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Les lecteurs réguliers de Santé Nature Innovation savent que la cannelle est excellente contre le diabète. (1) Mais des chercheurs viennent de s’apercevoir qu’elle pourrait aussi ralentir l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Le mécanisme est remarquable : les personnes malades d’Alzheimer ont des amas caractéristiques de protéines Tau dans le cerveau. Ne cherchez pas à comprendre ce que sont précisément les protéines Tau : après 10 ans d’études, la plupart des médecins eux-mêmes n’en ont aucune idée. Retenez seulement :

Boules de protéines Tau dans le cerveau = maladie d’Alzheimer (en général).

Or, la cannelle contient de l’aldéhyde cinnamique (de cinnamon, qui veut dire cannelle en anglais et en latin). L’aldéhyde cinnamique empêche les protéines Tau de s’agréger entre elles et de former des boules dans le cerveau, en les protégeant du stress oxydatif.

Mais ce n’est pas tout : la cannelle contient aussi de l’épicatéchine, un composé qui empêcherait aussi les protéines Tau de s’agréger. L’épicatéchine est un anti-oxydant que l’on trouve également dans le thé vert, le chocolat, le vin rouge et la myrtille.

Une étude publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease (revue médicale sur la maladie d’Alzheimer) a donc récemment conclu que la cannelle pourrait ralentir l’apparition de la maladie d’Alzheimer. (2)

Faut-il vous bourrer de cannelle ?

J’ai bien écrit « pourrait ralentir », car cette étude a été menée in vitro (en éprouvette). Or, dans la pratique, in vivo, il y a un gros problème avec toutes les substances censées agir sur le cerveau : pour qu’elles soient efficaces, elles doivent franchir la barrière hémato-encéphalique (BHE) qui empêche la plupart des substances de passer du sang vers le cerveau, afin de le protéger des produits toxiques.

Les dernières recherches laissent penser qu’un peu des substances actives de la cannelle passent bien la BHE. Mais ce n’est probablement pas suffisant pour être vraiment efficace.

Ce que je propose aux chercheurs

Il pourrait toutefois exister une solution à ce problème : administrer de l’huile essentielle de Cannelle par spray nasal, sous forme très diluée bien sûr pour éviter les brûlures.

Cela permettrait d’éviter le problème de l’absorption intestinale et de passer plus facilement la BHE. A ma connaissance, ce produit n’existe pas encore, même dans les boutiques spécialisées sur Internet.

Ne pas confondre cannelle et cannelle

La cannelle est l’écorce intérieure du cannelier. Elle s’utilise en général moulue, ou en infusion.

Mais il existe deux sortes de canneliers : le cannelier de Ceylan, et celui de Chine. La cannelle de Ceylan (Cinnamomum zeylanicum) est à la fois de meilleure qualité et plus chère que la cannelle de Chine (Cinnamomum cassia). C’est donc en général de la cannelle chinoise, qui est brune, que vous trouvez dans le commerce. Mais essayez d’acheter plutôt de la cannelle de Ceylan qui est jaune.

La cannelle jaune de Ceylan contient en effet moins de coumarines, des composés qui fluidifient le sang, et qui peuvent donc provoquer des risques d’hémorragie chez les personnes qui prennent des anticoagulants ou qui ont des problèmes de coagulation sanguine. Vous pouvez donc en consommer plus, sans risque, que la cannelle de Chine.

La cannelle est le type même de l’épice qu’on achète, qu’on stocke dans ses placards… et qu’on oublie pendant des années. C’est dommage car, non seulement elle est délicieuse et s’accommode avec la plupart des plats, mais surtout, elle perd rapidement ses propriétés (et son goût). Il faut donc la conserver dans un récipient hermétique, dans l’obscurité… et la consommer sans tarder. Je vais vous y aider :

Bonnes recettes à la cannelle

– La cannelle rehausse les compotes de poire, de pomme ou de prune. Voici en outre une excellente recette de compote de fruits secs : cuire quinze minutes à feu doux des pruneaux, des dattes et des abricots secs dans du thé aromatisé à la cannelle et au zeste d’orange. Enlever du feu, garnir de pignons et laisser refroidir.

– Les légumes légèrement sucrés tels que la patate douce et la courge s’accommodent bien d’un peu de cannelle.

– Vous pouvez faire une délicieuse soupe méditerranéenne en mettant des dés de poulet dans du bouillon. Ajoutez des pois chiches, un oignon, deux tomates et de petites pâtes. Assaisonnez de cumin, de cannelle, de sel, de poivre et de persil.

– De nombreuses sauces sont améliorées par la cannelle : sauces à spaghetti, chili con carne, ragoûts.

– Le plat salé le plus délicat à la cannelle reste néanmoins la pastilla marocaine :

Faites mariner plusieurs heures des morceaux de viande de pigeon dans un mélange de ras-el-hanout, de cannelle, de safran et de fines herbes fraîches (persil, coriandre) mouillé de bouillon ou d’eau. Faites cuire une heure ce mélange.

