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Je vous ai récemment parlé de la plaie des « fake news », ou fausses informations sur Internet.

Ce sont des informations fantaisistes ou mensongères répandues grâce à Internet via les grands sites, y compris les sites d’information officiels (médias, journaux, télévisions, etc.).

C’est une calamité car, sous l’apparence du vrai, en profitant de limage de sérieux du titre dun magazine ou dun journal bien connu, des informations visant à vous influencer insidieusement sont diffusées. Elles espèrent orienter vos opinions, votre vote, vous faire acheter une marque ou, au contraire, vous détourner d’une autre.

Neuf fois sur dix, de gros intérêts économiques et financiers sont en jeu.

La santé et la médecine sont particulièrement touchées. Je vous ai signalé, il y a quelques jours, une campagne ridicule sur le muguet, présenté comme une plante « meurtrière », et une autre sur lallaitement et la vaccination.

Tout ce qu’ils racontaient était faux ou exagéré, mais le but n’était pas d’informer : c’était de « faire cliquer » – pour engranger du revenu publicitaire….

Aujourd’hui, c’est une nouvelle campagne absurde contre le gluten qui est menée

Fake news sur le gluten

Le scénario est tout à fait classique.

À l’origine, on trouve un article scientifique sur le gluten publié dans une grande revue médicale, le British Medical Journal [1].

Cette étude a suivi des personnes pendant vingt-quatre ans et a examiné le risque de décéder d’une maladie cardiaque chez les personnes qui suivent un régime sans gluten.

La conclusion de l’étude : manger sans gluten n’a aucune incidence sur le risque de maladie cardiaque [2].

L’histoire aurait donc du s’arrêter là. Cependant, les auteurs ont ajouté une ligne à la conclusion de leur étude, en expliquant que les gens qui mangent sans gluten ne mangent pas de céréales complètes (forcément), et qu’ils sont donc privés des vitamines et minéraux de ces céréales :

« Néanmoins », ajoutent les auteurs, « éviter le gluten peut avoir pour résultat une consommation réduite de céréales complètes bénéfiques, ce qui peut affecter le risque cardio-vasculaire. » [3]

Il n’en fallait pas plus pour que les grands médias entrent en hystérie :

  • « Régime sans gluten : attention aux troubles cardiaques », alerte Ouest-France [4] ;
  • « Le régime sans gluten expose à un risque cardio-vasculaire », titre Santé Magazine [5] ;
  • « Maladies cardio-vasculaires : attention au régime sans gluten », Femme Actuelle [6] ;
  • « Régime sans gluten : une fausse bonne idée », prétend France-Info [7].

France-Info fait particulièrement fort en affirmant que :

« une étude tire la sonnette dalarme sur ce qui, finalement, savère être une mauvaise idée pour la santé… »

D’exagérations en abus

« Tire la sonnette dalarme »… « mauvaise idée pour la santé »…

Où les journalistes de France-Info (et ceux qui sont supposés vérifier leurs sources et contrôler l’exactitude des informations qu’ils relaient) sont-ils allés pêcher ça ?

Certainement pas dans l’étude publiée dans le British Medical Journal. C’est une exagération qui n’a aucune base. C’est du niveau de ce que nos parents appelaient des « bobards », racontés à leur époque dans certains journaux de propagande du plus bas étage.

Car voici le fond de l’affaire.

Ce qu’il faut retenir de l’étude sur le gluten

En réalité, les chercheurs, comme je l’ai expliqué plus haut, concluent leur étude par labsence de lien entre le gluten (ou l’absence de gluten) et le risque cardio-vasculaire.

Cependant, ils notent aussi que les personnes qui mangent sans gluten ne mangent donc pas de céréales complètes. Or les céréales complètes contiennent des minéraux, des vitamines (quoiqu’en faible quantité par rapport aux légumes verts et aux noix, par exemple).

Ils en concluent que cette absence de céréales complètes pourrait entraîner un manque de certains nutriments pouvant avoir un effet sur le système cardio-vasculaire.

Non seulement on est dans la pure supposition (et non dans l’observation scientifique) ; mais surtout ce problème a une solution très simple : manger des légumes !

