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Cancer : l’importance de lutter contre l’inflammation

Chère lectrice, cher lecteur,

On sait depuis le XIXe siècle que tout cancer s’accompagne d’une inflammation.

Mais ce n’est que récemment qu’on a commencé à s’apercevoir que cette inflammation n’est pas la conséquence du cancer. Elle en est plutôt la cause. Par conséquent, que ce soit en prévention ou en accompagnement des traitements contre le cancer, il est important de lutter de façon mesurée contre l’inflammation. Je précise « de façon mesurée » car, nous allons le voir, l’inflammation a aussi son utilité.

L’inflammation facteur de cancer

Lorsque des tissus sont agressés et que des milliers de cellules meurent, elles émettent des substances chimiques qui vont déclencher une réaction inflammatoire.

Ainsi, lorsque vous vous piquez, brûlez, égratignez, mais aussi lorsque vous avez une infection d’origine virale ou bactérienne, vous pouvez avoir mal à un endroit donné. Cet endroit rougit, chauffe, gonfle : c’est une inflammation.

L’inflammation comporte 4 étapes :

  • Démolition : les cellules du système immunitaire viennent d’abord détruire l’agent responsable de l’infection (microbes) grâce à des molécules agressives, dont les très puissants radicaux libres.
  • Nettoyage et évacuation des déchets : elles nettoient ensuite les cellules mortes, grâce à des enzymes et évacuent les débris dans le flux sanguin ou par le pus.
  • Pose de nouvelle tuyauteries : elles font pousser de nouveaux vaisseaux sanguins pour faire parvenir au plus vite des nutriments et des cellules de remplacement là où les tissus ont été abîmés.
  • Reconstruction : enfin, elles aspergent les cellules environnantes de produits appelés « facteurs de croissance » et qui, comme leur nom l’indique, vont stimuler la reproduction des cellules aux alentours pour remplacer les cellules mortes et permettre la cicatrisation.

C’est un service « toutes options » que nous procure notre système immunitaire.

L’inflammation est donc un phénomène hautement souhaitable, lorsqu’elle est de durée limitée, et c’est pourquoi il vaut mieux, quand c’est possible, ne pas la combattre avec des médicaments anti-inflammatoires, qui retarderaient l’avancée des travaux.

Le revers de la médaille

Mais il y a un revers à la médaille. Un énorme revers.

Lorsque des tissus sont agressés de façon continue, pendant une longue période, une inflammation chronique (durable) s’installe. Chacun des mécanismes de l’inflammation décrits ci-dessous, qui paraissent si merveilleux, vont se révéler redoutablement efficaces pour favoriser l’apparition et le développement de tumeurs cancéreuses :

  • Démolition : les radicaux libres, qui détruisent les microbes et cellules malades, favorisent les mutations d’ADN dans les cellules saines et cancéreuses. Ces cellules mutantes risquent de devenir incontrôlables à leur tour, et d’accélérer la formation ou la croissance des tumeurs.
  • Nettoyage et évacuation des déchets : les enzymes, qui faisaient si bon office pour digérer les microbes et cellules mortes, fragilisent le support conjonctif des cellules. On sait que la division cellulaire est contrôlée par la présence, autour d’une cellule, d’autres cellules. Désolidarisée de ses voisines, la cellule perd l’autocontrôle de sa taille et de sa croissance. Elle se met à se multiplier de façon inconsidérée. Pire encore, en cas de tumeur, les enzymes peuvent les casser en petits morceaux qui vont rejoindre le flux sanguin et s’installer ailleurs dans l’organisme pour créer d’autres tumeurs.
  • Pose de nouvelles tuyauteries : c’est une catastrophe quand on a affaire à une tumeur. Plus d’irrigation sanguine, c’est évidemment plus de glucose et une croissance plus rapide. On notera que la recherche actuelle sur le cancer cherche précisément à créer des médicaments qui stoppent « l’angiogénèse », le mot qu’utilisent les médecins pour désigner le développement de nouveaux vaisseaux sanguins.
  • Reconstruction : c’est encore pire. Les facteurs de croissance accélèrent la multiplication des cellules cancéreuses.

Cette Bérézina due à l’inflammation est donc une catastrophe pour le malade.

Et encore n’ai-je pas tout mentionné, car il faut savoir aussi que l’inflammation favorise l’arrivée de macrophages au niveau de la tumeur, qui détruisent les cellules de votre système immunitaire (les lymphocytes tueurs) qui avaient précisément débarqué en urgence pour attaquer les cellules cancéreuses !!

Des cancers directement causés par l’inflammation

Ces phénomènes inflammatoires peuvent être si violents qu’ils peuvent créer des cancers de toute pièce, et pas seulement favoriser la croissance de tumeurs existantes.

C’est le cas du cancer de l’estomac, qui se développe suite à une inflammation provoquée par la présence d’une bactérie, l’helicobacter pylori, des hépatites B qui peuvent à terme virer en cancer des hépatocytes, du cancer de la prostate, provoqué par une inflammation de la prostate (prostatite).

Lutter contre l’inflammation

La lutte contre l’inflammation est donc indispensable, mais il ne faut pas faire n’importe quoi car votre corps a tout de même besoin de réagir pour détruire les cellules cancéreuses, grâce aux lymphocytes tueurs notamment.

La première chose à faire est de restaurer d’urgence, si ce n’est pas déjà fait, la teneur de vos tissus en acides gras oméga-3.

Ces acides gras, qui sont des sortes de stars de la médecine naturelle, ne peuvent être synthétisés par l’organisme. Vous devez vous les procurer par votre alimentation. C’est pourquoi ils sont dits « acides gras essentiels ». Le problème est que les produits alimentaires qui contiennent des oméga-3 ne sont plus guère consommés aujourd’hui. La plupart des gens n’en mangent jamais. On les trouve dans les petits poissons gras (anchois, harengs, sardines), dans l’huile de lin, de noix, de colza, dans le pourpier.

Une fois absorbés, le corps les transforme partiellement en EPA et DHA, puis en prostaglandines de type 1, dont l’action maintenant bien connue est anti-inflammatoire.

Ainsi, dans le sein, plus la proportion de DHA augmente, moins on constate le développement de tumeurs (travaux de Bougnoux, Inserm de Tours).

Lorsqu’un cancer avéré est traité par radio ou chimiothérapie, la tumeur régresse plus facilement lorsque les tissus sont riches en acides gras polyinsaturés (dont les oméga-3).

Il existe enfin des raisons de penser que la prise massive d’oméga-3 pourrait être bénéfique contre le cancer : sur des rats porteurs de tumeurs, des doses importantes de DHA font régresser les tumeurs de 60 % à une dose unique de radiothérapie, contre 31 % pour le groupe témoin (sans DHA).

L’idéal est d’avoir une alimentation contenant entre 1 et 4 doses d’oméga-6 pour 1 dose d’oméga-3. Ce ratio est difficile à obtenir dans l’alimentation moderne. Il sera bien souvent nécessaire de prendre des oméga-3 sous forme de complément alimentaire (softgels).

Produits naturels contre l’inflammation

La santé naturelle offre de nombreuses solutions contre l’inflammation chronique de l’organisme.

La plus connue est le régime hypotoxique du Dr Seignalet et plus récemment l’alimentation sans lait et sans gluten, avec cuisson à basse température (vapeur douce). On évite l’inflammation de l’intestin en évitant les blés modernes mal tolérés.

On peut aussi citer des substances anti-inflammatoires naturelles comme l’harpagophytum, le saule blanc, la grande camomille et le MSM, à prendre sous forme de gélules. Un autre complément alimentaire connu est la boswellia.

Mais les aliments anti-inflammatoires peuvent aussi être ajoutés directement dans votre assiette, sous forme d’aliments ou alicaments : des épices comme le curcuma, le gingembre et le poivre noir riche en pipérine.

De nombreux naturopathes recommandent enfin le Quinton isotonique, de l’eau de mer filtrée recueillie entre 10 et 30 mètres de profondeur au large des côtes bretonnes, au centre de tourbillons que l’on appelle vortex, puis coupée avec de l’eau de source faiblement minéralisée. Elle présente ainsi de fortes ressemblances avec le plasma sanguin.

Elle peut être utilisée en injections sous-cutanées (chez le médecin), mais aussi tout simplement en absorption orale (avaler par la bouche), après l’avoir gardée sous la langue une minute.

Antioxydants

Pour lutter contre les radicaux libres, ce sont bien sûr les antioxydants qui sont en première ligne : vitamine C et polyphénols, que l’on trouve en abondance dans les légumes frais et crus, et bien sûr dans les compléments alimentaires multivitamines à fort dosage (méfiance donc, face aux produits vendus en pharmacie ou au supermarché).

