Pages

Subscribe:

santé nature innovation

Ce qu’il faut mettre dans votre assiette…

Chère amie, cher ami,

En matière d’alimentation, ce qui est bon est beau : c’est l’assiette colorée, forcément variée et goûteuse !

En quelques dizaines d’années de pratique médicale, j’en ai vu passer, des « régimes », et j’ai appris à bannir ce mot qui sent la privation et la tristesse, la ceinture que l’on veut raccourcir d’un cran, au péril de sa santé.

Certains se privaient à tel point que leurs forces et leur énergie les avaient quittés sans même qu’ils ne s’en rendissent compte !

Mais comment convaincre ces « pratiquants », souvent plus idéologiques que rationnels, qu’ils se trompaient ?

J’en suis venu à élaborer les grandes lignes d’une assiette qui serait acceptable pour tous, en insistant pour que chacun l’adapte à ses goûts, ses envies, et pourquoi pas ses croyances.

Volontairement, je propose les grandes lignes d’une alimentation théoriquement capable de maintenir la santé, la force et l’énergie, en avertissant que les exemples doivent être adaptés par chacun à ses choix, ses goûts et motivations personnelles.

Donnez-moi un « régime détaillé » ! me disent parfois les patients… Je m’y refuse en précisant que les indications que je propose ne se veulent en aucun cas contraignantes et doivent être adaptées en fonction de leurs besoins, coûts et possibilités d’emploi du temps.

De même, je leur explique que des déficiences nutritionnelles prolongées peuvent conduire à toutes formes de symptômes et que toute plainte doit au préalable faire l’objet d’un bilan nutritionnel. D’ailleurs, les effets positifs d’une modification diététique ou d’une supplémentation se font, très souvent, sentir en quelques jours.

Mieux manger pour la forme, la santé et pour les garder

Gardons à l’esprit ce dicton : « Repas de roi le matin, de prince le midi et de mendiant le soir ! » Cette règle ne vaut pas pour tout le monde, bien sûr (certaines personnes se passent très bien de petit-déjeuner et peuvent avoir intérêt à le faire, en évitant un repas du soir trop copieux), mais elle est un bon guide pour beaucoup d’entre nous.

Malheureusement, notre mode de vie ne nous y encourage pas. La tendance est même inverse : fatigués, y compris nos enfants, nous ne prenons pas le temps de prendre un petit-déjeuner, et si c’est le cas, nous avalons « à la va vite » une tartine ou un bol de céréales trop sucrées, ces « granulés appétissants », avec un bol de lait ou un café.

Le midi, au bureau, nous n’avons le temps que de manger (trop vite) un sandwich – le « jambon beurre » est le préféré des Français–, ou une part trop grasse ou trop salée de quiche ou de pizza.

Comme il n’est pas question de goûter, ni même d’une petite collation, on meurt de faim quand on rentre chez soi pour partager un bon repas avec sa famille, devant la télé ou les tablettes des enfants, quand on ne sort pas chez les amis ou au restaurant.

Souvenons-nous également de notre vieux slogan de mai 1968 : « Il est interdit d’interdire ! » Les écarts exceptionnels sont rarement nuisibles. Rappelons que les vignerons de Bourgogne préfèrent une « bonne cuite » mensuelle plutôt qu’une consommation quotidienne excessive et souvent inconsciente.

Enfin, n’oubliez pas de consommer régulièrement des aliments considérés comme « detox » comme les avocats, avec de l’huile d’olive et du curcuma, des pommes, des asperges, du céleri en saison, des kiwis, jus de grenade, de l’ail et de l’oignon, des choux et brocolis, des artichauts, de l’ananas frais [2]…

Les grandes lignes que je propose, en première intention, sont volontairement très généralistes. De plus n’oubliez pas, si vous voulez mieux digérer, de mâcher chaque bouchée, même liquide (sans tomber dans les excès de certaines sectes asiatiques) et de commencer chaque repas par un grand verre d’eau, surtout si vous désirez perdre du poids.

Le petit-déjeuner de roi

Personnellement, je commence ma journée avec une cuillère à café d’huile d’olive à jeun pour apporter de l’acide oléique et favoriser le transit, puis je prends un jus de citron chaud avec une cuillère à café de vinaigre de cidre, un des meilleurs détoxiquants hépatiques. Les références ne manquent pas [3].

Le petit-déjeuner plutôt protéique et peu sucré pour limiter les prises de poids, et les « coups de pompe » hypoglycémiques de la matinée (avec perte d’attention pour les écoliers) avec laitages (de préférence de chèvre ou de brebis), toujours mieux assimilés et/ou fromages en petites proportions. Si l’on tient à consommer des céréales, ne choisissons que des mueslis bio avec céréales complètes et fruits secs, pain complet de qualité, avec une faible couche de beurre, en évitant les margarines [4], et au moins deux fois par semaine des œufs…

On évite les jus de fruits frais systématiques (et surtout les jus industriels qui ne sont, le plus souvent, que de l’eau colorée enrichie en vitamines) mal digérés avec les produits laitiers et favorisant certains troubles intestinaux ou allergiques.

Il faudra, bien entendu, adapter ce qui précède à ses conditions de travail et de séjour (voyages, hôtels…), mais de plus en plus d’hôtels proposent des petit-déjeuners continentaux où l’on trouve des protéines animales, parfois du saumon et des légumes, des multitudes de fruits frais et secs.

