Pages

Subscribe:

santé nature innovation

Un médecin spécialiste de la fertilité est accusé d’avoir inséminé une cinquantaine de patientes avec… sa propre semence [1].

Le pot aux roses a été découvert lorsqu’un de ses enfants a fait un test ADN. Il s’est aperçu qu’il n’avait aucun lien avec le « donneur » qui était mentionné sur les documents.

Le médecin a expliqué avoir agi ainsi pour « aider les femmes ». Tel un patriarche de l’Ancien Testament, il se retrouve à 77 ans père d’une cinquantaine d’enfants !

Il va y avoir procès.

  • Imaginez les mères : « Je croyais que j’étais enceinte de Monsieur Durand. En fait, pas du tout, mon enfant est le fils de mon médecin ! »
  • Les enfants : « Je croyais que j’étais le fils de Monsieur Durand, mais je suis le fils du médecin de ma mère, c’est un scandale ! »

Mais il y a pire : au Canada, des dizaines de mères se sont aperçues qu’elles avaient été inséminées avec de la semence récoltée… dans un asile psychiatrique [2] !!

Comment contrôler son médecin

Cette affaire nous ouvre les yeux sur l’extraordinaire asymétrie, c’est-à-dire inégalité, entre un patient et son médecin.

En général, quand vous faites intervenir un professionnel, vous parvenez à peu près à savoir s’il a fait son travail ou non.

Mais quand vous confiez votre corps à des médecins qui vous endorment, vous ouvrent, puis vous referment, qui vous injectent des produits avec des noms bizarres, vous font avaler des comprimés ou des liquides dont vous n’avez pas la moindre idée, ou vous insémine avec des gamètes sortis de leur éprouvette, il faut une sacrée dose de confiance.

99,9 % des médecins sont au-delà de tout soupçon. Peut-être même 99,99 %.

Mais si vous tombez sur le chirurgien qui fait partie des 0,1 % non fiables…

Si vous tombez sur le 0,01 % instable, fragile psychologiquement, le 0,01 % qui a trop bu ou qui peut-être a pris d’autres substances…

Vous n’avez aucun moyen de vous protéger.

Vous n’allez pas vous réveiller pendant l’anesthésie pour dire « Stop, ne coupez pas mon pancréas de cette façon » ou « Recommencez, vous avez mal recousu mon cœur ! ».

Comme ces enfants qui sont mis devant le fait accompli, ils peuvent toujours aller en justice, ils sont les enfants du médecin… ou d’un déséquilibré.

Avantage à la santé naturelle

C’est encore un risque que vous ne courrez jamais avec la santé naturelle.

La santé naturelle est une médecine pour les personnes libres, indépendantes, qui prennent leur propre santé en main.

Cela ne veut pas dire que vous êtes seul(e).

Au contraire, plus que quiconque, vous vous faites aider : vous lisez, vous vous documentez, vous consultez. Vous écoutez les avis des uns et des autres, et vous observez.

Vous vous observez vous-même. Vous jugez vous-même si votre douleur augmente ou diminue, si vous allez mieux ou moins bien.

C’est pourquoi je suis tant attaché à la santé naturelle. Mon mode de vie, mon alimentation, ma stratégie de supplémentation nutritionnelle, je peux la choisir moi-même. C’est moi qui suis dans le siège du pilote. Je fais en sorte de rester aux commandes le plus longtemps possible, et de livrer mon corps le plus tard possible à la médecine.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/2dd2sC5

santé nature innovation

Le bouton de fièvre est vraiment la terreur des sourires. Pour ne rien arranger, il est extrêmement contagieux. Il paraîtrait d’ailleurs que 70 % de la population serait atteinte du virus de l’herpès, lui-même responsable de cette abomination qui défigure vos jolies lèvres. Heureusement, le virus HSV1 est souvent dormant, c’est-à-dire qu’il vous a bien contaminé, mais ne déclenche pour autant aucun symptôme. Ne vous réjouissez pas trop vite. Un coup de stress, de la fatigue qui s’accumule et allez savoir si vous ne venez pas de le réveiller…

D’autant que le plus embêtant, avec le bouton de fièvre, c’est qu’il vous embêtera à vie. C’est comme ça… Même les médicaments usuellement prescrits ne parviennent pas à l’éradiquer. Il est juste possible de le renvoyer dans vos ganglions nerveux, où il attendra patiemment la prochaine crise. Du coup, s’il faut se soigner à vie, autant se soigner de façon naturelle. Et une fois de plus, la nature est bien faite. Voici deux remèdes particulièrement efficaces contre les boutons de fièvre.

