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Selon une étude publiée dans la revue médicale American Journal of Epidemiology, les hommes qui pensent que leur femme ne les aime pas ont trois fois plus de risque que les autres de développer un ulcère. (1)

D’autre part, sur mille femmes à qui l’on venait de diagnostiquer un cancer du sein, on a recensé deux fois plus de décès au bout de cinq ans parmi celles qui ont assuré recevoir peu d’affection dans leur vie. (2)

Enfin, parmi les hommes souffrant de maladie cardiaque, ceux qui s’estiment aimés par leur femme présentent deux fois moins de symptômes que les autres, a indiqué une autre étude. (3)

Si vous posez la question à un médecin, il vous donnera des explications scientifiques à ça. Il vous expliquera que notre cerveau et nos émotions jouent un rôle majeur sur notre rythme cardiaque et notre système immunitaire, qui est dirigé par les hormones produites par l’hypophyse, une glande dans le cerveau.

Et c’est vrai : les idées noires, le sentiment de ne pas être aimé, perturbent la réponse immunitaire, mettent les artères sous pression, et entraînent la production d’acides dans l’estomac, qui peuvent favoriser un ulcère. Réciproquement, se sentir bien, et en particulier se sentir aimé (par son conjoint mais aussi par les autres membres de sa famille et ses amis) stimule les capacités d’auto-guérison du corps.

Mais finalement, peu importe pour vous, cher lecteur. La question urgente, ce ne sont pas les mécanismes, c’est : comment exprimer votre amitié ou votre amour aux personnes qui vous entourent, et en particulier à celles qui souffrent ou qui sont malades, pour les aider à guérir ?

Car le problème, bien souvent, n’est pas tant que nous manquons d’amour pour les autres, mais plutôt que nous peinons à trouver les moyens justes de l’exprimer.

Les cinq langages de l’amour

Selon le psychologue et thérapeute de couples Gary Chapman, nous n’avons pas tous le même moyen d’exprimer notre amour et cela peut provoquer de dramatiques malentendus. Il existe cinq façons d’exprimer son amour : (4)

Chez les uns, ce sont les paroles valorisantes (langage n°1) : « Tu es superbe avec cette tenue » ; « Ton repas est délicieux » ; « Tu es un très bon bricoleur » ; « Je te remercie pour l’aide que tu m’apportes… ».

Chez les autres, ce sont les moments de qualité (langage n°2), c’est-à-dire des moments où l’on stoppe toute activité pour s’occuper de l’autre, en allant au restaurant ou en se promenant juste à deux.

Certains sont plus sensibles aux cadeaux (langage n°3), qui sont bien sûr un excellent moyen de dire « je t’aime ». Les cadeaux n’ont pas besoin d’être onéreux. Cela peut-être un bouquet de fleurs ou le tee-shirt qui lui avait plu dans la vitrine mais qu’il n’avait pas osé acheter. Les enfants n’hésitent d’ailleurs pas à nous montrer qu’ils nous aiment en nous offrant un bricolage fait de leur main ou un bouquet de fleurs cueillies dans les champs.

Rendre service (langage n°4) est une clé qui marche particulièrement bien pour d’autres. Gary Chapman explique : « J’entends par là tout ce qui, à votre connaissance, ferait plaisir à votre conjoint : cuisiner, mettre la table, passer l’aspirateur, nettoyer, changer les couches du bébé, repeindre la chambre à coucher, entretenir la voiture. » (pages 78-79).

Enfin, le cinquième langage, c’est bien sûr le toucher physique, les caresses, pas seulement à visée sexuelle : main posée sur celle du conjoint au moment du café, être assis l’un contre l’autre en regardant la télévision, s’embrasser à chaque feu rouge…

Pour être sûr que votre amour soit évident pour ceux que vous aimez, vous devez vous assurer que vous utilisez bien le ou les langages qu’ils comprennent !

Jeux pour déterminer quel est votre langage, et celui de votre conjoint

Le jeu du réservoir plein :

L’un dit à l’autre, et pour chaque langage (paroles valorisantes, moments de qualité, services rendus, cadeaux, caresses) : « Sur une échelle graduée de 0 à 10, à quel niveau de remplissage estimes-tu ton réservoir émotionnel ? » Après la réponse, demander « que puis-je faire pour faire monter le niveau ? » Inverser les rôles de manière à ce que chacun ait son réservoir émotionnel plein.

Pour aller plus dans le détail, chacun peut ensuite se poser les questions suivantes :

  1. Qu’est-ce qui me blesse le plus dans ce que mon conjoint fait ou omet de faire ?
  2. Qu’ai-je le plus souvent réclamé à mon conjoint ?
  3. Quelle est ma façon d’exprimer généralement mon amour à mon conjoint ? Si, par exemple, vous choisissez d’habitude de lui rendre service, il est probable que vous estimerez son amour au nombre de fois où, lui aussi, vous a rendu service. Mais n’a-t-il pas plus souvent cherché à exprimer son amour par un des quatre autres moyens, sans que vous n’y prêtiez assez d’attention ? (paroles valorisantes, moments de qualité, cadeaux, caresses ?).

Enfin, posez-vous la question : quel serait le conjoint idéal pour moi ? Si j’avais le conjoint parfait, quelles seraient ses qualités ? Le portrait de ce conjoint vous indiquera le ou les langages auxquels vous êtes le plus sensible.

Si vous avez l’impression d’avoir connu des jours heureux avec votre conjoint, et que les choses ont changé, demandez-vous : « A l’époque, qu’est-ce que j’aimais particulièrement chez mon conjoint ? Que disait-il, que faisait-il qui nourrissait mon désir d’être près de lui ? » Ces souvenirs peuvent vous donner une idée de ce qui était le langage d’amour qui vous parlait le plus clairement.

Les langages de l’amour s’appliquent aussi aux enfants

Les paroles valorisantes sont faciles à trouver quand l’enfant est tout petit. Mais la communication entre un adulte et un enfant risque vite de s’appauvrir de façon tragique si l’on n’y prend garde.