Sur plusieurs couches de pâtes de brick (ou de pâte filo), disposez des oignons revenus dans l’huile, des amandes revenues dans l’huile, égouttées puis hachées et assaisonnées de cannelle.

Ajoutez dessus des œufs durs hachés et les morceaux de pigeon.

Recouvrez d’une couche de brick arrosée de beurre et d’eau de fleur d’oranger.

Faites cuire la tourte environ une demi-heure, puis saupoudrez-là de sucre glace et de cannelle, si possible en dessinant des croisillons (ce qui suppose d’utiliser un pochoir).

Vous consommerez de la cannelle, sans vous en douter, dans la plupart des plats orientaux qui contiennent des mélanges d’épices : ras-el-hanout maghrébin, garam masala indien, baharat du golfe persique, gâlat dagga tunisien, cinq-parfums chinois.

Enfin, vous pouvez ajouter de la cannelle dans de nombreuses boissons : chocolat chaud, thé (en faisant infuser un bâton), vin chaud.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

(2) George RC, Lew J, Graves DJ. Interaction of cinnamaldehyde and epicatechin with tau: Implications of beneficial effects in modulating Alzheimer’s disease pathogenesis. J Alzheimers Dis. 2013 Mar 26.

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Ces Fake News (fausses informations) sont répandues par les lobbys et cautionnées par… les autorités !!

Chère lectrice, cher lecteur,

Le sujet de la santé est envahi de « fake news », ou fausses informations.

Entre le lobby pharmaceutique, le lobby agroalimentaire, le lobby des grandes surfaces et celui de la publicité, nous sommes pilonnés de fausses informations sur notre santé et notre alimentation.

Leur but n’est pas de nous aider. Il est de nous faire acheter.

Ils veulent faire de nous de bons « CON-sommateurs ». Et si nous tombons malades, tant mieux car nous achèterons encore plus pour nous soigner.

Des efforts qui rendent malades

Problème, ces « Fake News » sont reprises et cautionnées par les autorités de santé.

À force de désinformation, beaucoup de Français tombent malades.

Ils sont convaincus de se faire du bien. Ils font des sacrifices. Ils dépensent. Mais ils ruinent leur santé !!

Alors, êtes-vous concerné vous aussi ? Faites-vous certaines de ces erreurs fatales inspirées par la manipulation médiatique ?

1° « Pour être en bonne santé, je bois tous les matins un bon jus d’orange »

C’est écrit sur les boîtes de corn-flakes, enseigné dans les écoles, affiché dans les hôpitaux et les salles d’attente des médecins, publié sur les dépliants du « Programme National Nutrition Santé », financé par le gouvernement [1].

 

Cette petite fille bien élevée respecte les consignes ! Croyant faire du bien à sa santé, elle est en réalité en train d’augmenter son risque de diabète de 21 %.

Et pourtant, les études scientifiques sont formelles : boire du jus d’orange le matin est aussi mauvais que de boire du Coca-Cola.

Le jus de fruits contient autant de sucre que les boissons gazeuses, et parfois encore plus [2] !

Une étude de l’université de Harvard révèle que les jus de fruits sont aussi coupables que les sodas dans l’épidémie de diabète, de maladies cardiovasculaires et de cancers. Boire un verre de jus de fruits frais par jour augmente le risque de diabète de 21 % [3] !

Un verre de jus d’orange ou de pomme contient autant de sucre et plus de calories qu’un verre de Coca-Cola [4].

Peu importe que le jus soit fraîchement pressé ou sorte d’une bouteille à base de concentré.

Le sucre est là, hyperassimilable. Il passera comme un missile à travers l’intestin et dans le sang. Il fera brusquement monter la glycémie, entraînant une décharge d’insuline qui provoquera une crise d’hypoglycémie sur le coup des 11 heures.

Les spécialistes en nutrition de Harvard recommandent au contraire de manger des fruits frais entiers, en particulier des myrtilles, du raisin et des pommes, qui sont liés à un risque plus faible de diabète de type 2 [5].

2° « Le pain complet est très bon pour la santé »

Sous prétexte que le pain blanc est mauvais pour la santé, le pain complet est partout présenté comme l’alternative saine, traditionnelle, à manger sans modération.

Certes, le pain blanc fait à partir de farine ultraraffinée ne vous apporte que des calories vides, de l’amidon qui se transforme en sucre pur dans l’estomac.

Pour autant, le pain complet est à peine meilleur. Il ne mérite en aucun cas de tenir une place centrale dans un régime alimentaire protecteur.

Parce qu’il contient du son (l’enveloppe des grains de céréales), le pain complet contient plus de pesticides que le pain blanc. S’il contient plus de fibres que le pain blanc, il reste un aliment pauvre en vitamines et minéraux, par rapport à son apport calorique.

Contrairement aux idées reçues, son index glycémique est aussi élevé que celui du pain blanc (71), soit supérieur au sucre de table (67) !!

