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Prostate : videz votre vessie d’un coup !

Les conseils de la médecine actuelle pour les problèmes de prostate sont stupéfiants, limite scandaleux !

Il faudrait :

  • S’arrêter de boire dès 18 heures
  • Uriner assis (facile avec un urinoir !)
  • Porter des couches !

« Mais je vous assure, cher Monsieur, on fait aujourd’hui des couches très confortables pour les adultes. »

Et de toute façon, vous devriez renoncer définitivement à l’idée de pouvoir :

  • Dormir profondément, sans interruptions sauvages pendant la nuit
  • Vider votre vessie d’un coup, pour avoir moins de faux-départs et d’arrêts imprévus
  • Aller au cinéma ou au théâtre sans avoir besoin de vous lever pendant la séance
  • Retrouver un jet normal, puissant, bien soutenu…

Pourtant, la nature a tout prévu : elle a le secret pour restaurer un fonctionnement normal de la prostate, et de notre capacité d’uriner.

Encore faut-il comprendre le problème pour choisir les bonnes solutions. La première chose à retenir est que, si rien n’est fait, la prostate gonfle inexorablement.

Prostate : n’attendez pas qu’elle fasse la taille d’une orange !

Pour un jeune homme, la prostate fait la taille d’une châtaigne. Vous ne la sentez pas. Elle n’exerce aucune pression sur votre vessie et votre urètre. Tout va bien.

Puis au fil des années, elle se met à grossir sous l’effet de plusieurs facteurs que je vais vous expliquer dans un instant.

A 50 ans, elle fait la taille d’un citron. Les envies d’uriner deviennent plus fréquentes et plus soudaines. La prostate devient douloureuse. A ce stade, vous avez un risque sur deux de souffrir d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Vous devez forcer pour uriner, votre jet d’urine est faible et saccadé, vous ressentez une sensation de vidange incomplète et une miction goutte à goutte. La pression exercée sur l’urètre entraine également des troubles de l’érection.

A 60 ans, votre prostate peut avoir grossi jusqu’à faire la taille d’une orange. Elle augmente encore la pression sur la vessie et l’urètre. A ce stade, vous avez 9 risques sur 10 de souffrir d’HBP. Vous vous exposez alors à un risque élevé d’impuissance et d’incontinence permanente. Au-delà de 70 ans, 90 % des hommes en souffrent.

Pourquoi la prostate se met-elle soudain à gonfler ?

Plusieurs facteurs expliquent pourquoi la prostate se met à grossir. Il y a les phénomènes qui provoquent des dommages cellulaires comme l’inflammation chronique et l’oxydation et il y a surtout les conséquences de changements hormonaux liés au vieillissement.

Dans les années 1960, des chercheurs chinois ont d’ailleurs découvert que, chez les eunuques, la prostate ne grossit pas : au toucher, celle-ci était indétectable dans 80% des cas. La raison est que la prostate est un organe sexuel sous l’influence des hormones sexuelles masculines.

L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est principalement causée par la transformation accélérée de la testostérone naturelle en dihydrotestostérone (DHT), une autre forme de testostérone.

L’alimentation joue un rôle déterminant dans ces changements hormonaux

Ces changements hormonaux sont accélérés et même amplifiés par les dérives récentes de notre mode d’alimentation avec :

  • la consommation excessive de produits laitiers ;
  • l’ajout d’hormones féminines pour faire grossir plus rapidement le bétail ;
  • l’omniprésence des perturbateurs endocriniens dans nos produits du quotidien (cosmétiques, emballages, détergents…) ;
  • l’utilisation massive des pesticides et des engrais chimiques pour la production intensive des fruits et légumes.

Tous ces produits ont un impact sur les sécrétions hormonales et favorisent l’hypertrophie prostatique.

C’est pourquoi, il est recommandé de consommer des produits issus de l’agriculture biologique.

Malgré tout, une bonne hygiène de vie ne suffit pas toujours. C’est pourquoi je vais vous indiquer quels sont les meilleurs remèdes naturels contre les problèmes de prostate.

Stoppez l’engrenage le plus tôt possible

Des études scientifiques montrent en effet que certains nutriments ont des effets puissants pour bloquer les mécanismes à l’origine des problèmes de prostate.

Plus ces nutriments sont pris tôt et régulièrement, plus le risque de souffrir de troubles de la prostate est faible. Pour les hommes qui souffrent déjà de problèmes de prostate, ces nutriments peuvent aider à retrouver une vie normale avec :

  • une diminution rapide des envies pressantes d’uriner ;
  • une capacité retrouvée à vider complètement leur vessie ;
  • le retour à un sommeil normal et profond car ils n’ont plus besoin de se lever la nuit pour uriner.

Pour beaucoup d’hommes, ces améliorations sont visibles en quelques semaines seulement.

Ils ont également un avantage de poids : ces remèdes naturels sont sans effets secondaires, contrairement aux traitements conventionnels prescrits pour traiter l’HBP.

Des millions d’hommes commettent cette grave erreur sans le savoir

Contre les problèmes de prostate, les traitements proposés actuellement par la médecine font froid dans le dos.

Puisque ces troubles sont liés à un déséquilibre hormonal, on commence par administrer aux patients des médicaments qui féminisent leurs hormones : la libido s’effondre, les cheveux tombent, les seins poussent et deviennent douloureux (on appelle cela la gynécomastie).

Si ces traitements hormonaux ne marchent pas, ces patients subiront une ablation pure et simple de leur prostate.

Dans les deux cas, les conséquences peuvent être terribles avec un risque élevé d’impuissance ou d’incontinence permanente (ce qui implique de porter des couches).

Voilà pourquoi chaque homme soucieux de protéger sa santé et sa virilité devrait agir le plus tôt possible.

Pour cela, la première étape est tout simplement de connaître quelles sont les plantes et nutriments qui marchent, et comment combiner les meilleurs pour maximiser leurs effets.

En effet, il ne suffit pas de prendre une seule plante, comme par exemple le palmier scie.

Seul, le palmier de Floride (palmier scie) ne suffit pas

La prochaine fois que vous allez en pharmacie ou en magasin bio, regardez la composition des produits naturels pour la prostate. Vous verrez qu’ils utilisent quasiment tous du palmier de Floride (palmier scie ou sabal).

On vous a sans doute déjà raconté que les hommes l’utilisent depuis des siècles, etc, etc.

C’est très bien… mais son efficacité est loin d’être fracassante.

Une simple pilule de palmier de Floride ne fait qu’un effet médiocre. C’est tout juste acceptable si vous avez des problèmes de prostate mineurs.