  • Ta journée s’est bien passée ?
  • Oui !
  • Tu aimes bien ta maîtresse, cette année ?
  • Ça va.
  • Tu t’es fait des copains ?
  • Oui !
  • Ils sont gentils ?
  • Oui !
  • C’est bientôt les vacances. Tu es content ?
  • Ah oui !
  • Et tu as eu de bonnes notes cette année ?
  • Parfois oui, mais pas toujours.
  • Et tu fais toujours du foot ?
  • Oui !
  • Bon, c’est bien.

Cette façon de « communiquer » avec son enfant est évidemment catastrophique à long terme car c’est une fausse communication. L’enfant n’apprend rien, l’adulte non plus. Pas d’échange, pas d’enrichissement mutuel, pas d’émotion qui passe : aucune relation ne se construit, donc.

Un moyen beaucoup plus efficace de démarrer la conversation avec un enfant, y compris s’il est tout petit, est de lui faire part en toute simplicité, et bien sûr avec la retenue qui s’impose, de choses intéressantes de votre vie : « Bonsoir Soraya, j’espère que ta journée s’est bien passée. De mon côté, je suis arrivée en retard au travail ce matin parce qu’il y avait un terrible accident sur la route (blablabla…). Au bureau, un client furieux m’a téléphoné : on lui avait livré une plante tropicale à la place d’une perceuse électrique (blablabla…). »

Vous verrez que l’enfant ne perdra pas une parole des « aventures » que vous lui confierez et, très probablement, il se mettra à parler spontanément des choses qui sont importantes pour lui, sans que vous ayez à lui tirer les vers du nez, lorsque vous vous arrêterez.

Les moments de qualité : cela peut consister bien entendu, à accepter de faire un jeu avec lui qu’il aime beaucoup, voire faire une sortie avec lui, mais le moyen le plus efficace est de consacrer un peu de temps (et de réflexion…) à lui faire découvrir une chose importante de votre existence, par exemple, votre métier.

Trop d’enfants n’ont aucune idée concrète de ce en quoi consiste vraiment la profession de leurs parents. Pourtant, même si votre activité est particulièrement difficile à concevoir pour un petit (chef de projet webmarketing, par exemple), réfléchissez et vous vous apercevrez qu’il y a malgré tout de nombreuses « petites » choses que vous faites souvent et qu’un enfant peut parfaitement comprendre. Prendre le temps d’introduire ainsi un enfant à cette partie de votre vie est un moyen fantastique de le faire grandir.

Les cadeaux : vous me permettrez de me passer de commentaire sur ce sujet, à une époque où il ne semble pas que les enfants manquent de cadeaux, bien au contraire…

Les services rendus : si pour certains enfants les baigner, les habiller, laver leur linge, les aider à faire leurs devoirs, réparer leur vélo, leur préparer le petit déjeuner le matin est normal, pour d’autres, c’est aussi l’expression de l’amour de leurs parents.

Le toucher physique : vaste sujet, passionnant. On sait aujourd’hui que les bébés prématurés qui ne sont pas régulièrement caressés ne grandissent pas. Les enfants adorent se blottir, se nicher, se faire gratter et cela fait partie de leurs besoins physiologiques. Le problème se corse à l’adolescence mais, en insistant un peu, vous pouvez parvenir à convaincre votre adolescent des bienfaits du massage dorsal par exemple.

Autant de façons de faire grandir l’amour dans votre famille et votre entourage, et donc la bonne santé !

Jean-Marc Dupuis

Sources

  1. J. H. Medalie, K. C. Stange et coll., in American Journal of Epidemiology, 1992, vol. 136.
  2. P. Reynolds, P. T. Boyd et coll., in Cancer Epidemiology Biomarkers & Prevention, 1994, vol. 3.
  3. J. H. Medalie and U. Goldbourt, in American Journal of Medicine, 1976, vol. 60.
  4. Gary Chapman, Les Cinq Langages de l’Amour, Les actes qui disent je t’aime, 1997.


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Comment se motiver ?

Il est méritoire de votre part de lire si fidèlement Santé Nature Innovation.

Cependant, à ce stade, vous en savez sans doute largement assez sur la santé naturelle.

Avec tout ce que vous avez lu sur Santé Nature Innovation, vous pourriez déjà faire une très grande différence positive sur votre santé, sur votre vie (et sur celle des personnes que vous aimez).

La question pour vous n’est donc plus : « de quelles informations ai-je besoin ? »,

Mais :

« Que fais-je concrètement de mes connaissances ? Quels sont les conseils que je mets déjà en pratique dans ma vie ?

 

Et quels sont ceux qui en sont encore au stade du projet, du rêve, du vœu pieux ?? »

Il est important parfois de s’arrêter. D’arrêter de lire mes lettres. De vous poser. De vous détendre. Et de réfléchir.

Profiter de ce moment peut-être plus calme du mois d’août pour faire un bilan.

Ne vous inquiétez pas.

Vous ne manquerez probablement aucune information vitale.

Il est beaucoup plus important de passer à l’action, même si vous ne commencez que par de toutes petites choses.

L’importance de passer à l’action

Par exemple :

Je parle constamment des études, faits, preuves, sur les vertus d’une supplémentation en vitamine D. Et je ne suis pas le seul.

Julien Venesson le fait. Thierry Souccar recommande constamment la vitamine D. C’est le cas aussi du Dr Curtay et du Dr Hertoghe, ou encore du Dr Rueff, d’Eric Mueller et de Gabriel Combris, du Pr Joyeux et de Xavier Bazin, et j’en passe.

En fait, toutes les personnes compétentes en santé naturelle savent que la première chose à faire est de prendre de la vitamine D, au minimum 1500 UI par jour, si possible 4000 UI par jour.

Et je suis convaincu que vous êtes au courant.

Mais vous-même, en avez-vous vraiment acheté ? Si oui, vos gouttes ou vos comprimés de vitamine D3 sont-ils à portée de votre main ? Ou sont-ils abandonnés dans un tiroir ou un vieux placard

Avez-vous pris votre dose aujourd’hui ? Et hier ? Et avant-hier ?