Le déjeuner de prince

À midi, essayez un repas mieux équilibré : viande OU poisson OU œufs avec des légumes verts variés cuits ou crus, des céréales (pain, riz ou pâtes, toujours complètes ou semi-complètes…) si un régime dissocié n’est pas nécessaire.

Afin de limiter la quantité globale de lipides consommés (dans l’ensemble le régime moyen des Français comporte un excédent de 10 % de « mauvais » lipides), on essaiera de ne pas associer au même repas viande et/ou œufs avec fromage. Par contre, l’association poisson avec fromage ne comporte pas d’inconvénients. On peut manger un peu de fromage maigre, ou de fromage de chèvre ou de brebis, un peu de pain complet (si l’on n’est pas « intolérant » au blé ou au gluten) et tous les fruits de saison, que certains préfèrent prendre en début de repas.

Un dîner de mendiant

Le soir: on évitera de remanger de la viande, des œufs ou du fromage gras. Les fromages et laitages maigres sont autorisés raisonnablement. Les associations de céréales et légumineuses apportent les mêmes avantages nutritifs que la viande, mais avec moins de (mauvais) lipides. Le poisson et les légumes verts sont mieux digérés le soir. On peut manger des yaourts (de préférence de soja, de chèvre ou de brebis) et des fruits en évitant les agrumes en fin de repas.

Il est inutile et dangereux de se culpabiliser. Les excès et les plaisirs de la convivialité n’ont pas d’incidence mesurable sur la santé. Ce sont les erreurs (carences et/ou excès) répétées innocemment, jour après jour, qui nous vieillissent et altèrent insidieusement et silencieusement la durée et plus encore la qualité de notre existence.

Maintenant nous allons proposer quelques exemples d’une journée forme et santé.

Le petit-déjeuner de roi devrait être le repas le plus important de la journée.

  • Yaourt au soja ou au lait de chèvre ou de brebis accompagné de fruits rouges en saison, ou pomme, fruits secs (raisins, abricots, amandes, noix, noisettes…), pour l’apport de fibres, magnésium, vitamines et minéraux.
  • Œuf coque 2 fois par semaine (apports en protéines, lécithine, acides aminés soufrés antioxydants).
  • Muesli bio d’avoine, de riz complet, avec un peu de germes de blé, au lait de soja. Rappelons-nous la « crème Budwig » [5] de Catherine KOUSMINE qui n’est pas forcément bien digérée par tous et que l’on peut adapter à ses goûts et à sa digestion.
  • Tisane de thym l’hiver, de romarin, ou café léger ou thé gris ou vert (apports d’antioxydants) et de vitamines, sauf en cas de déficience en fer.

Le déjeuner de prince

  • Crudités : carottes râpées, choux rouge râpé, salades diverses, etc…
  • Assaisonnement avec moitié huile olive, moitié huile de colza , un filet d’huile de noix, citron ou vinaigre de pomme.
  • Sel marin non raffiné (apport en iode) – ail ou oignon quand ils sont digérés, aromates de toute sorte : thym, herbes, curcuma, gingembre frais et râpé.
  • Pastèque ou melon en saison.
  • Poissons gras (thon, saumon, sardine, maquereau, anchois) 3 fois/semaine (pour les apports en oméga-3). Il faut toujours préférer les petits poissons, au bout de la chaîne alimentaire, qui ont moins de risques d’être chargés en métaux lourds.
  • Viande rouge minimum 2 fois par semaine (mais pas forcément plus), viande blanche ou volaille, foie de veau biologique pour les amateurs, grand pourvoyeur de vitamines (B2, B6, B9, B12, zinc, sélénium…).
  • Légumes verts : épinards, brocolis, choux, haricots verts, courgettes, céleri, concombre, asperges en saison, accompagnés de riz (semi-complet ou basmati) avec une sauce tomate (lycopène) faite en faisant revenir dans un peu d’huile d’olive les tomates fraîches avec de l’ail.
  • Un peu de fromage, de préférence de chèvre ou de brebis (sauf en cas d’intolérance alimentaire).
  • Dessert : fruits de saison bio et frais et fraîchement épluchés.

On peut préparer certains de ces aliments à l’avance et les apporter sur son lieu de travail en mélangeant au dernier moment avec les assaisonnements. C’est également vrai pour tous ceux, y compris les enfants, qui doivent manger dans des cantines où, malheureusement, le rendement l’emporte sur de vraies considérations de santé et de qualité.

La collation de 17 h ou le goûter doivent rentrer dans nos mœurs !

C’est le meilleur moyen d’arriver à ce dîner de mendiant qui ne surchargera pas notre digestion et nos métabolismes pendant la nuit.

  • Yaourt ou crème au soja, lait de soja que l’on peut mixer avec une préparation de protéines végétales que j’affectionne particulièrement, le « Plant Fusion » de VITALL+, une poudre végétale contenant des acides aminés essentiels que l’on peut mixer avec de l’eau ou mieux du lait de soja.
  • Quelques carrés de chocolat (noir de préférence) sans gluten (et sans vanille si vous y êtes intolérant, ce qui est fréquent) avec un peu de pain, ou gâteaux faits maison avec une farine au moins semi-complète et de préférence d’origine biologique.
  • Jus de pamplemousse, de pomme bio ou d’orange ou d’un autre fruit avec un peu de germes de blé (en l’absence d’intolérance aux céréales et au gluten) ou une pomme, une poire pas trop mûres pour qu’elles soient moins sucrées ou fruits rouges en saison.
  • Thé vert ou thym, plus simplement de l’eau.