Pour retrouver vos capacités maximales, aux toilettes comme au lit, vous avez surtout besoin du principe actif puissant qui est à l’intérieur, et sous forme concentrée.

Ce principe a été identifié depuis longtemps, il s’agit du bêta-sitostérol. Son nom scientifique est compliqué, donc appelons-le BTA pour le moment.

Le principe actif dans le palmier scie

Le BTA est le principe actif présent dans le palmier scie.

Lorsque le BTA est suffisamment concentré, il vous permet de vider votre vessie du premier coup, ce qui vous évite de retourner aux toilettes encore et encore.

Une étude majeure a montré que le BTA augmente fortement le flux d’urine – 3,5 fois plus qu’un placebo.

Cette étude était randomisée, en double-aveugle, contrôlée contre placebo et multicentre. 200 hommes ayant une hypertrophie bénigne de la prostate ont reçu de façon aléatoire quotidiennement 180 mg de BTA ou un placebo. Six mois de supplémentation ont amélioré les symptômes de l’hypertrophie de la prostate. Le flux urinaire, entre autres, est passé de 9,9 ml/s à 15,2 ml/s tandis que, chez les sujets témoins, il ne passait que de 10,2 à 11,4 ml/s. De plus, l’urine résiduelle dans la vessie est passée de 65,8 ml à 30,4 ml, soit une réduction de presque 65 % [1].

C’était la première fois qu’une étude de qualité montrait un tel effet d’un produit naturel pour la prostate.

Vous pourriez même craindre que l’effet ne soit trop fort ! Mais ne vous inquiétez pas… vous ne risquez pas d’être transformé en lance à incendie incontrôlable. Au lieu d’uriner quelques gouttes à la fois, le BTA vous permet de vous soulager de plusieurs décilitres d’un coup, ce qui pourrait vous permettre de diviser par deux le temps que vous passez aux toilettes.

Vous n’aurez plus à rester de longues minutes devant l’urinoir, à regarder le mur, en attendant que tombent finalement quelques misérables gouttes.

D’autres plantes contenant de fortes concentrations en BTA ont montré des effets impressionnants contre les problèmes de prostate.

Parmi ces plantes, il y a notamment la racine d’ortie, le prunier d’Afrique et les pépins de courge.

La plante de référence en phytothérapie moderne

Les herboristes appellent l’ortie « la plante aux mille vertus ».

En Allemagne, les autorités de santé ont reconnu ses bienfaits pour traiter les troubles urinaires causés par l’hypertrophie de la prostate.

Les résultats d’une étude clinique de 2013 portant sur 720 patients indiquent que l’extrait d’ortie améliore les symptômes urinaires liés à l’HBP et réduit la taille de la prostate par rapport au placebo [2].

Les feuilles d’ortie contiennent également de la quercétine, un flavonoïde qui soulage les symptômes inflammatoires de la prostate [3].

La racine d’ortie Urtica dioica fait effet à partir de 100 mg par jour.

Le Pygeum africanum contre « la maladie du vieil homme »

Aussi connu sous le nom de prunier d’Afrique, les tribus d’Afrique du Sud utilisaient son écorce pour traiter des troubles de la vessie qu’ils appelaient « la maladie du vieil homme ». Car il aide la vessie à se contracter, ce qui permet d’uriner plus facilement.

D’autre part, le Pygeum africanum ralentit la croissance des cellules de la prostate. Or, les problèmes de prostate viennent du fait que la prostate grossit trop, et bloque l’urètre, le canal qui permet à l’urine de sortir de la vessie. Ralentir la croissance des cellules de la prostate est central dans une stratégie pour rétablir une bonne « miction » (terme médical qui signifie uriner).

Ce remède n’a toutefois pas seulement un usage traditionnel : en Europe, l’extrait d’écorce de Pygeum africanum est aussi utilisé dans le cadre médical pour le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate depuis le milieu des années 1960 [4].

En 2002 une méta-analyse portant sur 1 562 patients a conclu que le prunier d’Afrique est efficace pour soulager les troubles urinaires liés à l’HBP. L’une de ces études cliniques a montré que les effets bénéfiques du prunier d’Afrique persistaient pendant un mois après l’arrêt du traitement [5].

Les effets sont visibles à partir de 100 mg par jour de Pygeum africanum.

Avec le pépin de courge, vous y retournez moins souvent

L’Organisation Mondiale de la Santé reconnait l’usage médicinal des graines de courge pour soulager les symptômes associés à l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).

Une étude effectuée sur 60 hommes atteints d’HBP a montré que 90% d’entre eux ont eu une bonne ou très bonne amélioration de leur confort urinaire après avoir reçu de l’huile de pépins de courge pendant 7 à 10 mois [6]. Cela s’est traduit par une réduction des envies soudaines et fréquentes d’uriner, une sensation de vidange complète et un jet d’urine plus puissant et plus régulier.

Les bienfaits du pépin de courge sur le confort urinaire peuvent se faire sentir dès les premières semaines. En effet, dans une étude réalisée sur 2 245 patients atteints d’HBP, le nombre de mictions journalières est passé de 9 à 6 après 12 semaines, à raison de 500 à 1 000 mg d’extrait de graine de courge par jour [7].

Combiner les secrets de la nature pour la prostate

Quand on a identifié les plantes et les nutriments complémentaires, il est possible de potentialiser (augmenter) leurs bienfaits.

Par exemple, les chercheurs ont commencé dès 1995 à associer le palmier de Floride et l’ortie pour obtenir de meilleurs résultats [8]. D’autres études associant le prunier d’Afrique à l’ortie ou au palmier de Floride ont également montré une efficacité plus grande contre les troubles de la prostate [9].

Les combinaisons possibles sont nombreuses et ainsi vous augmentez vos chances de retrouver :

  • Un flux urinaire plus puissant, sans vous forcer
  • Une meilleure capacité de vidange, pour vider votre vessie d’un coup
  • Des nuits de sommeil complètes sans être interrompu par une « horloge biologique » déréglée
  • Une prostate en bonne santé, et donc une conscience apaisée.

En plus de ces plantes, il est conseillé d’augmenter vos apports en zinc.

Diminuez le volume de votre prostate avec du zinc

On a montré que plus il y a de zinc dans les cellules de la prostate, moins elles grossissent. Le zinc entraîne aussi un phénomène d’apoptose (suicide des cellules) qui permet de diminuer légèrement le volume de la prostate.

Cet effet apoptotique est dû à l’induction par le zinc d’une autorégulation des gènes de croissance cellulaire dans les mitochondries [10]

À noter que le zinc participe lui aussi à inhiber la transformation de la testostérone en DHT (la substance qui cause la croissance de la prostate).

