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Les manifestants se divisent. Qui pourra les réconcilier ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Je vous propose de quitter ce matin le sujet des vitamines, nutriments et plantes naturelles pour méditer sur un sujet de santé plus large.

Il s’agit d’un incident qui a eu lieu la semaine dernière à la Gay Pride de Londres, dimanche 7 juillet 2018. [1]

Cet incident est une illustration extraordinaire des espoirs, débats et conflits provoqués par les nouvelles possibilités de la médecine moderne.

Franchement, vous m’en auriez parlé il y a 10 ans, j’aurais refusé de croire que cela serait un jour possible. Et pourtant :

Les « transgenres » accusés de détruire les lesbiennes

Tout a commencé lorsqu’un groupe de femmes lesbiennes ont réussi à prendre la tête du défilé avec une bannière accusant les actives « transgenres » de vouloir les détruire : [2]


En tête du défilé de la Gay Pride de Londres
 du 7 juillet 2018, des lesbiennes féministes accusent les militants transgenres d’ « éradiquer les lesbiennes » et font scandale.

Pour elles, le problème est si grave qu’elles appellent désormais toutes les lesbiennes à ne plus participer à aucune manifestation « LGBT » comme la Gay Pride ! [3]

Explications

Les « activistes transgenres » sont les personnes qui revendiquent le droit pour les femmes qui le souhaitent de se déclarer hommes, et vice versa, mais aussi de changer de statut sexuel à volonté (pour devenir bi, indéterminé, neutre, etc.)

Mais cela pose, selon ces lesbiennes féministes, plusieurs graves problèmes pratiques qui vont contre le droit des femmes lesbiennes : [4]

1) « Les lesbiennes disparaissent »

Le premier problème est que l’activisme transgenre ferait, selon elles, disparaître les lesbiennes.

En effet, chaque fois qu’une femme lesbienne change de genre pour devenir homme, le couple anciennement constitué de deux femmes lesbiennes devient un banal couple constitué d’un homme et d’une femme !

Cela fait donc deux lesbiennes qui disparaissent, puisque la lesbienne qui reste en couple avec une femme devenue homme ne peut plus être authentiquement désignée comme lesbienne !!

Mais ce n’est pas leur seul motif de colère. Le second va au-delà des questions de principe :

2) Les lesbiennes qui veulent devenir hommes subissent des procédures médicales « mutilantes », « inutiles », « homophobes » et « misogynes »

Ces femmes, qui militent au nom des valeurs du féminisme et du lesbianisme, accusent les militants transgenres de promouvoir :

« la transition médicale des lesbiennes et le recours à des médicaments dangereux (bloqueurs d’hormones non testés, Lupron, etc.) ainsi que des opérations chirurgicales non nécessaires sur des corps de femmes parfaitement sains. »

Les traitements hormonaux et la chirurgie transgenre peuvent provoquer, dénoncent-elles, de dramatiques mutilations chez les femmes, surtout lorsqu’elles rejettent dans un second temps leur identité « trans ».

Ces « traitements » ne sont pas du tout des façons de guérir, affirme Max Robinson, une femme de 21 ans qui s’était précédemment identifiée comme homme, et qui regrette aujourd’hui d’avoir pris des hormones mâles et de s’être fait amputer des seins. [5]

Les hormones pour changer de sexe prises après la puberté peuvent provoquer de graves problèmes de santé. Prendre de la testostérone à haute dose pour une femme augmente le risque de kyste ovarien et provoque une modification irréversible des cordes vocales.

Ces lesbiennes féministes estiment donc qu’il s’agit d’« une forme d’abus médical misogyne contre les lesbiennes. »

Pourquoi, en effet, pousser une femme lesbienne à devenir un homme, si ce n’est parce qu’être une femme serait problématique ? Et pourquoi vouloir créer des spécimens nouveaux du genre « homme » oppressif ?

Les efforts des militants transgenres s’apparentent donc selon elles à une attaque pour détruire l’identité homosexuelle et lesbienne mais aussi une atteinte au combat des féministes pour promouvoir le droit d’être une femme.

3) Certains transgenres exagèrent (et on se demande s’ils ne se moquent pas du monde !!)

Enfin, ces femmes relèvent un problème nouveau, dont le grand public évidemment n’était sans doute pas conscient.

Accrochez-vous :

Elles s’inquiètent de la multiplication des cas d’hommes hétérosexuels qui s’identifient comme femmes lesbiennes.