Le dîner de mendiant

  • En hiver : soupe de légumes faite maison (éviter la pomme de terre, la betterave et la carotte en cas de surpoids) avec des apports en épices (poivre, curcuma, gingembre frais râpé), parfois une bonne cuillère à soupe de levures alimentaires pour augmenter les apports en vitamine B.
  • En été : gaspacho (soupe de tomates froide) ou salade assaisonnée comme ci-dessus, pastèque ou melon.
  • Légumineuses (qui apportent sélénium et fibres) : lentilles, fèves, pois chiche, haricots secs, accompagnés de riz de préférence complet ou semi-complet.
  • Dessert : fruits de saison, éviter les agrumes, quelques amandes, noix ou noisettes.
  • Si vous en avez vraiment envie, ne vous culpabilisez pas à consommer un peu de vin rouge de bonne qualité (deux verres pour les femmes, trois pour les hommes) à condition que la dose ne soit pas quotidienne et que vous n’en deveniez pas dépendant.

Afin d’illustrer ce qui précède, je vous propose le résumé d’une récente étude, publiée dans le célèbre journal « Jama » et relatée le 15 mai 2015, sur le site « Allo docteur » [6] :

D’après une étude espagnole de Petros Giannakouris, les antioxydants présents dans les aliments composant le régime méditerranéen ralentiraient le vieillissement cérébral.

Des fruits, des légumes, du poisson, des céréales et de l’huile d’olive… Les avantages d’un régime méditerranéen sont connus depuis longtemps, notamment en ce qui concerne la baisse de la tension artérielle, l’élimination de la graisse abdominale et la lutte contre la dépression. Ce régime était également excellent pour lutter contre le déclin cognitif, et donc, par extension, la maladie d’Alzheimer.

Les effets de ce régime ont pu être démontrés à la suite d’un essai clinique réalisé sur 447 volontaires âgés de 55 à 80 ans. Ces derniers étaient en bonne santé mais pouvaient être considérés comme à risque de développer une maladie cardiovasculaire. Pendant près de 4 ans, ils ont été soumis de manière aléatoire à un régime méditerranéen (comportant un apport supplémentaire de 30 g de noix et un litre d’huile d’olive par semaine) ou à un régime faible en graisses.

Lors de tests neuropsychologiques passés au bout de ces quatre années, les scientifiques ont pu se rendre compte que les personnes soumises au régime méditerranéen obtenaient de meilleurs résultats sur la mémoire que le groupe soumis aux autres aliments. De plus, une baisse des performances cognitives a même pu être observée chez les membres du second groupe.

Certaines propriétés des antioxydants « présents dans ces aliments pourraient retarder le vieillissement cérébral, le déclin cognitif ainsi que le processus de neurodégénérescence », affirme le Dr Emilio Ros, un des responsables de l’étude.

Une autre équipe de scientifiques espagnols a également découvert que manger « à la crétoise » était un très bon moyen pour perdre du poids et se nourrir sainement pour les personnes atteintes de cholestérol. D’après de nombreux autres travaux réalisés, ce régime est aussi efficace pour inverser le syndrome métabolique.
L’explication des bienfaits du régime méditerranéen a longtemps été un mystère, jusqu’à ce que des chercheurs anglais arrivent à prouver la parfaite combinaison entre lipides et nitrates dans les aliments qui le composent.

La bonne nouvelle, pour finir, c’est qu’« il n’est jamais trop tard pour changer son régime alimentaire afin d’améliorer votre santé », ainsi que le rappelle l’un des responsables de l’étude. À chacun de nous de jouer !

A très vite et d’ici là, surveillez bien votre messagerie !

Docteur Dominique Rueff



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/1Pk30Pa

santé nature

On entend beaucoup parler aujourd'hui du syndrome métabolique, ce qui est en fait le résultat d'une insulinorésistance. Le taux de sucre dans le sang monte, les cellules ne peuvent plus l'absorber et ce sont toutes ces maladies modernes qui en sont les...

from Votre santé par la nature http://ift.tt/210e5uT

santé nature innovation

Ce nouveau traitement naturel est, littéralement, d’une efficacité hallucinante contre les cas désespérés de dépression !!!
Il s’agit des « champignons magiques », ou champignons hallucinogènes, bien connus de ceux parmi nous qui ont vécu les années 60, les Beatles, « yellow submarine », etc.

Ces « champignons magiques » contiennent de la psilocybine, administrée aux patients sous forme de gélule.

La consommation de ces champignons, très en vogue chez les hippies dans les années 60, est aujourd’hui interdite par la loi.

Toutefois, des scientifiques de l’Imperial College de Londres ont eu l’autorisation de les utiliser dans le cadre d’une expérience scientifique.

Ils ont sélectionné 12 patients frappés de dépression grave et, jusque là, ayant résisté à tous les traitements.

Ils leur ont fait avaler des gélules contenant ce champignon sous forme de poudre. Dans un premier temps, sans surprise, les patients ont connu un intense délire psychédélique. [1] C’est le but premier des champignons magiques, me direz-vous.

Mais tenez-vous bien, une semaine plus tard, tous les participants à l’expérience étaient libérés de leur dépression. Trois mois plus tard, cinq d’entre eux n’avaient plus aucun symptôme du problème !!

Les résultats de cette étude ont été publiés dans la prestigieuse revue médicale The Lancet Psychiatry le 17 mai 2016. [2]

L’explication proposée serait que la psilocybine provoquerait la croissance de neurones nouveaux dans le cerveau.