Il y a une chose en plus que vous devez savoir sur le zinc…

Peut-être avez-vous déjà entendu parler des effets très particuliers qu’ont les aliments riches en zinc sur la vie intime…

L’huître, qui est l’aliment le plus riche en zinc qu’on trouve dans la nature, est aussi considérée comme « le champion des aphrodisiaques » [11].

Cet effet s’explique parce que le zinc stimule la production de testostérone et la fabrication de semence masculine, très riche en zinc.

Mais de toute façon, le fait est qu’une prostate en meilleure santé implique forcément une vie intime plus intense et beaucoup plus satisfaisante.

Donc ne soyez pas surpris si vous vous apercevez que les moments que vous passez au lit sont plus agréables, lorsque vous dormez mais aussi quand vous êtes… éveillé.

Des formules tout en un

Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’aller chercher chaque ingrédient séparément et d’avaler des dizaines de gélules à la fois (rien que pour la prostate !).

Il existe des formules complètes associant plusieurs ingrédients reconnus pour combattre les problèmes de prostate. Ces formulations spécifiques sont plus pratiques et reviennent moins cher que de prendre chaque ingrédient séparément.

À ma connaissance, les produits les plus convaincants dans cette catégorie sont :

Chacun de ces produits contient une bonne dose de zinc et associe plusieurs plantes riches en BTA, le principe actif essentiel contre les problèmes de prostate.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

Sources : 

[1] Berges R.R. et al., Treatment of symptomatic benign prostatic hyperplasia with beta-sitosterol: a 18-month follow-up, BJU Int., May, 85(7):842-6, PMID 10792163.

[2] Safarinejad MR, Urtica dioica for treatment of benign prostatic hyperplasia: a prospective, randomized, double-blind, placebo-controlled, crossover study. J Herb Pharmacother. 2005 ; 5(4):1-11.Ghorbanibirgani A et al., The Efficacy of Stinging Nettle (Urtica Dioica) in Patients with Benign Prostatic Hyperplasia: A Randomized Double-Blind Study in 100 Patients. Iran Red Crescent Med J. 2013 ; 15(1): 9–10.

[3] Shoskes DA et al., Quercetin in men with category III chronic prostatitis: a preliminary prospective, double-blind, placebo-controlled trial. Urology 1999 ; 54(6):960-3.

[4] Szolnoki E. et al., The effect of Pygeum africanum on fibroblast growth factor (FGF) on transforming growth factor beta (TGF beta 1/LAP) expression in animal model, Acta Microbiol. Immunol. Hubg., 2001, 48(1):1-9. 2. Yablonsky F. et al., Antiproliferative effect of pygeum africanum extract on rat prostatic fibroblasts, J. Ur., 1997 Jun, 157(6):2381-7. 3. Levin R.M. et al., Low dose tadenan protects the rabbit bladder from bilateral ischemial/reperfusion-induced contractile dysfunction, Phytomedicine, 2005 Jan, 12(1-2):17-24.

[5] Wilt T et al., Pygeum africanum for benign prostatic hyperplasia. Cochrane Database Syst Rev. 2002; 1.Breza J et al., Efficacy and acceptability of tadenan (Pygeum africanum extract) in the treatment of benign prostatic hyperplasia (BPH): a multicentre trial in central Europe. Curr Med Res Opin. 1998 ; 14(3):127-39.

[6] A. Hamvas and others, ‘Experience with the Peponen Capsule in the Management of Benign Prostatic Hyperplasia’, International Urology and Nephrology, 23.1 (1991), 51–55

[7] M. Friederich, C. Theurer, and G. Schiebel-Schlosser, ‘Prosta Fink Forte®-Kapseln in der Behandlung der benignen Prostatahyperplasie. Eine multizentrische Anwendungsbeobachtung an 2245 Patienten’, Complementary Medicine Research, 7.4 (2000), 200–204

[8] Schneider HJ et al., [Treatment of benign prostatic hyperplasia. Results of a treatment study with the phytogenic combination of Sabal extract WS 1473 and Urtica extract WS 1031 in urologic specialty practices]. [Article in German]. Fortschr Med. 1995 ; 113(3):37-40.Lopatkin N et al., Long-term efficacy and safety of a combination of sabal and urtica extract for lower urinary tract symptoms–a placebo-controlled, double-blind, multicenter trial. World J Urol. 2005 ; 23(2):139-46.Lopatkin N et al., Efficacy and safety of a combination of Sabal and Urtica extract in lower urinary tract symptoms–long-term follow-up of a placebo-controlled, double-blind, multicenter trial. Int Urol Nephrol. 2007 ; 39(4):1137-46.

[9] Krzeski T et al., Combined extracts of Urtica dioica and Pygeum africanum in the treatment of benign prostatic hyperplasia: double-blind comparison of two doses. Clin Ther. 1993 ; 15(6):1011-20.Belcaro G et al., Supplementary management of benign prostatic hypertrophy with Prostaquil. An 8-week registry. Minerva Gastroenterol Dietol. 2015 Oct 22

[10] Feng P. et al., Direct effect of zinc on mitochondrial apoptogenesis in prostate cells, Prostate, 2002 Sep. 1st, 52(4):311-8.

[11] Ebisch IM, Thomas CM, Peters WH, Braat DD, Steegers-Theunissen RP. The importance of folate, zinc and antioxidants in the pathogenesis and prevention of subfertility. Hum Reprod Update. 2007 Mar-Apr;13(2):163-74.

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Ma grand-mère est décédée (cela fait longtemps) suite à une fracture du col du fémur dont elle ne s’est pas remise.

Ouvrons les yeux !

Partout dans les rues, les transports en commun, passent des personnes âgées qui marchent voutées, agrippées à une canne, presque pliées en deux.

C’est leur squelette qui est détruit. Leurs os qui sont devenus si fragiles que leur colonne vertébrale se délite, et ne les tient plus droites.

Tous nous avons entendu parler de telle tante ou cousine qui s’est cassé le poignet sans choc particulier.

A ce moment, la mort n’est plus très loin, car c’est la structure même du corps qui ne tient plus. 90 % des personnes âgées ont les os fragiles.

Et nous serons exactement comme elles si nous ne prenons pas maintenant des mesures pour nos os.

Il faut pousser et tirer sur nos os pour les entretenir, comme nos muscles

Nos os sont comme nos muscles : ils fondent s’ils ne travaillent pas. Il faut pousser dessus, tirer, taper même pour les renforcer.

Les travailleurs de force ont donc de gros os, autant que de gros muscles.