Les fameux « Anti-Cox2 » reviennent sur le devant de la scène.

On se souvient de l’énorme scandale des nouveaux anti-inflammatoires Vioxx et Celebrex. Lancés en grande pompe au début des années 2000 et présentés comme la panacée contre les douleurs, notamment l’arthrose, ils furent au cœur d’un énorme scandale et accusés de plus de 40 000 morts aux Etats-Unis.

Ces médicaments fonctionnent en diminuant l’expression de la Cox2, une enzyme qui intervient dans l’inflammation et qui :

  • Réduit l’apoptose cellulaire, la mort programmée de la cellule : les cellules cancéreuses se multiplient alors indéfiniment, contrairement aux cellules saines qui meurent après un nombre fixe de divisions.
  • Supprime les cellules du système immunitaire (lymphocytes tueurs) nécessaires pour éliminer les cellules cancéreuses.
  • Favorise la création de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogénèse).

Imprudemment prescrits à des populations âgées et fragiles, ces médicaments ont, en effet, fait des désastres.

Toutefois, il a été démontré en médecine humaine comme en vétérinaire que de nombreux cancers présentent une surexpression de la Cox2 : cancers de la vessie, du côlon, du poumon, du sein, de l’estomac, du pancréas, de l’œsophage, de la peau et de la prostate.

Les médicaments anti-Cox2 pourraient donc être utiles contre le développement de ces tumeurs. Ce sont des produits banals, faciles d’emploi, mais néanmoins actuellement négligés dans les protocoles « de consensus » appliqués aux malades dans les services hospitaliers d’oncologie.

Toutefois, sachez que tout médecin généraliste est habilité et compétent pour prescrire ce type de médicaments. C’est toujours bon d’en être conscient.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis



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Le camping-car trônait, rutilant, devant la petite maison.

Il revenait tout juste du contrôle technique.

Le réservoir de gazole était rempli à ras bord. La glacière était pleine de victuailles appétissantes.

Michel avait étudié à fond la carte de l’Europe. Depuis cinq ans, il optimisait son itinéraire et déjà il se voyait à Athènes, sur l’Acropole, en canoé dans les fjords de Scandinavie, allongé à l’ombre des orangers d’Andalousie, sirotant une sangria pétillante et glacée.

Sa femme était installée sur le siège du passager. Toutes les valises étaient prêtes. Tous ses papiers étaient en règle, en particulier les dossiers compliqués qu’il avait dû remplir pour obtenir ses droits à une retraite bien méritée, après 40 ans d’une carrière qui n’avait pas toujours été drôle dans une grande entreprise.

L’heure du grand départ avait enfin sonné.

Michel monte à bord du camping-car, met la clé sur le contact, pose le pied sur l’embrayage et c’est alors que…

Patatras. Michel se penche en avant, pose la main sur sa poitrine, pousse un faible cri et s’écroule sur le volant, foudroyé par l’infarctus.

La scène n’avait duré que quelques secondes.

Le beau rêve de Michel et de sa femme se termina ce jour-là, aux urgences du CHU de Niort. Malgré l’arrivée rapide des secours, aucune intervention ne put le sauver. Comme 95 % des victimes d’un arrêt cardiaque, Michel n’a pas survécu.

Chaque année, des milliers de Français meurent d’un arrêt cardiaque peu après avoir pris leur retraite.

Après avoir travaillé et épargné toute leur vie, ces personnes (autant d’hommes que de femmes) disparaissent brutalement sans avoir pu profiter des fruits de leur travail. Elles laissent derrière elles leur conjoint désemparé, leurs enfants et leurs petits-enfants abasourdis par une disparition brutale, tragique et injuste.

Ce fléau pourrait (devrait) être évité

Injuste, oui, car ce fléau devrait aujourd’hui être évité.

Les cardiologues à la pointe de la recherche estiment qu’il est possible de réduire à presque zéro [1] le risque de maladie cardiaque grâce à des solutions naturelles et accessibles à tous.

Presque zéro, cela paraît incroyable. Et pourtant, il s’agit d’une donnée scientifique incontestable validée par les plus grands chercheurs, publiée et republiée ces dernières années dans des revues telles que le British Medical Journal ou The Lancet, les références mondiales dans le domaine de la médecine.

Des centaines de milliers de vie pourraient être sauvées.

C’est une question de temps passé à l’extérieur, au soleil, à faire de l’exercice physique, et surtout une question d’alimentation.

L’alimentation idéale contre les maladies du cœur est la diète méditerranéenne. À base de légumes, poisson, olives, huile d’olive, légumineuses (haricots, lentilles), céréales complètes, fromage de chèvre, fruits à coque et fruits secs, herbes aromatiques et ail. Elle contient peu de produits céréaliers raffinés, peu de sucre, peu de produits laitiers. Les boissons sont le café et le thé (dans les pays arabes) et le vin rouge en Grèce, Sicile, en Italie et en Espagne.

Elle est riche en antioxydants, dans les boissons (vin rouge, thé, café) et dans les légumes colorés. Elle est riche en acides gras oméga-3 présents dans les anchois et sardines, et en acides gras monoinsaturés (oméga-9) dans l’huile d’olive. Elle est enfin, il faut le reconnaître parce que c’est important, sobre. Les repas ne sont pas pantagruéliques.

Effets spectaculaires

Les effets de la diète méditerranéenne sont spectaculaires. Si vous avez déjà été victime d’un accident cardiovasculaire (infarctus ou AVC), cette diète réduit le risque de récidive de 50 à 70 % comme en témoignent les résultats d’une étude très rigoureuse [2].

Cependant, selon les organisateurs de l’étude, ce résultat pourrait être fortement amélioré jusqu’à atteindre près de zéro pour cent de risque de récidive, en incluant une revue globale du mode de vie.

Dans l’étude citée ci-dessus, les participants n’avaient que des efforts assez minimes à faire du point de vue alimentaire et pratiquement aucun du point de vue de l’exercice et de l’exposition au soleil.

S’ils avaient également fait du sport et pris plus de soleil pour augmenter leur taux de vitamine D, ils auraient très probablement encore réduit leur risque de mortalité.

Augmentez l’efficacité de votre diète méditerranéenne avec des compléments alimentaires

Les études scientifiques montrent en outre que des actifs naturels contribuent à diminuer encore le risque de maladies cardiovasculaires et à augmenter le nombre d’années de vie en bonne santé.

Il s’agit de l’allicine, un composé organo-sulfuré présent dans l’ail et les plantes de la même famille (oignon, ciboulette, poireau, échalote), de la carnitine, un acide aminé qui renforce le muscle du cœur (le myocarde), et de la CoQ10, un « super-antioxydant » qui protège les artères.

Voici comment.

L’ail réduit les 6 risques cardiovasculaires les plus dangereux

L’ail est utilisé pour ses vertus thérapeutiques depuis l’Antiquité. Les études montrent qu’il a l’étonnante capacité de réduire les six principaux risques de maladies cardiovasculaires.

L’ail est riche en allicine, un composé naturel hautement actif. Il contient aussi des glycosides, des lectines, des prostaglandines, des vitamines B et E, des anthocyanines et des flavonoïdes qui peuvent également présenter des effets bénéfiques pour la santé [3].

L’ail est aujourd’hui l’une des plantes les plus étudiées. Près de 5000 articles scientifiques prouvent qu’il protège contre le cancer et les infections. Mais ses effets contre les maladies cardiovasculaires sont particulièrement remarquables :