La Rolls-Royce anti-bouton de fièvre

Je ne connais pas meilleures alliées contre les boutons de fièvre que les huiles essentielles. Vous trouverez souvent des synergies mais en réalité une simple goutte est largement suffisante. Utilisées pures, il en est deux qui fonctionnent vraiment bien. La première est celle de tea tree. C’est l’huile essentielle antibactérienne par excellence ! La seconde est l’huile essentielle de niaouli. Antibactérienne également, c’est une antivirale dont la réputation n’est plus à faire. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’elles soient utilisées ensemble, notamment pour leur activité radioprotectrice, c’est-à-dire qu’elles vont aider à revitaliser en douceur les peaux brûlées par la radiothérapie en cas de cancers.

Ici, dès les premiers picotements, choisissez une des deux et appliquez-la à raison de 1 goutte directement sur l’endroit où le bouton de fièvre pousse.

Si le bouton est déjà sorti, je vous conseille une formule plus douce. Vous pouvez par exemple mélanger 1 goutte d’huile essentielle de tea tree à 1 goutte de macérât huileux de calendula (excellent anti-inflammatoire pour les peaux sensibles) ou de millepertuis (son action est assez proche du calendula et ses actifs antibactériens en font une bonne base). Faites-le directement sur le doigt, juste avant l’application.

Merci les abeilles !

Peut-être que certains d’entre vous ne sont pas sans savoir que le miel aussi est réputé contre l’herpès. Sur Internet, je ne serais pas étonnée que vous trouviez encore des recettes de baumes maison à base de cire d’abeille. Mais il y a encore mieux parmi les produits de la ruche : la propolis.

La propolis est une sorte de résine très collante, récoltée par les abeilles sur différents bourgeons. Les abeilles s’en servent pour boucher les trous et purifier la ruche, mais elle est capable d’assainir bien d’autres choses, dont vos lèvres.

C’est ainsi que dès la fin des années 1980, des chercheurs ont testé l’efficacité d’une pommade concentrée à 50 % de propolis sur des lésions provoquées par l’herpès, mais aussi par le zona [1]. Dans 97 % des cas (!), un effet bénéfique a pu être constaté. Je précise que ce ne sont pas des cas isolés puisqu’en 2002, d’autres chercheurs ont voulu tester les effets de la propolis sur la prolifération de l’herpès. Cette fois, ils ont utilisé une solution dosée à seulement 0,5 % de propolis. Malgré ce faible pourcentage, le développement du virus a été diminué de 50 %. Ils ont alors cherché à vérifier leurs résultats sur des animaux, et avec une solution dosée à 5 % de propolis, ils ont réussi à empêcher complètement l’infection [2] !

Si vous avez la chance d’avoir une ruche vous pouvez récolter la propolis en grattant directement les bords où elle se dépose. Sinon, il faudra investir. Vous pouvez trouver de la propolis sous différentes formes, les plus adaptées à cet usage sont la teinture mère ou la solution huileuse (à raison de 1 goutte sur le bouton de fièvre), ainsi que le gel.

Petite précision, si vous êtes enceinte, il faut savoir que les huiles essentielles et la propolis vous sont déconseillées. Vous pouvez vous rabattre sur une légère application de gel d’aloe vera (il a aussi des propriétés anti-infectieuses), c’est un peu moins efficace mais plus sécurisant.

Amicalement,

Manon Lambesc



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/2cOWl3k

santé nature innovation

Une plante adaptogène est une plante qui augmente la capacité du corps à gérer toutes les sortes de stress, quelle que soit son origine.

  • Stress physique
  • Stress moral, intellectuel
  • Stress provoqué par la maladie
  • Stress provoqué par un changement (professionnel, déménagement, retraite, séparation…)
  • Stress provoqué par le bruit
  • Stress cellulaire provoqué par la pollution, les médicaments, etc.

