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Trente lecteurs de SNI s’envolent pour le Japon

Chère lectrice, cher lecteur,

L’excitation est à son comble !!

Trente lecteurs de SNI, abonnés au Parcours Okinawa, se retrouvent ce matin à l’aéroport de Roissy.

Ils décollent à 12 h 40, direction… le JAPON !

Oui, ils vont pratiquement faire le tour du monde pour rejoindre l’archipel d’Okinawa, perdu dans l’océan Pacifique, au large des grandes îles du Japon :

C’est le premier voyage international organisé par Santé Nature Innovation.

Ils vont découvrir de leurs propres yeux le mode de vie des centenaires d’Okinawa.

Rappelons que les habitants de l’archipel d’Okinawa ont 5 fois moins de cancers du sein et de la prostate que nous [1].

Cela représente un risque de 80 % inférieur à celui des Occidentaux.

Mais ce n’est pas tout :

  • Ils ont un risque 2 fois plus faible de cancer des ovaires et du côlon [2].
  • 3 fois moins de démences que dans le reste du Japon et aux USA [3].
  • 2 fois moins de fractures du col du fémur que les Occidentaux [4].
  • Et un risque 5 fois plus faible d’accident cardiaque [5] !!

Ils détiennent le record mondial du nombre de centenaires, et le record mondial du nombre de centenaires en bonne santé.

Un voyage avec le Dr Jean-Paul Curtay, à la rencontre du Dr Makoto Suzuki

Le Dr Jean-Paul Curtay, spécialiste d’Okinawa, fait bien sûr partie du voyage. Les participants vont pouvoir faire sa connaissance, échanger avec lui, et profiter de ses connaissances médicales uniques au monde.

Sur place, ils rencontreront le Dr Makoto Suzuki, initiateur de l’étude des centenaires d’Okinawa, qui a permis de comprendre les raisons de l’exceptionnelle longévité des habitants de cette île.

Archipel paradisiaque

Okinawa est un archipel paradisiaque, au climat tropical.

Il est séparé de Tokyo par 1 600 km de montagnes et d’océan.

C’est un archipel corallien isolé. S’y sont développées des espèces végétales et animales uniques, comme le pic et le râle d’Okinawa. Elles n’existent nulle part ailleurs dans le monde.

Cela fait d’Okinawa une des destinations les plus prisées des amateurs de nature et de dépaysement.

Expériences culinaires raffinées

La nourriture d’Okinawa n’a rien à voir avec celle de nos pays.

Les habitants emploient essentiellement trente-cinq ingrédients parmi lesquels la goya, le heshima, l’imo, le kombu, l’enoki, le shiitaké, le fruit du ginkgo et le tempeh.

Les participants au voyage vont découvrir ces spécialités et apprendre à les préparer et à les cuisiner de diverses manières.

Ils feront toutes les expériences culinaires raffinées que l’archipel a à offrir. Ils visiteront les jardins, les temples zen et bouddhistes. Ils partiront en observation dans la nature. Ils verront les fonds marins, les espèces exceptionnelles des aquariums d’Okinawa, parmi les plus beaux du monde.



Conférences, rencontres, formation

Ils bénéficieront de conférences sur la santé et la longévité. Mais aussi d’ateliers pratiques de yoga, de méditation et de Qi gong.

Des interprètes leur permettront de rencontrer la population locale et de parler avec elle du mode de vie traditionnel, et également des erreurs modernes à éviter (actuellement, les jeunes générations d’Okinawa ont adopté le fast-food et n’ont plus la bonne santé de leurs anciens).

Le voyage est dirigé par Rodolphe Bacquet, membre de l’équipe de Santé Nature Innovation. À côté de la santé naturelle, sa passion est le voyage : il est auteur de nombreux guides que vous avez peut-être chez vous (Rodolphe est ancien élève de l’École normale supérieure).

Chaque fois qu’il aura accès à Internet durant le voyage, il publiera nouvelles, photos et compte rendu sur un blog spécialement créé pour l’occasion :http://ift.tt/2Ad9yhL

Ce blog a été créé pour les lecteurs de Santé Nature Innovation. Profitez-en pour le consulter pendant ces quinze prochains jours. Il est gratuit.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Les 6 informations qui mettent de bonne humeur

Chère lectrice, cher lecteur,

Mes enfants reviennent de plus en plus dépressifs de l’école. Sous prétexte de les sensibiliser à l’écologie, on les terrorise sur l’avenir de la Terre.