Un succès sans aucun équivalent

« Il s’agit d’un succès sans aucun équivalent qui pourrait révolutionner le traitement de la dépression », selon Amanda Feiling, de la Fondation Beckley, qui a participé à l’étude.

« Pour la première fois depuis de nombreuses années, des personnes qui avaient épuisé toutes les pistes de traitements actuellement disponibles ont témoigné d’une baisse de leur anxiété, d’une montée de leur optimisme et de le leur capacité à jouir de la vie », a-t-elle déclaré. [3]

« Notre étude a montré que la psilocybine est sûre et qu’elle agit vite si elle est administrée avec soin », a expliqué dans la presse britannique le Pr David Nutt, ancien conseiller médical du gouvernement britannique. [4]

« Si elle est administrée avec soin » : cette condition est importante à souligner, en effet. Les champignons hallucinogènes provoquent, comme leur nom l’indique, des hallucinations, peuvent brouiller la vision, donner le mal de mer, provoquer de l’anxiété, de l’agitation et même des crises de paranoïa.

La personne peut s’imaginer menacée par des dangers qui n’existent pas et adopter des comportements dangereux, comme par exemple traverser une route passante en courant et sans vérifier que la voie est libre. Des cas de suicides et d’accidents causés par les champignons hallucinogènes ont été rapportés. En revanche, ces champignons ne sont pas empoisonnés, et il n’existe pas de cas répertorié de décès provoqué par les champignons eux-mêmes (des cas ont été signalés de personnes s’étant intoxiquées en mangeant de mauvais champignons en croyant que c’était des champignons magiques). [5]

Une thérapie qui pourrait (devrait !) être bon marché

Les champignons hallucinogènes utilisés dans cette étude sont communs et peu coûteux. On les trouve en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. L’ingrédient actif, la psilocybine est présente dans environ 200 espèces de champignons de type basidiocmycète.

Le nouveau numéro d’Alternatif Bien-Être vous révèle comment ils sont parvenus à ces résultats exceptionnels naturellement. Et comment vous pouvez vous aussi prévenir et guérir le diabète.

Rendez-vous ici pour en savoir plus.

Dans un monde normal, la dépression pourrait être traitée avec ces champignons pour 35 euros par personne, selon le Pr David Nutt.

Cependant, les réglementations et procédures administratives sont si compliquées pour obtenir l’autorisation de les utiliser que le coût revient à 1750 euros par dose, soit 50 fois plus cher.

Il a dénoncé les procédures « kafkaïennes » imposées par les autorités, qui ont obligé son équipe à attendre 32 mois avant d’être autorisées à faire cette simple expérience.

Les autorités imposent des exigences irréalistes

Le problème également est que les autorités imposent des exigences irréalistes pour autoriser ce traitement.

Des années d’études et de procédures administratives vont être nécessaires pour qu’un jour, en 2040, voire en 2050, votre médecin vous propose le traitement.

Les 350 millions de personnes à travers le monde qui souffrent de dépression vont donc très probablement continuer à souffrir inutilement pendant des années.

Notre seule stratégie de défense est de faire circuler l’information. Faites savoir autour de vous ce qui est en train de se passer. Contribuez à briser le mur du silence !!

Les personnes gravement dépressives ont le droit d’être informées que ce traitement potentiel existe, et qu’il ne présente pas de danger particulier à partir du moment où il est pris sous étroite surveillance médicale.

C’est une information capitale quand on sait l’enfer que vivent les grands dépressifs.

Il faut avoir le courage de le dire, même s’il s’agit de champignons qui ont mauvaise réputation pour des raisons historiques et culturelles. Mais il n’y a objectivement pas de raison, pour moi, que les autorités privent arbitrairement les grands dépressifs de cette planche de salut possible.

En attendant de pouvoir accéder à ce nouveau traitement, vous avez la possibilité de recourir aux plantes pour soigner la dépression (s’il ne s’agit pas d’une dépression profonde). Il existe quatre plantes médicinales, reconnues comme ré-équilibrantes des neuromédiateurs déficitaires impliqués dans la dépression : ce sont le safran, la griffonia, le millepertuis et le pois mascate.

La rédaction de Plantes & Bien-Être a consacré un dossier spécial à ce sujet encore trop peu connu du grand public : vous y trouverez la liste des symptômes caractéristiques de la dépression mais aussi les explications détaillées sur la plante la plus adaptée à votre situation et la posologie à privilégier.

Vous pouvez obtenir ce dossier en cliquant ici : il vous est offert pour toute souscription à la publication Plantes & Bien-Être.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/1Y6thHY

santé nature innovation

Antirouille

Chère amie, cher ami,

Au cours d’une émission à laquelle je participais sur Europe 1, la diététicienne Angélique Houlbert évoquait « ce portail rouillé qui grince » pour désigner le corps vieilli.

Belle image ! Il n’y a pas que le portail qui grince, nos articulations aussi ! Il n’y a pas que le portail qui s’écaille, notre peau aussi se ride, quand il ne s’agit pas de notre mémoire ou de nos facultés d’adaptation qui s’érodent…

Si vous aviez protégé plus tôt votre portail par un enduit ou une peinture appropriée, il ne se serait pas dégradé ainsi. La rouille l’aurait épargné.

Après tout, ce n’est pas dramatique. Tant qu’il s’agit de votre portail ou de la carrosserie de votre voiture, vous aurez toujours la possibilité de les traiter, de les repeindre.

Les choses sont moins simples lorsqu’il s’agit de votre propre corps.

Cette réaction chimique, qu’on appelle oxydation, n’est autre que l’effet délétère de l’oxygène sur le métal. On va la retrouver partout.