Même question pour les oméga-3. Même question pour l’exercice physique. Même question pour les probiotiques et les multivitamines…

Ce n’est pas la peine d’aller vers les produits spécialisés, techniques, pointus, si la base n’est pas solide. Vous perdriez votre temps et votre argent.

L’important est de commencer par les fondamentaux.

Pourquoi ça bloque

Parfois, nous en faisons tous l’expérience, nous sommes convaincus que nous devrions faire une chose. Elle paraît simple, facile, rapide… et pourtant nous ne la faisons pas.

Nous devons nous forcer pour la faire une fois, deux fois… puis nous abandonnons, nous oublions.

Comment se motiver pour changer ?

C’est là sans doute la question la plus importante à traiter.

Il faut réaliser que la plupart des choses que nous faisons dans notre vie sont des sortes d’automatismes.

Nous les faisons… parce que nous les faisons habituellement, parce que nous l’avons toujours fait.

Nos vies sont ainsi déterminées à 95 % par des mécanismes, des réflexes, dans lesquels les choix volontaires interviennent très peu.

Mon confrère Eric Mueller prenait l’exemple l’autre jour d’un paquet de chips ou de bonbons. Nous avons l’impression que nous décidons de manger chaque chips, chaque bonbon.

En fait, pas du tout.

Bien des personnes sont en « pilote automatique » au moment où elles ouvrent leur placard pour prendre un paquet de chips. Et elles sont toujours en pilote automatique quand elles l’ouvrent et plongent la main dedans.

Leur cerveau conscient n’intervient qu’au moment, par exemple, de trouver comment marche « l’ouverture facile ». Mais la main plonge quasi automatiquement dans le paquet pour porter les chips à la bouche qui, tout aussi automatiquement, les mâche puis les avale.

La bouche envoie aussi, automatiquement, des signaux pour demander « encore » au cerveau, qui obéit… automatiquement, en envoyant la main à nouveau dans le paquet. Et c’est ainsi que le paquet se retrouve vide.

La preuve est que cela ne demande aucun effort de volonté de terminer le paquet. L’effort, presque insurmontable au contraire est d’arrêter. Fermer le paquet, le ranger et ne plus y revenir.

Et c’est difficile. Extrêmement difficile car votre cerveau inconscient et votre corps, eux, ont décidé de continuer !!

Comment font, alors, ceux qui parviennent à sortir de la routine ou, plutôt, à adopter une autre routine, plus positive et plus saine ?

Comment faire pour adopter des habitudes plus saines

La réponse est qu’il faut avoir un autre but, plus vaste, plus ambitieux, que la simple volonté d’être en meilleure santé, d’avoir une meilleure apparence ou forme physique.

Prenez le cas des acteurs qui doivent perdre du poids pour tourner un film.

Dans 100 % des cas ils réussissent, alors que, habituellement, 90 % des gens abandonnent leur régime après moins d’une semaine.

L’explication est simple : l’acteur ne cherche pas à perdre du poids… pour perdre du poids, ou être plus beau, ou en meilleure santé.

Il a un but plus vaste, derrière : il doit être prêt pour le film ! Il sait que le succès en dépend. Que des équipes comptent sur lui. Que des moyens financiers considérables ont été engagés.

Réduire la portion de ses repas, faire de l’exercice physique, ne lui pose alors aucun problème. Cela relève pour lui d’une évidence. Il ne le voit pas comme un sacrifice. Au contraire, il est heureux de chaque privation qui lui permet de se rapprocher de son objectif.

À la limite, il attend avec impatience la privation suivante. Le défi est d’autant plus excitant qu’il a un délai précis (la date du début du tournage) et qu’il ne peut pas se permettre de retard.

C’est vraiment comme cela que ça se passe.

Vous imaginez la facilité de faire un régime dans ces conditions.

Comparez cela à la personne qui, toute seule, dans son coin, a décidé d’entreprendre un régime dans le but hypothétique de pouvoir entrer dans un maillot de bain plus petit, et d’être plus à l’aise sur la plage.

Dans ce cas, chaque bouchée refusée, chaque plaisir dont elle est privée lui coûte énormément. Continuer le régime lui paraît être une montagne infranchissable.

Elle se dit que, même avec 5 kg ou 10 kg en moins, ce n’est pas forcément ça qui fera que tous les regards se tourneront vers elle avec admiration.

Elle se dit que le plaisir qu’elle tirerait de ce « tout petit bout de chocolat », de cette glace, de cette crêpe, est beaucoup plus tentant car immédiat, direct, assuré, facile (alors que l’autre objectif est distant, improbable, difficile…)

Plutôt que de mettre un maillot plus petit, se dit-elle, il serait tellement plus simple de mettre un ample paréo, de renoncer à son désir de séduire, d’utiliser plutôt son énergie à « s’accepter comme elle est » …

Et c’est ainsi que les bonnes résolutions partent en fumée : parce qu’il n’y a pas d’objectif plus vaste et ambitieux derrière, impliquant d’autres personnes importantes qui comptent sur elle.

La solution, bien sûr, est de placer le régime dans la perspective d’un projet, comme par exemple d’avoir la forme nécessaire pour un certain défi sportif, à telle date, et si possible en équipe, avec des coéquipiers qui comptent sur vous.

Revenons enfin à l’exemple de la vitamine D :

La principale raison de prendre de la vitamine D quotidiennement est de diminuer son risque de cancer, même si la vitamine D est aussi utile contre les infections, pour la solidité des os, contre la dépression.

Mais la simple peur du cancer ne vous motivera pas pour prendre de la vitamine D tous les jours pendant le reste de votre vie.

Il faut avoir un autre projet, positif, motivant, important pour vous, pour votre entourage et, pourquoi pas, pour le monde entier.

Imaginez que vous soyez sur le point de découvrir une nouvelle source d’énergie, propre, inépuisable, capable de changer l’avenir de l’humanité.