Ce sont des « transgenres » d’un nouveau genre, justement. Des hommes qui restent hommes, gardent leurs parties génitales, mais déclarent qu’ils sont des « femmes lesbiennes » et ainsi…. revendiquent le droit de prendre comme partenaires sexuelles des femmes lesbiennes !!

Cela paraît incroyable mais pourtant, le principe même des transgenres est que chacun est libre de déclarer l’identité de genre qu’il souhaite, sans aucune restriction. Selon eux, rien ne doit donc interdire à un homme de se déclarer lesbienne.

Moyennant quoi, ces personnes « forcent les lesbiennes à accepter le pénis comme un organe sexuelle féminin, et ainsi promeuvent l’accouplement entre des parties génitales mâles et femelles comme une forme de sexualité lesbienne. »

On ne saurait évidemment accepter un tel scandale !!

Le maire de Londres entre dans la bagarre

Le maire de Londres Sadiq Khan, qui défilait à la Gay Pride a virulemment pris position contre ces femmes, qu’il accuse de « transphobie ».

« La Gay Pride consiste à célébrer les différences et la formidable communauté LGBT+ de Londres », a déclaré son porte-parole au journal Pinknews.

« Cela consiste à montrer aux gens du monde entier que dans notre belle ville, vous êtes libre d’être qui vous avez envie d’être et aimer qui vous avez envie d’aimer. La grande majorité des personnes présentes à la manifestation d’aujourd’hui respectent et soutiennent cela, et le Maire condamne la petite minorité qui ne le fait pas. » [6]

Ces déclarations sont issues du magazine LGBTI+ « Pinknews ».

Mon point de vue sur le sujet

Personne ne me demande mon avis sur la question mais, vous me connaissez, je me laisse souvent aller à le donner malgré tout.

Ici à Santé Nature Innovation, nous ne sommes pas des spécialistes des théories transgenres, même si nous suivons cela d’un œil curieux.

Il s’agit après tout de la santé des gens, et de plus en plus il y a des implications médicales et chirurgicales.

Notre principe fondamental, c’est d’essayer d’éviter les médicaments, les opérations, les ablations d’organes, etc.

Maintenant, ce n’est qu’une règle générale qui, comme toutes les règles, ouvre le champ à de nombreuses exceptions.

Je rejoins les lesbiennes féministes qui estiment que les militants transgenres prennent des risques en encourageant les interventions médicales potentiellement nocives, surtout quand elles sont irréversibles.

Pour le reste, leurs arguments me paraissent tirés par les cheveux.

Elles ont ouvert un débat qui ne me paraît offrir aucune possibilité de réconciliation avec leurs adversaires. Leur seule solution est de se tenir éloignés les uns des autres, autrement cela ne peut que dégénérer en bataille rangée.

Les problèmes ont déjà commencé d’ailleurs. Les organisateurs de la Gay Pride sont aujourd’hui mis en cause et appelés à démissionner pour avoir permis à ces femmes de prendre la tête du défilé. [7] Ils vont devoir statuer sur la présence de ces militantes féministes lesbiennes, réunies dans le collectif “Get the L out” (« Sortir le L d’ici », qui est une allusion au L de lesbienne dans LBGTI+), à la prochaine manifestation.

La Gay Pride revendique être le lieu d’expression de toutes les différences et de lutter contre toutes les exclusions. Je ne sais comment ils vont gérer cet épineux problème.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Bonjour, pour cette chronique, une évidence : une bactérie est un procaryote. Sans vous vouloir faire de fixation obsessionnelle, nous poursuivons sur les ions métalliques (encore des surprises !). Nous ferons un petit détour vers la médecine traditionnelle...

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Activez vos organes « camion de poubelle »

Les émonctoires sont nos organes « camion de poubelle », qui évacuent les déchets de notre corps, et les sécrétions surabondantes ou nuisibles.

Nos principaux émonctoires sont les suivants :

  • Le foie détruit les poisons du sang, notamment les substances ammoniaquées toxiques issues du métabolisme, les polluants et les restes de médicaments. On appelle cela la « clairance hépatique » ; les déchets du foie entrent dans la bile, qui est envoyée dans les intestins pour être évacués.
  • Les reins filtrent le sang : urée, minéraux, divers acides et restes de médicaments ;
  • Les intestins évacuent les déchets de notre alimentation et les cellules mortes de nos organes internes ; des masses de substances toxiques peuvent stagner dans l’intestin, se putréfier, voire former de véritables « plaques de vernis » ; une bonne flore intestinale et un transit régulier témoignent au contraire d’intestins en bonne santé ;
  • La peau évacue elle-aussi toxines et des sels minéraux, semblables à celles des urines, mais aussi des hormones et des graisses via les glandes séborrhées ;
  • Les poumons filtrent les éventuelles bactéries et petits caillots du sang pour éviter qu’elles n’aillent se loger dans le cœur ou le cerveau ; ils servent aussi bien sûr à décharger le dioxyde de carbone du sang.

