Pages

Subscribe:

santé nature innovation

Le Dr Eric Kandel a 87 ans. Il est spécialiste de biologie de la mémoire à l’université Columbia (New York). Il a reçu le prix Nobel de physiologie-médecine en 2000.

Il est marié depuis soixante ans avec sa femme Denise Kandel, 84 ans, qui est professeur d’épidémiologie, elle aussi à l’université de Columbia.

Le journal The New York Times a interrogé ce couple exceptionnel. Il leur a demandé, en particulier, de raconter comment ils passaient leurs dimanches.

Cette interview m’a frappé. On retrouve dans leur récit tous les ingrédients d’une vie longue, heureuse, sans maladie :

  • rester actif avec son corps et avec sa tête ;
  • garder de bonnes relations avec son entourage, passer de bons moments ensemble ;
  • une nourriture saine et frugale ;
  • de la curiosité, de l’enthousiasme pour les merveilles qu’offre la vie…

Ce cocktail peut éviter de se retrouver à absorber des pilules multicolores, à perdre la mémoire, s’isoler, déprimer… Manifestement, pour le couple Kandel, ça marche. Le Pr Kandel se consacre aujourdhui plus que jamais à l’écriture de ses livres et à ses recherches en neurosciences et sa femme aux recherches sur les enfants hyperactifs.

Comme j’aimerais être comme eux à 87 ans.

Je ne résiste pas à l’envie de vous retranscrire l’interview en français. Si vous lisez l’anglais, je vous invite à consulter la page du New York Times, où vous retrouverez d’autres photos de ce couple étonnant [1].

Le couple Kandel dans un musée le dimancheLe Dr Eric Kandel et sa femme visitent un ou deux musées tous les dimanches ! © Michelle V. Agins/The New York Times

Une heure de sommeil en plus

« Denise et moi nous réveillons habituellement à 6 h 30, mais le dimanche nous ne sortons du lit qu’entre 7 h 30 et 8 h. Au lieu de dormir huit heures, nous dormons neuf heures. Nous nous levons donc bien reposés et prêts à partir. »

Petit-déjeuner

« Nous prenons notre petit-déjeuner, qui est le même depuis cinq ans : un demi-pamplemousse chacun, une tasse de café et un bol de porridge (flocons d’avoine cuits), en lisant le journal. »

Sport

« J’ai fait du sport toute ma vie. Je pense que l’activité physique est bonne pour la mémoire, le corps et l’état mental. De plus, c’est amusant. Pendant la semaine, je nage ; le samedi, je joue au tennis ; mais le dimanche, je fais de la musculation à la maison. Je commence avec des étirements d’épaules sur le sol, je fais vingt pompes et quinze minutes de marche sur tapis roulant. Ensuite, mon entraîneur Chris vient et me fait faire pendant une heure encore de la musculation et du stretching. »

Joie des salles de bains séparées

« Après le départ de notre entraîneur, nous nous habillons pour la journée. Denise et moi avons chacun notre propre salle de bains, ce qui a deux avantages : je ne la dérange pas avec mes affaires de toilette quand je les laisse sur le lavabo ; et nous pouvons prendre notre douche simultanément et ainsi être prêts au même moment. »

Déjeuner léger

« À midi, nous mangeons léger. Cela peut être une banane, un yaourt ou un potage de légumes. Nous aimons manger à la maison. Ma femme cuisine très bien et j’ai une belle collection de bouteilles de vin. Cela nous permet de mieux contrôler ce que nous mangeons. »

Passion partagée

« Denise et moi partageons la passion de l’art et, après le repas, nous allons souvent au musée. Je suis viennois, et j’aime beaucoup la Neue Gallerie. Leur collection d’art de maîtres autrichiens comme Klimt et Kokoschka est petite mais incroyable. Si nous ne sommes pas à la Neue, nous allons au Met, au MoMA, ou au Guggenheim. Parfois, nous visitons deux musées. »

Marcher ensemble

« Nous rentrons à la maison, puis nous allons marcher à travers le Riverside Park, qui est absolument magnifique et me rappelle certains des plus beaux parcs d’Europe. Parfois nous marchons main dans la main, mais nous profitons toujours de cette promenade pour parler de nos travaux respectifs. Elle étudie la façon dont les enfants sont confrontés à la drogue. Comme je suis souvent en train de jongler entre plusieurs projets, je lui demande son opinion sur ceux sur lesquels je devrais me concentrer le plus. Elle me donne d’excellents avis. »