  • L’ail réduit la dyslipidémie, un facteur clé dans le développement de l’athérosclérose et la formation de thrombus [4] : en 2012 et en 2009, deux méta-analyses ont conclu que l’ail était efficace pour réduire à la fois le cholestérol total et les triglycérides [5]  [6]. Une étude publiée en 2016 montre que la consommation d’un extrait d’ail favorise la diminution de la taille des plaques d’athérome chez des patients atteint d’un syndrome métabolique [7]. Des études ont montré que les molécules actives de l’ail inhibent les enzymes impliquées dans la synthèse du cholestérol et réduisent le phénomène d’oxydation des LDL [8], un phénomène important dans le développement de l’athérosclérose [9].
  • Il diminue la glycémie : la réduction de la glycémie permet d’abaisser la mortalité due aux complications cardiovasculaires [10]. Une méta-analyse regroupant 7 études cliniques avec placebo pour un total de 390 patients diabétiques a été publiée en 2015 [11]. Les auteurs ont montré que l’ail réduit significativement la glycémie car il est capable d’augmenter la sensibilité des cellules à l’insuline [12], de stimuler la sécrétion d’insuline [13], de diminuer l’absorption du glucose au niveau intestinal [14] et de stimuler la croissance des cellules bêta-pancréatiques qui sécrètent l’insuline [15].
  • Il lutte contre le dépôt de calcium sur les parois artérielles : cette calcification accélère le développement des plaques d’athérosclérose. En 2004, une étude clinique menée sur 19 patients a montré que la consommation d’un extrait d’ail pendant un an permet de réduire la calcification des artères coronaires [16].
  • Il régule la fonction plaquettaire : les plaquettes sont indispensables à la coagulation sanguine mais elles peuvent également participer à la formation de thromboses. Plusieurs études ont montré qu’une supplémentation avec un extrait d’ail diminue l’agrégation plaquettaire chez l’homme [17]  [18].
  • Il exerce une action anti-inflammatoire : la protéine C-Réactive (ou CRP) est un marqueur inflammatoire impliqué dans le développement des maladies cardiovasculaires [19]  [20]. En 2012 une étude clinique a montré qu’un extrait d’ail couplé à de la coenzyme Q10 diminue le taux de CRP dans le sang [21].
  • Il réduit la tension artérielle : environ 50 % des accidents cardiovasculaires sont liés à un problème d’hypertension artérielle [22]. Une méta-analyse publiée en 2016 et regroupant 20 études cliniques pour plus de 900 patients a montré une diminution significative de la pression mesurée lors des phases de contraction et de relâchement du cœur chez les patients présentant une hypertension et ayant suivi un traitement à base d’ail [23].

Les maladies du cœur et des artères reposent sur des mécanismes multiples et complexes. L’allicine présente dans l’ail a la faculté unique de lutter simultanément contre ces différents mécanismes, ce qui en fait un nutriment cardioprotecteur très intéressant.

Pour compléter les effets de l’allicine, vous pouvez y associer deux autres merveilles de la nature dont les bienfaits sur la santé cardiovasculaire ont été prouvés scientifiquement. Il s’agit de la carnitine qui renforce votre muscle cardiaque et de la coenzyme Q10 qui protège vos artères de l’oxydation.

L’acide aminé qui renforce votre muscle cardiaque

Votre cœur est votre plus gros muscle. Chaque jour, il bat 100 000 fois (en moyenne trois milliards de fois au cours d’une vie) et pompe 7000 litres de sang pour irriguer votre système vasculaire long de 1,5 kilomètre. Le sang transporte l’oxygène qui permet à vos cellules de respirer. Si elles ne reçoivent pas suffisamment d’oxygène, elles étouffent et meurent plus rapidement, ce qui accélère le vieillissement et le développement des maladies qui y sont liées.

Pour réaliser ce travail de titan, votre muscle cardiaque, appelé myocarde, a besoin d’une grande quantité d’énergie. Cette énergie lui est fournie en partie grâce à la L-carnitine, un acide aminé qui permet le transport des acides gras (du carburant énergétique) à l’intérieur des mitochondries, les « usines énergétiques » que nous avons à l’intérieur de chacune de nos cellules [24].

Une méta-analyse regroupant 13 études cliniques menées entre 1984 et 2007 pour un total de 3629 patients a été publiée en 2013 [25]. Les auteurs ont montré qu’une supplémentation en carnitine chez des patients ayant connu un premier infarctus du myocarde permet de diminuer de 27 % la mortalité globale (due à un accident cardiovasculaire ou autre). Plus spécifiquement, la carnitine est associée à une diminution de 65 % des arythmies ventriculaires et de 40 % des attaques cardiaques.

Deux études cliniques publiées en 2014 et 2015 ont montré qu’une supplémentation orale en carnitine à une dose de 1000 mg/jour pendant 12 semaines chez des personnes présentant un risque cardiaque permet de réduire les marqueurs du stress oxydant et de l’inflammation. Ces résultats montrent le rôle bénéfique de la carnitine pour prévenir la récidive d’un accident cardiaque ou l’aggravation d’une maladie cardiovasculaire [26]  [27].

En plus de réduire les six principaux facteurs de risque cardiovasculaire grâce à l’ail et de renforcer votre muscle cardiaque grâce à la carnitine, les cardiologues recommandent de protéger vos artères contre l’apparition de la plaque artérielle. Là encore, la nature apporte la solution grâce à un troisième nutriment extraordinaire : la coenzyme Q10, un puissant antioxydant et anti-inflammatoire naturel.

Ce super antioxydant empêche les radicaux libres de creuser des trous dans vos artères

D’après certains chercheurs, l’apparition de la plaque artérielle est une réaction d’autodéfense de votre corps face à des dommages causés dans vos artères par des substances oxydantes et inflammatoires. La paroi intérieure de vos artères est normalement protégée par une fine pellicule qui permet au sang de couler sans s’accrocher, exactement comme de l’eau sur les feuilles des arbres : des gouttelettes peuvent se former à la surface, mais elles finissent par ruisseler, sans laisser de traces.

Le problème apparaît lorsque votre sang contient des radicaux libres, des molécules carnivores qui rongent les parois de vos artères comme l’oxygène rouille une barre de fer humide.

Nous sommes tous exposés aux radicaux libres car ils proviennent de l’environnement (gaz d’échappement, fumée de cigarette, polluants), de la mauvaise alimentation, et des déchets naturels dûs à la production d’énergie par vos cellules.

Heureusement, il existe dans la nature des substances naturelles capables de les détruire : ce sont les antioxydants. Dès qu’ils sont mis en contact avec les radicaux libres, ils transforment ces molécules carnivores en des corps inoffensifs qui glissent dans le flux sanguin sans plus chercher à griffer ni à faire des trous.

La coenzyme Q10, ou « CoQ10 » est l’un des antioxydants les plus puissants. Tous nos organes vitaux, et en particulier notre cœur, ont besoin d’un apport continu de CoQ10 pour fonctionner. Quand vous êtes jeune, en bonne santé et plein de vie, votre foie fabrique suffisamment de CoQ10 pour fournir la puissance à votre cœur et pour contrer les radicaux libres.

Le problème est qu’à votre 50e anniversaire, vous produisez 25 % de CoQ10 en moins qu’à 20 ans (à 80 ans, la diminution peut atteindre 65 %), ce qui explique pourquoi il est si important de se supplémenter en CoQ10.

Cela est plus vrai encore pour les personnes qui prennent des statines (médicaments anticholestérol). En effet, les statines bloquent la production de CoQ10 en même temps qu’elles bloquent la production de cholestérol [28]. Cela aboutit à une baisse du niveau de CoQ10 dans les mitochondries et donc à une plus grande vulnérabilité aux radicaux libres. Prendre de la CoQ10 pourrait donc être crucial pour les personnes sous statines, à tel point que des médecins aux Etats-Unis militent depuis 10 ans pour que la prise de CoQ10 devienne obligatoire avec les statines [29] !

La prise de CoQ10 pourrait faire une différence pour les personnes qui prennent des statines, mais aussi pour toutes celles qui se préoccupent du vieillissement de leur cœur et de leurs artères.

Les compléments nutritionnels intéressants

De petites quantités d’allicine, de carnitine et de coenzyme Q10 peuvent être obtenues grâce à votre alimentation. Toutefois l’alimentation seule ne permet pas d’obtenir les quantités recommandées par les études scientifiques de référence. L’autre problème est que selon votre âge et votre état de santé global, vous allez plus ou moins bien absorber les nutriments issus de votre alimentation.

C’est pourquoi de plus en plus de nutritionnistes conseillent de compléter notre alimentation avec des compléments nutritionnels, en vérifiant bien que les dosages proposés sont suffisants.

En Allemagne, la Commission E allemande qui valide l’efficacité des plantes médicinales recommande la consommation quotidienne de 4 g d’ail frais, afin d’obtenir chaque jour au moins 10 mg d’allicine, la dose minimale nécessaire pour bénéficier des effets cardioprotecteurs de l’ail.

Si vous ne consommez pas chaque jour 4 g d’ail frais (très peu le font), vous pouvez compléter vos apports alimentaires avec de l’ail sous la forme d’un supplément nutritionnel d’au moins 10 mg d’allicine par jour, comme le recommande l’American Heart Association.

La consommation de viande rouge permet d’obtenir une petite quantité de carnitine. On estime qu’une alimentation normale en apporte entre 20 et 200 mg par jour. Mais c’est la prise d’un supplément nutritionnel d’au moins 1000 mg de carnitine (1 g) qui a montré des effets positifs sur la santé de personnes ayant déjà souffert d’un infarctus du myocarde. Elle permet aussi de réduire la consommation de viande rouge, récemment mise en cause comme potentiellement cancérigène (surtout la viande d’élevage industriel).