Vous savez que vous tenez la piste

Mais vous savez aussi que vous êtes le seul à pouvoir le faire et, quoi qu’il arrive, votre projet ne pourra pas aboutir avant 25 ans.

Or vous avez 55 ans et vous savez que, dès à présent, votre risque de cancer va augmenter chaque année.

Étant dans la moyenne des Français, vous avez un risque sur trois de déclarer un cancer, auquel cas votre projet vital pour l’avenir du monde ne pourra pas aboutir.

Mais il existe une solution simple, peu coûteuse, pour réduire fortement votre risque de cancer.

Il s’agit tout simplement de prendre quelques gouttes de vitamine D tous les jours.

Dans ce cas, je vous le garantis, vous réussirez à vous y tenir. Cela ne vous posera même aucun problème. C’est avec joie, et sans y penser, que vous prendrez l’habitude d’avaler votre vitamine D tous les matins.

Ce que j’ai écrit est valable pour tous les changements dans la vie. Il faut avoir une bonne raison de vouloir les faire. Un projet important, du type de ceux qui vous font vous lever le matin. De ceux qui vous font piétiner d’impatience. De ceux qui vous persuadent que votre vie vaut vraiment la peine d’être vécue.

Alors encore une fois, si vous êtes en vacances, profitez de ce moment idéal pour remettre les compteurs à zéro et réfléchir à ces sujets essentiels.

Ce n’est que dans un deuxième temps que vous pourrez revenir à la santé naturelle et vous dire : « Maintenant, je sais pourquoi il est vraiment si important de prendre ma vitamine D, mes multivitamines, mes oméga-3 !!! Sans cela je risque de tomber malade et ce serait catastrophique car je ne pourrais jamais accomplir tel ou tel projet, qui est pourtant absolument vital pour les gens que j’aime et le monde qui m’entoure !! »

Pour partager vos idées, échanger, et en trouver d’autres, je vous invite à partager vos réflexions avec nous, les lecteurs de SNI et moi-même, en commentaire de cet article, en cliquant ici.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



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Défi de l’été : gagner en équilibre ?

Si je vous dis « équilibre », vous pensez peut-être à la détox, à la minceur, au bien-être ?

Et si pour une fois, je vous parlais du vrai équilibre. Un équilibre qui se joue sur une « slackline ».

Rien de dangereux, derrière ce nom mystérieux. Je vous rassure.

La slackline signifie mot à mot « sangle lâche ». C’est une activité de plein air dans laquelle vous accrochez votre slackline élastique et dont la largeur varie entre 2,5 et 5 cm entre deux arbres à la hauteur que vous désirez. L’objectif est alors de vous tenir sur la sangle et d’avancer… sans tomber !

Dit comme ça, ça peut paraître incongru, mais ça ne l’est pas du tout. Au contraire, je vous explique pourquoi ci-dessous. En attendant, voici des slackliners en pleine action :

 

Les bénéfices de la slackline pour votre bien-être

Nous avons tous fait l’équilibriste au bord de l’eau, sur une ligne tracée au sol, ou encore admiré les artistes de cirque lors de performances impressionnantes… mais avec la slackline, c’est vous sur une « sangle» de quelques centimètres de large, pour de vrai. Vous n’êtes pas forcément très haut au-dessus du sol, mais vous avez de vraies sensations !

La pratique de la slackline et les sensations que cela procure ne représentent que des bénéfices pour votre bien-être, et même votre santé.

La preuve par 5.

  • Tout votre corps travaille.

Selon vous, pourquoi les équilibristes de cirque sont si beaux à regarder ?

Tous les jours, sur le fil, toutes les parties de leur corps sont engagées dans le maintien de l’équilibre. Eh bien, avec la slackline, c’est la même chose (le vertige en moins).

Tous vos muscles sont concentrés pour éviter de vous faire tomber de la sangle. Ainsi, au fil des séances d’entrainement (quelques minutes suffisent si vous pratiquez quotidiennement), votre corps dans son entier se tonifie.

  • Votre équilibre s’améliore.

Sous votre poids, la sangle élastique et quelque peu instable peut osciller aussi bien latéralement que verticalement. A vous donc de faire appel à toutes vos fibres musculaires pour rester en équilibre. Et à force d’entrainement, vous verrez que vous progresserez et cela vous sera bénéfique tout au long de votre vie. Peut-être prendrez-vous même plaisir à corser l’exercice en faisant tenir sur votre tête un grand chapeau mexicain 😉 !

  • Vous adoptez une meilleure posture

Sur la slackline, vous n’avez pas d’autres choix que de muscler votre dos ! Vous renforcez même votre colonne vertébrale. Un effet des plus bénéfiques de la slackline est alors de retarder l’apparition des douleurs dorsales.

  • Vous fortifiez votre concentration

Marcher sur votre slackline réclame une concentration intense. Le moindre écart et c’est la chute (prudence tout de même) ! C’est pourquoi sur la slackline, vous maitrisez davantage vos pensées et votre attention. Et, au quotidien, cela vous aide énormément. Vous êtes plus concentré(e) au travail et dans vos activités. En un mot, vous devenez un « as » !

  • L’occasion de méditer et de profiter de la nature

Pratiquée en toute sécurité et quiétude et dans le respect de la nature, la slackline est une belle opportunité de respirer, de prendre le temps, de penser et pourquoi pas d’adopter une attitude zen. Votre corps et votre esprit n’ont qu’un seul but : vous faire marcher et rester sur la slackline. Vous oubliez vos soucis et une fois la séance terminée, je vous assure que vous vous sentez plus relax.

Le tout est de pratiquer la slackline dans un espace qui se prête à la méditation et de respecter cet espace. Si vous accrochez votre slackline entre deux arbres, prêtez attention à protéger le tronc de l’arbre en appliquant un tissu épais entre la sangle et le tronc.

Alors, vous lancez-vous avec moi dans le défi de l’été slackline ? Gagner en équilibre et tonifier votre corps dans la nature, que demander de plus pour une « Beauté au Naturel » 😉 ?

