années d’expériences à mener, une prodigieuse diversité d’approches, de pistes, de produits, substances, nutriments, pour favoriser votre longévité.

Jean-Marc Dupuis

 

Source : 

[1] Personality Stability From Age 14 to Age 77 Years

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"Nous sommes libérés par ce que nous acceptons, mais nous sommes prisonniers par ce que nous refusons" - Swami Prajnandad - - La plupart des maladies "modernes" ont en commun un problème d'assimilation réduite du glucose dans le cerveau, les nerfs et...

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Pilier de l’alimentation des paysans européens au Moyen Âge, essentiel encore jusqu’à la Première Guerre mondiale des États-Unis jusqu’à la Russie, le blé noir, ou sarrasin, ne sert quasiment plus qu’à faire des crêpes, et encore !
Il est victime d’un apartheid alimentaire aussi radical qu’injuste au profit de son faux cousin : le blé blanc, aussi appelé « blé tendre » ou « froment ».

À moins que vous ne soyez breton, cher lecteur, avez-vous mangé une seule crêpe au sarrasin au cours de ces six derniers mois ?

Condamné aux oubliettes

On estimait dans les années 1970 et 1980 que la disparition du sarrasin n’avait au fond aucune importance.

Qu’importe si les gens préfèrent le blé tendre ! Ce blé qui donne une farine bien blanche, avec laquelle on fait les baguettes, les croissants, des brioches croustillantes ! Les gens ont bien le « droit » de ne plus manger cet affreux « blé noir » primitif, bon marché !

Nous avons donc laissé le sarrasin disparaître de nos champs, de nos étalages et de nos assiettes, sans plus nous poser de questions. La production est passée de 400 000 tonnes à 20 000 tonnes entre 1918 et 1964 aux États-Unis, soit une baisse de 95 %.

Et ce n’est qu’au bout de plusieurs décennies qu’on s’est aperçu pourquoi nos aïeux cultivaient et consommaient du sarrasin plutôt que du blé.

Les avantages auraient dû nous sauter aux yeux. Mais nous n’avons rien vu !

Le sarrasin, aux sources de l’agriculture biologique authentique

Les vertus du sarrasin deviennent évidentes dès qu’on le sème :

Le sarrasin a la propriété d’« ouvrir » le sol et de le nettoyer de ses mauvaises herbes. Les plaines agricoles infinies de la Russie et surtout des États-Unis furent défrichées sans Round-Up mais avec des semences de sarrasin, que les premiers colons américains avaient pris le soin d’emporter avec eux, et qui leur sauvèrent la vie.

Le sarrasin enrichit naturellement le sol en phosphate. Cela évite de déverser des engrais chimiques avec le risque d’empoisonner rivières et nappes phréatiques. C’est ce qui a permis de cultiver, et de mettre en valeur, des millions de kilomètres carrés de terres arides : dans les steppes de Russie, de Chine, du Kazakhstan, et dans les zones montagneuses où les céréales ne poussent pas, on cultive le sarrasin (qui, sur le plan botanique, n’est pas une céréale, mais une pseudo-céréale comme le quinoa et l’amarante).

Nos modernes « agriculteurs biologiques » découvrent une autre raison à l’antique popularité du sarrasin : il réduit les populations de Verticillium dahliae, une bactérie qui casse le rendement et la qualité des pommes de terre. Le sarrasin permet donc d’éviter les traitements modernes contre cette maladie, la verticilliose, qui sont peu efficaces et très polluants. On comprend enfin pourquoi nos grands-parents, qui pratiquaient l’assolement des cultures, semaient du sarrasin avant de planter des pommes de terre l’année suivante !

Enfin, le sarrasin attire les pollinisateurs et nourrit une faune diversifiée : c’est le garant d’une saine biodiversité dans les campagnes. Les abeilles l’adorent et en font un des meilleurs miels qui soient, sombre et très goûtu.

Peut-être est-ce la raison pour laquelle le sarrasin ne fut pas seulement populaire en Occident.

Les peuples asiatiques en raffolent, puisque c’est avec lui qu’on fabrique les délicieuses nouilles japonaises appelées soba, très populaires aussi en Corée. Dans les pays himalayens, on en fait une sorte de bouillie (gruau). En Europe de l’Est et en Russie, on en fait de la kacha : grains décortiqués et rôtis.

Dun point de vue nutritif et culinaire, également, le sarrasin est bien plus intéressant que le blé.

Il a une riche saveur de noisette. Il ne contient aucun gluten. Il peut donc être consommé par les personnes souffrant de maladie cœliaque (intolérance au gluten) comme par toutes les personnes hypersensibles ou malades qui cherchent à réduire leur niveau d’inflammation.