Je sais que c’est pour la bonne cause.

Mais cela me fait parfois mal au cœur. Je n’aime pas voir des petits de sept ans faire des cauchemars pour des problèmes dont ils ne sont pas coupables.

Je préfère leur enseigner les bons gestes dans un esprit plus positif.

C’est pourquoi j’ai réuni pour eux quelques éléments visant à leur montrer que tout n’est pas noir, que le pire n’est pas toujours certain, quand on prend les choses en main.

Permettez-moi de les partager avec vous :

Le trou d’ozone se referme !

Selon les derniers relevés de la Nasa (31 octobre 2017), le trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique a atteint sa taille la plus petite depuis 1988.[1]

Il avait atteint sa taille maximum en l’an 2000 (29,86 millions de kilomètres carrés) et n’a fait que régresser depuis, pour ne plus faire que (19,6 millions de kilomètres carrés) aujourd’hui.

C’est une réduction énorme, équivalente à la taille des États-Unis !

Selon les scientifiques des Nations-Unis, nous allons éviter deux millions de cancers de la peau grâce à cette évolution positive, depuis l’interdiction des aérosols en 1987.

Les pandas plus nombreux !

Le grand panda est le symbole du WWF, et des espèces animales menacées. Sous Mao, la moitié des grands pandas ont été victimes de braconnage et destruction de leur habitat.

Mais la courbe s’est désormais inversée. S’il n’y avait même plus 1000 pandas sauvages dans les forêts de bambou de Chine dans les années 1970, ils sont désormais 1864, soit près du double, un signe que les efforts de préservation portent leurs fruits.[2]

Publicité pour le WWF, expliquant que le nombre de pandas en liberté augmente.

Le Panda ne fait plus partie des espèces « menacées d’extinction ». Il est désormais dans la catégorie des animaux « vulnérables » car il demeure bien sûr des menaces sur son avenir.

Les lamantins reviennent !

Les lamantins sont de magnifiques mammifères marins, habitant la mer des Caraïbes et le Golfe du Mexique, le long des côtes de la Floride.

Ils n’étaient plus que 1267 en Floride en 1991. Ils sont désormais 6300, une hausse de 500 % ! [3] En tout, ils sont désormais 13 000, et se portent beaucoup mieux grâce à l’amélioration de leur habitat et la diminution des menaces.

Les autorités de protection de l’environnement envisagent aujourd’hui de les retirer de la liste des espèces en danger d’extinction.

Les émissions de carbone n’ont pas augmenté depuis 3 ans

Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, les émissions de carbone sont restées stables en 2016, et ce pour la troisième année consécutive ! Cette tendance, qui avait été anticipée l’année dernière,[4] est aujourd’hui confirmée.[5]

Cette stabilité est d’autant plus réjouissante que la richesse dans le monde a fortement augmenté pendant cette période.

  • En Chine, où l’économie a fait un bond de 6,7 % en avant, les émissions de carbone ont baissé de 1,6 %.
  • Les États-Unis ont fait encore mieux en diminuant leurs émissions de 3 %.
  • En Europe, les émissions sont restées stables.

« Ces découvertes renforcent le sentiment qui est en train de croître, qu’il est maintenant possible de jouir d’une croissance économique sans augmenter les émissions de dioxyde de carbone », commente le grand quotidien américain Washington Post.[6]

15 espèces d’animaux disparus… réapparaissent !

On le croyait disparu de la surface de la Terre depuis 50 ans.

Mais voici que le magnifique lézard Pinocchio a été redécouvert dans une forêt d’Équateur. Le brave lézard avait en effet décidé de traverser la route au moment où arrivait la voiture d’un ornithologue occidental, qui l’avait étudié dans une encyclopédie des espèces disparues !

Le monde est vaste, beaucoup de zones de la Terre restent sauvages et difficiles d’accès. En dehors des plus gros animaux (éléphants, rhinocéros, ours…), il est très difficile d’être sûr qu’une espèce animale a réellement disparu.

C’est pourquoi, parmi les espèces « éteintes », chaque année certaines réapparaissent. Ce fut le cas récemment pour le cerf du Cachemire, la baleine d’Omura, le chat marsupial moucheté, le tarsier pygmée (un singe des montagnes), le gecko huppé, le furet aux pieds noirs, la rainette des arbres de Jerdon (une grenouille), la moupinie du Jerdon (un oiseau), le kokani noir (une sorte de saumon japonais).[7]

Le besoin en terres agricoles n’augmente plus

À mesure que la population augmente, s’enrichit, consomme, on croit toujours qu’il va falloir de plus en plus de terres agricoles.