En attente de vos commentaires sur la slackline, je vous dis à très bientôt,

Manon Lambesc



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Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Le boxeur Mohammed Ali est mort après avoir souffert pendant trente ans d’un Parkinson. Parkinson est une maladie des nerfs. Les médecins appellent cela une maladie « neurodégénérative » mais cela veut dire exactement la même chose : les nerfs sont malades et dégénèrent.

Voici quelques questions et réponses sur la maladie de Parkinson.

Question : Qu’est-ce que le Parkinson ?

Réponse : Le Parkinson est une maladie neurologique (maladie des nerfs) qui vous empêche de contrôler vos mouvements.

Elle commence avec des tremblements. Puis vos mouvements se ralentissent, vous traînez des pieds, vos membres se raidissent, vous perdez l’équilibre et vous peinez de plus en plus à articuler les mots.

Question : Qui l’attrape ?

Réponse : En France, 150 000 personnes souffrent de la maladie de Parkinson. En moyenne, elle débute entre 44 ans et 66 ans. Mais dans 15 % des cas, elle commence avant 40 ans. Hommes et femmes sont également touchés.

Question : Quelle en est la cause ?

Réponse : La cause exacte n’est pas connue. On observe seulement que la maladie de Parkinson se développe lorsque les cellules qui produisent la dopamine se détériorent et meurent.

La dopamine est un produit chimique qui permet aux cellules des nerfs (aussi appelées cellules nerveuses) de communiquer entre elles.

La dopamine permet la transmission des signaux électriques qui viennent du cerveau et qui servent à diriger les mouvements du corps. Normalement, grâce à la dopamine, ces signaux passent d’une cellule nerveuse à l’autre.

Ainsi, quand vous bougez un doigt, l’impulsion électrique vient à l’origine de votre cerveau. Mais pour arriver à votre doigt et le faire bouger, elle doit passer de cellule nerveuse en cellule nerveuse, de votre cerveau jusqu’à votre doigt. Chaque fois, elle passe par un petit « pont » formé de dopamine.

Les symptômes de la maladie de Parkinson commencent lorsque tant de cellules à dopamine meurent qu’il n’y a plus assez de dopamine dans le cerveau pour permettre la transmission des signaux électriques. On pense aujourd’hui que les herbicides comme le Roundup et les pesticides tuent ces cellules à dopamine. En effet, la maladie de Parkinson est plus répandue chez les agriculteurs qui produisent non biologique.

Question : Peut-on guérir ?

Réponse : On ne peut pas guérir de la maladie de Parkinson, mais il existe des traitements médicaux qui permettent d’atténuer les symptômes. Les patients peuvent prendre des comprimés de dopamine, ce qui est efficace pendant les 2 à 6 premières années de la maladie. On peut également implanter dans le cerveau des électrodes qui bloquent les tremblements. C’est impressionnant mais efficace.

Mais le patient contribuera beaucoup à l’amélioration de son état s’il fait des activités anti-Parkinson : de la danse, de la musicothérapie (composer, créer mais aussi écouter de la musique peut améliorer la coordination et la démarche [1]), du chant.

L’acupuncture est utilisée depuis longtemps en Chine pour traiter la maladie de Parkinson. L’électroacupuncture pourrait entraîner, à long terme, la régénération des neurones touchés par la maladie [2].

La technique Alexander : il s’agit d’une technique de rééducation posturale, mise au point par un acteur shakespearien qui souffrait de voix cassée et de maux de gorge. La médecine n’ayant pas résolu son problème, il entreprit de s’observer et s’aperçut qu’il raidissait inutilement l’ensemble de son corps lorsqu’il se préparait à réciter ou parler. Il lui fallut huit ans pour résoudre ses propres problèmes de voix.


Frederick Matthias Alexander (1869–1955) fut un grand acteur shakespearien, et inventa la méthode Alexander.

Il mit ainsi au point une technique pour se libérer des mauvaises habitudes de posture et de respiration qui entraînent un grand nombre de problèmes : crispation, maux de dos et de tête, fatigue, limitation respiratoire, manque de souplesse, etc.

À 79 ans, il réussit à retrouver le contrôle moteur après une paralysie latérale causée par un accident vasculaire cérébral (AVC). Il enseigna jusqu’à sa mort en 1955, à l’âge de 86 ans.

Sa technique fut utilisée pour aider les Parkinsoniens et, en effet, un essai clinique randomisé contrôlé confirma en 2002 que la Technique Alexander pouvait améliorer significativement la qualité de vie de ces patients [3].

Question : À quoi faut-il s’attendre quand on souffre de Parkinson ?

Réponse : La maladie n’est pas mortelle en soi. Toutefois les symptômes empirent avec le temps, en général lentement. La gravité des symptômes et la rapidité de la progression varient beaucoup d’une personne à l’autre. Pour de nombreux patients il est possible de mener une vie normale pendant 20 ans ou plus avec la maladie. Pour d’autres, il devient difficile de marcher et de vivre sans assistance. Il est alors fréquent que les patients souffrent de dépression, perte de mémoire et autres problèmes cognitifs. C’est alors une maladie très triste, très dure.

Question : Quelles sont les complications les plus inquiétantes ?

Réponse : On peut avoir des problèmes de poumon, car les muscles de la poitrine peuvent s’affaiblir et réduire la capacité de tousser et d’avaler. Les problèmes de fausse route (quand des morceaux de nourriture entrent dans les poumons au lieu d’être avalés normalement) sont une cause majeure de décès parmi les patients souffrant de la maladie de Parkinson.

Question : Est-ce douloureux ?

Oui, dans les trois-quarts des cas, le malade souffre physiquement : fatigue proche de l’épuisement, troubles urinaires, troubles digestifs, crampes, constipation…

Bien entendu, Parkinson provoque aussi une intense souffrance morale : isolement, anxiété, dégradation de l’image de soi.

Il est donc très important d’aider les malades.

Question : La médecine naturelle a-t-elle des solutions ?

Réponse : La vitamine D3, à une dose de 4000 UI par jour, est le complément alimentaire naturel de base pour ralentir la maladie de Parkinson. Son effet a été montré par une étude en double-aveugle réalisée au Japon en 2013 [4].