Dans la cuisine par exemple.

L’odeur désagréable du beurre « rance », laissé trop longtemps à l’air libre, est également le résultat de son oxydation : elle ne vous donnera pas vraiment envie de le consommer.

C’est cette même odeur que vous percevrez dans la transpiration, sous les aisselles de beaucoup d’entre nous qui pratiquons un exercice un peu rude. Pourquoi ? Parce que l’exercice qui produit notre transpiration accroît également notre consommation d’oxygène.

Lors de l’émission de radio dont je vous parlais plus haut, j’ai comparé cette odeur de « beurre rance » à celle que l’on détecte en entrant dans la chambre de certains malades ou personnes âgées : il y a bien une ressemblance ou une analogie entre les deux, mais la comparaison s’arrête là.

Tant pis pour le beurre, vous pouvez le jeter et en acheter une autre plaquette au supermarché. Mais que dire à la personne qui se tient face à vous, et qui, bien entendu, ne se rend pas compte de son odeur car elle y est habituée ?

À l’avenir, pour ce qui est du beurre, pour éviter de devoir le jeter et pour mieux le conserver, il faudra l’emballer correctement, dans une boîte étanche à l’oxygène, et le garder au frais. Il sera alors protégé de l’oxydation, du rancissement, du vieillissement : il gardera son goût, sa bonne odeur et vous aurez envie de le consommer, en restant sage toutefois sur les quantités !

Quant à la pomme ou la poire dont vous avez laissé un morceau pour le consommer plus tard, sa surface brunâtre ne vous rappelle-t-elle rien ? L’oxydation, encore.

L’industrie agroalimentaire, elle, a bien assimilé les effets de l’oxydation sur les produits qu’elle s’efforce de nous vendre dans les rayons de ses hypermarchés. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire la composition de beaucoup d’aliments industriels ou semi-industriels tels les gâteaux secs.

Vous trouverez immanquablement sur l’étiquette la mention « antioxydant » ou « agent de conservation ». Ces vocables sont souvent synonymes.

Que se passerait-il si le fabricant n’avait pas ajouté cet additif ? Vous ne trouveriez plus que des gâteaux rances dans l’emballage, c’est-à-dire des gâteaux oxydés.

Alors, comment faire pour que notre « portail » ne grince plus, pour que notre organisme ne « rouille » plus ?

Qu’est-ce que l’oxydation cellulaire ?

D’abord, il faut commencer par un (petit) exposé scientifique.

Que signifie le terme oxydation ? C’est la modification structurelle et biochimique de toute structure, vivante ou non, exposée à l’air et à l’oxygène qu’il contient. Il en va de la pomme comme du portail en métal.

En fait nous vivons et nous mourrons grâce à l’oxygène dont nous avons absolument besoin. On nomme ce phénomène « paradoxe de l’oxygène » !

L’oxygène nous permet de vivre grâce à ces « poumons cellulaires » que l’on appelle mitochondries, mais certains de ses dérivés ou des produits de sa réaction dans nos cellules provoquent de l’oxydation. C’est le fameux « stress oxydant » dont les « radicaux libres » sont les agents élémentaires.

Or, nous avons besoin de ce stress pour nous défendre contre des agents infectieux (bactéries, virus…). Mais dans une certaine mesure, car lorsqu’il échappe à notre contrôle, il produira sur nous les mêmes effets pathologiques que sur un morceau de métal ou n’importe quel tissu biologique.

C’est donc bien la production en excès de ces radicaux libres ou espèces oxygénées activées (EOA) qui va accélérer notre vieillissement, le risque ou l’agressivité de certaines maladies.

Pour bien vieillir et se prémunir des maladies, ce stress oxydant doit donc être contenu et régulé par l’action des antioxydants internes ainsi que par l’apport, extérieur, nutritionnel en molécules antioxydantes apportées par l’alimentation ou si besoin en compléments alimentaires.

Il faut ainsi veiller à équilibrer la balance entre oxydants et antioxydants, et maintenir l’équilibre entre les bienfaits et les méfaits du métabolisme de l’oxygène.

Les radicaux libres : nos meilleurs amis et ennemis !

On en entend souvent parler en mal. Oui, les radicaux libres ont plutôt mauvaise presse. Mais qui sont-ils vraiment ? En voici une définition, très simple : un radical libre est un atome ou une molécule qui a gagné ou perdu un électron, et se trouve ainsi très instable. Il n’aura alors de cesse de capter ou céder un électron à une autre molécule de son entourage, propageant ainsi le phénomène. Cette réaction en chaîne est appelée communément « stress oxydant ».

Sans utiliser un indigeste jargon biochimique, on peut dire qu’un radical libre est un atome, une molécule ou un groupe d’atomes présentant un électron célibataire sur son orbitale externe.

Attention, il ne serait pas juste de considérer le radical libre comme l’ennemi à abattre. Il est absolument nécessaire à la vie et à la défense contre les agents infectieux quelle que soit leur nature.

Ces agents infectieux sont agressés, oxydés par les cellules actrices de l’immunité (nos globules blancs) qui vont les digérer (phénomène de phagocytose) puis les détruire par le biais de la production de radicaux libres sans lesquels il ne pourrait y avoir de vie organisée.

Ce n’est donc pas le radical libre lui-même qui est à l’origine du stress oxydatif pathologique, qui représente l’ennemi, mais l’excès autoentretenu et non régulé de radicaux libres.