Quand on lit l’étude, on se rend compte que les chercheurs n’ont pas spécialement cherché à étudier les personnes qui mangent sans gluten par souci de leur santé. Ils ont inclus dans leur étude celles qui mangent peu de gluten parce qu’elles se nourrissent… de chips et de bonbons !

C’est ainsi qu’ils parviennent à cette étonnante conclusion qu’un régime pauvre en gluten peut être pauvre en vitamines et donc peut avoir un lien avec les problèmes cardiaques !

Un bon régime sans gluten est riche en légumes et donc en vitamines et minéraux

Mais c’est évidemment tout le contraire de ce que font 99 % des personnes qui suivent un régime sans gluten. On sait que ces personnes s’efforcent, à l’inverse, de remplacer le pain, les pâtes et les viennoiseries par des aliments sains, riches en nutriments essentiels, des légumes bio !

Mais ce n’est pas ce que comprend le lecteur de Santé Magazine ou l’auditeur de France-Info, qui croit que le régime sans gluten en lui-même peut être mauvais pour la santé !

Quelle désinformation ! Quelle tristesse aussi… Et surtout, que font le CSA et les autorités de santé ?

Car le régime sans gluten, c’est bon pour la santé ! Je l’ai écrit. Je l’ai montré. D’autres que moi, surtout, l’ont démontré encore et encore. On parle de cent maladies réduites au silence…

Je vous invite à lire la vérité sur le gluten ici.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

Sources :

[1] Long term gluten consumption in adults without celiac disease and risk of coronary heart disease: prospective cohort study

[2] Ibidem.

[3] « However, the avoidance of gluten may result in reduced consumption of beneficial whole grains, which may affect cardiovascular risk. »

[4] Régime sans gluten. Attention aux troubles cardiaques

[5] Le régime sans gluten expose à un risque cardiovasculaire

[6] La tendance sans gluten peut s’avérer dangereuse pour les personnes en bonne santé

[7] Régime sans gluten : une fausse bonne idée

 

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Une nouvelle expérience révolutionnaire vient de prouver au Canada que le diabète de type 2 pouvait être guéri en quatre mois !

Les chercheurs estiment qu’il s’agit d’un « changement de paradigme » face à une maladie qui a toujours été considérée comme définitive, et même allant en empirant.

Jusqu’à présent, les patients se sont toujours vus expliquer par leur médecin qu’ils allaient devoir « vivre avec » cette maladie chronique, et apprendre à contrôler leur sucre via divers médicaments et/ou des injections d’insuline.

Mais voici que des médecins canadiens, à l’université McMaster de l’Ontario, ont fait une expérience qui a permis de stopper totalement la prise de médicaments chez un nombre conséquent de malades ayant participé à l’essai.

Cette nouvelle approche a permis à 40 % d’entre eux de vivre entièrement sans symptômes pendant trois mois après avoir cessé toute prise de médicaments. L’expérience ayant commencé en octobre 2016, ce sont les résultats dont on disposait fin mars 2017.

Le diabète expliqué en 5 paragraphes courts

Le diabète de type 2 touche quatre millions de personnes en France.

C’est un problème d’assimilation et de stockage des sucres apportés par l’alimentation.

Après un repas, le malade voit ce taux s’élever de façon excessive (hyperglycémie).

Normalement, le pancréas fabrique de l’insuline qui joue le rôle de « clé » pour ouvrir les portes des cellules, qui absorbent le glucose et font ainsi baisser le taux de sucre sanguin.

Mais, soit par manque d’insuline fabriquée par le pancréas (insulinopénie), soit parce que les cellules sont devenues résistantes à l’insuline (insulinorésistance), le sucre reste dans le sang chez les diabétiques. Il provoque alors des dégâts dans les vaisseaux sanguins (glycation des protéines), entraînant des problèmes surtout dans les vaisseaux les plus fins (capillaires).

Les organes du malade sont alors mal irrigués, et souffrent. Cela provoque des problèmes de reins, de foie, de cœur, abîme les yeux et peut rendre aveugle. Les extrémités des membres perdent leur sensibilité et peuvent se gangrener. C’est pourquoi le diabète est la première cause d’amputation en France.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont comparé chez 83 patients les effets d’un traitement métabolique intensif, comprenant un régime spécial, des exercices physiques et des injections d’insuline, à côté de la thérapie standard actuellement recommandée par les autorités de santé.