C’est le contraire pour l’instant.

Pendant les cinquante années qui se sont écoulées de 1960 à 1990, la plupart des pays du monde ont évolué vers des systèmes politiques moins autoritaires, donnant plus de place au respect des personnes et aux investissements productifs. La tendance a concerné des pays immenses comme la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, mais aussi de très nombreux pays asiatiques, sud-américains et africains.

Depuis 1990, de gigantesques zones agricoles d’excellente qualité en Europe centrale et orientale (Hongrie, Roumanie, Pologne, Biélorussie, Ukraine, Russie…) ont été mises en valeur, alors qu’elles produisaient très peu à l’époque du rideau de fer.

Résultat : le besoin de terres arables pour nourrir une population a régressé. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation), il ne fallait plus en 2009 que 35 % de la surface de terres arables nécessaires en 1961 pour une production agricole donnée.[8]

Actuellement, les études montrent que, si l’usage des terres arables au niveau global ne régresse pas encore, ce n’est pas à cause des besoins alimentaires.

C’est parce que nous consacrons de vastes surfaces à la production de biocarburants rendus obligatoires par la réglementation : champs de maïs dans l’Iowa aux États-Unis, monoculture d’huile de palme en Indonésie, canne à sucre au Brésil.[9]

Sans cela, le besoin de terres arables serait en diminution, alors même que l’humanité n’utilise actuellement qu’un tiers des terres productives.[10]

Ajoutons à cela que le système collectiviste en Russie et en Europe de l’Est était aussi catastrophique pour l’environnement : disparition de la mer d’Aral, Tchernobyl, empoisonnement de l’air et des cours d’eau au mercure et au plomb, émissions massives de CO2 et de souffre dans des économies principalement basées sur le charbon et l’industrie lourde archaïque.

De ce point de vue aussi, les choses évoluent plutôt dans le bon sens.

Tout n’est pas gagné !

Bien entendu, le but de mon message à mes enfants n’est pas de leur dire que tout est gagné. Ce serait de la folie !

Mais je le fais pour leur montrer qu’on peut agir, que la pire des choses serait de désespérer et donc… d’abandonner.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

Sources de cet article :

[1] http://ift.tt/2zu5bCF

[2] http://ift.tt/UyNXZf

[3] http://ift.tt/2h65BE0

[4] http://ift.tt/2ixwdyb

[5] http://ift.tt/2m9t1gG

[6] http://ift.tt/2ixwdyb

[7] http://ift.tt/2tAr4xB

[8] voir tableau page 10, Arable land/Crop PIN, T, for the world, 1961–2009, in http://ift.tt/2h64OmC

[9] http://ift.tt/2h64OmC

[10] http://ift.tt/2iw23ep

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L’effet des smartphones sur nos jeunes est plus qu’effrayant

Chère lectrice, cher lecteur,

Personne, je pense, n’avait anticipé la catastrophe historique provoquée par les smartphones.

La psychologue américaine Jean M. Twenge étudie depuis vingt-cinq ans le comportement social et affectif des jeunes. Elle a observé ces dernières années un séisme.

Dans un article intitulé « Les smartphones ont-ils détruit une génération [1] ? », elle explique que tout a changé à partir de 2012.

Cette année-là, plus d’un ado sur deux était équipé d’un smartphone. Aujourd’hui, c’est quatre sur cinq.

Les conséquences en ont été les suivantes, et concernent toutes les classes de la population, riches ou pauvres :