Quel que soit notre âge, cet excès va induire, entretenir et faciliter toutes les pathologies chroniques : pathologies tissulaires, artérielles, certains diabètes, ou même dépressions, certains troubles articulaires ou autres pouvant conduire à des troubles neurologiques comme ceux de la maladie d’Alzheimer ou apparentés, maladie de Parkinson, pathologies infectieuses chroniques ou certains cancers.

Les antioxydants : une « police » contre les excès des radicaux

Les antioxydants ont pour fonction d’assurer la prévention, la protection et la régulation des excès de radicaux libres.

On en distingue habituellement deux classes correspondant à deux lignes de défense de l’organisme contre l’agression radicalaire.

  • La première ligne de défense en antioxydants :

Notre première ligne de défense est constituée d’antioxydants essentiels à la composition et au métabolisme des systèmes enzymatiques de protection.

Il existe dans l’organisme plus de 1400 enzymes répertoriées susceptibles de répondre à cette définition.

  • La seconde ligne de défense : les piégeurs de radicaux libres exogènes

En anglais, on traduit par « scavengers ». Ce terme est passé dans le langage courant de la biochimie des radicaux libres. On distingue ici deux sous-classes :

  • Les piégeurs antiperoxydants exogènes ou « scavengers vrais » : ils s’attaquent directement à l’initialisation des cycles de peroxydation.

Derrière ces appellations un peu barbares, on retrouve des éléments que nous connaissons tous. Ce sont essentiellement les vitamines C et E et la vitamine A de provenance végétale, c’est-à-dire les caroténoïdes ainsi que les flavonoïdes (vitamines P), que l’on trouve par exemple en forte concentration dans le zeste de citron.

  • Les piégeurs occasionnels et adjuvants : ils bloquent occasionnellement le métabolisme des radicaux libres au sein de certains tissus en jouant, par rapport aux cibles, le rôle de bouclier ou de paravent.

Certains parmi eux ne vous sont certainement pas étrangers. On retrouve des acides aminés soufrés (cystéine, N-acétyl cystéine, qui est en outre le précurseur de l’un des plus importants antioxydants : le glutathion…)

Également parmi ces piégeurs occasionnels, les acides aminés aromatiques (phénylalanine) indoliques (tryptophane) ou encore certains extraits organiques frais (cellules souches, acides nucléiques, ADN, ARN, certains extraits placentaires et embryonnaires à condition que toute présence de pollution ou de prions soit écartée…).

Ce qui va favoriser les excès de radicaux libres

  • Les expositions trop fortes aux rayonnements solaires vont entraîner la production en excès de radicaux libres. L’effet sera démultiplié en cas de neige, de reflet marin ou de vent. L’exposition aux radiations ionisantes, lorsque des examens radiologiques et scanners sont trop fréquemment répétés, entraîne aussi une surproduction de radicaux libres.

Il en va de même pour les xénobiotiques : ce sont des molécules totalement étrangères à la nature telles les insecticides, pesticides, les herbicides, les métaux toxiques de l’environnement (plomb, cadmium de la cigarette, mercure, arsenic, aluminium), certaines hormones, certains médicaments chimiothérapiques, ou leur métabolites prescrits au long cours dans le traitement des infections, inflammations, cancers… Hélas, une partie de ces molécules se retrouve dans pratiquement toutes les eaux de surface et dans bon nombre de nappes phréatiques.

  • Les insuffisances de régulation enzymatique jouent un rôle essentiel.

Ainsi, même si nous sommes génétiquement inégaux devant les risques liés au stress oxydant, nous pouvons, en étant attentif à notre mode de vie et d’alimentation ou en surveillant notre bilan en antioxydants, corriger au moins partiellement ces inégalités.

Les dégâts du stress oxydant sur votre organisme

Les membranes cellulaires sont les premières cibles et victimes. On parle alors de lipoperoxydation car ces membranes sont principalement constituées de lipides (graisses) et leur altération va retentir sur tout le fonctionnement de la cellule, la rendant plus ou moins sensible à l’action des agents infectieux ou hormonaux.

Puis les structures intracellulaires telles les lysosomes et mitochondries (poumons de la cellule) sont touchées elles aussi, entraînant des troubles de la respiration cellulaire pouvant conduire à sa mort en cas d’agression ou de phénomènes brutaux d’anoxie (manque d’oxygène) et de réoxygénation que l’on peut observer dans certaines pathologies ou en réanimation.

Enfin, le noyau cellulaire et les acides nucléiques qu’il contient, ADN et ARN, briques de notre code génétique, seront susceptibles d’être atteints. On observera alors des déformations bien visibles en microscopie électronique (cassures, pertes d’une partie du brin de l’hélice d’ADN…) qui seront reproduites et amplifiées tout au long de la croissance de la cellule.

C’est à ce moment là que peuvent survenir de véritables modifications de la structure tissulaire : scléroses, fragilités, inflammations chroniques, pathologies auto-immunes et vieillissements prématurés.

À ce stade, on observe aussi l’apparition ou le développement de certains phénomènes de cancérisation et de dérèglement de l’immunité.

Des manifestations supplémentaires, tels certains dépôts de pigments (lipofuschine) aggravent les conséquences pathologiques de l’oxydation et contribuent à son auto-entretien.

On les observe fréquemment dans les maladies de dégénérescence tissulaire et organique, artérielle (plaques d’athérome) et surtout du système nerveux central (maladies d’Alzheimer ou apparentées, maladie de Parkinson).