Un traitement naturel mais non « punitif » !!

À noter que ce régime alimentaire était beaucoup moins punitif que d’autres dont j’ai pu vous parler précédemment. Cette fois, il ne s’agissait « que » de réduire leur consommation alimentaire de 500 à 750 calories par jour (soit deux cheeseburgers de chez McDonald en moins, ou 150 gr de riz).

Ils devaient aussi faire du sport à intensité modérée pendant au moins 2 h 30 par semaine, et marcher au moins 10 000 pas par jour (mesurés par pédomètre).

Enfin, ils devaient prendre des cachets de metformine (un médicament qui fait baisser le taux de sucre dans le sang) et recevaient la nuit une piqûre d’insuline pour éviter un pic de glycémie.

L’un des trois groupes a suivi cette thérapie intensive durant seize semaines, l’autre durant huit semaines. Le troisième était un groupe « contrôle » ayant suivi la thérapie standard.

Trois mois après la fin du traitement, 11 patients sur les 27 qui avaient suivi le traitement durant seize semaines répondaient aux critères de « rémission » totale ou partielle. Ils ne manifestaient plus les symptômes du diabète. Le même résultat a été observé chez 6 patients sur 28 dans le groupe ayant suivi la thérapie de huit semaines.

Dans le groupe « contrôle », où se trouvaient tous les autres patients (27 personnes), seuls 4 présentaient des signes de rémission.

« Une véritable rémission » !!

Selon le Dr McInnes, qui a dirigé l’étude, « cette recherche pourrait changer la prise en charge du diabète ; plutôt que de simplement contrôler le taux de sucre du patient, induire une véritable rémission puis surveiller le risque de rechute ».

« L’idée que l’on puisse guérir le diabète est très encourageante pour les malades. Cela les incite à changer de mode de vie pour atteindre un niveau normal de glucose, avec l’aide de médicaments. Il est possible que cela donne au pancréas l’occasion de se reposer et réduise la masse graisseuse dans le corps, ce qui augmente la production d’insuline et la sensibilité à l’insuline. »

Cette étude a été publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism [1].

Bien entendu, l’expérimentation va devoir être répétée sur de plus nombreux patients, suivis sur une plus longue durée, afin de confirmer l’intérêt de la démarche. Mais les médecins qui publient des articles chez SNI Éditions expliquent, depuis des années, que le diabète de type 2 est une maladie qui peut – qui doit ! – avant tout être traitée par un changement de mode de vie plutôt que par les médicaments (qui restent néanmoins, en général, indispensables dans un premier temps).

La recherche continue…

Cette étude représente un grand pas en avant, dans la mesure où elle propose une approche moins rude que les régimes extrêmes, notamment le régime « paléo-cétogène », dont nous avons souvent parlé. Le régime paléo-cétogène a été mis au point par des chercheurs hongrois comme thérapie expérimentale pour traiter les maladies auto-immunes, le cancer et les diabètes de type 1 et 2. Il consiste à ne manger pratiquement que du gras, de la viande, des abats, des œufs, des laitages et quelques légumes.

La recherche continue donc d’avancer, et c’est une bonne nouvelle.

À votre santé !

 

Jean-Marc Dupuis

 

Source :

[1] Pilot study suggests remission a possibility for Type 2 diabetes patients

 

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Oui, je viens de recevoir un deuxième coup dur. Lorsque j'ai su que j'avais la maladie de Lyme ce ne m'a pas fait le dixième du coup que j'ai reçu cette semaine. Non ce n'est pas une autre maladie, c'est simplement une séparation conjugale, 30 ans de...

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Les plantes médicinales sont, pour la plupart, faciles à cultiver.

Beaucoup poussent en terre pauvre, à l’ombre, et même si votre jardin est petit ou se réduit à un mètre carré sur un balcon, voire à un simple pot sur un appui de fenêtre, vous pouvez réussir vos cultures !