Comme le jus d’orange, le pain complet du petit-déjeuner fait monter brutalement votre glycémie, entraîne un pic d’insuline et donc une crise d’hypoglycémie à 11 heures.

Ni le pain complet, ni les céréales complètes ne doivent être particulièrement recherchés dans le cadre d’une alimentation saine.

Le pain complet, « la solution santé » à éviter autant que le pain blanc.

 

3° « Ne pas oublier un produit laitier à chaque repas »

Ah… les produits laitiers ! L’aliment santé par excellence. Il en faut « 3 ou 4 par jour », selon le Plan National Nutrition Santé [6].

Et le gouvernement est là pour rappeler les parents déficients à l’ordre. Souvenez-vous des distributions gratuites de lait dans les écoles maternelles… La consigne, mille fois répétée, de consommer des produits laitiers pour leur « calcium » indispensable à la croissance et au squelette.

Ces campagnes ont durablement marqué les esprits. Elles n’avaient pourtant pas pour objectif prioritaire la santé de la population mais… d’écoulement les surplus de l’industrie laitière !

 

Depuis 2015, la comptine « les produits laitiers sont nos amis pour la vie » est diffusée partout à la radio, à la presse et à la TV.

On ne le dira jamais assez : le lait de vache est fait pour les petits veaux.

Le veau pèse 45 kg à la naissance. Il monte à 300 kg pour son premier anniversaire !! [7]

Tant mieux pour lui ! Mais le petit homme n’a pas les mêmes besoins.

Cela fait 170 ans (1850) qu’il a été clairement démontré que le lait de chaque espèce possède une composition unique. Chaque espèce a des besoins nutritionnels particuliers selon sa vitesse de croissance, son exposition aux infections, ou encore selon les tissus à développer (cerveau chez l’homme, muscle chez le veau…).

Le lait humain est de loin le plus complexe des laits des mammifères. Il contient plus de 200 molécules différentes de sucre, contre seulement 30 à 50 chez la souris et la vache [8].

Il contient en revanche trois fois moins de protéines que le lait de vache [9]. Et, bien sûr, il ne contient pas les « facteurs de croissance bovins » (rBGH) présents dans le lait de vache, qui permettent la prodigieuse croissance musculaire du veau.

Ces facteurs de croissance bovins favorisent la croissance des tumeurs chez l’homme, ce qui pourrait expliquer pourquoi le cancer de la prostate est plus fréquent chez les gros consommateurs de lait [10].

Malgré les progrès dans la composition des laits maternisés, les enfants allaités par leur mère continuent donc à avoir moins d’infections, moins de diabète, moins de risque d’obésité, moins de maladie cœliaque (intolérance au gluten) [11].

Concernant les adultes, le tableau est pire. Les trois quarts de l’humanité n’ont pas les enzymes digestifs leur permettant d’assimiler les produits laitiers. En France, c’est 41 % [12]. De nombreux problèmes digestifs, immunitaires, infectieux, pourraient être provoqués par des intolérances (non détectées) aux produits laitiers.

Le lait rend-il au moins les os solides ?

Non.

Les femmes asiatiques, qui ne boivent jamais de lait, ont moins d’ostéoporose et de fractures que les Scandinaves, championnes du monde de la consommation de lait [13].

Une étude suédoise a montré une plus forte mortalité et un plus grand risque de fracture dans le groupe buvant le plus de lait [14].

À noter en outre que l’essentiel du lait provient aujourd’hui d’élevages en batterie, de vaches prenant des antibiotiques, nourries de tourteau de soja OGM et autres céréales arrosées de pesticides.

On trouve donc dans le lait non-biologique de forts taux de pesticides et d’antibiotiques.

Historiquement en France, les produits laitiers furent une source majeure de contamination aux PCB (perturbateurs endocriniens). Les taux ont toutefois reculé depuis le début des années 2000 suite à la loi de 1986 interdisant les PCB [15].

Alors le lait, aliment santé ? Je réponds : « Peut mieux faire ! »

4° « Attention aux œufs, riches en cholestérol ! »

Alors que le pain, le jus de fruits, les produits laitiers et le chocolat en poudre sont à l’honneur au petit-déjeuner, on vous met en garde… contre les œufs, qui contiendraient trop de cholestérol !

C’est absurde.

Votre taux de cholestérol dans le sang est indépendant du cholestérol qui se trouve dans votre alimentation. Car c’est votre foie qui fabrique votre cholestérol sanguin, à partir du sucre que vous mangez. Dès que vous apportez du cholestérol par votre alimentation, votre foie se met à en produire moins, c’est tout. Mais la quantité totale de cholestérol dans votre sang restera la même [16].

Ainsi c’est le jus d’orange, le pain (riche en glucide) mais également les produits laitiers (qui contiennent une forme de sucre, le lactose, très proche du glucose), qui font monter le taux de cholestérol ! Pas les œufs !

Une étude de Harvard a d’ailleurs montré que les hommes qui mangent quatre œufs par semaine ont 37 % de risque de diabète en moins que ceux qui ne mangent qu’un seul œuf [17] !