Concernant la coenzyme Q10, vous en obtenez dans les viandes rouges et le poisson ainsi que dans certaines huiles végétales et les noix. Le problème est que dès 40 ans en moyenne, nous commençons à perdre progressivement jusqu’à 65 % de notre capacité à synthétiser et à absorber la coenzyme Q10 [30]. Le but d’une supplémentation nutritionnelle en coenzyme Q10 est donc de combler ce déficit et d’éviter ses conséquences sur la santé de votre cœur. Concernant les doses, il est conseillé de prendre 100 à 150 mg de CoQ10 par jour. Il vaut mieux prendre votre supplément de coenzyme Q10 au cours d’un repas contenant des lipides, la CoQ10 étant mieux absorbée en présence d’huile ou de graisse.

Trois actifs naturels sûrs

Pris sous la forme de compléments alimentaires, l’ail, la carnitine et la coenzyme Q10 ne présentent pas d’effet secondaire, même à forte dose. Il n’y a donc pas de risque lié à la supplémentation.

  • L’ail est un aliment utilisé couramment et qui ne présente pratiquement aucun risque d’intolérance ou d’allergie.
  • La carnitine est utilisée en supplémentation chez l’homme depuis des années sans qu’aucune des nombreuses études cliniques n’ait rapporté d’effet secondaire dangereux, même à forte dose [31].
  • La CoQ10 n’a aucun effet indésirable : Le Dr Peter Langsjoen a analysé 34 études contrôlées par placebo, portant sur 2152 patients souffrant de problèmes cardiovasculaires. Il déclare qu’il n’y a aucune toxicité et aucune interaction médicamenteuse. Il dit aussi que la CoQ10 est « entièrement sûre, sans aucune toxicité, selon plus de 1000 études publiées ».

Toutefois, si vous êtes déjà suivi pour une maladie cardiovasculaire, je vous recommande de demander conseil à votre médecin avant de modifier votre traitement actuel.

L’ail, la carnitine et la coenzyme Q10, lorsqu’ils sont pris aux doses recommandées par les études scientifiques, ne sont pas des placebos ! Ils ont une action concrète et rapide sur votre santé cardiovasculaire. Si vous êtes sous traitement, vous devez vous assurer de bien concilier celui-ci avec la prise de ces ingrédients actifs.

Plus efficaces ensemble

Ces trois ingrédients cardioprotecteurs peuvent être pris séparément mais ils ont démontré une plus grande efficacité lorsqu’ils sont pris ensemble. Chacun exerce des bienfaits spécifiques et complémentaires pour votre cœur et vos artères :

  • L’ail réduit les principaux facteurs de risques des maladies cardiovasculaires : dyslipidémie, glycémie, hypertension et calcification artérielles, inflammation, régulation de la fonction plaquettaire.
  • La carnitine renforce votre muscle cardiaque (myocarde) en lui procurant le carburant énergétique dont il a besoin (les acides gras).
  • La coenzyme Q10 lutte contre les radicaux libres qui creusent des trous dans la membrane protégeant l’intérieur des artères, et ouvrent la voie à la plaque artérielle.

L’apport conjoint de carnitine et de CoQ10 permet de mieux lutter contre les défaillances cardiaques.

En 2007 une étude a été menée sur 64 patients souffrant de problèmes cardiaques pour étudier l’effet conjoint de CoQ10 et de carnitine pendant 12 semaines. Les auteurs ont montré que ce traitement a un effet anti-inflammatoire et antioxydant. Ils ont également montré que le traitement permet d’améliorer la qualité de vie (fatigue, palpitations, capacités physiques) et le rythme cardiaque [32].

En 2012 une étude clinique menée sur 65 personnes (âge moyen de 55 ans) a montré que la supplémentation avec un extrait d’ail (1200 mg/jour) et de la CoQ10 (120 mg/jour) pendant un an permet de diminuer les marqueurs de l’inflammation et de réduire la progression de l’athérosclérose [33].

Lorsque vous associez ces trois actifs à un mode de vie sain, vous vous prémunissez contre une menace aussi fatale qu’inutile. Pour rappel, aujourd’hui en France, une personne sur quatre meurt brutalement d’une maladie du cœur et des artères alors que les études démontrent que toutes ces vies, dont peut-être un jour la vôtre ou celle de l’un de vos proches, pourraient être épargnées. Si vous souffrez déjà d’une maladie cardiovasculaire ou si vous avez déjà subi un infarctus ou un AVC, les risques d’aggravation et de récidive diminuent drastiquement.

Mais les bienfaits d’un cœur en meilleure santé ne s’arrêtent pas là. Ils se ressentent dans tous les aspects de votre vie au quotidien.

Votre vie retrouve un nouveau souffle

Votre cœur irrigue tout votre corps en transportant l’oxygène et les nutriments dont chaque cellule de chaque organe a besoin.

Quand votre cœur est plus fort, votre énergie physique augmente : vous avez plus de souffle, plus d’endurance et plus de force. Vous vous sentez moins fatigué. Ce qui vous demandait un effort physique vous paraît plus facile : vous pouvez à nouveau monter les escaliers sans avoir le souffle coupé, vous n’êtes plus à la traîne lorsque vous partez vous promener en famille ou avec des amis. Petit à petit, vous retrouvez plaisir à bouger et à réaliser des activités qui demandent un effort physique, comme si vous vous sentiez plus léger et plus jeune. Vous avez également plus d’énergie pour résister à la maladie. Si vous êtes sportif, vos performances s’améliorent car votre cœur soutient mieux les efforts produits par vos muscles et votre système respiratoire. Vous récupérez plus facilement.

Le même phénomène se produit au niveau de votre cerveau qui a besoin d’être bien irrigué pour fonctionner au maximum de ses capacités. Votre attention et votre concentration s’améliorent. Vous êtes capable d’analyser plus vite et plus finement les problèmes que vous devez résoudre. Vos pensées sont plus claires, votre moral est meilleur, votre stress diminue.

Comment bien vous supplémenter sans vous ruiner

De nombreux laboratoires proposent ces actifs naturels sur Internet ou en pharmacie. Toutefois, peu de formulations respectent les doses recommandées par les études de référence. C’est pourtant une condition fondamentale pour obtenir des résultats et ne pas gaspiller votre argent.

Deux laboratoires proposent des produits de grande qualité.

Le premier est le laboratoire Nutrixeal qui propose chacun de ces trois actifs séparément. Vous pouvez donc choisir de prendre soit leur complément alimentaire d’ail, soit leur complément de carnitine, soit leur complément de CoQ10, soit une combinaison des trois.

Chacun de ces produits est bien dosé au regard des recommandations faites par les études de référence.

L’autre solution est un produit 3 en 1, le Cardio-Balance actuellement en promotion.

Elle vous apporte chaque jour les dosages recommandés en allicine (le principe actif de l’ail, 1200 mg titré à 1 %, soit 12 mg), en carnitine (1200 mg) et en CoQ10 (120 mg).

Dernière information importante, l’action de ces nutriments contre l’inflammation, l’oxydation et pour améliorer le métabolisme auront des bénéfices sur votre santé cardiovasculaire et votre énergie. Mais notez également que ces mécanismes influencent aussi grandement d’autres fonctions vitales de votre organisme. Ces actifs auront donc indirectement d’autres bienfaits contre des maladies liées à l’inflammation et à l’oxydation : arthrose, Alzheimer, cancers, diabète.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



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J’adore lire les « dernières découvertes » des chercheurs de Harvard.
Ce sont les universitaires les mieux payés du monde. Ils vivent littéralement comme des princes, dans un environnement de château médiéval.

L’Université de Harvard aux Etats-Unis ressemble à un palais. Les professeurs y sont payés jusqu’à 500 000 $ par an.[1]

Tout le monde les admire, tout le monde veut leur ressembler. Quant à eux, on se demande parfois s’ils ne s’amusent pas à sortir des « études » pour se moquer du monde, tant elles recèlent de banalités.

Je voudrais toutefois vous parler de l’une de ces études de Harvard qui vient de sortir. Elle a été publiée dans la revue scientifique « Psychological Science » le 20 mai 2016. [2]

Elle est complètement banale, mais il est vrai que cela fait parfois du bien de rappeler des évidences.

Le coup du « nœud dans le mouchoir »

C’est une étude sur la mémoire et les moyens de se souvenir des choses importantes que l’on doit faire.

Les chercheurs de Harvard ont « découvert » que l’on se souvient beaucoup plus facilement d’une tâche (comme poster une lettre, arroser les plantes avant de partir, se souvenir d’éteindre le four…) si l’on associe cette tâche à un objet qui se trouve à proximité.