Dîner en famille

« De retour du parc, Denise met le repas en route et notre petite-fille Libby, qui étudie à Columbia, passe parfois pour dîner avec nous. Régulièrement, notre fils Paul et sa femme Emily se joignent à nous également. À 7 h, nous prenons place à table dans la salle à manger. Il y a une salade verte, un poisson grillé et des légumes à la vapeur. Nous ne mangeons pas de pain, mais prenons parfois du riz. Et nous ouvrons une bouteille de vin. »

Participer

« Je ne suis pas bon cuisinier, mais c’est moi qui fais la vaisselle depuis que nous sommes mariés. Je nettoie la cuisine et sors les poubelles. »

Ensemble

« Autour de 9 h, Denise et moi reprenons nos études respectives. Nous travaillons environ une heure. En général, je reprends l’écriture d’un article ou d’un livre. Certaines personnes se détendent en regardant la télévision. Je me détends en écrivant. Nous nous retrouvons au lit vers 10 h 30. Nos emplois du temps, comme notre relation, sont bien synchronisés. »

le couple Kandel qui se promènent pendant les dimanches

Le couple Kandel pendant sa promenade dominicale. © Michelle V. Agins/The New York Times

À votre santé,

Jean-Marc Dupuis

The post Comment le Dr Eric Kandel, prix Nobel, passe ses dimanches appeared first on Santé Nature Innovation.



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/2sPP0Jg

santé nature

Natalia Richard, l'auteur de cet article, m'a demandé de vous présenter ce petit mot, ceci pour faire connaître son blog qui est tout jeune. Je vous recommande d'aller faire un tour sur son blog, c'est ahurissant tout ce que l'on peut faire avec de l'HE...

from Votre santé par la nature http://ift.tt/2rcDhlZ

santé nature innovation

L’American Cancer Society révèle que le traitement du cancer a coûté aux États-Unis 87,8 milliards de dollars en 2014 [1].

Cela représente le prix de 45 porte-avions Charles-de-Gaulle [2] !

Le seul traitement du cancer coûte annuellement le prix de 45 porte-avions Charles-de-Gaulle (chaque porte-avions pèse 4 fois le poids de la tour Eiffel et coûte le prix de 100 000 lingots d’or pur).

C’est la première fois que ce chiffre est publié. Il est effrayant. Il est supérieur au PIB (produit intérieur brut) de 130 pays dans le monde (dont le Luxembourg, la Birmanie, Cuba, le Cameroun).

En France, la dynamique est la même. Selon le rapport annuel de l’Assurance maladie, le coût des traitements contre le cancer a augmenté de près de 40 % entre 2010 et 2013. Il est passé de 11,5 milliards d’euros à 15,21 milliards d’euros [3] (derniers chiffres disponibles) !

Ces chiffres indiquent pour moi une chose aussi certaine qu’inéluctable : c’est le début de la fin.

À court ou moyen terme : la faillite

Le coût des traitements anticancéreux doit doubler dans les six ans [4]. Il pourra tripler, quadrupler sans doute, dans les dix ou quinze ans.

Tôt ou tard, le cancer ne pourra tout simplement plus être pris en charge par les assurances maladie, qu’elles soient publiques ou privées.

« La prochaine molécule qui devrait arriver en France pour le traitement du mélanome coûterait plus de 100 000 euros par an pour chaque patient traité », expliquait la Ligue contre le cancer dans la presse en 2015 [5].

Il faut bien comprendre que le Père Noël n’existe pas.

À un moment ou à un autre, il faut bien que quelqu’un paye. Les Américains se gargarisent de la fortune des milliardaires d’Internet, du pétrole et de Wall Street. Mais il faudrait confisquer la totalité de la fortune de Bill Gates pour financer uniquement les dépenses liées au cancer pendant douze mois.

Or le cancer ne représente qu’une toute petite partie des dépenses engagées pour l’ensemble des maladies (10 % en France).

La dette explose

Il y a aussi l’Alzheimer, le diabète, les problèmes cardiaques en tout genre, les handicaps, les accidents, la dépression et la multitude des maladies orphelines (et j’en passe).

Avec le vieillissement de la population et la pollution, ces maladies sont toutes en augmentation rapide.

« Le trou de la Sécu se creuse : depuis quarante ans, les dépenses augmentent plus vite que les recettes, notamment en raison du chômage de masse… Le trou est huit fois plus profond qu’en 1996, quand la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) a été créée pour l’éponger », expliquait récemment le ministère [6].

De nouveaux impôts (CSG et CRDS) ont été créés, puis augmentés constamment. En vain.

Une hausse des coûts qui s’accompagne d’un effondrement de la satisfaction

Si encore ces augmentations avaient suscité plus de satisfaction chez les médecins, infirmières et personnels soignants ! Mais, bien au contraire, les uns comme les autres se sentent de plus en plus maltraités, et beaucoup le sont effectivement.