On recommande une supplémentation de 300 mg par jour en coenzyme Q10 qui aide au bon fonctionnement des cellules, mais les résultats d’études sont contradictoires.

La cannelle s’est montrée capable d’inverser l’évolution de la maladie de Parkinson, mais cet effet n’a été observé que sur des souris [5].

On note que la dopamine, que l’on donne aux patients sous forme de médicaments, est aussi une substance naturelle qui se trouve en grande quantité dans la fève du marais et le pois mascate, utilisé en médecine ayurvédique (médecine traditionnelle indienne). Or, un essai clinique a montré que 30 g d’une préparation à base de pois mascate (Mucuna pruriens) provoquait un effet « considérablement plus rapide » que la dopamine classique (Levodopa) donnée aux malades [6]. L’industrie pharmaceutique aurait-elle, une fois de plus, réussi à imposer un médicament breveté, et donc excessivement coûteux, alors que l’alternative naturelle et bon marché est plus efficace ? Apparemment, oui.

Il faut noter aussi que le Tai-Chi est plus efficace que la musculation, souvent recommandée contre la maladie de Parkinson [7]. Bien qu’il soit à l’origine un art martial (art de la guerre), le Tai-Chi peut aussi être considéré comme une danse. Or, la danse est connue pour avoir un effet notable et immédiat contre cette maladie [8].

Enfin, le conseil le plus important est d’adopter aussi tôt que possible un mode de vie sain : fuir les légumes et fruits non biologiques qui risquent de porter des traces de glyphosate et autres produits chimiques utilisés en agriculture conventionnelle. Ces produits sont les principaux suspects actuellement dans l’épidémie de Parkinson qui touche les agriculteurs.

Vos témoignages : Merci aux lecteurs de Santé Nature Innovation qui seront allés jusqu’au bout de cette lettre, et qui connaissent la maladie, de partager leur expérience en laissant un commentaire ici.

L’expérience a montré, par le passé, que cette mise en commun de l’information permet de faire ressortir de nombreuses pistes intéressantes non répertoriées encore par la recherche médicale ni même les sites officiels des associations de patients.

L’union fait la force et, ensemble, nous pouvons vraiment faire progresser la recherche. Merci d’avance.

À votre santé !



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Devant une émission télé sur les rhumatismes, je tombe à la renverse :

« Non. Les plantes, l’homéopathie ne peuvent pas soigner les arthrites inflammatoires. (…)

 

« Il est dangereux de supprimer les produits laitiers. (…) Il n’est pas nécessaire de suivre un régime particulier… »

Ces propos ne tombent pas de la bouche d’un journaliste mal informé. C’est un grand médecin rhumatologue qui parle !

Il est interrogé dans l’émission Allo-Docteur, sur France 5. Vous pouvez revoir l’émission en suivant le lien que je vous indique en bas de cet article [1] !

Comment est-ce possible ?

La question que je me suis posée : « Comment est-ce possible ? »

Et surtout : « Pourquoi ? »

On sait que la première mesure à prendre pour lutter contre les rhumatismes est de diminuer sa consommation de sucres (rapides et lents) pour perdre du poids, si l’on est en surpoids.

Le surpoids, qui impose une surpression sur les articulations (hanches, genoux), est la première cause de destruction du cartilage.

De plus, pour les rhumatismes d’origine inflammatoire (arthrite, polyarthrite), diminuer sa consommation de glucides permet de réduire l’état inflammatoire général, mais aussi de préserver les cellules qui renouvellent les cartilages (chondrocytes).

Les chondrocytes meurent quand ils sont en présence permanente des petites molécules envoyées par le système immunitaire pour provoquer l’inflammation (interleukines, interférons, TNF-alpha). Or, manger beaucoup de sucre augmente le niveau d’insuline dans le sang, et l’inflammation.

Pour la même raison, il faut manger des aliments riches en acides gras oméga-3 (poissons gras, pourpier, graines de lin, huile de colza, noix et huile de noix) car ils ont un effet anti-inflammatoire.

Les mesures alimentaires contre les rhumatismes

Réduire sa consommation de glucides, en soi, ne suffira pas. D’autres mesures touchant au régime alimentaire sont importantes :

  • Il faut lutter contre l’acidose chronique, qui détruit les os et les cartilages, en privilégiant une alimentation riche en légumes frais bio, qui sont riches en potassium et ont donc un effet basifiant (contraire d’acidifiant).
  • Le régime hypotoxique du Dr Seignalet est une piste majeure pour les personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde (une des pires formes de rhumatismes) et donc pour les autres formes (arthrose, arthrite).
  • Le régime sans lait et sans gluten a aidé de nombreux patients car il réduit, lui aussi, l’inflammation provoquée par les protéines du lait de vache (caséine) qui irritent l’intestin, et par les protéines du gluten qui accroissent la perméabilité intestinale.

Mais ce n’est pas tout…

Les plantes et compléments alimentaires contre les rhumatismes

Plantes et compléments alimentaires interviennent pour renforcer l’effet du régime alimentaire antirhumatismes :

Il faut prendre un complément alimentaire de 4000 UI de vitamine D par jour, d’octobre à avril. Le reste de l’année, s’exposer quotidiennement au soleil pendant les heures chaudes quand le temps le permet.

Le médecin rhumatologue d’Allo-Docteur conseille d’ailleurs « les aliments riches en vitamine D », ce qui prouve qu’il est conscient de l’intérêt de la vitamine D. En revanche, notre principale source de vitamine D n’est pas alimentaire. Elle est dans notre peau, qui fabrique de la vitamine D sous l’effet des rayons solaires UVB, au moment où les rayons sont les plus verticaux, donc en été entre 11 h et 15 h (ne pas dépasser 20 mn d’exposition directe, surtout si la peau n’est pas encore bronzée).