Une célèbre étude médicale sur un homme qui mangeait chaque jour 25 œufs (et rien d’autre) a montré que son taux de cholestérol était absolument normal. Cette étude fut publiée par le Dr Kern en 1991 dans le New England Journal of Medicine [18].

Les œufs en effet ne contiennent pas de glucides. L’œuf est l’aliment le plus complet en protéines, pour faire de bons muscles, le seul qui contienne tous les acides aminés essentiels, plus une large palette de vitamines (A, B2, B5, B6, B9, B12, D, E et K), de la lutéine (contre la cataracte) et de la choline, une forme rare de vitamine B dont manquent la plupart des gens, mais qui est indispensable pour le cerveau [19].

Les œufs sont en outre une des meilleures sources d’oméga-3 lorsqu’ils viennent de poules nourries aux graines de lin.

Bien sûr, il ne faut pas manger que des œufs. L’homme dont il était question dans l’étude du Dr Kern avait de graves problèmes d’Alzheimer, peut-être liés à sa monodiète d’œufs.

Mais à partir du moment où vous mangez des œufs biologiques de bonne qualité, vous pouvez manger sans aucun problème trois œufs par jour [20]. Au-delà, aucune étude n’a été réalisée mais il n’y a aucune raison de penser que ce soit dangereux.

 

Les œufs bio sont bons pour la santé et ne favorisent en aucun cas le cholestérol.

À noter qu’Emma Morano, qui est morte à l’âge de 117 ans l’année dernière (15 avril 2017), attribuait son incroyable longévité à son régime alimentaire qui consistait précisément à manger trois œufs par jour.

5° « Il faut manger moins gras »

« Ne mange pas trop gras, trop salé, trop sucré », chantent en chœur les personnages des publicités pour les enfants.

Toutes les publicités alimentaires affichent le message de Manger Bouger, mais elles se trompent sur le gras.

Trop salé, trop sucré, ils ont raison.

Trop gras, non.

Cela va faire 25 ans que les médecins français Serge Renaud et Michel de Lorgeril ont mis en lumière le « Paradoxe français » (French Paradox) : dans le sud-ouest de la France, où la cuisine est riche en graisse de canard et en vin rouge, la longévité est supérieure à la moyenne, les maladies cardiovasculaires sont rares [21].

Il est vrai que nous mangeons trop de mauvaises graisses : graisses dénaturées, surcuites, oxydées, toxiques, huiles industrielles et margarines de piètre qualité.

Mais que se passe-t-il si vous vous contentez de manger moins gras ? Vous avez faim. Vous compensez en mangeant plus de féculents, qui sont des glucides, donc des sucres.

Or, nous mangeons déjà trop de glucides. L’épidémie d’obésité qui a frappé les États-Unis, puis l’Europe, et aujourd’hui les pays en voie de développement, a commencé au moment précis où ces populations ont commencé à faire la chasse aux graisses. C’était dans les années 1970.

Aujourd’hui, on sait qu’il ne faut pas forcément manger moins gras. Il faut surtout manger moins de mauvaises graisses, et les remplacer par de bonnes graisses.

Il y a le choix :

  • Les oléagineux sont tous les fruits à coque (noix, noisettes, amandes, noix de pécan, noix de macadamia…). Ils sont riches en graisses mais ce sont de bonnes graisses.
  • Les poissons gras, à partir du moment où ils ne sont pas pollués au mercure et au PCB, sont excellents pour la santé. Ils protègent le cœur et protègent contre le cancer.
  • Les œufs, dont nous venons de parler, contiennent de bonnes graisses, pour le cerveau, surtout lorsque les poules sont nourries en oméga-3 (graines de lin, pourpier, graines de colza…).
  • Le chocolat noir (plus de 70 % de cacao) contient de la graisse de qualité, et beaucoup d’antioxydants protecteurs.
  • L’avocat est très riche en bonnes huiles, tout comme les olives.
  • La noix de coco est une très bonne source de gras. L’huile de coco vierge est recommandée pour les fritures car très stable à haute température.

Souvenons-nous que notre alimentation est trop pauvre en acides gras oméga-3, qui se trouvent dans les huiles de poisson, l’huile de colza, l’huile de lin, l’huile de noix.

J’ajoute qu’il est sadique de chercher à priver les gens de graisses. Non seulement cela vous condamne à souffrir de la faim, ce qui aboutit immanquablement à « craquer » sur un pot de Nutella, un paquet de chips ou un bac de glace à la vanille.


Lors d’un régime sans gras, chaque burger, pizza, chips devient la pire des tentations.

Mais c’est la graisse qui donne le bon goût à la nourriture, aux sauces, aux assaisonnements. Le gras se lie en effet aux molécules « phénoliques » qui parfument.

Sans gras, la nourriture et le monde seraient horriblement tristes !

6° « Il faut des féculents à chaque repas »

C’est l’obsession du « Plan National Nutrition Santé ». Nous faire manger « des féculents à chaque repas » qui, soi-disant, ne « feraient pas grossir » [22] :

« FAKE NEWS !! » (Information mensongère.)