Ces professions, qui comptaient parmi les plus prestigieuses, admirées, respectées, du monde (combien d’enfants n’ont-ils pas rêvé de vivre un jour l’héroïsme de l’infirmière, du chirurgien ?), sont devenues la source des plus grandes frustrations.

« Le surmenage, la déprime, le dénigrement gouvernemental, les difficultés à concilier vie professionnelle et vie familiale, et principalement l’activité elle-même (des médecins) créent le burn-out », explique le rapport du Dr Yves Léopold publié l’année dernière [7].

Un médecin du Nord, Pierre Goidin, s’est fait fracturer la jambe lors d’une agression par trois jeunes qui faisaient du bruit devant son cabinet. Il a déposé plusieurs plaintes et réclamé des mesures de protection. En vain. Chaque jour, les jeunes reviennent et le narguent, il n’a eu d’autre recours que de lancer une pétition sur le site « mesopinions.com » pour espérer recevoir du soutien de la part des autorités [8] !

Chez les infirmiers, les grèves se succèdent, émaillées de suicides [9], ainsi que chez les internes (étudiants en médecine) qui seraient, selon un tout récent rapport, « victimes de maltraitance, violences verbales, harcèlement », tout comme les élèves aides-soignants [10].

« On est de bons petits soldats en train de mourir sur le terrain », déclarait un infirmier à la presse le 14 septembre 2016, lors d’une de ces grèves dont on a cessé de tenir le compte [11].

Il est trop tard pour tirer la sonnette d’alarme

Bien sûr, il y a là une part de chantage et de rhétorique syndicale. Mais il serait bien naïf de supposer que les efforts financiers colossaux consentis, et qui vont en augmentant, sont en train de préparer un avenir rose et serein pour notre système de soins.

Cet emballement des coûts du système, qui va de pair avec une souffrance grandissante du personnel, on le retrouve dans tous les pays industrialisés vieillissants, avec une jeunesse frappée de plein fouet par la hausse des prix, le chômage de masse et une certaine vision de la solidarité qui leur a été inculquée, où chacun cherche à tirer un maximum du système, pourvu qu’il estime y avoir « droit ».

Tous les ingrédients sont réunis pour que le système de santé cesse de fonctionner dans l’état où nous le connaissons aujourd’hui. Nous avons connu les premiers déserts médicaux, les restrictions de soins, les déremboursements ; il faut se préparer à en connaître d’autres, qui toucheront par contagion des maladies de plus en plus graves, même si, bien sûr, cela nous paraîtra inhumain.

La question n’est plus de savoir si le château de cartes va s’effondrer, elle est de savoir quand.

D’où l’importance, plus que jamais, de la prévention.

Mes douze principales stratégies anticancer

N’attendez donc pas le diagnostic pour agir et diminuer votre risque de cancer. Il y a tant de choses à faire ! De plus, avec un mode de vie sain, vous augmentez également fortement vos chances de survie si on vous découvre un cancer.