L’insuffisance des grands émonctoires, tels que le rein et le foie, entraîne une auto-intoxication de l’organisme.

Stimuler et nettoyer les émonctoires

La naturopathie préconise de stimuler nos émonctoires, mais aussi de les nettoyer :

  • Foie et pancréas : augmenter la production de bile et de sucs pancréatiques par la consommation de plantes médicinales adaptées ;
  • Intestins : purifier via des cures régulières d’aliments hypotoxiques (fuir les produits laitiers de vache, les sucres, farines, grillades) voire de jeune, lavements aux tisanes ;
  • Reins : empêcher la formation de cristaux venant bouchers les canaux des reins (calculs) grâce à une alimentation riche en potassium (légumes et fruits, surtout pomme de terre avec la peau, avocat, haricots, banane) et en calcium. En cas de prédisposition aux calcul rénaux, éviter les aliments les plus riches en oxalate : épinard, rhubarbe, bette, arachide, betteraves, chocolat, thé ;
  • Poumons : favoriser la circulation du sang et les échanges gazeux des poumons par le sport dans une environnement pur, éviter bien sûr les fumées (tabac, gaz d’échappements, bougie, papier d’Arménie), produits irritants (produits d’entretien ménager) ;
  • Peau : faire des activités qui font transpirer (sport, bains de vapeur, sauna), pour éliminer les déchets cristaloïdaux (sueur) et colloïdaux (sébum) de a peau.

Alimentation

Le régime hypotoxique (Dr Seignalet) est le régime par excellence pour purifier les émonctoires. Mais vous obtiendrez un effet choc par un jeune hydrique actif (jeune avec eau et tisane, et exercices sportifs) dans la nature sauvage.

Si vous n’êtes pas assez en forme pour un tel changement de régime, suivre dans tous les cas un régime à index glycémique (IG) le plus bas possible. L’acné, qui est une affection typique d’encrassage, classée par la naturopathie parmi les maladies à « colles », diminue fortement grâce à un régime à IG faible.

Une étude randomisée a été effectuée à ce sujet auprès de 43 adolescents et adultes souffrant d’acné. Au bout de 3 mois, le groupe « IG bas » a connu et une atténuation significative de son acné, et perdu en moyenne 3 kg. [1]

Le régime à IG faible consiste tout simplement à manger des aliments à IG faible. Il y en a énormément. Ce sont tous les aliments qui ne se transforment pas trop vite en glucose quand vous les mangez, et qui ainsi évitent de provoquer une montée trop rapide de votre niveau de glucose sanguin au moment des repas.

Vous trouverez en référence de ce message un tableau qui classe les aliments selon leur IG. Les aliments en vert sont ceux qu’il faut favoriser. Ceux en orange sont ceux qu’on peut se permettre parfois. Ceux en rouge doivent être évités. [2]

Le système du classement IG est amusant car très contre-intuitif. Vous découvrez avec étonnement que la bière (IG = 110) fait monter le taux de glucose dans le sang bien plus vite qu’une gaufre au sucre (IG = 75). Que la brioche (IG = 70) est bien mieux classée que la farine de riz (95) ou que le céleri rave cuit (IG = 85).

Dépuration printanière et automnale

En accompagnement du régime IG, prévoir une dépuration printanière ou automnale, surtout si le régime n’est pas respecté.

Une dépuration est une procédure pour débarrasser le corps de ses impuretés. Les médecins d’autrefois purgeaient les malades pour « dépurer le sang ». [3]

Je vous livre ici les conseils du célèbre naturopathe Didier Le Bail : [4]

En pratique :

 Draineur général : Gemmo-complexe spécial drainage sur une base de sève de bouleau  Draineur général : Gemmo-complexe spécial drainage sur une base de sève de bouleau
Draineur cutané : Orme champêtre bourgeon (Ulmus campestris) en extrait concentré 10 gouttes à diluer dans la c. à soupe du gemmo-complexe spécial drainage.
Draineur hépatique : Extraction intégrale de végétaux bio (brocoli, romarin, artichaut, chardon-Marie, curcuma, citron, carotte…) 3 gélules le soir avant le dîner
3 gélules le soir avant le dîner 1 à 2 gélules le matin à jeun (2 si troubles intestinaux

La gemmothérapie est la médecine des plantes fondée par le Dr Pol Henry, qui recourt aux tissus les plus jeunes des plantes en croissance : bourgeons, radicelles, jeunes pousses. Ils sont préparés par macération dans un mélange d’eau, de glycérine et d’alcool, pour obtenir un extrait qu’on nomme « macérat glycériné ».