Ce jardin de « simples » appartenant à un monastère est sophistiqué. Mais beaucoup de plantes médicinales se contentent d’un balcon ou d’un coin mal exposé. Profitez-en.

Je vais donc vous indiquer dix plantes médicinales qui préfèrent lombre, et qui vous permettront d’exploiter au mieux les espaces à votre disposition.

Mais avant cela, permettez-moi de rappeler les bonnes raisons de faire cet effort.

Bonnes raisons de cultiver vos propres plantes médicinales

D’abord, les plantes médicinales fraîches sont plus efficaces car plus concentrées en actifs.

Vous avez sous la main, selon les saisons, les différentes parties utiles de la plante, sans avoir à courir à chaque fois au magasin. Vous savez précisément ce que vous mettez dans vos préparations et pouvez choisir les parties de plantes de la meilleure qualité.

Mais les plantes médicinales ne sont pas réservées aux personnes malades.

Les herbes médicinales sont aussi aromatiques. Notre culture culinaire est indissociable des préoccupations de santé :

  • C’est (entre autres) parce que la sauge est antiseptique qu’on en met souvent dans les plats à base de porc.
  • C’est parce que la menthe est digestive qu’on en fait des desserts et des tisanes.
  • C’est parce que l’ail et les oignons stimulent le système immunitaire, qu’ils sont riches en soufre (donc bon pour les cartilages) et ont des vertus antibiotiques qu’on en met pratiquement partout dans les plats salés…

Le mot « aromatarius » désignait, dans l’Antiquité et dans les monastères médiévaux, non pas la personne qui s’occupait du goût ou de l’odeur de la nourriture, mais le préparateur des produits médicinaux.

Dans la Bible, les « aromates » sont mentionnés non dans le cadre de la cuisine, mais quand il s’agit de soigner une plaie, de guérir une maladie ou d’embaumer un mort…

Cultiver des plantes médicinales (ou aromatiques, puisque c’est la même chose), c’est donc plus qu’économiser sur l’achat d’un petit flacon en verre « Ducros » au supermarché. C’est renouer avec un monde de traditions, de gestes et de bienfaits au fondement de notre culture et de notre santé.

Menthe

La menthe fait de belles feuilles vertes et charnues. Il faut la planter le long de votre maison et dans les endroits de passage, afin de profiter de son odeur. Elle pousse dans la terre humide mais bien drainée. Cueillez ses feuilles pour des tisanes digestives.

Thym

Il existe de nombreuses sortes de thym, dont on se sert pour assaisonner les viandes et les légumes, surtout ceux qui ont un goût fort comme le chou.

Le thym pousse presque partout, supporte la sécheresse. Vous pouvez le planter au pied d’un arbre, où il ne tardera pas à s’étaler et à produire plus que vous ne pourrez consommer. Mais vous pouvez le cueillir et le faire sécher pour l’hiver. Taillez-le régulièrement pour le maintenir vigoureux.

Le thym est anti-infectieux. Tisanes et macérat huileux de thym sont les premiers remèdes à prendre en cas d’infection respiratoire, de mal de gorge, de rhume, d’angine.

Angélique

L’angélique est une grande plante verte au goût proche du céleri. Elle était autrefois très utilisée sous forme confite pour décorer les pâtisseries.

Mais on croquait aussi l’angélique pour lutter contre la toux et le mal de gorge.

Il faut la planter à l’ombre des massifs et des arbres dans un terrain légèrement acide. Elle a besoin de beaucoup de place pour grandir. Donc mettez-la dans un coin reculé de votre jardin où vous pourrez vous rendre pour récolter les feuilles et les graines au besoin.

Les feuilles les plus grandes apparaissent au début de la croissance de la plante. Les graines doivent être replantées fraîches rapidement, car elles sèchent et meurent vite.

Ciboulette

Il est presque impossible de rater votre culture de ciboulette. Elle est, de plus, très simple à récolter, grâce à un simple coup de ciseaux, et on peut l’utiliser partout pour donner un frais parfum entre oignon et échalote, mais plus raffiné.