  • Cuisine : évitez les barbecues et les fritures. Bouillez, pochez ou, mieux, cuisez vos aliments à la vapeur, encore mieux : à la vapeur douce (80 °C). Incorporez aussi une partie de cru. Prenez l’habitude d’ajouter systématiquement dans vos plats des herbes aromatiques, des épices (curcuma, gingembre) et des compléments comme la levure diététique, des graines et des noix, du resvératrol.
  • Donnez la priorité aux légumes colorés, riches en antioxydants et en polyphénols, cultivés en agriculture biologique, mangés crus ou peu cuits, en diversifiant vos sources au maximum.
  • Buvez de l’eau minérale et du vin rouge (un verre par repas) riche en polyphénols protecteurs des artères. Comme jus de fruits, choisissez celui de grenade.
  • Réduisez votre consommation de sucres et de glucides, en particulier le sirop de glucose/fructose (sirop de maïs ou de blé) présent dans les biscuits, bonbons, desserts industriels. Il est parfaitement clair que si vous voulez diminuer votre risque d’attraper un cancer, ou si vous en avez un, vous devez absolument réduire votre consommation de fructose, qui nourrit le cancer et accélère la croissance des cellules.
  • Protéines et graisses : évitez de manger trop souvent de la viande rouge (une fois par semaine peut suffire) et bannissez les charcuteries. Privilégiez le poisson et les viandes blanches. Choisissez des œufs biologiques de poules nourries aux graines de lin.
  • Mangez des petits poissons gras des mers froides (anchois, sardines, maquereaux, harengs) et prenez éventuellement un complément d’oméga-3 afin de maintenir un ratio oméga-3/oméga-6 de 1 : 3 ou 4 (actuellement, celui-ci est plus souvent proche de 1 : 30 du fait de la forte consommation d’huiles végétales riches en oméga-6 comme celles de maïs, de tournesol et de germes de blé) ;
  • Vitamine D : multiples sont les preuves scientifiques qui indiquent que vous pouvez diminuer votre risque de développer un cancer de plus de la moitié simplement en augmentant votre taux de vitamine D en vous exposant régulièrement au soleil, sur une grande partie de votre corps environ 20 minutes par jour. Votre taux sérique de vitamine D devrait se situer entre 45 et 70 ng/mL.
  • Probiotiques naturels : mangez des aliments lactofermentés, qui réguleront votre flore intestinale et diminueront le niveau d’inflammation du côlon. Vos défenses naturelles en seront plus efficaces (pour éliminer les cellules cancéreuses, par exemple). De plus, moins de cytokines inflammatoires dans le corps fait baisser le risque de cancer et améliore la réaction à la chimiothérapie. Vous pouvez aussi prendre des compléments probiotiques de bonne qualité.
  • Exercice physique : le sport fait baisser le niveau d’insuline dans le sang, ainsi que la glycémie (taux de sucre dans le sang), ce qui crée un environnement défavorable pour le cancer. Le sport renforce aussi le système immunitaire, ce qui vous permet de mieux lutter contre les cellules cancéreuses. Les meilleurs exercices sont ceux d’intervalles à haute intensité.
  • Sommeil : adoptez un mode de vie et un rythme qui vous permettent de bien dormir. Ce point est capital. Faites des choix, y compris des choix professionnels douloureux, de façon à retrouver la sérénité nécessaire pour dormir chaque nuit profondément et vous réveiller apaisé et reposé le matin. Les mêmes questions se posent pour le stress, car le stress chronique affaiblit l’organisme et le rend plus vulnérable aux maladies, dont le cancer.
  • OGM : la raison pour laquelle beaucoup de plantes sont modifiées génétiquement, c’est qu’on cherche à les rendre résistantes aux herbicides, en particulier au glyphosate (Round-Up). Cela permet d’asperger ces cultures de Round-Up en détruisant toutes les plantes sauf celles destinées à être vendues, et donc mangées par les consommateurs ! Fuyez absolument les produits OGM.
  • Pratiquez régulièrement des périodes de jeûne, total ou partiel, préventif ou thérapeutique. Vous permettrez ainsi à votre organisme de se détoxifier et ferez baisser son niveau d’inflammation. Certains affirment que jeûner permet d’« affamer le cancer ». C’est une théorie particulière, mais il me semble important de la mentionner. Elle est cohérente, en tout cas, avec la théorie du Dr Otto Warburg, qui a reçu le prix Nobel il y a soixante-quinze ans pour ses travaux sur la fermentation des cellules cancéreuses (un sujet dont je reparlerai).

J’espère vous avoir convaincu de l’importance qu’il y a à mettre en œuvre ces mesures… dès aujourd’hui.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

P.-S. : Dans le nouvel Alternatif Bien-Être (juillet 2017), vous trouverez une très intéressante interview d’un médecin diplômé de cancérologie clinique qui a essayé toutes les thérapies pour accompagner le cancer.

Il recommande des dizaines de thérapies différentes, y compris la cure de Gerson (cure de jus de légumes et lavements au café), le jeûne thérapeutique, la prise de desmodium (protection du foie pendant les chimiothérapies), le Viscum album injectable, les compléments alimentaires d’alkylglycérols, le Ginkgo biloba pour protéger les petits vaisseaux sous-cutanés et favoriser la cicatrisation après les radiothérapies (qui peuvent provoquer des brûlures), la vitamine D, les jus de chou vert et de brocoli, et bien d’autres produits naturels qui peuvent accélérer la guérison, atténuer les effets secondaires et rendre le traitement plus facile à supporter.

Il met en garde contre certains compléments alimentaires à éviter lors d’une chimiothérapie (vitamines et minéraux) et ceux à éviter lors d’une radiothérapie (ceux qui appartiennent à la catégorie des antioxydants).

Mais il insiste aussi sur des aspects souvent complètement négligés dans l’accompagnement du traitement du cancer : peu de médecins le précisent à leurs malades, mais le simple fait d’être soutenu, de maintenir une vie sociale riche pendant le traitement accroît les chances de survie.

Avec une audace peu commune pour un médecin en activité, il présente une approche beaucoup plus positive, pleine d’espérance pour une maladie qui fait si peur que beaucoup osent à peine en parler.

Un dossier introuvable ailleurs à avoir absolument chez vous dans votre bibliothèque, au cas où…, même si vous avez la chance de ne pas être concerné aujourd’hui par cette maladie.

Pour savoir comment recevoir ce numéro, cliquez ici.