Il est difficile de croire qu’une seule plante puisse ainsi nous aider à tous les niveaux.

Et pourtant.

On attribue le concept de plante « adaptogène » au toxicologue russe Nicolaï Lazarev, en 1947. Il testa les effets de certaines plantes sur des hommes soumis à des conditions de vie extrêmes en URSS, notamment des mineurs de l’est de la Russie. En quelques années, Lazarev a établi que la consommation régulière de certaines plantes pouvait augmenter la résistance de l’organisme humain à tous types de stress, qu’il soit émotionnel ou physique.

Les hommes consommant ces plantes étaient par exemple moins touchés par les maladies infectieuses et par le vieillissement de leurs cellules.

Une action correctrice, régulatrice

Mieux encore, les plantes adaptogènes auraient l’étonnante faculté d’exercer une fonction régulatrice sur l’organisme, à savoir :

  • élever ou abaisser la tension artérielle, selon que celle-ci est trop basse ou trop élevée ;
  • élever ou abaisser la température, selon les mêmes critères ;
  • stimuler, ou calmer, le système nerveux ;
  • faire grossir ou mincir.

Elles auraient donc l’étonnante faculté d’aider le corps à retrouver son état normal, naturel et sain.

Extrême rareté

Ce sont bien sûr des cas rares.

Parmi les 386 000 espèces de plantes recensées, la fiche Wikipédia ne relève que six plantes adaptogènes ! Il s’agit de :

  • le panax ginseng, plus connu sous le nom de « ginseng » (panax signifie « soigne tout », en grec, c’est la racine du mot « panacée ») ;
  • l’éleuthérocoque [1] (Eleutherococcus senticosus), aussi connu sous le nom de « ginseng sibérien » ;
  • la rhodiole (Rhodiola rosea) ;
  • l’astragale (Astragalus membranaceus) ;
  • le lapacho, un arbre d’Amérique du Sud ;
  • et la Schisandra chinensis.

Mais il n’y a pas de liste officielle.

Certains auteurs en excluent certaines et en ajoutent d’autres :

  • l’ashwagandha (Withania somnifera) ;
  • la salsepareille (Smilax aspera) ;
  • la codonopsis (Codonopsis pilosula) ;
  • la tulsi (Ocimum sanctum, O. gratissimum) ;
  • le tribulus ;
  • le cordyceps ;
  • le maca.

En tout, une bonne douzaine donc, tout de même.

Dans la médecine traditionnelle chinoise, la notion d’« adaptogène » existe sous le concept de « toniques supérieurs». Les « toniques supérieurs » sont les substances qui régularisent les diverses fonctions du corps et augmentent l’énergie, favorisant globalement la santé sans traiter pour autant de maladies spécifiques.

Mettez une plante adaptogène dans votre vie

Si vous ne le faites pas encore, pourquoi n’exploiteriez-vous pas pour votre bien personnel la force des plantes adaptogènes ?

Selon l’herboriste Christophe Bernard, les plantes adaptogènes sont « indispensables à l’heure actuelle [2] ».

Vous serez moins stressé, tendu, physiquement et moralement, mais plus énergique et efficace.

Ce n’est pas contradictoire. Le stress a un effet paralysant. Il a été montré par exemple que le stress au travail diminue le niveau d’attention et de mémoire [3].

Vous pouvez choisir une ou plusieurs plantes adaptogènes. On trouve dans le commerce des ampoules, avec des mélanges. Mais mon conseil est d’aller au plus simple, et au moins cher.

Choisissez la plante que vous trouvez le plus facilement, dans la plus haute qualité possible, au prix le plus bas possible.

En général, ce sera le ginseng, ou l’éleuthérocoque, simplement parce que ce sont les plantes adaptogènes les plus connues, donc les plus répandues, et donc les mieux distribuées.

Il se peut cependant, si vous avez un bon herboriste près de chez vous, qu’il soit bien approvisionné en rhodiola, en lapacho, en maca ou en ashwagandha.

Ces noms peuvent vous paraître exotiques. Ne vous y fiez pas. Ce sont des plantes d’une banalité presque affligeante, dès qu’on met son nez dans l’herboristerie.