En France, nous avons cette tradition de « faire un nœud à notre mouchoir », pour nous souvenir des choses importantes.

Ainsi, par exemple, votre maman vous a demandé de passer à la poste chercher un colis en revenant de l’école. La commission vous est complètement sortie de la tête. Il faut dire qu’entre le jeu de « ballon prisonnier » endiablé après la cantine, la « bulle » que vous avez ensuite reçue cet après-midi en calcul mental et les bisous échangés avec la délicieuse Sophie pendant la récréation, vous avez de bonnes excuses pour avoir autre chose en tête.

Sur le chemin du retour, toutefois, vous plongez votre main dans votre poche pour récupérer un vieux chewing-gum. Vos doigts rencontrent alors votre mouchoir, sentent qu’il a une forme dure et inhabituelle. Il y a un nœud dedans. Et c’est alors que, dans un éclair : « Bon sang mais c’est bien sûr ! Maman m’avait demandé de passer à la Poste chercher le colis de Tante Ginette !! ».

Et vous rebroussez chemin à toutes jambes pour retourner à la Poste avant la fermeture, sachant que vous étiez passé devant 10 mn plus tôt en pensant à tout autre chose.

Comment se souvenir de ses bonnes résolutions

Eh bien ! figurez-vous que les géniaux chercheurs de Harvard viennent de redécouvrir les vertus de cette astuce mnémotechnique (un mot compliqué pour désigner les méthodes permettant de mémoriser par association d’idées).

Ils ont prouvé, chiffres à l’appui, que ce système fonctionne, ainsi que ses variantes.

Dans leur expérience, ils ont demandé à 87 étudiants de faire un travail sur ordinateur pendant une heure, à la suite de quoi ils recevraient une compensation financière.

Avant de commencer leur travail, ils furent aussi informés que, au moment d’aller chercher leur argent, une somme serait donnée à une association caritative pour chaque personne qui se souviendrait de prendre une pince sur le comptoir.

La moitié des étudiants fut avertie qu’une statue d’éléphant serait installée sur le comptoir pour leur rappeler de prendre la pince, tandis que l’autre moitié fut simplement remerciée de sa participation.

Les résultats ont montré que 74 % des personnes à qui le système de l’éléphant avait été signalé se sont souvenues de prendre la pince, contre seulement 42 % dans l’autre groupe.

Katherine Milkman, co-auteure de l’étude et professeur à l’Université de Pennsylvanie, explique : « Les gens oublient souvent leurs bonnes résolutions. Bien qu’il y ait souvent un problème de volonté, le problème est aussi tout simplement qu’ils oublient de passer à l’acte lorsque l’occasion se présente. »

C’est complètement idiot, mais il est vrai que cette simple astuce si connue est en fait très rarement utilisée.

Liste d’astuces fort utiles

Voici donc une liste d’astuces de ce type, qui pourraient faire économiser des centaines d’heures à toutes les personnes qui, comme moi, ont tendance à oublier les « petites » choses de la vie quotidienne, avec des conséquences parfois très gênantes :

  • Lorsque vous déposez vos petits objets (clés, lunettes, portefeuille) ailleurs qu’à leur place de rangement habituel, mémorisez l’objet le plus gros qui se trouve à proximité. Lorsque vous les chercherez, vous vous souviendrez plus facilement de ce gros objet, et vous irez droit au but.
  • Lorsqu’on vous charge d’une commission importante, faites un nœud à votre mouchoir ou attachez-vous un fil autour du doigt. Gardez-le jusqu’à ce que la mission soit accomplie.
  • Lorsque vous garez votre voiture dans un parking, associez une image à la zone où vous vous trouvez. Souvent aujourd’hui, les parkings à plusieurs étages ont des couleurs différentes à chaque étage. Mais au lieu d’essayer de vous souvenir si vous étiez dans la zone rouge, bleue, orange ou verte, ce qui n’est pas toujours évident après plusieurs jours ou même heures, associez à votre couleur un fruit ou un légume, par exemple la fraise pour le rouge, la myrtille pour le bleu, l’orange pour l’orange, le poireau pour le vert. Si le parking est divisé en zones désignées par des lettres : plutôt que d’essayer de vous souvenir que vous étiez dans la zone « F », retenez « J’étais dans la zone fraise » :

Si vous avez d’autres trucs et astuces sur la mémoire à partager avec la communauté des lecteurs de Santé Nature Innovation, merci de les indiquer dans les commentaires de mon billet ! S’il y en a d’intéressants, je les traduirai et les enverrai à l’Université de Harvard.

Peut-être proposeront-ils de nous embaucher comme professeurs ??

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



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Le détective de votre santé !

N’avez-vous jamais eu l’impression, face à votre médecin, d’être nez à nez avec un inspecteur de police, ou face à un commissaire suspicieux, à l’affût du moindre indice ?

Car une bonne consultation, surtout la première, c’est comme une enquête de police.

Un de me vieux amis, malheureusement décédé, qui était directeur départemental de la sécurité publique, me disait toujours : « Un bon flic devrait être bon médecin et inversement ! »

Dans « l’enquête médicale », les résultats des diverses analyses et les épais dossiers médicaux que les patients ne manquent pas d’apporter servent de « pièces à conviction » !

Ces « preuves » doivent ensuite être analysées, commentées et expliquées.

Mais le poids de ces documents ne doit pas entraver le reste d’une consultation qui est avant tout un dialogue singulier entre le médecin et son patient.

Tout n’est pas dans le dossier, ce serait trop facile…

Pour mener son enquête sur la santé d’un patient, le médecin va devoir alterner interrogatoire et examen des preuves, exactement comme le feraient un Hercule Poirot ou un commissaire Maigret !

En dépit du temps consacré à la première consultation, il persistera beaucoup d’interrogations auxquelles il sera difficile de répondre immédiatement. Le médecin ne pourra résoudre d’emblée toutes les zones d’ombres de son enquête.

Je me souviens de cette patiente qui avait des douleurs abdominales, des périodes de stress ou d’énervement sans raison. Je lui ai conseillé une « coproculture fonctionnelle [1] » dans un laboratoire spécialisé. On a alors découvert des parasites (Endolimax nana [2]) dans ses selles. Des parasites proches des amibes mais qui ne provoquent pas les mêmes symptômes diarrhéiques que les amibes africaines ou asiatiques.

La patiente n’arrivait pas à comprendre comment, en menant la vie qui est la sienne dans ce quartier privilégié de l’ouest parisien, elle avait pu attraper ces parasites.

Sans cette analyse, elle aurait conservé ses problèmes. Dans le meilleur des cas on lui aurait peut être prescrit pour ses douleurs et ses spasmes un calmant plus ou moins bien toléré, dans le pire des cas, un tranquillisant.

Je repense aussi à cette jeune femme qui ne comprend pas pourquoi elle enchaîne les rhumes à répétition dès que les premiers froids de l’hiver arrivent. Pour identifier le coupable, j’ai dû là aussi passer par une enquête un peu « fouillée ». On finira par prouver que la raison de sa grande sensibilité à ces petites affections hivernales vient du fait qu’elle manque singulièrement de zinc, de vitamine D ou C. Et, surtout, du fait qu’elle ne mange jamais, ou si peu, de fruits et légumes, de poisson, de légumes secs ou de fruits de mer !

Cet autre exemple est presque un cas d’école. C’était une jeune femme blonde, assez timide, très sensible. Nos vieux maîtres homéopathes auraient parlé de « Pulsatilla [3] » ! Cette jeune femme fragile saignait tellement que le fer lui manquait : ses règles, parfois douloureuses, se prolongeaient une semaine par mois. On découvrira par la suite qu’elle manquait de progestérone que ses ovaires ont oublié de fabriquer en fin de cycle, ce qui explique aussi ses troubles des règles, mais également son risque de ménopause précoce, et parfois ses insomnies.

Comment on évolue vers la médecine anti-âge

On passe, ici, d’une « médecine de la forme » qui se conjugue au présent à une « médecine anti-âge » qui va se conjuguer au futur.

Ainsi, grâce à une prévention efficace et adaptée, on aura peut-être évité à cette jeune femme d’avoir prématurément des fibromes utérins et plus généralement des symptômes ou handicaps liés à la ménopause, comme bouffées de chaleur, prise de poids et fatigue.

Quand la thyroïde se mêle de ce qui ne la regarde pas !

Un autre patient nous confiera : « Je suis au top dans la journée, mais j’ai du mal à me réveiller le matin… Je suis anormalement frileux, et parfois je manque de répartie dans les dîners mondains. »

Que dirait Sherlock Holmes avec ces quelques indices ?