Bien sûr que les féculents font grossir. Comment pourrait-il en être autrement ? Les féculents sont principalement composés de glucides. C’est vrai pour les pommes de terre, les pâtes, les céréales du petit-déjeuner, le riz, la semoule, les haricots, fèves, flageolets, pois chiches, tous recommandés dans le dépliant du PNNS !

Les glucides contenus dans les féculents sont des sucres. Bien qu’ils ne paraissent pas sucrés dans la bouche, ils sont transformés en pur sucre lors de la digestion.

Et non seulement ils font grossir, mais ils donnent aussi des maladies comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, le cancer.

Sur ce dépliant, les experts racontent encore que les féculents « permettent de tenir entre les repas et d’éviter le grignotage à tout moment de la journée ».

C’est faux !

Au contraire, en provoquant une décharge d’insuline entraînant une hypoglycémie, ce sont eux les grands coupables des fringales irrésistibles !! Les aliments qui « tiennent au ventre » et coupent l’envie de grignoter sont au contraire les protéines et les graisses.

7° « Le régime sans gluten est une lubie inutile et dangereuse »

« Régime sans gluten : danger ! », titrait le magazine L’Express, le 17 mai 2017 [23].

Le régime sans gluten est dangereux pour la santé, reprennent France Info et France 2, en faisant mine de citer une enquête de 60 Millions de Consommateurs :

Mais encore une fois, il s’agit d’une « Fake News » (fausse information).

L’enquête de 60 Millions de Consommateurs n’explique pas du tout que manger sans gluten soit dangereux pour la santé.

Elle explique qu’il existe beaucoup d’arnaques dans les rayons de produits sans gluten des supermarchés. L’association y a détecté beaucoup de produits contenant trop d’additifs, moins de protéines, moins de fibres mais coûtant au final deux fois plus cher que l’alimentation normale [24].

Mais attribuer le danger au régime sans gluten en tant que tel est une manipulation médiatique.

Non, le régime sans gluten n’est pas dangereux et, oui, il y a de bonnes raisons de se méfier du blé moderne, notre principale source de gluten !

Le blé moderne n’a plus rien à voir avec les variétés traditionnelles. À force de croisements et d’hybridation, il contient 42 chromosomes au lieu de 14 !!

Il est devenu beaucoup plus riche en gliadine, une protéine qui fait des micro-trous dans l’intestin.

Cette porosité permet le passage de grosses molécules déclenchant allergies, inflammations, douleurs articulaires et parfois des maladies auto-immunes.

C’est pourquoi le régime sans gluten peut faire disparaître les symptômes de dizaines de maladies, dont la polyarthrite, les rectocolites, le lupus, et bien d’autres.

Le régime sans gluten n’est donc pas une mode. Il se répand parce qu’il marche.

Ses bienfaits concernent tout le monde, même les personnes qui ne souffrent pas d’intolérance au gluten (maladie cœliaque).

8° « Le soleil donne le cancer »

Les dermatologues et les fabricants de crème solaire se sont donné comme mission de convaincre le monde que le soleil doit être évité parce qu’il provoque le cancer.

Même dans le nord de la France, on nous met en garde contre les dangers du soleil.

Là encore, « fake news !! » (Fausse information).

Il est vrai qu’il y a un lien entre les coups de soleil et le mélanome, une forme rare mais très dangereuse de cancer de la peau. 90 000 nouveaux cas de cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année en France mais seuls 15 % sont des mélanomes (14 000).

Parmi eux, 85 % environ seront opérés avant de devenir dangereux. Mais resteront environ 1 700 personnes qui mourront de ce cancer.

1 700, c’est encore beaucoup trop.

Néanmoins, il faut mettre ce chiffre en balance avec tous les décès que le soleil permet d’éviter par ailleurs.

Sous l’effet du soleil, notre peau fabrique de la vitamine D qui nous protège contre 17 types de cancers, dont les plus fréquents (sein, colon, ovaires) et les plus dangereux (pancréas, poumon).

Selon une étude du Dr William Grant, expert international de la vitamine D, 30 % des décès par cancer pourraient être évités grâce à de meilleurs apports en vitamine D, ce qui représenterait 2 millions de vies sauvées chaque année à l’échelle mondiale [25].

Selon le Dr Cédric Garland, de l’École de médecine de l’université de Californie à San Diego (États-Unis), spécialiste de la vitamine D qu’il étudie depuis 30 ans, 600 000 cas de cancer du sein et de cancer colorectal pourraient être évités chaque année à l’échelle mondiale grâce à de meilleurs apports en vitamine D.

Une étude à grande échelle randomisée et contrôlée par placebo a montré que la vitamine D, associée au calcium, peut diminuer le risque global de cancer jusqu’à 60 % chez les femmes après la ménopause [26].