Elles ressortent tout le temps. Tout le monde vous en parle, tout le monde les recommande.

C’est une raison de plus pour essayer.

Même si ce n’est pas original. N’avoir jamais essayé la rhodiola, quand on s’intéresse aux plantes, c’est comme n’avoir jamais vu un James Bond quand on aime le cinéma.

Personne n’est obligé de voir des James Bond. Malgré tout, cela ferait bizarre de rencontrer un cinéphile qui n’aurait jamais vu aucun James Bond.

Dites-vous que c’est pareil avec les plantes adaptogènes. Le ginseng, c’est Goldfinger. L’éleuthérocoque, c’est Jamais plus Jamais.

Si vous n’aimez que le cinéma français, c’est l’équivalent alors de La Grande Vadrouille et des Bronzés. Des classiques incontournables.

Choisissez celle dont le goût vous plaît le plus. Ou faites votre propre mélange. Je ne peux prévoir, pas plus que quelqu’un d’autre, comment vous réagirez, vite ou non, fort ou non.

C’est à vous de faire votre expérience. Vous avez toute une gamme à disposition.

Précautions à prendre

Les plantes adaptogènes donnent un coup de fouet. Votre corps et votre esprit vont mieux fonctionner.

Cela veut dire que vous allez consommer plus de nutriments essentiels parce que vos cellules vont plus « carburer ».

Le risque, alors, est de pousser votre organisme à fond, au-delà de ses capacités, sans vous en rendre compte, et de vous approcher ainsi dangereusement du burn-out. C’est toujours Christophe Bernard, cité plus haut, qui met en garde contre cela.

Je recommande donc, pendant votre cure d’adaptogène, la prise d’un bon complément en multivitamines et minéraux, surtout de bons apports en magnésium. C’est encore plus important que d’habitude.

Malgré tout, ça peut ne pas suffire. Arrêtez la cure si vous avez l’impression, au bout de quelques mois, que l’effet est en train de s’inverser. C’est classique. C’est le gros « inconvénient », si je puis dire, des plantes adaptogènes : elles ne peuvent pas vous stimuler toujours et partout.

Elles sont là pour vous accompagner dans les moments difficiles, les temps d’épreuve, de changement, de conversion ou de reconversion. Pas pour mener une vie de fou permanente.

Les dosages à respecter

Pour l’éleuthérocoque, vous pouvez le prendre sous forme de teinture, 60 à 100 gouttes deux fois par jour, ou sous forme de racine en poudre, que vous préparez en décoction : mettre 1 à 2 cuillères à café bien remplies dans un demi-litre d’eau, faites frémir dix minutes, puis laissez reposer une heure avec un couvercle, et buvez.

Pour le ginseng, c’est très simple car on trouve facilement des ampoules dans le commerce. J’ai recommandé une fois le ginseng blanc, le rouge étant traité à la vapeur haute température. Il se trouve que, selon toute probabilité, les deux se valent. Vous pouvez prendre 50 gouttes de teinture tous les matins ou alors 2 gélules de 500 mg de racine en poudre, une à deux fois par jour (jamais le soir).

Pour l’ashwagandha, 40 gouttes de teinture trois fois par jour, ou alors ½ à 1 cuillère à café de racine en poudre sous forme d’infusion deux fois par jour, matin et soir.

Pour les autres plantes, vous pouvez vous référer aux posologies indiquées sur des sites sérieux comme Passeport-sante.net ou le site de Christophe Bernard [4].

Vous ressentirez les effets des plantes adaptogènes après trois ou quatre semaines. La rentrée scolaire est le moment idéal pour commencer. Je dis cela à tout hasard…

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/2dd32zt

santé nature innovation

En 2002, une grande étude américaine a montré que le traitement hormonal substitutif (THS, pour la ménopause) provoque le cancer [1].

Depuis, les femmes qui atteignent la ménopause n’osent plus rien faire !

Mais c’est dommage.

Le traitement n’était pas le même en France

L’étude a seulement montré que le THS examiné dans cette étude était dangereux. Or, cette étude ne portait que sur des femmes américaines obèses et cardiaques.