Elle repousse chaque année, donc vous n’avez même pas à la replanter. Ses fleurs se mangent et sont très décoratives sur un plat. Elle dissuade de nombreux parasites du jardin.

Elle aide à digérer, soulage les gaz. Et elle a, comme toutes les alliacées (la famille de l’oignon), des vertus antiseptiques et même antibiotiques.

Elle aime les sols riches et bien drainés, et préfère être légèrement à l’ombre, surtout l’après-midi.

Persil

Le persil est une plante d’origine méditerranéenne, mais qui est maintenant employée dans le monde entier, à toutes les sauces (c’est le cas de le dire). Sa racine peut être utilisée comme légume dans les soupes, ragoûts et pot-au-feu.

Ses feuilles sont désodorisantes et accompagnent très bien tous les plats qui laissent un goût fort dans la bouche, en particulier en présence d’ail et d’oignon cru.

Le persil fait un très bon cataplasme antidouleur et cicatrisant contre les piqûres d’insectes et les ecchymoses.

Il aime les sols humides, riches en matières organiques et préfère l’ombre légère : ainsi, ses feuilles se développent de façon plus luxuriante. Il est très résistant au froid et reste vert même en période de gel.

Coriandre

La coriandre est très intéressante comme plante aromatique, car le goût frais et citronné de La coriandre est très intéressante comme plante aromatique, car le goût frais et citronné de ses feuilles n’a rien à voir avec le goût épicé et doux de ses graines, qu’on récolte après la floraison.

La coriandre appartient à la même famille que le persil (les apiacées) et, comme lui, aime les terres riches, riches en humus, et humides.

La faire pousser à l’ombre permet de retarder le développement de ses fleurs, étape au cours de laquelle ses tiges deviennent plus épaisses et amères. On récolte les feuilles les plus anciennes et les plus grandes, laissant ainsi se développer les feuilles plus tendres au centre de la rosette.

En cas de besoin, toute la plante peut être arrachée et utilisée finement hachée.

Estragon

L’estragon est une plante aux feuilles minces et longues, parfumées à l’anis. Il appartient à la famille des marguerites. Ses tiges doivent être récoltées jeunes et fraîches.

L’estragon est un excellent antioxydant. Il protège contre les radicaux libres qui abîment les cellules, en particulier dans les artères. On l’ajoute volontiers à la cuisine parce qu’il aide à la digestion.

Macéré, il fait une excellente huile de massage pour dénouer les contractures, les crampes, les lumbagos, la sciatique, les rhumatismes.

Il aime les sols riches et bien drainés, mais sa saveur sera plus forte s’il est cultivé en sol pauvre.

Il poussera au mieux dans les endroits ensoleillés le matin mais bien à l’ombre l’après-midi.

Anis

L’anis est une belle plante produisant de larges couronnes de fleurs (ombelles), et qui est idéale pour les coins ombragés et bien drainés du jardin.

Les graines doivent en être semées directement en pleine terre, car l’anis déteste être transplanté. Il est très important de le faire pousser soi-même, car les graines d’anis ne se conservent pas. Elles sèchent et perdent aussitôt l’essentiel de leur parfum.

Fraîches, elles enrichissent les saveurs de très nombreux plats, salés comme sucrés.

En infusion (15 g de graines par litre d’eau), l’anis est très parfumé et aide à la digestion après un repas copieux.

Il entre dans la composition d’apéritifs traditionnels (pastis), car il stimule l’appétit.

Il est galactogène, c’est-à-dire qu’il augmente la production de lait chez les femmes qui allaitent.

Il est apaisant : les inhalations d’anis calment l’asthme, les congestions pulmonaires, la bronchite.

Aspérule odorante

L’aspérule odorante est une plante à feuilles vert foncé de 10 à 30 cm de hauteur. Elle porte des fleurs blanches en forme de clochettes et fait de petits fruits couverts de poils crochus.

On l’utilise en infusion pour traiter les insomnies, les états d’anxiété et les palpitations, les vertiges, la névralgie et les maux de tête. C’est la plante à cultiver quand on a un malade à la maison.

On boit trois tasses par jour de 50 g de fleurs d’aspérule odorante infusés pendant quinze minutes dans une tasse d’eau bouillante (il faut en mettre beaucoup, donc).