 

Sources :

[1] http://ift.tt/2q6Frat

[2] http://ift.tt/2syXsMN

[3] http://ift.tt/2s03B7w

[4] http://ift.tt/2sz7fm9

[5] Ibid.

[6] http://ift.tt/2s07wkR

[7] http://ift.tt/2szidIm

[8] http://ift.tt/2rZvw7L

[9] http://ift.tt/2cDCYxm

[10] http://ift.tt/2rZHeiE

[11] http://ift.tt/2cms7tm

The post Cancer : bientôt nous ne serons plus soignés appeared first on Santé Nature Innovation.



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/2s02oxi

santé nature innovation

Remigius Hunziker, président des apiculteurs de la ville de Bâle et de sa région, est en colère.

Depuis que la population s’inquiète de la disparition des abeilles, il est devenu « chic » de se déclarer apiculteur, surtout en ville.

Résultat : il affirme qu’il y aurait « beaucoup trop de colonies d’abeilles » dans certains endroits de sa région !!

« Rien qu’à Bâle-Ville, il y a 100 apiculteurs pour 800 colonies. Il est vrai que les fleurs sont parfois plus présentes en ville qu’à la campagne, mais l’offre reste limitée et cette densité génère du stress, ce qui peut également provoquer des maladies [1]»

Cette déclaration date déjà d’il y a quatre ans (juin 2013). Or, entre-temps, la tendance s’est fortement accentuée.

L’apiculture a explosé en Suisse. Les formations d’apiculteurs affichent complet, parfois même jusqu’en 2018 [2].

Ruedi Ritter, le directeur d’Apisuisse, l’association des apiculteurs, a déclaré :

« Nous ne manquons pas d’abeilles actuellement. » [3]

Le pays comptait 160 000 colonies d’abeilles en 2013, il y en a désormais 300 000, chacune d’entre elles pouvant compter 20 000 butineuses, soit 6 000 000 000 d’abeilles d’élevage, plus 750 sortes d’abeilles sauvages qui vivent seules.

Problèmes causés par l’apiculture intensive

Les abeilles domestiques sont très sensibles aux maladies. Il faut les surveiller en permanence et les soigner pour éviter toute épidémie. C’est pourquoi les apiculteurs font traditionnellement partie de réseaux qui les informent dès qu’apparaît un champignon, un virus ou une bactérie mortelle pour les abeilles.

Or beaucoup d’apiculteurs idéalistes ne se signalent pas et ignorent tout de ces problèmes. Leurs ruches deviennent alors des vecteurs de maladies qui contaminent les autres.

En outre, les cours surchargés nuisent à la qualité, souligne Alfred Höhener, responsable de la formation chez Apisuisse.

Il met aussi en avant les dangers que courent les ruches en environnement urbain, comme les animaux domestiques ou autres qui peuvent déranger les ruches, voire bouger les cadres.

Rien que dans la ville de Berne existent une centaine de colonies dont les autorités ne savent pas si elles sont enregistrées. Et en cas de problème, comme une épidémie, ces apiculteurs « sauvages », qui ne s’occupent souvent que de deux ruches, ne peuvent être avertis et contribuent, sans le savoir, à la dissémination des maladies.

Ils peuvent enfin nuire aux autres ruches : si un essaim meurt durant l’hiver, il se peut que l’autre ruche soit également en danger, car une colonie isolée est souvent trop faible pour survivre.

Nouvelle espèce de délinquance !

L’augmentation de la demande de ruches alimente une nouvelle filière de délinquance : le vol de ruches, qui touche la France également.

Les vols de ruches deviennent de plus en plus fréquents sur le territoire. 200 000 abeilles ont disparu d’un coup en juillet dernier dans le Lot [4], où il est désormais conseillé de marquer ses ruches à la pyrogravure, un peu comme pour les voitures.

C’est toutefois moins qu’au Canada, où un vol de 5 millions d’abeilles a été commis l’année dernière [5].

Dans le canton de Vaud en Suisse, le phénomène a pris une telle ampleur que les ruches sont désormais placées sous vidéosurveillance, en pleine forêt [6] !

Le miel des villes est-il sain ?

On peut s’étonner que des gens fassent du miel au beau milieu des villes polluées.

En réalité, aussi étonnant que cela puisse paraître, les villes disposent d’une biodiversité plus élevée que certaines zones de campagne, grâce à la variété des espèces qui poussent sur les balcons, dans les jardins de ville, dans les parcs et les cimetières.

Non seulement les arbres et les fleurs ornementales constituent un cocktail de nectars, mais les villes ne sont pas systématiquement aspergées de pesticides, comme le sont en général des cultures dans les campagnes. De plus, les villes offrent des espaces de nidification intéressants aux abeilles sauvages, dont l’habitat est détruit par les monocultures dans les campagnes.