De plus, il s’agissait d’un traitement très particulier : un authentique remède de cheval à base d’urine de juments enceintes (le Premarin) !!!

Le Premarin est une sorte de bombe à œstrogènes, absolument pas adapté à la physiologie des femmes. Personne n’a été surpris que l’étude confirme qu’il provoque la « flambée » des cancers du sein.

Quand, dans la presse, tous les THS ont été condamnés sur la base de cette seule étude, les spécialistes ont voulu protester.

Ils ont souligné que ce traitement « de jument » n’était utilisé qu’aux États-Unis. Que le traitement utilisé en France, mieux adapté (car contenant un autre type d’œstrogènes et de progestérone), ne donnait pas le cancer [2].

Qu’importe. Personne n’a voulu les entendre. À notre époque d’information mondialisée, il faut une seule information, claire, simple (et fausse), qui puisse convenir à tout le monde.

Surtout ne pas donner l’occasion à la population de réfléchir. Cela pourrait être dangereux.

Bref, les THS, y compris à base d’hormones naturelles bio-identiques (et donc sans aucun danger), se sont cassé la figure en France aussi, sur la base de cette étude américaine qui n’avait rien à voir.

Une « happy end » inattendue

Il se trouve néanmoins qu’il y a une « happy end » à l’histoire. L’affaire a permis de remettre au goût du jour les traitements à base de plantes contre les désagréments de la ménopause.

Je vais parler aujourd’hui de la sauge contre les bouffées de chaleur – qui ont enfin été étudiées avec un minimum de sérieux.

Les scientifiques ont pu confirmer que :

La sauge est efficace contre les bouffées de chaleur

Selon une étude scientifique publiée en 2011 [3] :

Les patientes ont pris une tablette confectionnée à partir de feuilles fraîches de sauge (Salvia officinalis) pendant huit semaines et :

– Les bouffées de chaleur légères ont diminué de 46 %

– Les bouffées de chaleur modérées ont diminué de 62 %

– Les bouffées de chaleur sévères ont diminué de 79 %

– Les bouffées de chaleur très sévères ont diminué de 100 %

100 % !

Vous trouverez difficilement mieux !

Ne pas sous-estimer le problème des bouffées de chaleur

À ceux qui n’ont jamais eu de bouffées de chaleur et qui estimeraient qu’il ne s’agit pas d’un gros problème, je dis halte !

C’est que vous n’en avez jamais souffert vous-même.

Il est perturbant de se sentir soudain rougir, chauffer, transpirer, sans raison apparente. Si vous étiez alors en conversation, en réunion, en rendez-vous, votre entourage se demande ce qui vous prend. Vous vous retrouvez trempée comme une soupe, obligée de partir vous changer précipitamment. La nuit, c’est la chemise de nuit, les draps qui se retrouvent trempés et vous grelottante.

Vous vous sentez comme une cocotte-minute qu’on allume et qu’on éteint. Et cela peut se reproduire toutes les deux ou trois heures.

Si vous n’avez pas de sauge dans votre jardin

Si vous n’avez pas de feuilles fraîches de sauge dans votre jardin, achetez de l’huile essentielle de sauge sclarée. Il faut en diluer quelques gouttes dans une huile végétale et masser le bas-ventre ou bien déposer deux gouttes sur une cuillère à café de miel deux fois par jour et l’avaler.

L’actée à grappes noires

L’autre plante importante contre les bouffées de chaleur est l’actée à grappes noires (Actea racemosa).

Son efficacité est reconnue par les autorités allemandes (Commission E) et par l’Organisation mondiale de la santé.

C’est une plante que vous ne trouverez normalement pas dans votre jardin car elle vient d’Amérique. Vous serez en principe obligée d’en acheter en herboristerie ou dans une boutique en ligne spécialisée.

On trouve des extraits normalisés d’actée à grappes noires en comprimé de 20 mg. En prendre deux gélules, deux fois par jour.

Cette solution a l’avantage de réduire aussi d’autres symptômes parfois liés à la ménopause : l’anxiété et la dépression. L’actée à grappes noires est d’ailleurs recommandée en association avec le millepertuis lorsqu’on utilise celui-ci contre la dépression. Elle est toutefois à éviter en cas de maladie hépatique.