  • les symptômes dépressifs se sont accrus de 50 % chez les filles et de 21 % chez les garçons, de 2012 à 2015 ;
  • le nombre de filles qui se sont suicidées a triplé entre 2007 à 2015, et celui des garçons doublé ;
  • le nombre de jeunes qui voient des amis tous les jours a baissé de 40 % entre 2000 et 2015 ;
  • actuellement, les jeunes de 16 ans sortent moins que ne le faisaient ceux de 12 ans en 2009. Ils sont en train de cesser progressivement de sortir et de se socialiser dans les parcs, squares, etc., et restent seuls chez eux avec leur smartphone ;
  • en 2015, seuls 56 % des élèves de terminale sont « sortis » avec quelqu’un, contre 85 % des jeunes dix ans plus tôt, un chiffre qui était stable depuis les années 1960 ;
  • le nombre d’enfants qui manquent de sommeil a augmenté de 57 % entre 1991 et 2015 ;
  • aux États-Unis, où l’obtention du permis de conduire était le rêve de tous les jeunes autrefois, le passeport pour la liberté, on observe un désintérêt massif des adolescents, qui préfèrent rester dans leur chambre sur leur smartphone et se faire conduire par leurs parents ;
  • concernant la consommation d’alcool, les rencontres amoureuses, les adolescents se comportent comme nous le faisions à 15 ans, et ceux de 15 ans comme nous le faisions à 13 ;
  • s’ils sortent moins souvent, les rares fois où ils le font sont abondamment communiquées sur Snapchat, Instagram ou Facebook. Ceux qui ne sont pas invités se sentent donc cruellement exclus : le nombre de jeunes filles se sentant rejetées et isolées a augmenté de 48 % de 2010 à 2015 et le nombre de garçons de 27 %.

« J’essaye de leur parler et ils ne me regardent pas. Ils regardent leur smartphone. »

Lorsqu’ils se confrontent malgré tout aux enfants de leur âge, leur manière d’interagir est profondément dégradée.

En effet, bien que physiquement ensemble, cela n’interrompt nullement le fonctionnement des smartphones.

« J’essaye de leur parler de quelque chose, et ils ne me regardent pas droit dans les yeux. Ils regardent leur téléphone ou leur Apple Watch », témoigne une jeune fille dans l’article cité ci-dessus.

  • « Et qu’est-ce que ça te fait, quand tu essayes de parler à quelqu’un en face-à-face et qu’il ne te regarde pas ? », lui demande la psychologue.
  • « Cela me fait mal. Mal. Je sais que la génération de mes parents ne faisait pas ça. Je peux être en train de parler de quelque chose de super-important pour moi, et ils ne m’écoutent même pas. »

Oui, on imagine que ça fait mal, en effet…

Piégé par mon smartphone

En ce qui me concerne, j’ai tenu sans téléphone mobile jusqu’à il y a quelques mois. Mais j’ai fini par me faire coincer. Permettez-moi de vous raconter ma tragique histoire…

Les plus fidèles abonnés de Santé Nature Innovation se souviennent peut-être que j’avais perdu mon téléphone dans un train en juillet 2011.

C’était les vacances. Rien ne pressait pour le remplacer. Après quelques jours de « sevrage », je m’étais si parfaitement habitué à (re)vivre sans téléphone, libre, que je décidai de demeurer comme ça.

Jai tenu six ans, me débrouillant avec des « télécartes » pour appeler dans des cabines publiques. Mais ces cabines ont peu à peu été supprimées.

J’ai dû alors prendre l’habitude, pas évidente du tout, d’emprunter le téléphone de gens en cas d’urgence. Mais c’est devenu de plus en plus difficile.

  • D’une part, les téléphones mobiles ont évolué en des engins extrêmement précieux et dangereux car bourrés d’informations personnelles, à ne laisser en aucun cas entre les mains d’un inconnu, aussi rassurant soit-il.
  • D’autre part, plus le temps passait, plus les gens avaient du mal à croire que je n’avais pas de téléphone portable…

Comprenez : les enfants en ont quasiment tous dans les écoles ; les migrants en reçoivent des associations humanitaires dès qu’ils posent le pied sur une plage de l’Union européenne ; un homme de mon âge qui prétendait ne pas avoir de téléphone portable, ce n’était plus crédible du tout ! Cela cachait forcément quelque chose de louche…

Mais c’est ma banque qui a eu raison de mes résistances.

Comment ma banque m’a vaincu

Au mois de février, ma banque m’a envoyé un courrier m’expliquant que, « pour ma sécurité », le système de carte numérotée pour accéder à mes comptes en ligne allait être supprimé. Tous les clients devaient utiliser leur smartphone pour « scanner » un code apparaissant sur l’écran pour accéder à leur compte, faire un virement…

Mon premier réflexe fut de changer de banque. Mais ma femme me ramena à la raison : quand bien même je trouverais une banque n’utilisant pas encore ce système, ce n’était plus qu’une question de mois avant qu’elle ne s’aligne à son tour sur ces nouvelles technologies.

Penaud, j’ai acheté un smartphone, bien décidé à le laisser dans un tiroir, à ne m’en servir que pour la banque.