Un test réalisé sur le miel de l’Opéra de Paris a montré que celui-ci possédait des caractéristiques proches des miels bio sauvages et ne contenait aucune trace d’hydrocarbures ou de métaux lourds. [7] Cela tiendrait au fait que l’abeille a un « effet filtre » permettant au miel d’être exempt de polluants ou de pesticides, même si ces substances nuisent à la survie de l’insecte lui-même.

Et la disparition des abeilles, dans tout ça ?

L’inquiétude quant à la « disparition des abeilles » concerne en fait surtout les abeilles sauvages, qui ne vivent pas dans les ruches.

Elles vivent solitaires et nichent dans des coquilles d’escargot, des murs, du bois, des tiges de plantes…

Il existe 20 000 espèces d’abeilles sauvages, dont beaucoup sont dépendantes de certaines plantes. Si celles-ci disparaissent, l’abeille disparaît aussi. Ces espèces particulières ont mis des millions d’années à apparaître, mais peuvent disparaître du jour au lendemain si elles ne trouvent plus la plante, parfois rare, qu’elles butinaient.

Entre 38 % et 68 % des abeilles sauvages sont menacées par un tel sort en Europe centrale, selon les régions. En Suisse, elles seraient quelque 45 % d’après une liste rouge datée de 1994 qui est en train d’être actualisée.

Or, ces abeilles sauvages sont plus efficaces pour polliniser que les abeilles d’élevage. Pour polliniser un hectare de verger de pommiers, il faut plusieurs dizaines de milliers d’abeilles domestiques, mais seulement quelques centaines d’abeilles dites « maçonnes [8] ».

Seul un tiers de la pollinisation de la culture agricole s’effectue par des abeilles domestiques, le reste est réalisé par les abeilles sauvages et les bourdons, d’après une étude britannique de 2007.

Aussi, donc, avant d’installer un rucher dans votre jardin, renseignez-vous auprès de l’association locale des apiculteurs pour savoir si, vraiment, votre zone manque d’abeilles domestiques.

Le cas échéant, veillez plutôt à favoriser dans votre jardin la variété des plantes et des fleurs, ainsi que les habitats pour les abeilles sauvages.

Aménagez dans votre jardin un espace, le plus grand possible, où vous laisserez pousser les plantes autochtones (naturelles de votre région).

Dans la plus grande discrétion, trahies par un simple bourdonnement discret, des abeilles sauvages viendront butiner. Mais, comme chacun sait, « le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit » !

 

Sources :

[1] Les Suisses se piquent d’apiculture
[2] Depuis trois ans, l’apiculture connaît un vrai boom en Suisse
[3] Les Suisses se piquent d’apiculture
[4] Vol de ruches : 200 000 abeilles disparaissent
[5] Vol de 5 millions d’abeilles et 180 ruches chez Miel Labonté
[6] Des ruchers vaudois sont placés sous vidéosurveillance
[7] Le meilleur miel de France fabriqué sur les toits de Paris
[8] Selon Andreas Müller, dans le magazine alémanique Ornis de l’ASPO/BirdLife Suisse.

The post Trop d’abeilles en Suisse ?! appeared first on Santé Nature Innovation.



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/2sCUkPc

santé nature innovation

Ma mère n’achetait pas de boissons gazeuses. Quelle excitation alors quand, une fois par an, elle criait : « Jean-Marc, viens prendre ta vitamine C » !

Dans un verre, un liquide jaune orangé, acidulé, au goût d’orange. Ça piquait ! Ça remontait dans le nez ! Le bonheur !

Enfin, j’avais l’impression de boire quelque chose ressemblant à de l’Orangina ou à du Fanta.

À petites gorgées, j’imaginais que, moi aussi, je buvais ces boissons merveilleuses. Moi aussi, je faisais la fête, j’étais à la pointe du progrès, j’entrais dans le monde de Casimir, sponsor de Fanta, comme les enfants de la publicité, buvant au milieu des rires de leurs amis et sous le regard approbateur de parents jeunes, heureux et bien plus compréhensifs que les miens, qui apparaissaient dans les pubs télévisées.

C’était l’époque du Formica, de la Renault 5, de Pompidou, de la découverte de l’hyperconsommation. Un demi-siècle bientôt se sera écoulé…

Entre-temps, la vitamine C est devenue la plus ringarde des vitamines.

Les vitamines E, B, K ou même D restent auréolées de l’attrait de la nouveauté.

Mais la vitamine C…

Chacun sait qu’on en trouve dans les kiwis, le citron, le jus d’orange… Tout le monde a déjà essayé, plein d’espoir, les comprimés effervescents de vitamine C contre la fatigue. Et tout le monde a été déçu.