Dans tous les cas, la prévention active et volontaire, par le biais de consultations régulières, devrait nous permettre de nous alerter suffisamment tôt pour moins rouiller, « vieillir jeune » et écarter ou freiner bon nombre d’affections chroniques.

Comment intervenir activement sur notre défense antioxydante ?

Je suppose que si vous êtes là, c’est que vous n’avez pas non plus envie de grincer comme votre portail en fer forgé.

Une des clefs pour éviter de « rouiller » trop vite, c’est d’essayer de corriger les déficits nutritionnels en antioxydants capteurs de radicaux libres.

La diététique, la nutrition et la supplémentation nutritionnelle personnelle et spécifique peuvent nous aider à intervenir activement sur notre stress et nos défenses antioxydantes.

La détection et la correction précise et mesurée de certains déficits nutritionnels en antioxydants indirects, comme le zinc, le cuivre, le sélénium, les apports soufrés (N-acétylcystéine) ou les vitamines E, C, carotène et vitamine A… ne devraient pas poser de problèmes insurmontables.

Dans une lettre ultérieure, nous détaillerons les composants d’une alimentation antioxydante.

Car quelques principes de base appliqués au quotidien, facilement, sans se ruiner, permettent de stimuler efficacement nos défenses contre les radicaux libres :

  • Avoir une assiette colorée par les légumes et par les fruits.
  • Ne manger que les fruits frais de saison et si possible cultivés à proximité.
  • Assaisonner avec un maximum d’épices comme le poivre, le gingembre, ou le curcuma.
  • Ne pas hésiter à rajouter dans sa salade ou dans une soupe confectionnée soi-même du persil, de la coriandre, des épices ou même une cuillère à soupe de levure alimentaire diététique pour apporter le besoin individuel journalier en vitamines B.
  • Éviter de consommer des aliments de synthèse et ou industrialisés : plats cuisinés contenant trop de sels ou de graisses saturées, sodas, alcool fort, etc. qui sont tous des aliments oxydants.
  • Ne pas oublier que la seule boisson vraiment neutre et hydratante est l’eau de bonne qualité.

Au-delà de l’alimentation, l’évolution de la pathologie chronique nous conduit à devoir plus longtemps et plus intensément nous défendre contre les méfaits des xénobiotiques mentionnés plus haut. En conséquence, les apports jusqu’alors conseillés (doses quotidiennes recommandées) dans différentes tables à disposition du médecin et du consommateur sont, dans certaines situations personnelles et particulières, à revoir à la hausse.

Par ailleurs, notre situation personnelle et individuelle, en fonction de nos antécédents familiaux ou de certaines pathologies, peut nous conduire à être plus particulièrement et spécifiquement attentif à notre environnement : prévention de l’exposition au tabagisme actif ou passif, à la consommation même à faibles doses d’alcool ou de certains médicaments, à la pollution agricole ou à certaines situations climatiques… pour ne citer que celles-là.

On l’a vu, malgré notre vigilance, notre environnement immédiat peut nous « arroser » insidieusement de radicaux libres en excès : tabac, pollution, soleil, radiologie, certains médicaments…

Or, la spécificité génétique de certaines personnes ne leur permet pas de contrôler en permanence les réactions inflammatoires de défense et les systèmes enzymatiques de protection antiradicalaire en état de dysfonctionnement. Ils sont d’abord réversibles, puis de moins en moins, jusqu’à l’apparition de lésions organiques comme des dépôts de pigments au sein des artères, de la peau, ou du système nerveux… Ces lésions aggravent le phénomène et le rendent plus ou moins irréversible et lésionnel : infarctus, accident vasculaire cérébral ou mauvaise récupération de ces accidents.

Sur un tout autre plan, le stress psychologique prolongé et mal contrôlé est une composante incontournable de cette cascade de phénomènes pathologiques qui accélèrent le vieillissement.

Il peut être à l’origine d’une augmentation de besoin en nutriments essentiels à la défense antiradicalaire (Vitamine E ou C, zinc…).

Portez vous bien et surveillez bien votre messagerie !

Dr. Dominique Rueff



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/1Xoaadu

santé nature innovation

L’huile d’eucalyptus est une huile essentielle aux vertus médicinales exceptionnelles.

Elle est issue des feuilles séchées d’un arbre australien, l’Eucalyptus globulus, à ne pas confondre avec les centaines d’autres espèces d’eucalyptus qui poussent à travers le monde (notamment en France !).

Elle est composée à 70 % de cinéole, un éther de terpène. Mais les huiles brutes contiennent jusqu’à 100 composés chimiques différents. Les principaux sont le a-pinène, le b-pinène, le a-phellandrene, le 1,8-cinéole, le limonène, le terpinène-4-ol, l’aromadendrène, l’épiglobulol, la pipéritone et le globulole.

Les terpènes sont, bizarrement, une sorte de pétrole naturel produit par de nombreuses plantes. Ils sont un des composants majeurs des résines des conifères et de l’essence de térébenthine. C’est pourquoi, bien que la térébenthine soit d’origine végétale, elle donne une telle impression de produit chimique.

Mais revenons-en à notre eucalyptus d’Australie. Les Aborigènes s’en servaient en infusion et en remède traditionnel pour les douleurs, les congestions des sinus et les rhumes [1].

Dès les années 1880, les chirurgiens se servaient de l’huile essentielle d’eucalyptus comme antiseptique durant les opérations. Vers la fin du siècle, la plupart des hôpitaux anglais l’utilisaient pour nettoyer les sondes urinaires, ces fins tuyaux dont on se sert pour vider la vessie chez les personnes qui n’arrivent plus à uriner [2].