Les femmes à la peau claire et qui prennent beaucoup de soleil sur le long terme ont moins de risques de développer un cancer du sein invasif, qui s’étend au-delà du sein, selon une étude de l’American Journal of Epidemiology [27].

De plus, lorsque vous vous exposez au soleil, votre taux d’oxyde nitrique dans le sang augmente. Cela entraîne une diminution de votre pression sanguine. Selon Richard Weller, un chercheur spécialisé en dermatologie qui a étudié les effets du soleil sur la santé, le soleil pourrait donc être un moyen efficace de lutter contre l’hypertension [28].

Ce qu’il faut, c’est vous exposer pendant 20 minutes maximum quand le soleil est haut dans le ciel.

Pour préparer votre peau, vous pouvez prendre un complément alimentaire d’astaxanthine, un antioxydant rouge protecteur, extrait d’algues.

En cas de coup de soleil, appliquez une crème à l’aloe vera sur votre peau.

Mais surtout, profitez bien des beaux jours qui arrivent pour faire le plein de vitamine D et d’oxyde nitrique.

Réjouissez-vous donc quand brille le soleil et qu’un grand ciel bleu s’étend au-dessus de votre tête. Si vous voyez sur votre peau une plaie ou une boule d’aspect inquiétant et évolutif, allez bien sûr voir le médecin. Mais surtout, pas de paranoïa : en profitant du temps ensoleillé, vous diminuerez d’autant votre risque de toutes maladies confondues (surtout cancer et maladies cardiaques, mais aussi ostéoporose, sclérose en plaques et dépression), beaucoup plus que vous n’augmenterez votre risque de mourir d’un cancer de la peau.

Cela reste vrai tant que vous évitez les coups de soleil et brûlures.

9° « Les compléments nutritionnels ne servent à rien »

On sait de façon sûre que 80 % de la population est en déficit de vitamine D [29], 75 % en déficit de magnésium [30], 91 % en déficit d’oméga-3 [31].

La plupart de nos contemporains mangent trop de sel, pas assez de légumes ni de fruits, et manquent donc d’antioxydants et de vitamines.

Par ailleurs, les études scientifiques ont montré l’intérêt des compléments nutritionnels en particulier pour les personnes vieillissantes :

« Les bienfaits potentiels des compléments de multivitamines surpassent probablement tout risque pour la population générale, et pourraient être particulièrement bénéfiques pour les personnes plus âgées [32]. »

Pourtant, au niveau national, aucun effort n’est mené pour encourager la prise de compléments nutritionnels.

Au contraire : les mises en garde injustifiées, le dénigrement sont la loi dans ce domaine.

Dans la grande presse, les compléments nutritionnels ne sont mentionnés que lorsqu’ils peuvent être attaqués.

Quand, de façon rarissime, un accident se produit, l’affaire est répercutée à grande échelle alors que les 15 000 morts chaque année liés au mauvais usage des médicaments sont à peine mentionnés.

10° « Il faut manger un petit peu de tout »

Dans notre monde envahi par la malbouffe, le pire conseil nutritionnel que vous puissiez suivre est de manger « un petit peu de tout » !

Entrez dans un magasin alimentaire : que voyez-vous ?

Des emballages de toutes les couleurs contenant des chips, des bonbons, des biscuits, des desserts sucrés, des sodas, des pizzas, des céréales du petit-déjeuner, des aliments ultra-transformés bourrés de sucre, de colorants, d’additifs, etc.

 

Nos magasins d’alimentation sont remplis de produits ultra-transformés. La plupart sont à éviter.

Si vous décidez de prendre un petit peu de tout, votre caddie ressemblera à ça :

 

En s’autorisant à manger « un petit peu de tout », le risque est de se retrouver avec un caddie rempli essentiellement de malbouffe.

Mais ce n’est pas votre objectif.

Ce que vous voulez rapporter chez vous, ce ne sont pas des échantillons d’un « petit peu de toutes » les cochonneries qu’on trouve dans les magasins.

Vous voulez de la nourriture saine, riche en nutriments essentiels, non raffinée, non transformée, locale, bio, etc.

Votre plan de travail dans la cuisine doit plutôt ressembler à ça :

Ce qui suppose d’éviter la quasi-totalité des rayons de votre supermarché.

Pour y arriver, il faudra rester dans les zones où l’on vous propose des légumes, des fruits, de bons poissons, de bonnes viandes, des œufs et des huiles bio, les condiments et les produits de base.

Conclusion

Je n’ai listé que les 10 plus grandes arnaques en conseils santé mais la liste aurait pu être bien plus longue. J’aurai pu parler des galettes de riz, des margarines anticholestérol, des plats cuisinés bio…

Ne vous faites pas avoir par les lobbys qui ne sont pas là pour prendre soin de votre santé.

Leur but est de vendre leurs produits… parfois à nos dépens.

À votre santé !

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Mieux que le Roaccutane, ces 5 remèdes naturels pulvérisent votre acné

Chère lectrice, cher lecteur,

J’ai dit beaucoup de mal du Roaccutane et des antibiotiques, les traitements médicaux standard contre l’acné.