Comment les ventes peuvent-elles bien se maintenir ? C’est justement que la vitamine C est celle qui ressemble le plus à des bonbons. On fabrique désormais des gommes, des chewing-gums, des boissons énergisantes à la vitamine C, et cela plaît aux consommateurs…

Mais il y a une grande injustice derrière tout ça.

La vitamine C mérite mieux que ça !

Car les chercheurs, eux, ne se sont jamais arrêtés d’étudier la vitamine C et de lui découvrir de nouvelles vertus.

Aujourd’hui, on sait que la vitamine C :

  • prévient le rhume en cas d’exposition au froid et de stress ou d’activité intense [1], et raccourcit la durée du rhume [2] ;
  • prévient les maladies coronariennes, c’est-à-dire les problèmes des artères du cœur, qui déclenchent l’infarctus [3] ;
  • est indispensable à la fabrication du collagène [4], la protéine qui donne leur élasticité et leur solidité à nos os, nos cartilages, nos tendons, notre peau et à de multiples tissus conjonctifs, c’est-à-dire ceux qui tiennent nos organes entre eux ;
  • augmente l’absorption du fer, et aide donc les personnes victimes d’anémie à reconstituer leurs réserves ;
  • est nécessaire dans la fabrication des globules rouges.

Or l’être humain a perdu au cours de l’évolution sa capacité à fabriquer de la vitamine C. Il est obligé de la trouver dans sa nourriture. C’est pourquoi il est très important de manger beaucoup de légumes et de fruits riches en vitamine C. Une complémentation en vitamine C peut être indispensable pour couvrir nos besoins, qui sont de 400 mg par jour (une orange contient 60 mg de vitamine C) selon les chercheurs spécialisés sur le sujet.

Pour tenir compte des problématiques liées à l’absorption et à l’élimination de la vitamine C (voir plus loin), je recommande aux personnes sédentaires de prendre un complément de 500 mg par jour de vitamine C, de 1 000 mg par jour pour les sportifs et les fumeurs.

La controverse de la vitamine C contre le cancer

À très forte dose (50 à 150 g par jour, en intraveineuse), la vitamine C réduit les effets secondaires de la chimiothérapie [5].

En revanche, la vitamine C dans le traitement du cancer est un sujet très délicat. Les études qui ont montré une efficacité claire n’ont pas été effectuées sur l’homme, mais sur des cultures de cellules cancéreuses : cancer de la prostate, du pancréas, hépatique, côlon, foie, cerveau.

Par exemple, une nouvelle étude de l’université de Salford à Manchester au Royaume-Uni vient de paraître, qui montre que la vitamine C est dix fois plus efficace pour stopper la croissance des cellules cancéreuses du sein qu’un traitement expérimental médicamenteux, le 2-DG [6].

Cependant, des études ont indiqué, au contraire, une accélération du cancer lorsqu’il était déjà métastasé [7].

Ces études sur le cancer ont fait une énorme publicité négative à la vitamine C, accusée d’être un remède de charlatan.

Mais je me suis déjà souvent exprimé sur ce type d’attaques, que je considère comme injustes.

Le cancer est une maladie très compliquée, très mal soignée aujourd’hui. De plus, le mot « cancer » n’est qu’un terme générique pour désigner toutes les maladies liées à la prolifération de cellules, qui, suivant les organes qu’elles touchent, sont pourtant d’une diversité immense.

La cancérologie actuelle tire son prestige des très bons résultats qu’elle a obtenus contre certains cancers (leucémie, ostéosarcome), ainsi que contre ceux qui touchent des organes non vitaux, que l’on peut retirer chirurgicalement (vous ne pouvez plus avoir de cancer de l’utérus ou des testicules si on vous a coupé votre utérus ou vos testicules ; cela paraît une caricature, mais c’est réellement la façon dont beaucoup de cancers sont annoncés comme « soignés » actuellement).

Il est donc tout à fait légitime et normal, hautement souhaitable même, de chercher des solutions alternatives ou complémentaires au cancer, à côté de la trilogie classique chirurgie-radiothérapie-chimiothérapie.

Or la vitamine C fait partie des rares pistes crédibles qui offrent aujourd’hui quelque espoir. Il semble logique et intéressant de poursuivre ces recherches avec au moins autant de moyens que ceux consacrés aux nouveaux traitements qui rapportent à l’industrie pharmaceutique (immunothérapie, nanoparticules…). Ce n’est malheureusement pas le cas.

À noter qu’interviendra cet automne, au Congrès international de santé naturelle, un des plus grands spécialistes des intraveineuses de vitamine C. Je le signale parce que ce n’est pas courant et il faut un certain degré d’audace, dans l’environnement actuel, pour faire cela.