Réciproquement, les travailleurs de bureau ont le squelette qui fond comme du beurre pendant la journée. Gare à eux s’ils ne compensent pas le soir ou le week-end par les bons exercices (voir plus loin).

La grande idée fausse sur le squelette

On imagine souvent que le squelette est inerte. Ce serait comme une structure en métal entourée de muscles, d’organes et de peau qui, eux, seraient vivants.

Mais non : les os sont aussi vivants que le reste.

Ils consomment de l’oxygène, de l’énergie. Ils sont irrigués par des vaisseaux sanguins. Ils s’auto-réparent. Ils grandissent.

L’os est d’ailleurs beaucoup plus extraordinaire qu’un simple métal : c’est une matière à la fois très dure, résistante, mais aussi élastique, capable de se déformer pour mieux encaisser les coups. Ils absorbent ainsi l’énergie et évitent de se briser comme du verre.

Ainsi quand vous avez la jambe dans le plâtre plusieurs semaines, vous avez l’impression que vos muscles ont fondu. Mais votre os à l’intérieur, a lui aussi diminué de poids et de volume.

Il est plus fin, plus fragile, plus cassant qu’avant. Lorsque vous reprenez l’activité, c’est l’os autant que le muscle qui se remet à travailler, et qui va réagir aux sollicitations en se renforçant.

Les 11 sports qui renforcent les os [1]

Vous tenir debout fait déjà peser sur vos os le poids de votre corps. Levez-vous, marchez, le plus souvent possible.

Vos os deviennent encore plus fort quand ils subissent des impacts. Pas forcément des impacts violents, comme lorsque vous sautez en hauteur ou donnez des coups de poing.

Mais la danse, la randonnée en montagne, le jogging, la corde à sauter, le tennis, monter les escaliers, sont excellents pour les os. Les résultats sont encore plus forts si vous portez un sac sur le dos, ou des poids.

Ensuite, rappelons que les muscles sont reliés aux os et tirent dessus. Plus vos muscles sont puissants, plus ils sollicitent vos os, qui se renforcent à leur tour.

Tous les exercices de musculation sont donc très bons pour les os : poids et haltères, bandes élastiques, machines de musculation, tractions, pompes…

Si vous êtes trop faible ou fragile pour ces exercices, vous maintiendrez vos os en bonne condition avec le vélo, l’aérobic doux, les steppers (machines à marcher sur place),

la marche rapide en extérieur ou sur tapis…

Enfin, il existe des exercices qui peuvent être pratiqués par tout le monde ou presque, qui renforcent votre équilibre, améliorent votre posture, et ainsi diminuent le risque de chutes et de fracture. C’est le yoga, le Tai Chi Chuan, les exercices posturaux qui améliorent la tenue du buste et évitent la chute des épaules, protégeant ainsi la colonne vertébrale.

Nutrition

Nous savons que la population manque en plus massivement de nombreux nutriments indispensables pour les os :

  • 65 % des femmes ont une trop faible consommation de magnésium alimentaire ;
  • 80 % de la population d’Île-de-France manque de vitamine D ;
  • 60 % de la population a une alimentation trop salée qui accélère l’élimination des minéraux ;
  • 90 % de la population mange trop d’oméga-6 (acides gras insaturés qui favorisent l’inflammation, présents dans l’huile de tournesol, de maïs, de germe de blé) et trop peu d’oméga-3 (acides gras anti-inflammatoires, présents dans l’avocat, les graines de lin, le pourpier, les petits poissons gras des mers froides).

Ce déséquilibre oméga-6/oméga-3, ainsi que l’excès de sucre raffinés et la malbouffe en général, créent un environnement inflammatoire qui perturbe les fonctions biologiques et accélère la perte osseuse.

Les mêmes causes (alimentation moderne appauvrie) créent un environnement acidifiant qui pousse notre organisme à puiser dans nos réserves de minéraux (dans nos os), pour maintenir pH normal (niveau d’acidité). Ce phénomène accélère la perte osseuse. Vous le combattez en augmentant vos apports de potassium.

Enfin, personne ou presque ne connaît, ni ne s’intéresse, aux vertus de la vitamine K2, qui est pourtant essentielle. C’est la vitamine qui sert de guide au calcium alimentaire pour lui éviter qu’il n’aille se déposer dans les artères (où il provoque de l’athérosclérose), et le conduire au bon endroit, sur la matrice (structure) même de vos os.

Rare dans l’alimentation, la vitamine K2 se trouve en compléments nutritionnels, souvent associé à la vitamine D, avec qui il est complémentaire.

A noter que la forme la plus efficace de vitamine K2 est la vitamine « K2-MK7 ».

Idées fausses sur les os fragiles

Ajoutons que ces énormes problèmes de fragilité des os chez les personnes âgées sont accentués par les idées fausses qui circulent et qui sont répandues, malheureusement, par les Autorités de Santé et le système médical lui-même.

Ainsi, il faut savoir que :

  • les laitages ne rendent pas les os plus solides ;
  • les suppléments de calcium sont inutiles
  • les médicaments les plus prescrits contre l’ostéoporose (maladie des os poreux) sont beaucoup trop dangereux par rapport aux maigres bienfaits qu’ils apportent, si tant est qu’il y en ait réellement. [2]

Grâce à ces conseils, mes lecteurs ne termineront pas sur un lit d’hôpital handicapés par des os brisés ni une colonne vertébrale effondrée.

Mais en l’absence d’une prise de conscience généralisée, le problème des os fragiles, et les catastrophes qui s’ensuivent, vont continuer à toucher la plupart des personnes âgées.

Prévenez-les si vous pouvez. Surtout dites-leur qu’elles peuvent, elles-aussi, profiter gratuitement de mes lettres d’informations en suivant ce lien. Santé Nature Innovation n’est pas que pour les jeunes dynamiques en bonne santé !

A votre santé !

JM Dupuis

 

[1] Conseils de la National Osteoporosis Foundation

[2] LE MYTHE DE L’OSTÉOPOROSE

 

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Ce n’est pas l’usure qui cause l’arthrose du genou

Quand votre médecin vous dit que vous avez de l’arthrose au genou, il veut dire qu’il a constaté, généralement grâce à une radio, que votre cartilage est abîmé ou détruit.

Mais cela ne veut pas dire que votre cartilage est « usé ».

Au contraire, cela veut sans doute dire que vous ne l’utilisez pas assez.

La définition de l’arthrose qu’on lit sur le site Santé-Médecine est fausse : « L’arthrose provient d’une usure prématurée du cartilage de l’articulation du genou qui entraîne des difficultés lors de la marche. », est-il écrit. [1]

Ce n’est pas exact.