L’homéopathie

Je ne parle pas souvent de l’homéopathie dans Santé Nature Innovation car c’est une médecine très particulière, complètement personnalisée, selon le terrain du patient. Il est en général contradictoire de recommander un traitement homéopathique valable pour n’importe qui, en toutes circonstances.

Néanmoins, je me dois de signaler cette piste dans le traitement des bouffées de chaleur car des résultats spectaculaires ont été observés lors d’une grande étude observationnelle française en 2008 [4].

99 médecins homéopathes et 438 femmes ménopausées (âge moyen 55 ans) ont été mobilisés : 90 % des participantes ont signalé une diminution ou une disparition de tout symptôme deux semaines après le début du traitement !

Courez donc chez votre médecin homéopathe en cas de bouffées de chaleur récalcitrantes.

Comme spécifié ci-dessus, je ne peux donner le traitement standard (il n’y en a pas, par définition), mais on sait que la majeure partie des remèdes homéopathiques prescrits furent Belladonna (plante herbacée vivace Belladone), Lachesis mutus (obtenu à partir du venin d’un serpent vivant en Amérique du Sud), Sepia officinalis (élaboré à partir de l’encre noire de la seiche), Sulphur (le soufre comme élément de base du médicament homéopathique) et Sanguinaria canadensis (la plante sanguinaire du Canada).

Aussi efficaces contre les bouffées de chaleur chez les hommes

À noter que les hommes qui prennent un traitement anti-hormonal contre la prostate peuvent eux aussi souffrir de bouffées de chaleur et on vient de confirmer que la sauge est alors efficace également [5].

En prenant par voie orale 150 mg d’extrait de sauge officinale trois fois par jour, leur score moyen de bouffées de chaleur est passé de 112 à 59, soit une division par deux. Les bouffées de chaleur ont commencé à diminuer de façon significative dès la première semaine jusqu’à la troisième semaine, puis restèrent stables.

Ce traitement n’a aucun effet secondaire.

Si vous allez sur les sites de santé sur Internet, on vous explique que cette efficacité tient à la richesse de la sauge en hormones (phyto-œstrogènes, issus des plantes). Autrement dit, la sauge apporterait les œstrogènes que votre corps a cessé de produire !

Ce serait une sorte de pilule ! Pas rassurant pour les hommes. Et pas rassurant non plus pour les femmes qui se méfient des perturbateurs endocriniens.

Mais je ne crois pas beaucoup à cette explication. La quantité d’hormones produites et contenues dans un brave plant de sauge n’a rien à voir avec celle produite par une femme en pleine période de fécondité, et encore moins dans une pilule. La vérité, c’est que personne ne sait pourquoi la sauge a cet effet si efficace contre les bouffées de chaleur.

On le constate. On en profite. C’est déjà énorme.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/2cEVVls

santé nature innovation

Les personnes qui n’ont plus mangé de biscuits Prince depuis les années 1980 seront tout étonnées de la texture des Princes nouvelle génération : ils s’émiettent, ne nourrissent pas, ressemblent à du polystyrène expansé et sont beaucoup plus sucrés.

De fait, les Princes actuels sont beaucoup plus légers qu’avant, et les ingrédients ne sont plus les mêmes : avant l’été 2008, le célèbre paquet de Prince LU pesait 330 g. À la rentrée, suivante, il ne pesait plus que 300 g, mais coûtait toujours le même prix. [3]

Le chocolat qui, jadis, touchait les bords, ne forme plus qu’un petit rond à l’intérieur à peine plus grand qu’une pièce de 2 euros.

Sur le paquet, il n’est d’ailleurs plus écrit « Prince au chocolat »… mais au « goût chocolat ».

C’est comme les pizzas de supermarché qui étaient autrefois faites avec du fromage et qui sont maintenant recouvertes de « préparation fromagère ». On imagine la « mama » avec toutes les éprouvettes dans la cuisine.