Avec ses feuilles, on fait un très bon cataplasme contre les entorses et les articulations douloureuses et gonflées.

Elle aime les conditions similaires à l’angélique : elle doit, elle aussi, être mise dans les zones ombragées, riches et bien drainées.

Périlla rouge (ou basilic japonais)

C’est une plante très riche en polyphénols, flavonoïdes et lutéoline, bien connue en Asie pour ses vertus antiallergiques. Elle était souvent associée en Chine et au Japon à la consommation de crabes et de coquillages (allergènes notoires).

La périlla rouge réduit la production d’histamine et d’immunoglobuline E [1]. Elle adoucit l’état inflammatoire provoqué par les intolérances (gluten, lactose).

Elle est souvent recommandée en nutrithérapie, car elle fait partie des rares plantes riches en acides gras oméga-3, et permet de faire une bonne huile.

Elle aime les sols riches, bien humides et partiellement ombragés. Pincez les boutons de fleurs avant qu’ils ne se développent, pour prolonger la production de feuilles.

 

Bon jardinage et à votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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  • « Le muguet, un porte-bonheur très toxique » (France-Info)1
  • « Attention pour votre 1er mai, le muguet peut être dangereux pour les enfants » (Le Monde – Huffington Post)2
  • « Le muguet, joli, mais toxique ! » (Le Parisien)3
  • « Sous ses airs gais et printaniers, le discret brin de muguet du 1er mai cache un redoutable meurtrier.» (France 5)4
  • « Charles IX a causé la mort de nombre de ses sujets en leur offrant du muguet ? Affamés après la sanglante Saint-Barthélemy, ils avaient cru bon de s’en servir pour épaissir leur maigre soupe… » (Le Parisien)5

Les médias étaient déchaînés ce matin de 1er mai.

Haro sur le muguet ! Vous pensiez que cette fleur à la blancheur virginale, symbole de pureté et d’innocence, au parfum délicat, était un cadeau de la Nature pour célébrer le retour du printemps et des journées ensoleillées ?

« Naïfs ! Malheureux ! Imbéciles ! », crient radios et journaux… « Vous risquez d’intoxiquer vos enfants !6 Les personnes âgées !7 Vos animaux domestiques !8 »

C’est fini. La magie est brisée…

Pourrai-je un jour regarder à nouveau ce frêle brin du muguet, trempant dans un pot de yaourt « La Laitière » rempli d’eau par un de mes enfants attentionné, sans que ne clignote dans mon esprit un voyant rouge : « Attention, danger !! » ?

Oui, bien sûr.

Car l’essentiel des propos sur le muguet racontés dans ces médias relève des « fake news » pures et simples.

Les « fake news » sont ces fausses informations dont l’unique but est de vous faire peur pour vous faire cliquer sur leur article, et ainsi « générer du trafic » créant du revenu publicitaire supplémentaire pour les sites d’informations.

Le muguet est innocent

Contrairement à ce qui est raconté un peu partout, vous ne risquez rien à acheter du muguet.

Strictement parlant, le muguet est une plante qui peut être qualifiée de toxique.

Mais vous risquez beaucoup plus à priver votre foyer de cette exquise tradition qui apporte un baume floral et printanier bienvenu dans nos intérieurs trop souvent pollués par les détergents, les vernis, peintures et autres perturbateurs endocriniens.

Vos enfants risquent beaucoup plus pour leur santé si vous les privez d’aller jouer dans le jardin, les parcs et les forêts où pousse le muguet.

On vous raconte que votre enfant risque l’intoxication s’il boit l’eau du pot où aura trempé le muguet, ou s’il mange des clochettes. C’est faux.

Il faudrait qu’il mange le brin entier, avec les feuilles, pour avoir mal à l’estomac, vomir, et peut-être avoir le cœur qui se mettrait à battre un peu la chamade. Et le problème passerait de toutes façons spontanément.

Pour en mourir, il faudrait que vos enfants se mettent à brouter du muguet, ce qui est extrêmement improbable vue la texture filandreuse bien pire que celle des haricots verts et du céleri, sans parler de l’amertume du muguet riche en convallataxine (un alcaloïde) qui le rend difficilement mangeable.