Le cartilage ne s’use que quand on ne s’en sert pas

Le cartilage est au contraire une substance qui a besoin d’être pressée, poussée, sollicitée, pour être en bonne santé et se régénérer. Il ne s’use que si on ne s’en sert pas.

Une nouvelle étude parue dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) montre que l’arthrose du genou, loin d’être causé par l’usure, vient du manque d’activité.[2]

L’étude révèle un chiffre inquiétant : les cas d’arthrose du genou ont doublé en 50 ans, quel que soit l’âge et l’état de santé.

Autrement dit, à âge égal, poids égal, santé égale, nous avons deux fois plus de risque de nos grands-parents d’avoir de l’arthrose du genou !

La raison est simple. Nous n’utilisons plus nos genoux autant qu’eux. Nous ne marchons plus assez. Nous sommes trop souvent assis, vautrés, affalés.

Ce qui a trois conséquences graves pour les cartilages :

Les 3 conséquences du manque d’activité pour le cartilage du genou

  • Nous engraissons, surtout des mauvaises graisses abdominales. Or les graisses malsaines diffusent dans notre corps des agents d’inflammation. Ces agents attaquent les cellules du cartilage, qui meurent et cessent de faire leur travail de régénération. Le cartilage durcit, se fendille, craque ;
  • Les muscles de nos cuisses et de nos jambes faiblissent. Or, autant que nous permettre de bouger, ces muscles servent à maintenir en place l’articulation du genou. Si nos muscles ramollissent, notre articulation n’est plus tenue. Elle prend une mauvaise posture et nos cartilages s’abîment ;
  • Notre cartilage meurt de faim. Le cartilage n’est pas irrigué par le sang. Ni veines, ni artères dans le cartilage, à l’inverse des os qui sont parcourus de minuscules vaisseaux sanguins. Comment les cellules du cartilage font elles donc pour respirer et se nourrir ? Elles baignent dans un liquide visqueux chargé de nutriments, la synovie. Ce liquide circule lorsque vous exercez une pression sur votre cartilage, puis que vous relâchez, exactement comme une éponge se charge et se vide d’eau quand vous faites la vaisselle. Si vous ne bougez pas, cette circulation de la synovie s’arrête et les cellules de votre cartilage meurent. Chez les obèses, les cartilages du genou sont écrabouillés en permanence car ils doivent supporter trop de poids. Cela gêne plus encore la circulation de la synovie d’où un risque multiplié d’arthrose.

Le manque d’activité est donc le principal responsable de l’arthrose du genou.

C’est très gênant car les douleurs peuvent être atroces (c’est un peu comme une rage de dents, qui vous irradie toute la jambe). Le jour, elles vous empêchent de marcher. Elles vous réveillent la nuit. L’arthrose du genou est une des plus grandes causes de handicap.

Mais surtout, par quel malheur l’arthrose est-elle en train de se répandre comme la peste ? Ce n’est pourtant pas une maladie à virus !

La solution est entre nos mains, sans avoir besoin du moindre passage chez le médecin ni à la pharmacie :

Traitement « quasi-miraculeux » contre l’arthrose du genou

« Opération chirurgicale annulée ». « Prothèse du genou évitée »

C’est quasiment le premier témoignage qui apparaît sous l’article de l’hebdomadaire Le Point qui relate cette découverte, selon laquelle l’arthrose du genou est provoquée par le manque d’activité physique :

« Poids lourd, travaillant assis, je me suis laissé aller un brin.

Résultat : Douleurs sérieuses autour d’en genou toujours faible et destiné à une prothèse depuis quelques années.

Mais il y a trois mois j’ai décidé que ça suffisait. Je me suis donc remis au vélo, VTT et gravel, sur des parcours entre 10 et 50 km, 2-3 fois par semaine, progressivement, en alternant, avec contrôle cardio.

Et c’est quasi miraculeux, je sens beaucoup moins mon articulation, elle est plus stable et je dirige mieux la partie inférieure de ma jambe. Accessoirement j’ai perdu quelques kilos, attestés par mon généraliste.

Moi, mon truc, c’est l’vélo, disait l’autre… » [3]

« J’ai décidé que ça suffisait ». C’est la phrase clé de ce témoignage. Elle nous rappelle que c’est en général nous qui sommes les mieux placés pour décider de guérir.

Les maladies de la sédentarité sont toutes liées

Diabète, cancer, maladies du cœur et des artères, maladies psychiatriques : toutes ces maladies qui s’abattent sur les populations vieillissantes comme une meute de loups affamés sur un troupeau de moutons, ont une cause commune : nos vies catastrophiques.

Le confort moderne est si agréable. Il nous épargne tant d’efforts. Comme il nous plaît !

Comme c’est tentant de prendre sa voiture pour une course qui nous aurait pris quinze minutes à pied.

Nous ne devons plus, comme nos grands-parents, nous lever au petit jour pour fendre du bois, charger le poêle, casser la glace dans le lavabo, tirer péniblement de l’eau au puits, traire les vaches, charger les pesants bidons de lait dans une charrette, harnacher le cheval, labourer, faucher, entretenir les ruisseaux, manier de lourds outils, marcher des heures sur les chemins pour atteindre le village, le marché…

Mais cette vie rude, au grand air, faisait travailler nos muscles, nos os et entretenait nos articulations. Nous ne sommes pas faits pour les canapés, la malbouffe, le chauffage-central, la télé, les allocations, les supermarchés…

L’entrée dans cette nouvelle ère s’est soldée par une catastrophe pire qu’Hiroshima : des centaines de millions de morts du diabète, du cancer, du cœur et des artères, des maladies psychiatriques et de tous les médicaments chimiques délétères dont on bourre les victimes. Ces morts n’auraient pas eu lieu si nous avions continué à vivre comme avant.

Nous aurions pu profiter des progrès de l’hygiène et de la médecine, qui ont vaincu les épidémies, tout en évitant les maladies dégénératives en tout genre.

Seule contrainte : cela nécessitait du courage, de la volonté.

Comment se motiver

Pour se ressaisir, le plus important est d’avoir une philosophie personnelle. Un objectif de vie, et la conviction profonde que votre vie est unique, irremplaçable. Vous devez avoir la conviction chevillée au corps que votre accomplissement est une priorité qui justifie tous les sacrifices.

Parce que vous avez quelque chose de précieux à apporter aux autres, à vos proches, au monde. Et que pour cela il est logique de remplacer tous les faux plaisirs, les petites lâchetés, les faiblesses, qui vous poussent vers la malbouffe, la paresse (et éventuellement le tabac, l’excès d’alcool, les jeux vidéos, et autres habitudes qui vous font perdre votre temps et votre vie.)