Vertus du blé noir pour la santé

Les vertus de santé prêtées au sarrasin sont innombrables : remplacez une partie de votre farine de blé par de la farine de sarrasin et vous allez maigrir, car le sarrasin rassasie plus vite. Il contient plus de fibres solubles et a donc un effet bienfaisant sur les intestins. Le sarrasin est beaucoup plus digeste que le blé.

Les populations qui mangent du sarrasin à la place du blé ont d’ailleurs moins de problèmes de poids, moins de diabète, moins de cancers.

De nombreuses études ont cherché à déterminer pourquoi. Néanmoins, il semble que ce soit la synergie entre les nombreux composants du sarrasin qui expliquent cela : le sarrasin contient beaucoup de minéraux (notamment du magnésium, 200 mg pour 100 g de sarrasin seulement, mais aussi du phosphore, du manganèse, du zinc), de vitamines B et beaucoup d’antioxydants.

Il contient deux à douze fois plus de phénols, des antioxydants, que le blé, l’orge, le seigle et l’avoine, et est très riche en flavonoïdes, des dérivés de la catéchine et de l’épicatéchine (anticancer). L’industrie pharmaceutique extrait des fleurs et des feuilles du sarrasin des antioxydants divers, dont la rutine, la quercétine et les proanthocyanes – cela vaut la peine de le savoir, car je recommande régulièrement des compléments alimentaires qui contiennent ces produits.

Conservation

Très peu de personnes veillent à cela, mais la farine de sarrasin est beaucoup plus fragile que les autres. Elle se conserve au réfrigérateur ou, mieux, au congélateur.

Recettes

Il existe de nombreuses recettes de crêpes ou de galettes au sarrasin. En Bretagne, on se bat pour savoir s’il faut parler de « crêpe » ou de « galette », et les discussions vont bon train au sujet de la recette : faut-il uniquement mélanger la farine avec de l’eau et du sel, ou peut-on, sans trahir, ajouter des œufs et de l’huile ?

Dans le reste de la France, l’usage est de mélanger la farine de sarrasin à de la pomme de terre, des oignons, des œufs et du lait.

En Belgique, les « bouquettes liégeoises » sont des crêpes épaisses où l’on mélange farines de sarrasin et d’avoine à parts égales, avec des œufs, de l’huile, du cognac, de la levure et, bien entendu, de la bière pour mouiller, et des raisins secs. On les sert avec de la confiture.

En Inde, les chapatis sont de grosses galettes de sarrasin. Au Canada, une des spécialités est la « ploye », qui est, elle aussi, une grosse crêpe.

Mais il serait dommage de s’arrêter là. Il existe toute une gamme de nouilles chinoises, coréennes, japonaises à base de sarrasin, et même italiennes : les pizzocheri.

Le sarrasin, enfin, ne se mange pas qu’en farine : comme je l’expliquais ci-dessus, on le mange dans toute l’Europe de l’Est sous forme de grains entiers qu’on appelle « kacha ». Il entre dans les préparations de boulettes, de feuilles de chou et de papillotes en tout genre et comme base de salades. Je vous recommande fortement d’explorer cette tradition culinaire qui fut durant des siècles le principal pilier de notre alimentation. C’est aussi une question de justice !

À votre santé,

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Aujourd’hui, petit cours d’approfondissement sur les huiles essentielles.

Je vais vous ennuyer avec des mots savants, mais c’est pour la bonne cause : certains composés présents dans les huiles essentielles pourraient être la clé pour vaincre le cancer. Cela mérite des explications.

En effet, les huiles essentielles contiennent des composés chimiques qui ont le même effet que la chimiothérapie et la radiothérapie. La différence, remarquable, c’est qu’elles n’abîment pas les cellules saines.

C’est le miracle auquel les cancérologues ne parviennent pas. Avec la chimiothérapie et la radiothérapie, ils attaquent les tumeurs cancéreuses. Mais ils causent tant de dégâts en même temps aux cellules saines qu’ils sont souvent obligés de limiter ou d’arrêter le traitement pour ne pas tuer le patient. C’est alors que, trop souvent, la tumeur reprend le dessus.

Mais les huiles essentielles pourraient ne pas avoir le même défaut.

Avantages et défauts de la chimio et de la radio pour soigner le cancer

Radio et chimio agissent principalement contre le cancer en déclenchant une surproduction de radicaux libres dans les cellules cancéreuses.

Ces radicaux libres sont connus en médecine sous leur appellation anglaise de Reactive Oxygen Species, ou ROS.

Ce sont des molécules agressives, « carnivores » pourrait-on dire, qui abîment les cellules et peuvent provoquer leur mort.

Mais c’est un avantage quand il s’agit de cellules cancéreuses, qu’on cherche à détruire. C’est ainsi que la chimio et la radio agissent, au moins en partie, pour rétrécir la taille des tumeurs.