Cherchez partout sur l’emballage, il n’est plus nulle part indiqué « yaourt » sur les Paniers de Yoplait. Il est vrai que ce qu’il y a dedans n’a plus rien à voir avec du yaourt, et ne mérite que l’appellation de : « spécialité laitière à l’arôme artificiel de fruit », écrite en caractère minuscule :

Sur les forums, les consommateurs s’accordent à dire qu’un des produits qui s’est le plus dégradé, en dehors des Princes, est la Danette. [4]

Il y a les Mars aussi : la nouvelle recette de Mars appelée Cœur fondant, introduite en 2007 soi-disant « afin de s’adapter aux nouvelles demandes des consommateurs » [5], a perdu 16 % de son poids, mais est restée au même prix.

Jouer avec la taille

Danone a imaginé une stratégie assez rusée pour ses crèmes dessert :

Vendus par quatre, les pots de crème vanille ou chocolat pèsent 125 g. Vendus par douze ou par seize, ils ne pèsent plus que 115 g. « Réduire les portions, c’est réduire l’impact en termes de calories », explique Danone.

Autrement dit : « On vous arnaque… mais c’est pour votre bien ! Cela vous évite de trop manger de nos produits qui sont mauvais pour votre santé. »

Le pot de Jockey de 1 kg ne pèse plus que 850 g, les 4 petits pots de 100 g ne pèsent plus que 90 g.

Les nouvelles crèmes Mont-Blanc soi-disant avec « encore plus de saveur » sont devenues immangeables. Ne reste que du sucre, du colorant et de la farine pour épaissir.

Poisson pané : où est le poisson ??

Quand j’étais petit, ma maman me faisait parfois du poisson pané (avec les yeux dans le coin). Je me rappelle très nettement que, lorsque je « l’ouvrais », je voyais des sortes de lamelles comme dans du vrai poisson. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où seules des raclures de poisson sont agglomérées pour faire ce genre d’aliment.

Les « croquettes » de poisson de mon enfance, qui étaient rectangulaires, ont en outre été remplacées par le format « bâtonnet » permettant de mettre proportionnellement beaucoup plus de panure… et moins de poisson.

Autres « astuces » de l’industrie agro-alimentaire

  • Les barres de céréales style Grany ont considérablement « maigri ». Elles flottent dans leur emballage qui, lui, est resté identique.
  • Ce n’est pas parce qu’un fromage a une forme de fromage de chèvre (cylindre, pyramide…) qu’il est fait avec du lait de chèvre ! Beaucoup de fromages de chèvre sont en fait fabriqués à partir de lait de vache aromatisé au chèvre.
  • Pour la plupart des marques, l’eau minérale est passée de 1,5 l à 1,25 l, l’eau Saint-Amand est passée à 1 l, la Badoit à 0,75 l.
  • Le sucre en poudre, qui s’était toujours vendu au kilo, est aujourd’hui conditionné dans des sachets en plastique aux couleurs chatoyantes. C’est bien plus pratique pour verser le sucre, il y a un bouchon… mais il n’y a plus que 750 g de sucre dedans.
  • Il n’y a plus que 16 dosettes de café au lieu de 18 dans les paquets L’Or intense de Carte Noire… mais l’apparence du paquet et le prix sont restés les mêmes.

Nestlé et les consommateurs dyslexiques

Vous connaissez la dyslexie, un problème qui se répand dans la population où les gens confondent et échangent des lettres.

Il faut croire qu’un as du marketing de Nestlé a eu l’idée d’exploiter cette faille.

La tablette Nestlé Noir Dessert, qui existait depuis 1971, est passée brutalement en 2013 de 250 g à 205 g, un véritable « trompe-l’œil ». Mais l’avantage pour Nestlé est double : économiser sur le chocolat, et surtout vous obliger à en acheter deux puisque les recettes traditionnelles sont faites pour 250 g de chocolat ! Génial, tout simplement.

Le chocolatier Côte d’Or n’a pas fait mal non plus. Les plaquettes de chocolat Noir Orange 70 % de cacao ont subi une discrète modification en 2014 : l’image (avec l’orange) était toujours la même. Mais le « 70 % » avait disparu. Il faut pratiquement une loupe pour s’apercevoir, dans la liste des ingrédients, qu’il n’y a plus que 56 % de cacao.

Les emballages : des économies qui coûtent cher à l’environnement

Sous prétexte de « garder la fraîcheur » de vos biscuits, la plupart sont désormais rangés par deux sous film plastique.