Une fois décidé à vivre en bonne santé, rendez-vous sur les bons sites Internet, lisez les bons livres, abonnez-vous aux bons magazines, qui vous garantissent que le chemin que vous suivez est le bon.

Prenez des petites habitudes toutes simples, comme prendre quelques gouttes de vitamine D chaque jour, des oméga-3, un complément de multivitamines de qualité, qui aideront votre corps mais qui, aussi, vous rappelleront que vous êtes engagé dans une démarche active et de long terme pour aller mieux.

Si vous avez un problème spécifique, prenez un complément de qualité avec les nutriments ciblés. Pour l’arthrose, vous avez Articulations ou Artilège.

Fixez-vous une date symbolique, qui sera marquée par un événement symbolique fort (par exemple, 5 jours de jeûne), suite auquel vous allez entrer dans votre nouvelle vie.

C’est alors que vous pourrez, avec confiance, commencer à changer véritablement votre alimentation, vous acheter un vélo, des chaussures de sport, ou prendre une inscription dans un club quelconque, avec de grandes chances de tenir bon.

Si vous êtes dans la précipitation, il y a trop de risque que ces « grandes résolutions » se transforment en « petit renoncement » après quelques semaines ou même quelques jours.

Pour un accompagnement de plusieurs mois sur cette transition, je vous recommande le programme « Mincir Naturellement » fait par Julien Venesson et Angélique Houlbert. Ce n’est pas un régime. C’est un programme de changement de vie qui permet à toutes les personnes souffrant d’arthrose, de diabète, de maladies cardiovasculaires et autres problèmes métaboliques de retrouver naturellement un corps sain, sans maladies ni douleurs, et donc un poids sain (d’où le nom du programme). Mais le but n’est pas de mincir. Le but est de gagner des années de vie active, utile et épanouissante en bonne santé.

 

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Dans mon bureau, ça jeûne

Nous sommes une vingtaine dans mon bureau, moyenne d’âge 30 ans (je suis un des plus vieux).

Beaucoup de diplômés, ingénieurs, spécialistes d’Internet, rédacteurs, maquettistes…

La plupart sont en bonne santé, sportifs, aucun n’est obèse ou diabétique. Mais, de plus en plus, ils jeûnent !

La mode dans la Silicon Valley

Jusqu’à il y a quelques années, le jeûne n’était qu’une pratique religieuse en voie de marginalisation.

Aujourd’hui, on ne parle plus que de ça.

Comme la « méditation en pleine conscience », la mode du jeûne a débarqué du jour au lendemain de Californie.

« Cela provoque une légère euphorie, je suis de bien meilleure humeur, ma concentration s’améliore, et j’ai un flux d’énergie constant. Je me sens en bien meilleure santé. Cela m’aide à être un meilleur chef d’entreprise », explique Phil Libin, PDG d’une start-up d’intelligence artificielle dans le journal britannique The Guardian. [1]

« Me mettre au jeûne est certainement une des deux ou trois choses les plus importantes que j’aie faite dans ma vie. »

Il anime un groupe WhatsApp appelé le « Fast Club » (Club du jeûne), réunissant une vingtaine d’autres PDG des alentours de San Francisco.

« Le premier jour, vous avez tellement faim que vous craignez pour votre santé. Vous avez l’impression de perdre des forces, certaines personnes redoutent déjà de mourir de faim. Le second jour, vous souffrez de la famine. Mais je me suis réveillez le troisième jour en me sentant mieux que jamais depuis 20 ans. »

Gagner en productivité

Geoffrey Woo a créé une communauté appelée WeFast (Nous Jeûnons, en anglais). Elle rassemble plus d’une centaine de dirigeants et investisseurs de start-ups Internet qui pratiquent le jeûne intermittent.

« Dans la Silicon Valley et les autres marchés où règne une grande compétition, les gens sont à la recherche de n’importe quelle technique pour améliorer leur productivité », explique-t-il. [2]

Du super-carburant pour les neurones

Le but du jeûne est de faire entrer le corps en état de « cétose ».

La cétose se produit lorsque les stocks de glucose, qui servent normalement de carburant aux cellules, sont épuisés. Le corps se met alors à utiliser ses graisses, qu’il transforme en « cétones ».

Lorsque vous entrez en cétose, vous avez une mauvaise haleine, fruité et douceâtre, évoquant l’acétone. Vous êtes faible, fatigué, vous avez mal à la tête.

On dit que ces désagréments sont le signe que le corps se débarrasse des poisons accumulés durant des années dans nos tissus graisseux. Ils s’effacent pour laisser place à une sensation de régénération et d’euphorie.

Car les cétones sont un super-carburant pour le cerveau. La hausse du niveau de cétone dans le sang explique l’impression de « clarté mentale » ou hyper-lucidité que l’on ressent quand on jeûne, et qui est recherché dans le jeûne religieux.

Jeuner pour éviter le coup de barre et le surpoids

De plus, jeûner évite le coup de barre du milieu de matinée ou du milieu d’après-midi provoqué par l’insuline suite à un petit-déjeuner ou déjeuner trop riche en glucides.

Enfin, bien sûr, le jeûne est une arme très intéressante contre le surpoids, qui menace beaucoup d’employés de bureau.

Le problème du travail dans les bureaux

Si l’image des jeunes professionnels de start-ups est souvent associée au sport, aux salles de musculation, et aux parties de babyfoot endiablées, la réalité est que ces professions consistent à accumuler des journées interminables derrière des écrans.

Cela explique à mon avis cet intérêt, bien justifié, que ces jeunes ont pour leur santé, bien avant de tomber malades. Ils se rendent compte que ce mode de vie est impossible et finira mal !

En ce qui me concerne, je passe malgré moi des heures chaque jour devant mon ordinateur, non seulement pour écrire, mais plus encore pour lire des articles scientifiques ou des revues de presse sur la nutrition, la médecine, l’art de vivre sain, et la recherche en général.

Je réponds de plus à des dizaines (des centaines ?) de courriels et dois relire et corriger de nombreux textes rédigés par mes collègues ou des experts extérieurs.

Une solution pour moi a été d’acheter un bureau électrique chez Ikéa. Il me permet de travailler debout, ce qui est déjà moins mauvais.

De retour à la maison, je jardine, ce qui me permet de m’aérer et de manger de bons produits. Mais ce n’est pas le meilleur « sport ».

En revanche, dès que je peux m’absenter un ou deux jours, je fais de longues courses d’alpinisme. Parti du refuge à 4 heures du matin, vous arrivez au sommet vers 11 heures, et redescendez dans la vallée vers 17 heures. Ce sont des efforts longs et incroyablement régénérant, physiquement comme spirituellement.