Selon la théorie du Dr Pol Henry, le tissu végétal formé par les cellules se divisant rapidement et qui constitue la zone de croissance des plantes, contient toute l’énergie informative nécessaire au développement des arbres. Les bourgeons posséderaient donc à la fois les propriétés médicinales du fruit, de la fleur, des feuilles, de l’écorce, etc.

Cette cure est à démarrer au moment de l’équinoxe du printemps (19-21 mars) et de celui d’automne (22-23 septembre), pendant 10 jours.

Des émonctoires sains, grâce à une bonne hygiène de vie et une cure régulière de dépuration, doivent vous apporter :

  • Plus d’énergie, moins de fatigue et d’anxiété ;
  • Une peau douce, une chevelure abondante, des ongles sans craquelures ;
  • De meilleures défenses naturelles ;
  • Une meilleure assimilation des aliments ;
  • Moins de problèmes de transpiration, ballonnements, mauvaise haleine ;
  • Un meilleur sommeil ;
  • une sexualité active.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Le cannabis légal n’est pas le cannabis drogue

Chère lectrice, cher lecteur,

C’est la folie du cannabis « légal » en ce moment.

Des boutiques ouvrent partout. Des fêtes s’organisent. Bientôt, ce seront des spots publicitaires à la télévision, il y en aura à la kermesse dans les écoles primaires, si l’on en croit les promoteurs du mouvement !

Alors, bientôt toute la société « droguée », avec l’approbation de la police ??

Pas du tout.

Car ce cannabis « légal » n’a rien à voir avec le cannabis « drogue » qui se trafique dans les rues.

Voici ce qui se passe vraiment

Vous avez peut-être entendu dire que le cannabis était une plante utilisée depuis des millénaires dans la médecine chinoise, présente par les rites védiques (médecine traditionnelle indienne), que dans la Bible elle était recommandée, etc [1].

Qu’elle aurait d’innombrables vertus thérapeutiques, qu’elle avait malheureusement été interdite par les autorités, mais qu’enfin, cette interdiction ridicule venait d’être levée.

Que vous avez de la chance de pouvoir maintenant acheter un médicament à base de cannabis (le Sativex) et de vous en procurer dans des boutiques qui affichent la fameuse feuille pointue, symbole de la révolution sexuelle et culturelle des années 60 et 70.

En réalité, le cannabis « légal » qui est désormais autorisé à la vente n’est tout simplement pas du cannabis, tel qu’on l’entend à la Brigade des stupéfiants.

De nombreuses sous-variétés de cannabis ne contiennent pas la substance qui fait planer

Le cannabis est une espèce végétale plus connue en Europe sous le nom de « chanvre ».

Il est inutile d’essayer de vous « envoyer en l’air » en fumant du chanvre européen traditionnel, plante agricole fibreuse qu’on cultivait pour fabriquer des cordes, des sacs en toile, du papier.

Le chanvre qui fait « planer » est une sous-espèce originaire d’Inde. Il est riche en THC (tétrahydrocannabinol). Le THC est une substance « psychotrope », c’est-à-dire qu’elle modifie profondément le fonctionnement du cerveau. Plus la plante est riche en THC, plus l’effet psychotrope est fort.

C’est pourquoi le cannabis riche en THC est classifié comme drogue. Celui qui en consomme n’est plus en possession de tous ses moyens. En général, au début, le THC désinhibe, détend, apporte du bien-être. Mais ce n’est pas toujours le cas, car il provoque, au contraire, parfois de terribles nausées et angoisses. La personne sous emprise du THC n’est plus en mesure de conduire une voiture ni de manier des outils dangereux.

Sur le long terme, elle risque la dépression. Et même, le THC augmente le risque de schizophrénie, une très grave (et incurable) maladie mentale.

C’est pourquoi il est néfaste qu’un jeune enfant se mette à fumer du cannabis riche en THC. Cela augurerait mal de ses études et de son avenir.