Le problème est que ces thérapies ne ciblent pas seulement les cellules cancéreuses. Elles détruisent toutes les cellules qui se divisent rapidement. Or nous avons beaucoup de cellules à division rapide dans le corps autres que les cellules cancéreuses : cellules sanguines, cellules responsables de la croissance des cheveux et de la régénération de l’épithélium intestinal (la couche interne des intestins), cellules des papilles gustatives et de l’odorat, qui toutes se renouvellent en quelques jours.

La radio et la chimio ont des effets ravageurs sur toutes ces cellules, ce qui explique pourquoi les personnes traitées contre le cancer perdent leurs cheveux, ont des nausées, etc.

En fait, si vous dressez la liste des effets indésirables de la chimiothérapie et de la radiothérapie, vous vous apercevez que ces problèmes sont tous liés à la destruction des cellules à renouvellement rapide.

Les personnes soumises à ces traitements peuvent :

  • perdre leurs cheveux ;
  • souffrir d’infections à cause de la destruction des globules blancs ;
  • souffrir d’anémie à cause de la destruction des globules rouges ;
  • souffrir d’hémorragies à cause de la destruction des plaquettes ;
  • perdre le goût et l’odorat à cause de la destruction des cellules sensorielles de la bouche et du nez ;
  • souffrir de diarrhée, de problèmes digestifs et de malabsorption des nutriments à cause de la destruction des cellules épithéliales dans l’intestin.

Depuis cinquante ans, les chercheurs tentent d’améliorer les traitements pour les rendre plus sélectifs et éviter ces problèmes pénibles. Mais les progrès sont très lents. Les effets indésirables sont variables selon les personnes et les types de traitements, mais ils sont toujours présents au moins en partie.

Intérêt des huiles essentielles contre le cancer

Les huiles essentielles sont des mélanges de molécules principalement issues de deux familles : les terpénoïdes et les phénylpropanoïdes.

Or il se trouve que de nombreux terpénoïdes déclenchent eux aussi la production de radicaux libres dans les cellules cancéreuses (plus précisément, dans les mitochondries des cellules cancéreuses).

Vous vous souvenez que c’est précisément l’effet provoqué par la chimio et la radiothérapie.

Ces radicaux libres abîment la cellule. En quantité suffisante, ils sont capables de la tuer.

Mais à la différence de la radio et de la chimio, certains terpénoïdes présents dans les huiles essentielles, comme le -caryophyllène, déclenchent une surproduction de radicaux libres dans les cellules cancéreuses sans augmenter le stress oxydatif, c’est-à-dire les radicaux libres, dans les cellules normales.

De plus, de nombreuses études montrent que des terpénoïdes et des agents aromatiques fréquemment rencontrés dans les huiles essentielles peuvent déclencher le processus de mort naturelle des cellules cancéreuses (apoptose) et réduire la vascularisation de la tumeur (création de vaisseaux sanguins venant nourrir la tumeur et donc accélérer sa croissance).

Cet effet anti-vaisseaux sanguins – on dit « anti-angiogenèse en langage médical – est recherché par la médecine comme le Saint-Graal de la lutte contre le cancer. On a cru l’avoir trouvé il y a dix ans avec un nouveau médicament appelé Herceptine, mais les effets sur les patients se sont révélés totalement inexistants.

Les huiles essentielles sont bien absorbées par le corps (biodisponibilité)

Les huiles essentielles ont, de plus, l’avantage d’être bien absorbées par le corps.

Elles combinent, en effet, un poids moléculaire faible avec une absence de polarité.

Cela les rend facilement absorbables par voie interne (en les avalant) comme en les respirant ou en les appliquant sur la peau. Cela leur confère une grande biodisponibilité.

Une fois absorbées, elles restent environ trois jours dans l’organisme, avant d’être éliminées à 85 % par les urines et par les selles pour le reste. Durant cette période, les composés des huiles essentielles circulent dans le sang et peuvent exercer leur action dans leur forme originale ou à travers leurs métabolites, c’est-à-dire les produits chimiques issus de leur transformation.

Étant déjà très utilisées comme arômes ou parfums naturels dans l’alimentation et les produits cosmétiques, leurs effets secondaires sont bien connus et les huiles essentielles non toxiques sont bien identifiées.

Enfin, par rapport aux médicaments de synthèse, les huiles essentielles sont faciles et bon marché à produire, et elles ne sont pas protégées par des brevets.

Des études scientifiques ont montré les effets des huiles essentielles sur les cellules cancéreuses

De nombreuses études in vitro (en éprouvette) ou sur des rongeurs (souris, rats et hamsters) ont été menées pour étudier l’effet des huiles essentielles sur le cancer.