Lui, pas grand chose… Mais un médecin attentif identifierait probablement le suspect : la thyroïde.

Elle n’est pas malade bien sûr, seulement un peu « ralentie », ce que des dosages précis d’hormone thyroïdienne vont rapidement démontrer. Pourquoi cette paresse de la thyroïde ? Encore à cause de ce manque de fer ou d’iode dont l’hormone a besoin pour être fabriquée, ou bien d’un mauvais équilibre alimentaire, d’un surmenage passager, d’un problème infectieux sous-jacent ou d’une lointaine radiothérapie… ? Les protéines apportent des « acides aminés » qui sont essentiels au bon fonctionnement du cerveau et de la thyroïde. Si le régime est déficitaire, on pourra voir apparaître des troubles de l’attention chez l’enfant ou des symptômes apparentés à la dépression chez l’adulte. Bien entendu, il faudra modifier le régime et souvent augmenter l’apport en protéines. Ce ne sont pas obligatoirement des protéines animales mais des fruits secs, amandes, avocats, bananes… Parfois, le recours à des suppléments alimentaires de L-Tyrosine ou des formules en contenant ainsi que d’autres nutriments propices au bon fonctionnement thyroïdien, comme le « L-Thyrovital », sera nécessaire.

Et si les surrénales s’en mêlent, ce sera pire encore : la fatigue sera plus importante ou plus matinale. Parfois une supplémentation légère en hydrocortisone naturelle pourra améliorer la situation. Mais le mot « cortisone » fait tellement peur que même après plusieurs tentatives d’explication, on n’y arrive pas [4]. Ou il faudra mâcher toute la journée de la réglisse (ce qui ne donne pas une jolie langue !), mais cela n’est pas apprécié par tout le monde…

Il faut chercher, si l’on veut pouvoir aider

« Je ne veux pas des chercheurs mais des trouveurs », disait le général de Gaulle [5].

Mais dans tous les cas on peut aider, avec un interrogatoire minutieux qui identifiera des signes de déficiences, ou des infections chroniques méconnues, ou les raisons de ce manque de tel ou tel nutriment.

Gamma GT élevées : qui est le responsable ?

Tel autre sera surpris d’avoir des paramètres biologiques hépatiques que l’on nomme gamma GT [6] légèrement augmentés, quelle que soit son alimentation, et même dans le cas où il ne consommerait aucun alcool.

Qui est coupable ?

  • Une mauvaise alimentation avec trop de graisses animales saturées, c’est-à-dire trop de charcuterie, de viandes grasses, de laitages… ?
  • Ou alors est-ce le sucre ? Notamment les sucres « cachés » dans diverses boissons pétillantes ?
  • Est-ce plutôt lié à des problèmes de vésicule biliaire, à confirmer par un dosage sanguin de bilirubine, une échographie ?
  • Ou est-ce un problème méconnu (et souvent nié) « d’alcoolisme mondain » ?

Un bon « enquêteur » saura aussi se méfier des apparences. Car il y a des sujets qui ont héréditairement des gamma GT élevées. Pour eux, c’est donc moins le résultat de l’analyse qui compte mais bien le bon ou mauvais fonctionnement hépatique.

Pour écarter la responsabilité d’un possible « alcoolisme mondain », une seule solution : éliminer toute prise d’alcool pendant deux mois (boissons, parfums, eaux de toilette…) et refaire une nouvelle analyse après ce délai pour vérifier que le taux de gamma GT n’a pas diminué.

Dans le cadre d’une vraie consultation, un interrogatoire précis et soigneux permettra de trancher. Et parfois, malheureusement, de contrarier un peu le patient qui avouera à demi-mot que, oui, il est complice…

« Mais le vin, docteur, ce n’est pas de l’alcool ! »

À Carcassonne, on me disait souvent avec plus ou moins de bonne foi : « Mais le vin, docteur, ce n’est pas de l’alcool ! ». Ce type de formule n’est pas spécifique à cette jolie cité. Je crois l’avoir entendue avec toute la diversité d’accents régionaux que compte notre beau pays !

Voici comment une véritable enquête médicale pourrait vous sauver la vie…

Il y a encore bien d’autres questions à se poser :

-Avez-vous des douleurs chroniques ?

-Oui, j’ai de petits élancements à la hanche qui m’agacent…

-Mais alors, prenez-vous des médicaments contre ces douleurs ?

-Un peu tous les jours

-Et quoi ?

-Du paracétamol [7]

-Et à quelle dose ?

– Parfois 1 gramme, parfois 2 ou 3

-Depuis longtemps ?

-Cela fait des années, puisque mon pharmacien m’a dit que c’était totalement inoffensif !

Ce que ce pharmacien pourrait vous dire, c’est que l’intoxication par le paracétamol [8] est devenue la cause la plus fréquente d’insuffisance hépatique (et de transplantation) en France, comme dans d’autres pays occidentaux.

Or, il n’est pas difficile de s’intoxiquer : ce médicament, peu cher, est en vente libre dans toutes les pharmacies et aujourd’hui il n’existe aucun moyen de connaître votre exacte consommation si vous n’en parlez pas à votre médecin.

Bien entendu, il y a bien d’autres toxiques hépatiques que le vin et le paracétamol.

En arrêtant ou en espaçant les prises de paracétamol, on pourrait parallèlement entamer une supplémentation en vitamine C, en glutathion (« maître des antioxydants » [9]) que la prise continue de paracétamol peut altérer jusqu’à l’apparition de problèmes hépatiques graves, mais également en précurseurs de ce même glutathion comme l’acétyl S-cystéine ou le chardon Marie (Carduus marianus), que l’on trouve à la fois en pharmacie et dans des compléments alimentaires.

Bref, votre santé est une grande énigme qu’il faut résoudre !

Certains, dès la naissance, sont plus gâtés que d’autres. Ceux-là n’ont presque rien à faire pour rester en bonne santé. Bien sûr, cela ne les met pas à l’abri d’une affection grave ou précoce.

D’autres, moins chanceux, devront dès l’enfance être plus protégés et « faire attention ».

Mais, paradoxe : de ce fait, ils pourront aussi mieux se protéger contre certaines maladies ou infections.

Et puis il y a les « inquiets chroniques », ces hypocondriaques à qui le destin peut parfois donner raison quand la maladie finit pas se déclarer.

Le métier de médecin et de thérapeute consiste à essayer de démêler les éléments de l’intrigue pour proposer des solutions qui ne sont, malheureusement, pas toujours bien perçues ni bien suivies.

Aidez votre Sherlock Holmes à identifier le coupable !

Sachez raconter en peu de mots à la fois votre vie et votre environnement personnel, et n’oubliez pas les maladies ou problèmes familiaux récurrents.

Au besoin, préparez un document le plus concis possible que vous remettrez lors de votre première consultation :

– Dans quelles conditions ai-je grandi : à la ville, à la campagne ? Qu’y avait-il comme environnement, hygiène et animaux autour de moi ?

La cour de la ferme ou la vie avec certains animaux de compagnie peuvent être à l’origine de maladies infectieuses découvertes tardivement.

– Ne trichez pas sur votre consommation présente ou ancienne de tabac, de drogues, de sucre, de médicaments…

– Expliquez aussi dans quelle ambiance vous avez grandi : dans l’amour, le rejet, la jalousie… ?

– Même si cela n’est pas facile à dire, si vous avez été la proie de sévices et agressions sexuelles, n’hésitez pas à en parler.

– Sachez faire une description simple et synthétique de vos habitudes alimentaires et culinaires, de votre environnement familial et professionnel.

Ne négligez aucune piste, même si elles paraissent insignifiantes

Qu’ils soient physiques ou psychologiques, les microtraumatismes sont plus nombreux qu’on ne le pense. Ces « coups » expliquent le succès parfois « miraculeux » d’une ou plusieurs hautes dilutions [10] d’arnica que relatent des homéopathes.

De même, des douleurs abdominales, ballonnements, gaz et des selles chroniquement molles ou de couleur anormale peuvent trahir un déséquilibre de la flore intestinale, une infection chronique à champignons (candida albicans), à parasites ou à germes microbiens.

N’ayez crainte de mentionner ces « petites fatigues » et « coups de pompe » du matin, du midi, du soir à votre médecin.

N’oubliez pas ces troubles du sommeil, dont les grincements de dents, les cauchemars et surtout les ronflements qui, avec les apnées du sommeil [11], peuvent conduire à l’apparition de troubles de l’humeur mais, plus grave, de troubles cardiovasculaires et d’hypertension artérielle.

Ne masquez pas vos anxiétés, énervements, colères trop fréquentes sans motivations ni réelle raison.