Je ne connaissais pas mon numéro de téléphone. J’étais décidé à ne le donner à personne.

Au bout de dix jours, cependant, j’eus besoin d’appeler ma femme. Mon numéro apparut sur son écran et, dès le lendemain, elle m’appelait pour la première fois.

La chute

Puis ce fut mon meilleur ami. Puis ma fille aînée. Puis ma mère, puis mon frère, puis le collègue avec qui je travaille au quotidien… Et bientôt mon numéro commença à circuler.

Peu à peu, je pris l’habitude de garder le téléphone avec moi.

En juillet, je m’en servais, pour la première fois, connecté à ma voiture. En août, ma fille m’installa Whatsapp et m’inscrivit au groupe de la famille, ce qui me valut de sentir des vibrations toutes les cinq minutes, et de voir apparaître toutes sortes de « notifications » sur l’écran que ma curiosité avait le plus grand mal à ignorer…

Peu à peu, ma vie a basculé.

Il y a dix jours, je me suis retrouvé pour la première fois à me promener dans la rue en « textant ».

J’ai alors levé le nez autour de moi. Je ne regardais plus le ciel bleu. Je n’entendais plus les oiseaux chanter. Je ne souriais plus aux passants (ni aux passantes…). J’étais dans la prison psychique de mes messageries et je me suis rendu compte que la plupart des gens autour de moi étaient… pareils.

Comment ne m’en étais-je pas aperçu auparavant ? J’avais bien constaté que tout le monde avait son portable à la main, mais je n’avais pas réalisé que chacun était en fait en attente d’un message qui allait arriver.

J’ai compris combien la vie était devenue stressante. Vous angoissez en permanence pour savoir si untel ou unetelle va répondre à votre « smiley », votre « emoji », commenter votre photo ou votre dernier trait d’esprit…

Vous ne connaissez plus le silence, le repos.

Le patron d’Apple avait interdit l’iPhone à ses enfants

Ce matin, un article explique que le grand Steve Jobs, patron d’Apple, avait interdit le smartphone à ses enfants [2].

De même pour Bill Gates, fondateur de Microsoft, qui ne voulait pas d’ordinateur chez lui.

Y avait-il quelque part un problème que ces « génies de l’informatique » avaient remarqué et dont leurs clients ne s’étaient pas aperçus ?

« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… »

Les gens sont en train d’oublier combien la vie était douce avant ces engins. Moi je m’en souviens, je vivais ainsi il y a quelques mois encore.

Je montais dans ma voiture, ou dans le train, et je partais réellement.

Je ne poursuivais pas la conversation avec les gens que je venais de quitter. Les séparations étaient plus dures, mais les retrouvailles étaient aussi beaucoup plus intenses.

En voyage, je lisais. Dans ma voiture, je rêvais. J’écoutais de la musique sans jamais être interrompu par un brutal appel téléphonique.

Quand j’arrivais chez des amis, j’étais présent, je ne poursuivais pas des échanges parallèles avec des collègues ou d’autres personnes à des centaines de kilomètres de moi. C’était plus agréable pour tout le monde.

En réunion, au travail, je me concentrais uniquement sur les problèmes discutés autour de la table. Je n’avais pas le choix. Impossible de m’évader en appuyant sur un écran pour recevoir des nouvelles de ma famille ou de mes amis, ou encore pour traiter les questions liées à d’autres collègues, autre part.

Je comprends bien l’aspect excitant de ces machines. Vous êtes tout le temps stimulé. Vous vous sentez important. Vous avez l’impression d’être dans le coup, de mener une vie trépidante. Vous êtes enivré. Le grand frisson de la vie moderne, connectée, toujours en mouvement.

Vous recevez de délicieuses décharges d’adrénaline chaque fois que ça bipe, que ça buzze, que ça sonne.

Mais si vous regardez les choses en face, vous risquez aussi beaucoup plus de devenir un zombie dépressif.

Alors, cette fois, c’est décidé : je laisse mon smartphone à la maison ! Une fois par mois, je consulterai mes comptes, et ce sera tout.

Je brise mes chaînes. Je retourne dans le monde normal. Je dis stop à la dépression, aux insomnies, aux idées suicidaires. Adieu, mon smartphone !

À votre santé !

JM Dupuis

Sources de cette lettre : 

[1] http://ift.tt/2u7GBFq

[2] http://ift.tt/2xjOu88

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