Des effets antitumoraux ont été observés en association avec une chimiothérapie. Par exemple, la combinaison de géraniol (extrait d’huile essentielle) avec du 5-fluorouracil (produit de chimiothérapie) réduit de 53 % le volume d’un cancer du côlon chez les souris, alors que la chimio seule n’a aucun effet et que le géraniol seul ne la réduit que de 26 % [1].

Une combinaison de géraniol avec du docétaxel (le produit de chimio qui vient d’être interdit en France suite à une série de décès dans le traitement du cancer du sein [2]) pendant 38 jours réduit le volume des tumeurs du pancréas (les plus mortelles) de 70 %, une multiplication au moins par trois de l’efficacité par rapport au groupe contrôle [3].

La revue d’études la plus complète que vous puissiez trouver sur l’effet des huiles essentielles sur le cancer est un article intitulé « Anticancer Activities of Essential Oils Constituents and Synergy with Conventional Therapies : A Review », publié dans la revue Phytotherapy Research le 16 mai 2014, par une équipe française du CNRS dirigée par Jean-François Lesgards de l’université d’Aix-Marseille.

Il est en anglais, mais absolument passionnant et assez facile à comprendre pour nous, ayant été rédigé par des francophones.

Il détaille les impressionnants effets antitumoraux de composés terpéniques et aromatiques des huiles essentielles dans des dizaines d’études, avec des réductions des cellules tumorales (cancéreuses) allant fréquemment jusqu’à 80 %, voire 100 %. Et les auteurs concluent :

« Un très grand nombre d’études suggèrent que les terpénoïdes naturels comme le limonène constituent une nouvelle classe de médicaments anticancer ayant la capacité de provoquer une régression des tumeurs avec peu de toxicité. De plus, de nombreuses études ont aussi montré que les terpénoïdes des huiles essentielles pourraient agir en synergie avec des chimiothérapies conventionnelles. »

 

Beaucoup d’études mais presque rien sur les êtres humains

Mais force est de reconnaître que toutes ces études si prometteuses ne concernent pas, pour l’instant, l’être humain.

Il s’agit d’études in vitro ou sur des rongeurs. Mais sur les êtres humains, la recherche bloque.

Cela tient au fait que les doses utilisées en culture cellulaire ou sur les animaux sont trop élevées pour pouvoir être transposées chez l’homme. Dans les études sur l’efficacité du limonène sur les rongeurs, on parle de 1 à 10 g de limonène par kilogramme de masse corporelle.

C’est une quantité énorme : pour un être humain de 70 kg, il faudrait boire ou absorber plus d’un litre d’huile essentielle par jour, ce qui est rigoureusement impossible.

Cela peut aussi tenir à un problème médical extrêmement courant, qui est que l’homme ne réagit tout simplement pas comme les rongeurs. Notre système immunitaire, notre métabolisme, sont différents, malgré les similitudes de notre ADN. Une substance efficace pour traiter des tumeurs chez une souris n’aura aucun effet chez l’homme.

Les huiles essentielles ne seraient, dans ce cas, pas une exception. « Il existe des milliers de substances qui tuent toutes les cellules cancéreuses en laboratoire sur des cultures cellulaires ou sur des animaux, par exemple le curcuma », explique Julien Venesson, rédacteur en chef d’Alternatif Bien-Être. « Pour autant, le curcuma donné seul à des malades du cancer n’a encore jamais permis de faire régresser une tumeur à ma connaissance. C’est le cas d’un nombre incalculable de plantes et d’épices. »

Que penser, donc, des huiles essentielles dans le traitement du cancer ? Il existe, à mon sens, assez de données encourageantes pour justifier que l’on puisse souhaiter les utiliser en accompagnement des traitements du cancer, et ce en en informant, bien évidemment, son oncologue.

Si peu de preuves existent pour l’instant, on ne peut rien exclure pour l’avenir, en particulier en ce qui concerne les mélanges d’huiles essentielles, produisant des effets d’addition et de synergie.

Il faut avoir conscience que la recherche scientifique, dans ce domaine, n’en est qu’à ses balbutiements. La complexité des phénomènes chimiques, la variété infinie de mélanges et de dosages que l’on peut produire, rendent très difficile une étude systématique des effets des huiles essentielles, qui plus est sur la diversité des cancers qui, je le rappelle, sont tous extrêmement différents selon les tissus qu’ils touchent, leur stade d’avancement et les particularités physiques ou, d’ailleurs, morales du patient.

Une attitude d’ouverture et d’expérimentation prudente est la seule raisonnable face à ce champ thérapeutique immense, prometteur, mais également très mystérieux.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

Sources :

[1] Carnesecchi et al., 2004.

[2] Par précaution, l’Institut Curie suspend l’utilisation de docétaxel

[3] Kim et al, 2011.

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