On connaît aussi beaucoup de plantes intéressantes contre les rhumatismes :

L’harpagophytum (2 à 4 g par jour d’extrait sec) a fait la preuve de son efficacité contre l’inflammation. On conseille aussi la racine de gingembre (1 à 2 g de poudre par jour), la feuille de cassis (1,5 g de poudre par jour), le rhizome (racine) de curcuma (1,5 g à 3 g par jour, avec du poivre pour en améliorer l’absorption), la résine de boswellia (300 à 500 mg par jour), l’écorce de pin maritime (extrait appelé pycnogénol, 100 à 200 mg par jour), le piment de Cayenne sous forme de pommade ou onguent à appliquer 3 à 4 fois par jour [2].

Manger du cartilage, et la peau des crevettes

Dans l’alimentation, très important également, il faut consommer :

  • Du soja et de l’avocat, pour leurs huiles insaponifiables (c’est-à-dire avec lesquelles on ne peut pas faire de savon), qui améliorent le fonctionnement des articulations
  • Des cartilages et même des carapaces de crustacés, autrement dit manger les crevettes avec la peau (et les pattes !).

C’est désagréable au début mais c’est là que vous trouverez la chondroïtine, des molécules très spéciales nécessaires à la synthèse (fabrication) des protéoglycanes, qui assurent l’élasticité du cartilage. Si vous ne parvenez pas à avaler ces aliments, il faut prendre un mélange chondroïtine-glucosamine sous forme de complément alimentaire (1200 mg par jour de chondroïtine, 1500 mg de glucosamine).

Non, supprimer les produits laitiers n’est absolument pas dangereux. Au contraire.

Quant au « danger » de supprimer les produits laitiers, on aimerait savoir à quelle étude ce rhumatologue se réfère.

À ma connaissance, il n’y en a pas.

Les produits laitiers sont riches en calcium mais ils créent aussi une acidose qui fait fuir nos réserves de calcium. Pour nos os (et donc pour nos articulations), la meilleure source de calcium est les légumes riches en calcium végétal hautement assimilable : chou, chou de Bruxelles, chou chinois, bettes, brocoli, haricots blancs. À noter également la haute teneur en calcium des eaux minérales (Hépar et Contrex) [3].

Pourquoi tant d’hostilité contre les traitements naturels ?

On pourrait se contenter de penser qu’il s’agit d’un manque de rigueur de la part de ce médecin.

À force d’être dans son monde de recherche, il a fini par confondre les études scientifiques et la réalité médicale.

Au lieu de dire :

« Aucune étude scientifique assez rigoureuse n’a montré l’efficacité des plantes, des régimes ou de l’homéopathie contre l’arthrite »,

il dit (et il pense) :

« Les plantes, les régimes, l’homéopathie ne peuvent pas soigner l’arthrite. »

Et il va jusqu’à dire : « Il est dangereux de supprimer les produits laitiers ».

Non seulement ce n’est pas vrai, mais c’est aussi montrer une drôle de conception du rôle de médecin.

Le bon médecin doit-il « casser » ses patients ?

Pour moi, un bon médecin ne doit pas se servir de son savoir médical pour « casser » ses patients, ni pour les priver d’espoir.

Il ne doit pas se servir des études scientifiques dont il a connaissance comme d’un bâton pour leur taper sur la tête, se moquer d’eux, leur prouver que c’est lui qui a raison, qu’ils sont ridicules de vouloir explorer d’autres pistes.

Il est vrai qu’il y a peu d’études scientifiques sur les plantes, les régimes alimentaires, l’homéopathie.

Mais nous savons tous pourquoi :

C’est une question de budget. Pour les médicaments brevetés, la motivation financière est énorme. Et il y a donc toujours des labos, des investisseurs prêts à parier sur des études cliniques à grande échelle, très coûteuses, mais qui peuvent rapporter gros.

C’est exactement le contraire avec les plantes, l’alimentation et l’homéopathie, qui ne sont pas brevetables. Les laboratoires n’ont rien à y gagner. Par conséquent, il y a très peu d’études cliniques de grande ampleur.

Pourquoi les patients vont-ils chercher ailleurs ?

Maintenant, pourquoi les patients vont-ils chercher du côté des solutions « alternatives » pour des problèmes comme les rhumatismes ?

Est-ce par pure envie de se compliquer la vie ? Par rejet irrationnel d’une médecine conventionnelle qui serait parfaitement efficace ?

Évidemment pas.

Si des patients vont chercher du côté des plantes, de l’alimentation, de l’homéopathie, c’est parce qu’ils ont été déçus des réponses toutes faites de la médecine.

Dans 90 % des cas, les traitements à base d’antidouleur et de cortisone proposés par les rhumatologues n’ont pas été efficaces pour eux. Ils leur ont causé des problèmes en tout genre (perte osseuse, musculaire, et perforations viscérales pour la cortisone, saignements gastriques et hémorragies pour l’aspirine, maladie du foie pour le paracétamol).

C’est donc contraints et forcés, souvent même « désespérés », qu’ils vont chercher ailleurs.

Qu’un grand spécialiste se permette alors de venir leur rire au nez est indécent.

Témoignage d’une lectrice fidèle

Voici justement une lettre qui m’est arrivée aujourd’hui (le 25 juillet 2016) de la part d’une de mes lectrices. C’est une lettre manuscrite (vous pouvez la voir ici) mais je la retranscris. Elle est signée « une maman désespérée » :

« Monsieur Dupuis,

 

(…) Ma fille de 51 ans souffre de douleurs dorsales depuis de nombreuses années. On lui a fait en mai 2014 et janvier 2015 des infiltrations de cortisone dans la colonne et depuis son état s’est dégradé. (…) Son système digestif est parti en fumée. Elle ne digère plus rien, il y a juste des carottes cuites à l’eau, blanc de dinde ou poulet cuit sans matière grasse ni condiments… constipation, etc. Elle souffre le martyre jour et nuit d’où le moral au plus bas car un tas d’autres problèmes sont venus se greffer sur tout cela.

 

Elle n’est plus qu’un bloc de douleur. Elle a essayé de comprendre en consultant sur Internet car aucun médecin ne l’écoute. Elle demande que cela cesse, ce n’est plus possible.