Depuis 1948, l’huile d’eucalyptus est autorisée aux Etats-Unis comme insecticide et miticide (pour tuer les mites et les tiques).

Effet antidouleur

L’huile d’eucalyptus a une action pour diminuer les douleurs : les recherches indiquent que l’huile d’eucalyptus a des propriétés analgésiques (antidouleur). Une étude publiée dans le American Journal of Physical Medicine and Rehabilitation a conclu qu’un mélange d’huile essentielle d’eucalyptus et d’huile essentielle de menthe poivrée « produit une réaction physiologique significative qui peut réduire les douleurs et servir aux sportifs comme une forme passive d’échauffement. [3] »

Elle peut être utilisée en massages en cas d’arthrose et de rhumatismes [4].

Pour les voies respiratoires

Contre les douleurs et les inflammations des voies respiratoires, la toux, l’asthme, la bronchite, les sinusites [5], prendre de l’huile d’eucalyptus diluée par voie orale (par la bouche), ou mettre une goutte pure d’huile essentielle sur un coton-tige à respirer régulièrement.

Une étude publiée dans la revue Clinical Microbiology and Infection a constaté que l’huile d’eucalyptus a une action antibactérienne sur les bactéries pathogènes dans les voies respiratoires supérieures [6].

Elle stimule le système immunitaire. Selon une étude publiée dans BMC Immunology, l’extrait d’huile d’eucalyptus contribuerait à la réponse immunitaire innée [7].

Dans la chambre du malade, on peut installer un diffuseur d’huile essentielle. On peut aussi en mettre quelques gouttes dans le bain.

L’huile d’eucalyptus régule les sécrétions des muqueuses et contribue à les maintenir en bon état d’humidité. Elle exerce aussi cet effet sur la peau, ce qui explique qu’on la trouve dans la plupart des produits comme les crèmes solaires naturelles.

Dans ce cas, elle est mélangée à d’autres huiles pour la diluer (huile d’amande douce, huile d’argan, huile de coco vierge…). Je préconise de commencer par mettre 1 goutte dans 2 cuillerées à café d’huile de dilution, puis d’augmenter la dose autant que nécessaire.

Bonne pour les dents et la tête

Elle est aussi active contre les bactéries responsables des caries dentaires et des inflammations de la gencive [8]. C’est pourquoi on la retrouve souvent dans les dentifrices et les bains de bouche.

Vous constaterez que beaucoup de pastilles, bonbons, sont à l’eucalyptus. Ces composés organiques volatiles (COV) ont un effet rafraîchissant et stimulant. Ils sont efficaces en cas d’épuisement mental ou nerveux, stimulant l’activité intellectuelle et l’afflux de sang dans le cerveau. L’huile d’eucalyptus est parfois utilisée dans les salles de classe en aromathérapie.

À noter que l’usage d’huile d’eucalyptus, sous toutes ses formes, éloigne les insectes, ce qui sera particulièrement utile en cette année d’arrivée du virus Zika.

Faites votre propre huile d’eucalyptus

L’huile essentielle d’eucalyptus est extraite des feuilles fraîches cueillies sur les jeunes rameaux. Elle est distillée à la vapeur. Mais le processus de fabrication est simple et vous pouvez en fabriquer vous-même et ainsi économiser et vous assurer un approvisionnement abondant et de fraîcheur garantie.

Voici la recette d’huile d’eucalyptus du Dr Joseph Mercola, à faire à la maison [9] :

Matériel nécessaire :

  • Une balance de cuisine
  • 25 g de feuilles d’eucalyptus (en herboristerie)
  • 1 litre d’huile d’olive ou une autre huile de dilution
  • Une cocotte
  • Une passoire fine
  • Un récipient opaque et hermétique

Préparation :

Ecrasez délicatement les feuilles entre vos doigts pour libérer les huiles. Mettez les feuilles dans la cocotte et ajoutez l’huile.

Ajustez le couvercle et mettez le feu sur basse température. Laissez le mélange infuser pendant 6 heures.

Filtrez l’huile ainsi obtenue avec la passoire et conservez-la dans le bocal hermétique, que vous daterez et fermerez soigneusement.

Conserver l’huile d’eucalyptus dans un endroit frais et sec où elle sera utilisable pendant 6 mois. Si nécessaire plus longtemps, stocker l’huile dans le bac à légumes de votre réfrigérateur où elle peut être conservée environ un an.

Avec cette huile vous pouvez fabriquer directement un autre remède : mélanger 1 volume d’huile avec 1 volume équivalent de vinaigre de cidre. Appliquer sur les zones à traiter, ou utiliser sur les blessures, les furoncles et les piqûres d’insectes.

L’huile d’eucalyptus est-elle dangereuse ?

Les huiles essentielles sont des produits actifs. À forte concentration, elles brûlent les muqueuses et peuvent provoquer de nombreux effets indésirables : nausées, diarrhées, vomissements.

L’huile d’eucalyptus fabriquée selon la recette ci-dessus ne sera toutefois pas dangereuse pour l’adulte tant qu’elle est utilisée sur la peau. Mais il faut éviter de la mettre sur le visage ou le nez d’un enfant de moins de 2 ans.

Pour l’usage interne (à avaler), ne pratiquer que sous la supervision d’un médecin.

De façon générale, les femmes enceintes et allaitantes doivent être particulièrement prudentes avec les huiles essentielles.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis



from Santé Nature Innovation http://ift.tt/1ZghLYQ