90 % des « intoxications au muguet n’entraînent aucun symptôme

Le Parisien annonce avec des trémolos que :

  • « En ce 1er mai, les centres antipoison s’attendent d’ailleurs à être un brin dépassés par les appels liés au muguet. »

Et il est vrai que, statistiquement, on sait que 200 à 300 appels sont faits aux centres antipoisons chaque année en lien avec le muguet.

Mais ce que le journaliste oublie soigneusement de préciser, c’est que 95 % de ces appels déboucheront sur des conseils apaisants du type :

  • « Mais non Madame, ne vous inquiétez pas… Votre enfant (ou votre belle-mère) a avalé une clochette blanche mais il ne va rien lui arriver… Ne croyez pas ce qui est raconté dans les journaux… »

Parmi les cas d’intoxication réelle, très minoritaires (environ 8 cas chaque mois de mai), 90 % sont des cas d’intoxication… asymptomatique, ce qui signifie sans signe extérieur observable ni ressenti par le patient !!!

C’est ce qui ressort de la dernière étude sérieuse réalisée sur ce sujet, publiée en avril 1999 par le CHU de Lille9.

Pourquoi les journalistes omettent-ils ce point essentiel ?

Parce que cela risquerait de rassurer les lecteurs au sujet des dangers du muguet, et des plantes en général. Ils éteindraient leur radio et, plutôt que d’écouter les publicités, partiraient dans la nature cueillir du muguet.

Le problème des fake news sur Internet

De plus en plus de sites d’informations exploitent une image de sérieux héritée du 20e siècle, à l’époque où il s’agissait de journaux, imprimés uniquement sur papier, et réalisés par des journalistes de l’ancienne école. Vous ne pouviez entrer dans la profession de journaliste sans connaître votre sujet et être capable de vérifier vos sources et croiser les informations.

Tout n’était pas parfait, bien sûr, et on relevait déjà à l’époque de nombreux biais dans les informations.

Néanmoins, aujourd’hui, Internet a transformé cela en une foire d’empoigne.

Ne vous laissez pas faire. Fuyez les articles sensationnalistes, conspirationnistes, les titres racoleurs de plus en plus nombreux.

Ils vous présentent de prétendus terribles dangers imminents. Ils dénoncent des fraudes immenses. Mais c’est la version moderne, pour adultes, du « grand méchant loup » toujours prêt à ressurgir pour dévorer les petits enfants.

Ces informations alarmistes désignent, plus souvent qu’à leur tour, les remèdes naturels, les médecines alternatives, des naturopathes. Ce sont des proies faciles car rien n’est plus simple que de raconter que telle plante ou produit naturel est un tueur caché, et que le patient se serait « tellement mieux porté » s’il avait sagement avalé des pilules chimiques.

C’est ce que n’hésite pas à faire le site « Allo Docteur » qui est dans la désinformation, la « fake news » caractérisée quand il affirme que le muguet est un « redoutable meurtrier »10, à ne « jamais laisser à portée des enfants ».

On est dans le délire.

Mais soyez sûr que, chez les Dupuis aujourd’hui, chacun des enfants ira cueillir lui-même, sans gants en caoutchouc ni masque à gaz, un brin de muguet dans le jardin.

Nous ne leur ferons aucune mise en garde lorsqu’ils humeront le parfum capiteux des clochettes blanches.

Nous ne les alerterons pas lorsqu’ils l’emballeront dans une feuille de papier coloriée à leur façon, pour l’offrir à leur Maman.

Je vous tiendrai au courant des suites… D’ici là, les journalistes peuvent retenir leur souffle !

A votre santé !

JM Dupuis

 

Sources :

[1] http://ift.tt/2pPReKz

[2] http://ift.tt/2qwj22E

[3] http://ift.tt/2pwUK9u

[4] http://ift.tt/21l48Jq

[5] Idem.

[6] Voir http://ift.tt/2qwj22E

[7] Ibid.

[8] Ibid.

[9] http://ift.tt/2qwi4Dt

[10] http://ift.tt/21l48Jq

 

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