Sachant que ces sachets sont eux-mêmes dans une barquette en plastique, elle-même dans une boîte en carton, elle-même emballée dans un film plastique… vous remplissez votre poubelle pour huit malheureux biscuits, tandis qu’on vous serine sur Arte qu’il faut « lutter contre le gaspillage » pour protéger la planète.

Les pots de rillettes Bordeaux Chesnel sont, avec leur fond plusieurs étages, leur double fond, leur couvercle multidimensionnel et leur épaisse couche de gras blanc (saindoux), des chefsd’œuvre d’illusionnisme. Vous achetez un pot qui, extérieurement, semble toujours avoir la même taille. Mais la quantité de rillettes a fondu.

Un lecteur repenti « balance »

Un lecteur repenti de Santé Nature Innovation m’a écrit le message suivant :

« J’ai assumé des responsabilités au niveau direction générale d’une grande marque de produits pour la maison et ces pratiques sont courantes.Exemple, un produit pour laver la vaisselle à la main se compose essentiellement d’eau, d’un agent nettoyant à base de détergent ou de teepol (le produit actif, qui est le plus cher dans la formule), d’un colorant et d’un parfum associé (le colorant jaune sera associé au citron par exemple, le vert à une senteur pin…).Pour lancer un nouveau produit, le fabricant va doser largement l’agent qui lave et dégraisse vraiment. Les consommateurs vont trouver génial ce produit qui dégraisse bien. Une fois fidélisé, le fabricant économise sur la formule en diminuant progressivement le détergent.Les plus vicieux vont jusqu’à introduire un agent moussant qui ne coûte quasiment rien, mais donne à la ménagère l’impression que son produit « marche«  toujours !Autre truc : autrefois, les flacons ménagers étaient ronds et contenaient un litre. On les aplatit et réduit à 75 cl. Il y a plus de place sur l’étiquette visible (le facing) pour vanter la qualité du nouveau produit ! Plus efficace encore, le flacon de forme « goutte d’eau«  qui donne l’impression visuelle qu’il y a plus de produit dedans, à cause de l’effet loupe.Signalons enfin les paquets de mouchoir carrés, qu’on nous a vendus en nous expliquant que le nouveau format « entrait mieux dans la poche« .

Moins encombrant, certes, mais avec 9 mouchoirs au lieu de 12 auparavant, et une taille plus petite qui oblige à les jeter plus vite. »

Ce que j’ai dit pour l’alimentation est donc vrai aussi pour les produits ménagers.

Self-défense

Ma technique de self-défense au supermarché est donc simple : n’achetez que des produits non transformés, qui sont les plus proches possible de leur forme d’origine.

Vous ferez vous-même les mélanges, préparations, cuissons qu’il faut, et vous saurez ce qu’il y a dedans.

Le prix de beaucoup de produits semble être resté stable. Mais la qualité s’est effondrée pour la plupart des objets qui nous entourent : meubles en aggloméré, tuyauterie en plastique, outils en simili-métal, lampes en tube de fer-blanc, tapis et moquettes synthétiques, et ne parlons pas des survêtements et baskets qui tiennent lieu d’habits à la majorité de la population.

Cela explique pourquoi les autorités ne cessent d’annoncer que « l’inflation est nulle » actuellement, alors qu’en fait, vous constatez au contraire que tout est de plus en plus cher et que, à revenu égal, vous vivez de moins en moins bien.

Quand ils calculent l’évolution des prix, les pouvoirs publics prennent soin de ne pas tenir compte de la qualité.

Ainsi ils considèrent que le prix des voitures est stable, alors que les voitures actuelles qui sont tout en plastique et fabriquées par des robots devraient coûter bien moins cher que celles d’autrefois qui étaient en métal, bois, cuir ou tissu, et qui étaient largement fabriquées à la main.

De même pour vos légumes, il n’est pas logique de dire que leur prix est stable s’ils sont au même prix que ceux de votre maraîcher qui les cultivait lui-même amoureusement à la main il y a trente ans, alors que ceux qu’on achète aujourd’hui sont industriels et donc aqueux, fibreux et insipides.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/2cGM7Vm