 

Où pourrait-on obtenir de l’aide, dans quelle direction aller ?

 

Une maman désespérée. »

Je sais bien que ce genre d’appel au secours est difficile à entendre. On n’a pas de réponse. Les études scientifiques, soudain, sont muettes. On préférerait que ce genre de cas n’existe pas.

Malheureusement, c’est justement là que se rencontrent la souffrance, la douleur, celles qui ont absolument besoin d’être soulagées.

Et c’est là tout le problème d’une médecine qui ne se voudrait que « scientifique ».

Car, en se basant uniquement sur les études rigoureuses, le nouveau médecin « scientifique » sera tenté de répondre à cette « maman désespérée » : « Non, les études scientifiques n’ont rien à proposer aux personnes dans votre cas. Désolé, au revoir. »

Le vrai rôle de la médecine

Mais ce n’est pas cela, le vrai rôle de la médecine.

Quand bien même un médecin rejette les vertus des plantes, de l’alimentation, de l’homéopathie, ce n’est pas son rôle que de chercher à « écraser » son patient – qu’il n’a pas réussi à soigner ! – en essayant de le convaincre qu’il ne trouvera jamais aucune solution ailleurs.

Agir ainsi, c’est inverser le rôle du médecin.

C’est presque de la cruauté. C’est aussi ignorer un aspect essentiel de la vie et qui est primordial en médecine, à savoir que l’espoir fait vivre ou, dit autrement, que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Les médecins ouverts d’esprit savent que les études cliniques ne résument pas toute la médecine.

Il y a des guérisons inexpliquées. Il y a beaucoup de guérisons, ou d’améliorations, par des moyens non compris ou non reconnus par la médecine.

Plus encore, il y a beaucoup des souffrances inexpliquées. Des maladies dont on n’a pas la moindre idée de l’origine.

Cela ne veut pas dire qu’elles n’existent pas, que tout cela se passe dans la tête du malade.

L’arrogance, la certitude, l’illusion scientiste, sont toutes les ennemies de la bonne médecine.

La bonne médecine est une médecine humaine, et donc qui écoute, observe, et doute. Une médecine qui compatit. Qui se sert des progrès scientifiques pour mieux comprendre et aider les malades, par pour les enfoncer.

« J’ai fait un rêve… »

J’ai fait un rêve, « I have a dream… » comme disait Martin Luther King.

J’ai fait le rêve d’une médecine où les rhumatologues seraient capables de dire à leurs patients désespérés :

« Écoute, je vois bien que tu souffres et que je ne suis pas parvenu à t’aider. Tu ne peux pas savoir comme ça me désole. Je suis là, avec mon stéthoscope, ma blouse blanche, mes diplômes et pourtant, il faut bien le reconnaître, je ne peux rien pour toi, ou du moins rien de plus que tout être humain qui souffre et qui compatit à tes côtés…

Franchement, je suis désolé, je souffre moi aussi de mon impuissance et j’espère que tu me comprends. Car J’étudie ce problème (d’arthrite, d’arthrose) depuis des années. Et la vérité, c’est que nous restons tellement démunis devant les mystères et les complexités du corps humain…

 

On a eu la chance immense qu’un chercheur, par hasard, tombe sur la cortisone. C’était en 1948. Depuis cette date, nous, les rhumatologues, qui étions une des spécialités médicales les plus méprisées, parce que nous ne pouvions à peu près rien faire pour les malades, nous sommes devenus des magiciens. Une pilule, une infiltration de cortisone, et dans beaucoup de cas, sur le court terme, les problèmes disparaissent. Les médicaments antidouleur ont beaucoup fait aussi, pour nous donner une apparence d’utilité…

 

Le problème est que la cortisone fait pire que mieux après 6 mois. Elle détruit le squelette. Tu gonfles, te retrouves plein de fractures. Et de perforations des viscères. Et pareil avec les anti-inflammatoires. Stéroïdiens (c’est-à-dire dérivés de la cortisone) ou non stéroïdiens (ibuprofène, diclofénac, aspirine), ils finissent par te ficher en l’air ton foie, ton estomac. Donc il faut trouver autre chose. Et je ne sais pas quoi.

 

Remarque que nous, les rhumatologues, nous avons eu une autre chance inouïe : des confrères chirurgiens, plus artisans et ingénieurs que médecins d’ailleurs, ont mis au point les prothèses (de la hanche, du genou), qui marchent. Ce sont des bijoux de mécanique. Grâce à eux, on peut proposer des choses à tous les patients qu’on n’arrive pas à guérir (et c’est l’immense majorité). Mais pour les autres articulations, le dos, les doigts, c’est dur ! Je sais comme tu souffres !

 

Mais ne t’inquiète pas, je ne vais pas t’abandonner. On va essayer des tas de trucs ensemble. Bien souvent, on sera déçu du résultat. Mais j’en ai vu, dans ma carrière, des guérisons inattendues, incompréhensibles. J’en ai vu des bizarreries. Il y a en même qui prétendent que ça va mieux en se mettant des aimants un peu partout. Ils appellent ça la « magnétothérapie », pour faire sérieux. Dans ma jeunesse, les vieux portaient un bracelet en cuivre. Ils disaient que ça aidait. Franchement, ça paraît fou mais qui sommes-nous pour condamner ces approches ? Qu’est-ce qu’on en sait, au fond ?! Si ça se trouve, ça marchera pour toi ! Contre les rhumatismes, Il y a plein de plantes, de régimes alimentaires, il y a l’acupuncture, les massages, les bains, cures thermales, l’homéopathie… Je ne peux pas te garantir qu’on va tout solutionner. Mais je peux te garantir qu’on va vivre de sacrées aventures ensemble, et qu’on ne va pas s’ennuyer ! En plus, ça m’intéresse aussi, moi, parce que selon toute probabilité, j’en aurai aussi, un jour, de l’arthrose. Et je ne serai pas plus avancé que mes patients. Allez, lève-toi. Ouille, mon genou ! Je me demande si ça ne commence pas aussi chez moi !! »

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



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