Le chanvre (ou cannabis) sans THC n’est pas une drogue

Mais le chanvre européen pauvre en THC n’est pas vraiment une drogue.

Il n’altère pas le fonctionnement du cerveau. Vous ne « planez » pas quand vous le fumez.

Par contre, il est considéré comme une plante médicinale, puisqu’il contient du CBD, un autre actif qui, lui, aurait des effets antischizophrénie et antipsychotiques selon des études réalisées sur des rongeurs.

Le CBD aurait même l’étonnante faculté d’atténuer les effets du THC grâce à ses vertus neuroprotectrices [2]. Le CBD serait donc une sorte d’anticannabis.

Retour au bon sens

Lorsque les autorités ont interdit la « drogue » cannabis, elles n’ont pas fait dans la dentelle. Elles ont interdit tous les types de chanvres.

Après des décennies de controverses, les défenseurs des plantes médicinales sont enfin parvenus à leur faire entendre raison : à partir du moment où le chanvre contient peu de THC, il est normal de le légaliser. En effet, non seulement il n’est pas dangereux pour la santé, non seulement il ne fait pas « planer », mais en plus il a des applications thérapeutiques intéressantes grâce à sa teneur en CBD !!

Selon l’autorité suisse de santé (Swissmédic), le CBD « réduirait leffet psychotrope du THC. Dun point de vue thérapeutique, il pourrait avoir des effets antioxydants, anti-inflammatoires, anticonvulsifs, antiémétiques (saignements), anxiolytiques, hypnotiques ou antipsychotiques [3] ».

À l’issue d’intenses négociations, les autorités ont donc accepté de légaliser le chanvre (ou cannabis) riche en CBD et très pauvre en THC.

Pour être légaux, les extraits de cannabis riches en CBD doivent contenir moins de 0,2 % de THC, ce qui est une dose négligeable.

En pratique, les Autorités françaises sont encore plus sévères et n’autorisent que les extraits de cannabis qui contiennent du CBD mais aucune trace détectable de THC.

De multiples effets thérapeutiques intéressants

Le cannabis riche en CBD (et pauvre en THC) a une efficacité prouvée, ou des effets prometteurs, pour aider à lutter contre [4] :

  • les nausées (d’où son usage en accompagnement des chimiothérapies) ;
  • les douleurs ;
  • la sclérose en plaques ;
  • l’épilepsie ;
  • les problèmes neuropsychiatriques.

Dans un récent communiqué de l’université de Wollongong (Australie), le Dr Katrina Green affirme que le CBD n’a pas d’effets positifs sur la mémoire et la capacité d’apprentissage des personnes en bonne santé mentale, mais pourrait les améliorer chez les personnes victimes de maladies cognitives, dont la maladie d’Alzheimer, la méningite, l’encéphalopathie hépatique.

Le cannabis riche en CBD (et pauvre en THC) pourrait, en outre, réduire le syndrome de Tourette, qui se caractérise par des tics physiques et verbaux involontaires très handicapants socialement.

Une étude préliminaire, menée par des chercheurs de l’université de Toronto, a montré que les personnes qui avaient inhalé du cannabis riche en CBD avaient connu une diminution de leurs tics de 60 %, et 18 des 19 participants de l’étude ont constaté une « forte amélioration » de leur état [5].

Faut-il essayer tout de suite ?

Le marché du « cannabis légal » étant tout jeune, il est surtout occupé aujourd’hui par des acteurs « opportunistes » dont il est difficile de mesurer le sérieux.

Il faut savoir qu’États-Unis, qui a plus de recul que nous sur la légalisation du CBD, seuls 30 % des produits vendus sur Internet contenaient la quantité de CBD indiquée sur l’étiquette (étude du Journal of the American Medical Association, novembre 2017) [6] !

Bien que le CBD ne soit pas dangereux, il est néanmoins essentiel de savoir quelle quantité vous en absorbez.

De plus, beaucoup de produits à base de cannabis contenaient, en réalité, plus de THC qu’indiqué. C’est un problème qui peut valoir un retrait de licence en cas de contrôle et, bien sûr, avec tous les accidents et problèmes de santé possibles qui sont liés au cannabis drogue.