Voici donc un point complet sur les traitements naturels efficaces.

1) Alimentation

  • Supprimer les produits laitiers (de vache), le gluten, et réduire drastiquement les sucres, y compris les féculents, favoriser les légumes verts, les viandes blanches, les produits alimentaires non transformés [1].

2) Traitement de fond

  • Nettoyer le foie par une cure dépurative d’ampoules de radis noir [2].
  • Prendre une capsule par jour d’huile essentielle d’origan (effet antibiotique contre la bactérie Propioni acnes, responsable de l’acné).

3) Sérum hydratant anti-comédons

Voici la recette de sérum hydratant anti-comédons validée par Julien Kaibeck, expert en beauté naturelle [3]. Elle est très efficace.

Mettre dans une bouteille propre de 20 ml au moins :

  • 17,5 ml de gel d’Aloe vera pur. Ceci correspond à une très grosse cuillère à soupe de pharmacopée (la cuillère à soupe, profonde, de nos grands-mères) ;
  • 2 ml d’huile de nigelle (aidez-vous d’une seringue graduée) ;
  • 5 gouttes d’huile essentielle de lavande vraie (Lavandula angustifolia) ;
  • 4 gouttes d’huile essentielle de tea tree (Melaleuca alternifolia) ;
  • 3 gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée (Salvia sclarea). À noter que cela est une option.

Fermez, puis agitez. Vous obtenez une crème blanchâtre. Trois gouttes dans la main suffisent pour chaque application, à faire matin et soir. Chauffez la crème dans la main, puis appliquez-la par des mouvements amples sur une peau bien propre. Elle se conserve 6 mois.

Si vous êtes enceinte, ne mettez que de l’huile essentielle de lavande dans la préparation.

4) Compléments nutritionnels

Prendre :

  • des gouttes de vitamine D (au moins 1 500 UI par jour), l’acné étant deux fois plus fréquente chez les personnes en déficit de vitamine D [4] ;
  • des probiotiques Lactobacillus rhamnosus SP1 (deux capsules d’au moins 2 milliards de bactéries, 15 min avant chaque repas) [5] ;
  • des extraits de thé vert (épigallocatéchine gallate), 1 500 mg par jour pendant 4 semaines [6] ;
  • des isoflavones de soja, régulateur d’hormones (phytoestrogènes), 160 mg pendant 12 semaines [7].

Par ailleurs, bien qu’il n’existe pas d’étude scientifique convaincante à ce sujet, la levure de bière est très largement utilisée contre l’acné, et semble souvent donner satisfaction (3 gélules ou comprimés, à prendre en dehors des repas).

5) Luminothérapie (ou photothérapie)

Beaucoup plus scientifique : des chercheurs ont remarqué que les ondes lumineuses de 400 à 420 nm (nanomètres), et de 630 nm, tuent les bactéries responsables de l’acné, les Propioni acnes [8].

Cela correspond à de la lumière d’une nuance précise de bleu et de rouge.

Sous l’effet de ces rayons, les bactéries de l’acné se suicident. En effet, elles sécrètent des molécules, appelées « porphyrines », qui les intoxiquent [9].

Ce traitement n’empêche pas la peau de fabriquer trop de sébum (la graisse de la peau, qui provoque les points noirs). Mais il empêche l’inflammation débouchant sur des boutons rouges et remplis de pus.

Il faut appliquer ces lumières rouge et bleue à proximité des boutons pendant 10 à 15 minutes, une fois par semaine chez le dermatologue, tous les jours si vous faites le traitement vous-même avec un masque acheté en supermarché – forcément moins puissant.

Le problème des masques est leur prix, disproportionné par rapport au coût de fabrication. Le masque Neutrogena ne fonctionne qu’avec un « activateur » qu’il faut repayer toutes les cinquante séances. C’est un système habile pour vous vendre la même chose plusieurs fois.

Néanmoins, les résultats sont là, tant dans une étude réalisée par le fabricant [10] lui-même que dans une étude indépendante sur la luminothérapie [11] contre l’acné et aussi d’après les témoignages d’utilisateurs [12].

Remèdes de grands-mères

Vous trouverez profusion de remèdes de grands-mères à base de vinaigre de cidre, bicarbonate de soude, citron, miel, huiles essentielles variées. Il suffit de taper « acné » sur votre moteur de recherche.

Je recommande néanmoins de commencer par les remèdes validés scientifiquement et par l’expérience, que j’ai listés ici.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Si vous manquez de cette précieuse vitamine

Chère lectrice, cher lecteur,

Une nouvelle étude, parue fin 2017, a montré que les femmes qui manquent de vitamine D avant leur diagnostic développent des cancers plus agressifs et ont moins de chances de survie [1].

Réduire son risque de cancer du sein grâce à la vitamine D

Comme je le rappelle souvent, il est pratiquement impossible de se procurer assez de vitamine D par la seule alimentation. En cette époque de l’année, en Europe, vous n’avez pas assez de soleil pour fabriquer de la vitamine D dans votre peau.