Ne cachez pas vos « petits boutons » qui ne guérissent pas : si vous les négligez trop longtemps, certains peuvent devenir des cancers, comme les mélanomes qui, parfaitement curables au début, peuvent devenir graves par la suite.

Ne négligez pas ces toux chroniques, douleurs de la gorge ou ganglions dans le cou, surtout si vous fumez ou avez fumé.

Les indigestions chroniques peuvent trahir des allergies ou intolérances alimentaires que des tests simples [12] permettent d’identifier. En évitant certaines gourmandises et en apprenant à lire les étiquettes des produits alimentaires, vous pourrez les éviter.

Si votre peau, vos ongles ou vos cheveux changent rapidement d’aspect, n’hésitez pas à en parler. Ce changement peut annoncer un déficit nutritionnel (comme le zinc ou le fer) mais également un bouleversement hormonal.

Ces simples gestes peuvent vous sauver la santé et parfois la vie

L’autopalpation des seins devrait être la règle, au moins une fois par mois.

Si votre cou grossit, pensez à en parler à votre médecin et à lui demander de pratiquer une palpation, voire de demander une échographie de la thyroïde.

L’examen du corps après la douche permet d’identifier une mauvaise piqûre, ou de trouver une tique accrochée à votre peau après une balade en campagne et d’éviter de risquer une infection chronique comme la maladie de Lyme.

Interrogez-vous sur certaines modifications de vos réactions, comme l’augmentation des mictions nocturnes. Elles ne trahissent pas forcément une prostate vieillissante mais peuvent également annoncer un début de diabète. Préoccupez-vous aussi de l’apparition d’une brutale frilosité ou au contraire de bouffées de chaleur.

De même si vos règles changent brutalement d’aspect, de durée, de fréquence ou deviennent douloureuses, n’hésitez pas à en parler.

Ne masquez pas le premier inconfort, quel qu’il soit, par une autoprescription, même si elle est conseillée par un pharmacien de bonne volonté.

Tout est question d’équilibre dans le questionnement : là est la question !

La santé doit trouver un point d’équilibre entre :

  • Le trop ou le trop peu d’interrogations
  • La paranoïa et la négligence
  • Le conscient et l’inconscient

Comme toujours, l’équilibre est au centre. Et pour bien placer le curseur au centre, le sien ou « celui de son coussin » comme disent les bouddhistes, il ne faut pas avoir peur de se confier dans ses manques ou ses excès, présents ou passés, ne pas avoir peur de se renseigner sur les thérapeutes que vous rencontrez et surtout d’être « transparent » avec eux.

Ne pas avoir peur d’avoir confiance, ni avoir peur de s’aimer sans tomber dans le narcissisme stérile et épuisant pour l’interlocuteur.

Ainsi vous trouverez plus facilement les chemins de la santé, ou du moins vous aiderez votre thérapeute à vous les proposer.

À très vite,

Docteur Dominique Rueff



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Ce qu’il faut mettre dans votre assiette…

Chère amie, cher ami,

En matière d’alimentation, ce qui est bon est beau : c’est l’assiette colorée, forcément variée et goûteuse !

En quelques dizaines d’années de pratique médicale, j’en ai vu passer, des « régimes », et j’ai appris à bannir ce mot qui sent la privation et la tristesse, la ceinture que l’on veut raccourcir d’un cran, au péril de sa santé.

Certains se privaient à tel point que leurs forces et leur énergie les avaient quittés sans même qu’ils ne s’en rendissent compte !

Mais comment convaincre ces « pratiquants », souvent plus idéologiques que rationnels, qu’ils se trompaient ?

J’en suis venu à élaborer les grandes lignes d’une assiette qui serait acceptable pour tous, en insistant pour que chacun l’adapte à ses goûts, ses envies, et pourquoi pas ses croyances.

Volontairement, je propose les grandes lignes d’une alimentation théoriquement capable de maintenir la santé, la force et l’énergie, en avertissant que les exemples doivent être adaptés par chacun à ses choix, ses goûts et motivations personnelles.

Donnez-moi un « régime détaillé » ! me disent parfois les patients… Je m’y refuse en précisant que les indications que je propose ne se veulent en aucun cas contraignantes et doivent être adaptées en fonction de leurs besoins, coûts et possibilités d’emploi du temps.

De même, je leur explique que des déficiences nutritionnelles prolongées peuvent conduire à toutes formes de symptômes et que toute plainte doit au préalable faire l’objet d’un bilan nutritionnel. D’ailleurs, les effets positifs d’une modification diététique ou d’une supplémentation se font, très souvent, sentir en quelques jours.

Mieux manger pour la forme, la santé et pour les garder

Gardons à l’esprit ce dicton : « Repas de roi le matin, de prince le midi et de mendiant le soir ! » Cette règle ne vaut pas pour tout le monde, bien sûr (certaines personnes se passent très bien de petit-déjeuner et peuvent avoir intérêt à le faire, en évitant un repas du soir trop copieux), mais elle est un bon guide pour beaucoup d’entre nous.

Malheureusement, notre mode de vie ne nous y encourage pas. La tendance est même inverse : fatigués, y compris nos enfants, nous ne prenons pas le temps de prendre un petit-déjeuner, et si c’est le cas, nous avalons « à la va vite » une tartine ou un bol de céréales trop sucrées, ces « granulés appétissants », avec un bol de lait ou un café.

Le midi, au bureau, nous n’avons le temps que de manger (trop vite) un sandwich – le « jambon beurre » est le préféré des Français–, ou une part trop grasse ou trop salée de quiche ou de pizza.

Comme il n’est pas question de goûter, ni même d’une petite collation, on meurt de faim quand on rentre chez soi pour partager un bon repas avec sa famille, devant la télé ou les tablettes des enfants, quand on ne sort pas chez les amis ou au restaurant.

Souvenons-nous également de notre vieux slogan de mai 1968 : « Il est interdit d’interdire ! » Les écarts exceptionnels sont rarement nuisibles. Rappelons que les vignerons de Bourgogne préfèrent une « bonne cuite » mensuelle plutôt qu’une consommation quotidienne excessive et souvent inconsciente.

Enfin, n’oubliez pas de consommer régulièrement des aliments considérés comme « detox » comme les avocats, avec de l’huile d’olive et du curcuma, des pommes, des asperges, du céleri en saison, des kiwis, jus de grenade, de l’ail et de l’oignon, des choux et brocolis, des artichauts, de l’ananas frais [2]…

Les grandes lignes que je propose, en première intention, sont volontairement très généralistes. De plus n’oubliez pas, si vous voulez mieux digérer, de mâcher chaque bouchée, même liquide (sans tomber dans les excès de certaines sectes asiatiques) et de commencer chaque repas par un grand verre d’eau, surtout si vous désirez perdre du poids.

Le petit-déjeuner de roi

Personnellement, je commence ma journée avec une cuillère à café d’huile d’olive à jeun pour apporter de l’acide oléique et favoriser le transit, puis je prends un jus de citron chaud avec une cuillère à café de vinaigre de cidre, un des meilleurs détoxiquants hépatiques. Les références ne manquent pas [3].

Le petit-déjeuner plutôt protéique et peu sucré pour limiter les prises de poids, et les « coups de pompe » hypoglycémiques de la matinée (avec perte d’attention pour les écoliers) avec laitages (de préférence de chèvre ou de brebis), toujours mieux assimilés et/ou fromages en petites proportions. Si l’on tient à consommer des céréales, ne choisissons que des mueslis bio avec céréales complètes et fruits secs, pain complet de qualité, avec une faible couche de beurre, en évitant les margarines [4], et au moins deux fois par semaine des œufs…

On évite les jus de fruits frais systématiques (et surtout les jus industriels qui ne sont, le plus souvent, que de l’eau colorée enrichie en vitamines) mal digérés avec les produits laitiers et favorisant certains troubles intestinaux ou allergiques.

Il faudra, bien entendu, adapter ce qui précède à ses conditions de travail et de séjour (voyages, hôtels…), mais de plus en plus d’hôtels proposent des petit-déjeuners continentaux où l’on trouve des protéines animales, parfois du saumon et des légumes, des multitudes de fruits frais et secs.

Le déjeuner de prince

À midi, essayez un repas mieux équilibré : viande OU poisson OU œufs avec des légumes verts variés cuits ou crus, des céréales (pain, riz ou pâtes, toujours complètes ou semi-complètes…) si un régime dissocié n’est pas nécessaire.