Comment prendre de la vitamine C

La vitamine C a un grand avantage : elle est très bon marché. Sa forme de synthèse (artificielle) est, en outre, identique à sa forme naturelle.

Dans les deux cas, c’est exactement la même molécule d’acide ascorbique.

Bien entendu, et comme toujours, mieux vaut tirer son apport en vitamine C dune alimentation saine à base de légumes et de fruits frais bio et locaux. Cela vous apporte, en effet, de nombreux cofacteurs indispensables à votre santé, sans compter, bien sûr, toutes les autres vitamines et nutriments sains.

Néanmoins, vous ne perdrez rien à compléter votre alimentation saine avec 500 mg de vitamine C par jour. Vous pourriez même en tirer de grands bienfaits du point de vue immunité, énergie, santé cardio-vasculaire, peau, cartilages et tendons, comme nous l’avons vu.

Contrairement à un préjugé très largement répandu, la vitamine C n’empêche pas de dormir. Il faut, en revanche, surveiller son risque de calculs rénaux, qui augmente au-delà de 1 000 mg par jour, surtout chez les hommes [8]. Évitez donc de prendre plus de 500 mg par jour de vitamine C si vous avez déjà des problèmes de ce côté-là, ou des problèmes de reins en général.

Il est important, par contre, de ne pas prendre cette forte dose d’un coup, mais de la répartir en autant de fois que possible tout au long de la journée (les plus motivés ont des comprimés dans la poche qu’ils grignotent par petits bouts, huit à dix fois par jour). En effet, notre corps ne stocke pas la vitamine C, tout excès est rapidement éliminé dans les urines. Pour avoir en permanence dans le sang un taux élevé de vitamine C, il faut donc en absorber en permanence. C’est aussi l’idée qu’il y a derrière les intraveineuses de vitamine C.

Plus important encore : évitez la forme effervescente ! On ne le dira jamais assez : la vitamine C est un antioxydant, ce qui veut dire qu’elle a une très forte tendance elle-même à s’oxyder (c’est en s’oxydant qu’elle « réduit » l’oxydation des molécules qui l’entoure). Or, durant l’effervescence, elle est mise au contact de l’oxygène, ce qui lui fait perdre ses propriétés.

En ce qui me concerne, j’ai un jour acheté en magasin bio un pot assez semblable à un pot de peinture contenant… 1 kg d’acide ascorbique (vitamine C). Je l’ai fièrement rapporté chez moi, en me disant que toute la famille allait pouvoir en profiter et en retirer d’impressionnants bienfaits pour sa santé.

En réalité, l’acide ascorbique, comme son nom l’indique, est atrocement acide. C’est donc un supplice que d’en avaler même dilué dans de l’eau. Je me suis forcé quelque temps, mais ma femme et mes enfants ont jeté l’éponge quasiment dès le début de l’expérience…

Je me suis alors souvenu de ma maman et de sa vitamine C à l’orange si délicieuse. J’ai fait à mon tour mon mélange, avec du sirop d’orange et de l’eau gazeuse. Et devinez quoi : ce fut l’enthousiasme ! Une fois encore, j’ai compris qu’il ne fallait pas essayer de réinventer l’eau chaude.

 

Sources :

[1] Vitamin C for preventing and treating the common cold.
[2] Examining the evidence for the use of vitamin C in the prophylaxis and treatment of the common cold.
[3] Abonnement Premium
[4] Wikipédia – Hydroxylation
[5] Carr A.C., Vissers M.C., Cook J. « Relief from cancer chemotherapy side effects with pharmacologic vitamin C ». N. Z. Med. J., 2014 Jan 24 ; 127 (1388) : 66-70.
Mikirova N., Casciari J., Riordan N., Hunninghake R. « Clinical experience with intravenous administration of ascorbic acid : achievable levels in blood for different states of inflammation and disease in cancer patients ». Journal of Translational Medicine, 2013, 11 : 191.Moertel C.G., Fleming T.R., Creagan E.T., Rubin J, O’Connell M.J., Ames M.M. « High-dose vitamin C versus placebo in the treatment of patients with advanced cancer who have had no prior chemotherapy. A randomized double-blind comparison ». N. Engl. J. Med., 1985 Jan. 17 ; 312 (3) : 137-141.
[6] NADH autofluorescence, a new metabolic biomarker for cancer stem cells: Identification of Vitamin C and CAPE as natural products targeting “stemness”
[7] Cancer: la vitamine C réduirait l’efficacité des traitements
[8] Vitamine C et calculs rénaux

The post La plus ringarde des vitamines appeared first on Santé Nature Innovation.



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/2rraA6o