Vous évacuez des tonnes de toxines et de mauvaises pensées. Vos oreilles font le plein de silence, vos yeux se remplissent de paysages fabuleux.

J’en ressens les effets bénéfiques pendant quinze jours facilement. Ci-dessous, une photo de la montée vers le dernier refuge où je me suis rendu, il y a dix jours, dans une vallée des Alpes appelée Baltschiedertal :

La montée vers le Baltschiederklause, un refuge situé à plus de six heures de marche du parking. Au fond, le Stockhorn (3211 m).

6 heures de montée jusqu’au refuge. Puis, le lendemain, un sommet à près de 4000 mètres, où nous étions absolument seuls (le Bietschhorn), à la montée comme à la descente.

C’est mon jeûne à moi : jeûne d’ordinateur, jeûne de bruit et de pollution, jeûne de travail, jeûne de téléphone portable, jeûne d’énervement et de mauvaises ondes…

A votre santé !

JM Dupuis

 

Sources :

[1] http://ift.tt/2ex2CmB

[2] Idem

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La folle histoire des bêta-bloquants

Les bêta-bloquants sont des médicaments contre l’hypertension.

Vous avalez un médicament et, boum, sans aucun autre effort, votre pression artérielle diminue.

Miracle ?

Pas du tout.

Pourquoi personne n’explique ceci ??

Personne n’explique jamais avec des mots simples comment marchent les médicaments.

Pourquoi ?

Parce que tout le monde a intérêt à entretenir le flou. Cela permet de maintenir le public dans l’illusion que les médicaments sont des sortes de pilules magiques.

On justifie à la fois :

  • le prix des consultations,
  • les délais pour consulter (qui s’allongent constamment) pour obtenir la sacro-sainte « ordonnance », sésame indispensable pour mettre la main en pharmacie sur la pilule magique ;
  • et surtout le coût des médicaments, toujours supérieur 100, 1000 ou 10 000 fois à leur coût de fabrication.

Permettez-moi donc de vous expliquer en quelques mots comment marchent les bêta-bloquants. Cela n’est pas si technique que ça et, une fois que vous aurez lu, tout vous paraîtra clair comme de l’eau de roche.

Mais venons-en au fait :

Courte histoire des bêta-bloquants

Vous savez ce qu’est l’adrénaline. C’est cette substance que votre corps produit en cas de peur, de stress, d’excitation. « Bourré d’adrénaline », vous éprouvez une euphorie, une énergie, vous partez à l’assaut des sommets la fleur au fusil.

Mais physiquement, que se passe-t-il ?

Votre cœur bat dans votre poitrine et dans vos tempes. Votre respiration s’accélère. Vous transpirez, vous tremblez, même. Votre pression sanguine monte.

Tout cela s’explique très simplement. Les cellules du cœur, des artères et des poumons, sont tapissées de récepteurs d’adrénaline.

Les scientifiques l’ont constaté dès le 19e siècle, à l’aide de microscopes très primitifs.

L’adrénaline est fabriquée par des glandes se trouvant sur les reins (d’où le non ad-rénal-ine), lorsque vous détectez dans votre environnement une raison de stresser. Elle passe dans votre sang et se fixe sur tous ces récepteurs : dans le cœur, les artères, les bronches.

Les cellules, alors, absorbent de l’oxygène et se contractent. C’est pourquoi la pression sanguine monte, le rythme cardiaque et la respiration s’accélèrent. Vous sentez votre cœur qui bat dans votre poitrine, c’est l’excitation, vous brûlez plus de calories, votre niveau d’énergie bondit.

Une fois cette découverte effectuée, il ne fallait pas être prix Nobel pour imaginer que, si on découvrait un poison capable d’empêcher ces récepteurs d’adrénaline de fonctionner, le cœur, les artères, les bronches deviendraient indifférentes à la montée d’adrénaline dans le sang.

Quelle que soit la quantité d’adrénaline produite par les reins (ou plus précisément, les glandes surrénales fixées sur les reins), l’individu resterait calme, le cœur n’accélérerait pas, ni sa respiration.

Mieux, dans le cas d’une personne hypertendue, surexcitée, il suffirait de lui donner ce produit bloquant ces récepteurs à adrénaline, pour voir baisser sa pression sanguine, ralentir son rythme cardiaque, et diminuer son niveau de stress – comme par miracle.

Oui, évidemment, me direz-vous. Mais il ne fallait pas être un génie non plus pour deviner que, en bloquant les récepteurs d’adrénaline, on déclencherait toute une série d’effets nocifs plus ou moins catastrophiques.

Le corps humain, en effet, est une machine compliquée mais plutôt bien faite. Si ces récepteurs à adrénaline existent, il doit bien y a avoir une raison. Et commencer à perturber ces subtiles équilibres est téméraire.

Mais les chercheurs se sont dit « on verra plus tard pour les éventuels effets indésirables ». « D’abord, trouvons ce produit bloquant les récepteurs. »

La tâche n’était pas très compliquée. En 1948, le célèbre chercheur Raymond P. Ahlquist avait découvert qu’il y avait deux catégories de récepteur à adrénaline, les récepteurs alpha et les récepteurs bêta.

Ces récepteurs furent mis dans des éprouvettes et des chimistes versèrent dessus toutes les teintures, peintures, dérivés du pétrole possibles et imaginables, jusqu’à ce que l’un d’entre eux parvienne à les désactiver.

La tâche fut entreprise dans les installations de la multinationale chimique Imperial Chemical Industries (ICI) près de la ville industrielle de Manchester. Après quinze ans, il s’en trouva deux, le propanolol et le pronethalol, toutes deux dérivées du pétrole, à faire cet effet sur les récepteurs bêta.

Les « bêta-bloquants » étaient nés.

Sans bien sûr s’embarrasser d’expliquer aucun de ces détails aux cardiaques, hypertendus et angoissés qui venaient les consulter, les cardiologues se mirent à distribuer les « bêta-bloquants » à grande échelle.

Ce fut une catastrophe immédiate pour le pronéthanol. On s’aperçut rapidement qu’il provoquait le cancer du thymus (une glande en haut de la poitrine).

Le propanolol provoquait lui aussi toutes sortes d’effets secondaires mais il faut maintenu sur le marché et connut un succès commercial gigantesque. Quand le brevet expira, toutes les firmes pharmaceutiques rivalisèrent pour faire breveter une nouvelle version de la même molécule, très légèrement modifiée pour justifier une nouvelle formule, donc un nouveau nom et un nouveau prix, mais sans aucun bienfait supplémentaire pour les patients.