Afin de limiter la quantité globale de lipides consommés (dans l’ensemble le régime moyen des Français comporte un excédent de 10 % de « mauvais » lipides), on essaiera de ne pas associer au même repas viande et/ou œufs avec fromage. Par contre, l’association poisson avec fromage ne comporte pas d’inconvénients. On peut manger un peu de fromage maigre, ou de fromage de chèvre ou de brebis, un peu de pain complet (si l’on n’est pas « intolérant » au blé ou au gluten) et tous les fruits de saison, que certains préfèrent prendre en début de repas.

Un dîner de mendiant

Le soir: on évitera de remanger de la viande, des œufs ou du fromage gras. Les fromages et laitages maigres sont autorisés raisonnablement. Les associations de céréales et légumineuses apportent les mêmes avantages nutritifs que la viande, mais avec moins de (mauvais) lipides. Le poisson et les légumes verts sont mieux digérés le soir. On peut manger des yaourts (de préférence de soja, de chèvre ou de brebis) et des fruits en évitant les agrumes en fin de repas.

Il est inutile et dangereux de se culpabiliser. Les excès et les plaisirs de la convivialité n’ont pas d’incidence mesurable sur la santé. Ce sont les erreurs (carences et/ou excès) répétées innocemment, jour après jour, qui nous vieillissent et altèrent insidieusement et silencieusement la durée et plus encore la qualité de notre existence.

Maintenant nous allons proposer quelques exemples d’une journée forme et santé.

Le petit-déjeuner de roi devrait être le repas le plus important de la journée.

  • Yaourt au soja ou au lait de chèvre ou de brebis accompagné de fruits rouges en saison, ou pomme, fruits secs (raisins, abricots, amandes, noix, noisettes…), pour l’apport de fibres, magnésium, vitamines et minéraux.
  • Œuf coque 2 fois par semaine (apports en protéines, lécithine, acides aminés soufrés antioxydants).
  • Muesli bio d’avoine, de riz complet, avec un peu de germes de blé, au lait de soja. Rappelons-nous la « crème Budwig » [5] de Catherine KOUSMINE qui n’est pas forcément bien digérée par tous et que l’on peut adapter à ses goûts et à sa digestion.
  • Tisane de thym l’hiver, de romarin, ou café léger ou thé gris ou vert (apports d’antioxydants) et de vitamines, sauf en cas de déficience en fer.

Le déjeuner de prince

  • Crudités : carottes râpées, choux rouge râpé, salades diverses, etc…
  • Assaisonnement avec moitié huile olive, moitié huile de colza , un filet d’huile de noix, citron ou vinaigre de pomme.
  • Sel marin non raffiné (apport en iode) – ail ou oignon quand ils sont digérés, aromates de toute sorte : thym, herbes, curcuma, gingembre frais et râpé.
  • Pastèque ou melon en saison.
  • Poissons gras (thon, saumon, sardine, maquereau, anchois) 3 fois/semaine (pour les apports en oméga-3). Il faut toujours préférer les petits poissons, au bout de la chaîne alimentaire, qui ont moins de risques d’être chargés en métaux lourds.
  • Viande rouge minimum 2 fois par semaine (mais pas forcément plus), viande blanche ou volaille, foie de veau biologique pour les amateurs, grand pourvoyeur de vitamines (B2, B6, B9, B12, zinc, sélénium…).
  • Légumes verts : épinards, brocolis, choux, haricots verts, courgettes, céleri, concombre, asperges en saison, accompagnés de riz (semi-complet ou basmati) avec une sauce tomate (lycopène) faite en faisant revenir dans un peu d’huile d’olive les tomates fraîches avec de l’ail.
  • Un peu de fromage, de préférence de chèvre ou de brebis (sauf en cas d’intolérance alimentaire).
  • Dessert : fruits de saison bio et frais et fraîchement épluchés.

On peut préparer certains de ces aliments à l’avance et les apporter sur son lieu de travail en mélangeant au dernier moment avec les assaisonnements. C’est également vrai pour tous ceux, y compris les enfants, qui doivent manger dans des cantines où, malheureusement, le rendement l’emporte sur de vraies considérations de santé et de qualité.

La collation de 17 h ou le goûter doivent rentrer dans nos mœurs !

C’est le meilleur moyen d’arriver à ce dîner de mendiant qui ne surchargera pas notre digestion et nos métabolismes pendant la nuit.

  • Yaourt ou crème au soja, lait de soja que l’on peut mixer avec une préparation de protéines végétales que j’affectionne particulièrement, le « Plant Fusion » de VITALL+, une poudre végétale contenant des acides aminés essentiels que l’on peut mixer avec de l’eau ou mieux du lait de soja.
  • Quelques carrés de chocolat (noir de préférence) sans gluten (et sans vanille si vous y êtes intolérant, ce qui est fréquent) avec un peu de pain, ou gâteaux faits maison avec une farine au moins semi-complète et de préférence d’origine biologique.
  • Jus de pamplemousse, de pomme bio ou d’orange ou d’un autre fruit avec un peu de germes de blé (en l’absence d’intolérance aux céréales et au gluten) ou une pomme, une poire pas trop mûres pour qu’elles soient moins sucrées ou fruits rouges en saison.
  • Thé vert ou thym, plus simplement de l’eau.

Le dîner de mendiant

  • En hiver : soupe de légumes faite maison (éviter la pomme de terre, la betterave et la carotte en cas de surpoids) avec des apports en épices (poivre, curcuma, gingembre frais râpé), parfois une bonne cuillère à soupe de levures alimentaires pour augmenter les apports en vitamine B.
  • En été : gaspacho (soupe de tomates froide) ou salade assaisonnée comme ci-dessus, pastèque ou melon.
  • Légumineuses (qui apportent sélénium et fibres) : lentilles, fèves, pois chiche, haricots secs, accompagnés de riz de préférence complet ou semi-complet.
  • Dessert : fruits de saison, éviter les agrumes, quelques amandes, noix ou noisettes.
  • Si vous en avez vraiment envie, ne vous culpabilisez pas à consommer un peu de vin rouge de bonne qualité (deux verres pour les femmes, trois pour les hommes) à condition que la dose ne soit pas quotidienne et que vous n’en deveniez pas dépendant.

Afin d’illustrer ce qui précède, je vous propose le résumé d’une récente étude, publiée dans le célèbre journal « Jama » et relatée le 15 mai 2015, sur le site « Allo docteur » [6] :

D’après une étude espagnole de Petros Giannakouris, les antioxydants présents dans les aliments composant le régime méditerranéen ralentiraient le vieillissement cérébral.

Des fruits, des légumes, du poisson, des céréales et de l’huile d’olive… Les avantages d’un régime méditerranéen sont connus depuis longtemps, notamment en ce qui concerne la baisse de la tension artérielle, l’élimination de la graisse abdominale et la lutte contre la dépression. Ce régime était également excellent pour lutter contre le déclin cognitif, et donc, par extension, la maladie d’Alzheimer.

Les effets de ce régime ont pu être démontrés à la suite d’un essai clinique réalisé sur 447 volontaires âgés de 55 à 80 ans. Ces derniers étaient en bonne santé mais pouvaient être considérés comme à risque de développer une maladie cardiovasculaire. Pendant près de 4 ans, ils ont été soumis de manière aléatoire à un régime méditerranéen (comportant un apport supplémentaire de 30 g de noix et un litre d’huile d’olive par semaine) ou à un régime faible en graisses.

Lors de tests neuropsychologiques passés au bout de ces quatre années, les scientifiques ont pu se rendre compte que les personnes soumises au régime méditerranéen obtenaient de meilleurs résultats sur la mémoire que le groupe soumis aux autres aliments. De plus, une baisse des performances cognitives a même pu être observée chez les membres du second groupe.

Certaines propriétés des antioxydants « présents dans ces aliments pourraient retarder le vieillissement cérébral, le déclin cognitif ainsi que le processus de neurodégénérescence », affirme le Dr Emilio Ros, un des responsables de l’étude.

Une autre équipe de scientifiques espagnols a également découvert que manger « à la crétoise » était un très bon moyen pour perdre du poids et se nourrir sainement pour les personnes atteintes de cholestérol. D’après de nombreux autres travaux réalisés, ce régime est aussi efficace pour inverser le syndrome métabolique.
L’explication des bienfaits du régime méditerranéen a longtemps été un mystère, jusqu’à ce que des chercheurs anglais arrivent à prouver la parfaite combinaison entre lipides et nitrates dans les aliments qui le composent.

La bonne nouvelle, pour finir, c’est qu’« il n’est jamais trop tard pour changer son régime alimentaire afin d’améliorer votre santé », ainsi que le rappelle l’un des responsables de l’étude. À chacun de nous de jouer !

A très vite et d’ici là, surveillez bien votre messagerie !

Docteur Dominique Rueff



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