J’insiste donc sur l’importance de prendre de la vitamine D en complément nutritionnel.

Mais vous vous demandez sans doute combien une femme doit prendre de vitamine D pour diminuer son risque de cancer du sein au maximum.

Question de niveau sanguin

Il n’y a pas de réponse simple. Tout dépend de votre niveau de départ de vitamine D dans le sang. Ce niveau dépend principalement de la fréquence et de l’intensité de votre exposition au soleil.

Si votre niveau de départ est très faible (moins de 10 ng/mL), il faudra prendre 10 000 UI par jour pour atteindre un niveau qui vous protège (plus de 30 ng/mL et, idéalement, entre 50 et 60 ng/mL).

Dans l’étude dont je parle au début de cette lettre, les femmes qui avaient plus de 30 ng/mL de vitamine D avaient moins de risque d’un cancer agressif et d’un décès rapide.

Or, parmi les femmes ménopausées de 45 à 75 ans ayant eu un cancer du sein, seul un tiers atteignaient ce niveau (30 ng/mL ou plus).

48 % d’entre elles avaient moins de 20 ng/mL, et 18 % de 20 à 29 ng/mL.

Il s’agissait pourtant de femmes vivant au Brésil, c’est-à-dire près de l’équateur. Dans cette zone, il est facile de s’exposer régulièrement au soleil. On peut le faire toute l’année, et les rayons sont toujours assez forts pour permettre la synthèse de la vitamine D dans la peau.

Gros déficit de vitamine D en France !

En France, on sait que les trois quarts de la population sont en déficit de vitamine D.

D’octobre à avril, vous ne fabriquez pas de vitamine D, même si vous prenez des bains de soleil, car les rayons sont trop obliques.

Pour atteindre et dépasser les 30 ng/mL, vous n’avez pas d’autres possibilités que de prendre une bonne complémentation quotidienne de vitamine D, ce qui signifie 1 500 UI par jour si vous avez déjà un bon niveau et que vous souhaitez vous y maintenir, 5 000 UI si vous avez un déficit modéré (de 10 à 30 ng/mL), 10 000 UI si vous avez moins de 10 ng/mL.

Si vous avez fait une prise de sang et que vous vous savez en déficit (moins de 30 ng/mL), alors je vous recommande de prendre un complément et de refaire un test sanguin dans les 4 mois.

Faut-il craindre l’overdose de vitamine D ?

Sachant que les autorités de santé recommandent 400 UI par jour de vitamine D, les doses de 5 000 ou de 10 000 UI paraissent colossales.

Devez-vous craindre l’overdose ?

Non.

Dès qu’il s’agit de compléments nutritionnels, vous entendez des mises en garde contre les risques d’intoxication, avant même qu’on vous parle des bienfaits. Les bienfaits sont d’ailleurs en général niés. On vous dit : « Ça ne sert à rien, mais tant que ça ne fait pas de mal… »

Ce scepticisme n’est pas justifié scientifiquement. Comme l’a montré cette récente étude brésilienne, et tant d’autres, on peut diminuer fortement son risque de cancer grâce à une bonne supplémentation en vitamine D. Pourquoi faudrait-il ne pas en parler ? Pourquoi se moquer des gens qui tirent les conséquences des études scientifiques et prennent en main leur santé ??

On vous alerte contre le risque de surdosages. Mais dans le cas de la vitamine D, la littérature scientifique recense des cas de surdosage chez les personnes prenant des ampoules achetées en pharmacie à doses médicales, de 300 000 UI par jour, prises 9 jours d’affilée [2].

Cela représente 2 700 000 UI en neuf jours !!

Une telle dose n’a rien à voir avec les niveaux que vous atteignez avec une complémentation nutritionnelle naturelle, à doses physiologiques, telle que je la recommande (et la pratique moi-même).

Les vitamines sont mesurées sur des échelles toutes petites. On parle parfois de milligrammes (millièmes de grammes, pour la vitamine C par exemple), mais plus souvent de microgrammes (un millième de millième de gramme).

C’est pourquoi les dosages recherchés dans le sang sont infinitésimaux : pour la vitamine D, on la mesure en nanogrammes par millilitres, ce qui représente un millième de microgramme, autrement dit un milliardième de gramme !

Donc, n’allez pas imaginer que vous prenez de « fortes » doses de vitamine D lorsque vous en prenez 5 000 ou 10 000 UI par jour.

N’oubliez pas que les recherches actuelles montrent qu’un niveau plus haut de vitamine D aide non seulement à prévenir le cancer du sein, mais également d’autres formes de cancers et aussi, comme rappelé dans ma dernière lettre, le diabète, la dépression, les démences, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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LES LACTATES : témoins innocents ? A / INTRODUCTION On parle souvent d’accumulation d’acide lactique, de lactates après effort. On les accuse de tous les maux après le sport ou dans certaines conditions pathologiques (courbature, douleur, acidose lactique)…Je...

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