Je reste donc en alerte sur ce sujet et vous donnerai plus d’informations sur les sources fiables de cannabis plante médicinale (riche en CBD, pauvre en THC) dès que j’en aurai connaissance de façon sûre.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Vaincre la chaleur en ajustant vos vêtements, votre alimentation et votre sommeil

Chère lectrice, cher lecteur,

L’humanité dépense moins d’énergie pour se chauffer que pour se refroidir (air conditionné).

Cela ne va pas aller en s’améliorant.

En ces jours de canicule, la chaleur peut paraître insupportable et l’air conditionné, une nécessité.

Tout le monde cependant n’y a pas accès, ou ne souhaite pas y avoir accès, par mesure d’économie d’énergie.

Heureusement, il existe des moyens de mieux supporter la chaleur sans recourir à l’air conditionné. Ils rendront votre maison plus fraîche que si vous ne faites rien. Certains des conseils ci-dessous sont du simple bon sens. Pour d’autres, je les ai découverts dans le Sud de l’Espagne, à une époque où personne n’avait d’air conditionné et où les habitants devaient gérer des chaleurs extrêmes quotidiennes. N’hésitez pas à ajouter d’autres « trucs » dans les commentaires ci-dessous :

1. Ouvrir les fenêtres et les volets la nuit, pour faire entrer l’air frais, et bien les refermer le matin, pour conserver l’air frais à l’intérieur.

Plus votre logement est isolé, plus c’est important de ne pas faire l’erreur d’ouvrir la fenêtre ou les portes au moment où il fait chaud. Les volets à claire-voie (qui laissent passer la lumière) sont faits exprès pour protéger du soleil la journée, tout en laissant évacuer l’air chaud vers l’extérieur. C’est une technologie simple, très ancienne, mais très efficace.

2. Utilisez des ventilateurs : faire circuler l’air grâce à des ventilateurs donne immédiatement une impression de fraîcheur et permet de mieux dormir.


3. Changez votre lit de place :
 descendez d’un étage, si vous le pouvez, car l’air chaud monte. L’endroit le plus frais est le sous-sol ou la cave. Si vous ne le pouvez pas, le simple fait de dormir au ras du sol, sur un futon par exemple, peut déjà vous faire gagner la fraîcheur qui fera la différence pour une meilleure nuit de sommeil.

4. Couchez-vous tard, quand la température a eu le temps de baisser un peu. Vous profiterez aussi de la fraîcheur du matin pour vous reposer, si vous en avez la liberté, ou vous ferez une sieste au moment des plus fortes chaleurs, en début d’après-midi.


5. Utilisez des draps de lin
 : le lin est une matière naturelle hautement respirable, absorbante et légère. Les draps de lin ne collent pas à la peau, sèchent rapidement et sont connus pour évacuer la chaleur vers l’extérieur. On dit que la conductibilité du lin est cinq fois supérieure à celle de la laine, et dix fois supérieure à celle de la soie.


6. É
vitez de cuisiner
, ou de faire tourner des appareils électroménagers : mangez des crudités, et évitez surtout de mettre en route votre four ; vous pouvez faire un barbecue à l’occasion, mais n’oubliez pas que les protéines de la viande et du poisson donnent chaud quand on les digère ; les soupes de légumes froides (gaspacho de tomates ou de concombres) sont idéales, et quand on aime on ne s’en lasse pas.


7. Portez des v
êtements amples et légers 
: le short et le T-shirt en coton ne sont pas la meilleure tenue quand il fait très chaud. Vous êtes au contraire exposé à la chaleur, aux rayons brûlants du soleil. Ils vous font transpirer s’ils sont serrés, ce qui est souvent le cas avec la mode actuelle. Les jours de grosse chaleur, la tenue qui vous maintiendra le plus au frais est le pantalon ou la jupe et la chemise amples, en lin ou éventuellement en coton, avec un chapeau en paille claire type Panama ou Canotier pour la ville, chapeau de jardinier ou sombrero à la campagne.


8. Prenez des douches ou des bains froids :
 l’eau qui sort de sous la terre et arrive dans votre robinet est toujours plus froide que l’atmosphère des jours de chaleur.


9. É
vitez de vous agiter ou de prévoir des activités demandant de gros efforts : c’est un conseil que l’on applique en général spontanément…


10. Protégez-vous avec des plantes :
 à l’extérieur, l’ombre d’un platane ou d’une treille est bien plus efficace que toutes les tentes ou les parasols, qui forment une bulle d’air chaud et étouffant. À l’intérieur, les plantes vertes tropicales rafraîchissent l’atmosphère en absorbant la lumière pour la photosynthèse et en rejetant de l’oxygène.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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