Le chimiste qui découvrit le propanolol et le pronéthanol, James Black, fut bien sûr récompensé du prix Nobel de Médecine en 1988, pour ses bons et loyaux services rendus à l’industrie pharmaceutique, dont il avait boosté les ventes de façon prodigieuse.

Aujourd’hui, les bêta-bloquants restent un des médicaments les plus largement prescrits. On les prescrit pour l’hypertension, mais aussi pour réguler le rythme cardiaque (arythmie), contre les douleurs cardiaques (angor) mais même contre le stress, les angoisses, le glaucome (problème d’yeux).

Le public continue à supposer que, puisque ces médicaments sont autorisés, et distribués, c’est qu’ils sont d’une façon ou d’une autre « sûrs », voire même « bons pour la santé ».

Malheureusement, après des décennies d’omerta, la vérité (qui était pourtant évidente dès le départ), émerge tranquillement. Et elle est effrayante.

On s’aperçoit que les bêta-bloquants sont beaucoup trop prescrits. Certes, des études ont montré de façon nette qu’ils sont utiles pour éviter les accidents cardiaques lors des opérations chirurgicales cardiovasculaires.

Le problème est que, sur la base d’études scientifiques biaisées, ils sont aussi utilisés en Europe lors de toute opération chirurgicale, même lorsqu’elles ne concernent pas le cœur ni les artères.

Or, dans ce cas là, les bêta-bloquants augmentent de 27 % le risque de décès pendant ou après l’opération.

27 % est un nombre colossal, vue les dizaines de millions d’opérations non-cardiaques qui ont lieu tous les ans.

Cela représente 800 000 morts en Europe sur les 5 dernière années.

Des chercheurs ont eu l’audace de l’écrire dans le European Heart Journal :

« L’été dernier, des chercheurs britanniques ont provoqué de l’inquiétude lorsqu’ils ont publié un article soulevant la possibilité que, en suivant les indications officielles, les médecins britanniques pourraient avoir causé 10 000 morts par an », écrivait Larry Husten, directeur éditorial du plus grand site d’information santé professionnel des Etats-Unis (WebMD professional news).

« Aujourd’hui, ils sont allés un pas plus loin et ont publié une estimation selon laquelle ces mêmes indications auraient conduit à la mort de 800 000 personnes en Europe sur les 5 dernières années… »

Ces 800 000 morts sont comparables en nombre aux pires cas de génocide et de meurtre de masse dans l’histoire récente. »

Puis, « bizarrement », l’article a été retiré du site Internet. Un silence de plomb s’est abattu.

Et tout continue comme avant.

Les petits changements font de grands effets

Si vous avez des problèmes de cœur, d’artère, si vous avez déjà eu un accident cardiovasculaire, la chose la plus efficace est de faire de petites améliorations de votre mode de vie.

Une récente étude publiée dans le British Medical Journal observe que manger une simple pomme chaque jour pourrait aider à prévenir autant de décès cardiovasculaires chez les personnes de plus de 50 ans que la prise quotidienne d’un médicament anticholestérol (statines). [1]

Une autre étude avait montré précédemment que faire un peu de sport est aussi efficace contre le diabète et les médicaments cardiovasculaires, que les médicaments. [2]

J’insiste sur ces petits changements car l’expérience montre combien il est difficile de changer de vie complètement.

Une personne sur six diagnostiquée du cancer du poumon fume toujours 5 mois après leur diagnostic (si elles ne sont pas encore décédées). [3] La plupart des diabétiques de type 2 continuent à manger trop de sucre et à ne pas faire assez d’exercice.

Cette fois, je renonce donc à vous donner une longue liste de changements de mode de vie, optimisation alimentaires, stratégies nutritionnelles, complémentation, gestion du stress, types d’exercices physiques que vous pouvez faire pour améliorer votre santé.

Je préfère que vous retourniez dans mes lettres ou dans les publications auxquelles vous êtes abonné et que vous choisissiez une ou deux choses que vous ne faites pas encore (prendre de la simple vitamine D tous les jours, par exemple, ou des oméga-3, la base de la base), et que vous vous y teniez.

Devenez un as de la cardiologie en 20 secondes

Je vous ai décrit le fonctionnement des bêta-bloquants, pour vous montrer qu’il n’y avait aucun miracle dessous. Mais les autres médicaments utilisés en cardiologie fonctionnent selon la même logique : fibrates, anti-cholestérol (statines), anti-coagulants divers (warfarine, aspirine), sartans (antihypertenseurs)…

Tous ces médicaments sont des produits chimiques qui bloquent votre métabolisme normal, créant ainsi un effet jugé désirable dans votre état de santé actuel : baisse de la pression sanguine, ralentissement du cœur, liquéfaction du sang, baisse des lipides (graisses) dans le sang.

Mais ce n’est pas la même chose qu’une véritable guérison, ni même qu’une authentique amélioration de votre santé. Ces mêmes effets, chez un autre patient, pourraient au contraire être jugés fortement indésirables, voire dangereux : pour celui dont la tension est trop basse, le cœur trop faible, le sang trop liquide, ou qui manque de cholestérol (car le cholestérol est une molécule très précieuse, et pas un poison).

Tous ces médicaments provoquent des changements dans le corps qui vont contre la nature et l’équilibre normal de votre organisme. Cela casse des mécanismes d’auto-régulation. On vous dit : « c’est bon pour vous, dans votre cas », et sans doute est-ce vrai.

Mais cela n’empêche pas que vous deviez absolument comprendre ce qui se passe dans votre corps quand vous les prenez. C’est votre corps. Ces blocages, modifications, altérations, voire destructions irréversibles de certaines fonctions peuvent toujours avoir des conséquences, parfois graves, et ce sera à vous de les assumer le jour où cela se produit (même si vous faites un procès à votre médecin, ou au laboratoire, ce n’est pas ça qui vous guérira).

Si les patients les comprenaient bien, si on leur expliquait en toute transparence ces risques, nombreux sont ceux qui choisiraient les approches naturelles. Car les solutions naturelles s’attaquent réellement aux causes des maladies. Elles n’ont aucun effet secondaire indésirable, uniquement des effets secondaires désirables : baisse du risque diabète, baisse du risque de caillot, de phlébite, meilleure forme physique, meilleur moral, meilleure résistance aux maladies et au infections.

A votre santé !

JM Dupuis

Sources :

[1] http://ift.tt/1a6eXcj
[2] http://ift.tt/2wpzKGW
[3] http://ift.tt/2vQtu7i

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